Loin. Loin, au-delà des montagnes, loin par-delà les océans, quelque parts dans un lieu si reculé que personne ne s’en souci, là où il ne se passe jamais rien. Loin. Là-bas, dans ce lieu si isolé, perdu au milieu des monts et des fleuves, où rien de palpitant n´arrive jamais, où les végétaux poussent comme bon leur semblent, où certains hommes survivent comme partout ailleurs, où les femmes mettent au monde des enfants normaux et sans histoires. Loin, par-delà la pensée des hommes sages, bien au-delà de l’imagination la plus merveilleuse, et bien plus loin que puisse porter le regard d’un simple homme. C’est là-bas que naissent des hommes et des femmes, qui parfois regardent la lune comme vous et moi, qui parfois rient, comme n’importe qui dans ce monde, où rien d’extraordinaire ne se passe jamais, dans cette contrée où survivent juste quelques hommes et quelques femmes totalement normaux, sans avenir ni passé. Où il ne se passe jamais rien qui vaille la peine d’être raconté, où l’on sourit parfois, où l’on regarde les étoiles durant les douces nuits d’été, où meurent des hommes et des femmes qui n’ont jamais rien connu d’autres que ce petit endroit où jamais rien n’arrive…
Je vais vous racontez l’histoire banale de ces hommes et de ces femmes normaux, comme on en croise souvent au détour d’une route, sans jamais les regarder, sans jamais vraiment les voir, sans jamais faire vraiment attention à eux. Ils sont partout, et nulle part à la fois. Ils ressemblent à tout le monde, ils s’habillent comme tout le monde, mangent la même nourriture, étudient parfois, travaillent dur, et meurent en silence comme tout le monde. Mais une chose différencie ces hommes et ces femmes de cette normalité qu’ils renient comme une prison : leur façon de penser…
Loin, bien au-delà de votre imagination, se trouve un lieu que vous aurez peut être un jour la chance de connaître, comme moi, un lieu où ces gens ne sont pas si différents, où un rayon de soleil signifie bien plus qu’un peu de lumière, où la lune nous raconte des histoires le soir pour nous endormir. Et par-delà les montagnes, peut-être aurez vous la chance de regardez les étoiles avec nos yeux, peut-être verriez vous ce que vous ne décèleriez pas sans cette once d’imagination, qui nous est propre, sans jamais réellement nous appartenir. Et au-delà de vos rêves, peut-être nous croiserons nous un jour sur ce nuage, à regarder ces hommes et ces femmes ordinaires, qui naissent et qui meurent sans histoires, qui parfois regardent la lune, comme vous, sans jamais entendre son chant mélodieux, et parfois voient la pluie, sans jamais remarquer la beauté d’une goutte d’eau, sa perfection, sa façon bien à elle de couler le long d’un visage. Le long d’un si doux visage…
Loin, dans un paysage qui n’appartient à personne, peut-être éprouverez vous ce sentiment de liberté, parmi les images qui virevoltent autour de nos sens, parmi ces sons hurlants et aigus, parmi ces odeurs nauséabondes. Un jour, percevrez-vous aussi la laideur de ce monde, de notre monde. Je vous raconte une histoire qui effraye les plus courageux, une histoire où tout est corrompu, où les hommes et les femmes courent après le profit et la reconnaissance, où chaque acte fraternel devient de plus en plus rare et toujours intéressé, et où les faiseurs d’histoires meurent chaque jour, faute d’imagination, perdus dans la boue et la cendre de ce monde. Dans cet univers où plus personne ne regarde les étoiles, où personne ne se soucie des autres, ceux qui souffrent réellement, dans ce monde pourrit, peut-être un jour vous lèverez les yeux au ciel, et vous verrez des nuages blancs sur un fond bleu. Un simple nuage, si primaire, si commun, et pourquoi, me direz-vous, pourquoi regardez un bête nuage ? Parce que ce nuage vous ne le verrez qu’une seule et unique fois dans votre vie. Tous les nuages sont différents, chacun d’entre eux change avec le temps, il se déforme, et après quelques minutes, ce stupide nuage ne ressemblera plus au nuage que vous observiez peu de temps avant. Tout change avec une rapidité folle, ne faite pas attention aux choses qui vous entour et vous ne verrez jamais toutes les transformations d’un simple nuage.
Loin, très loin de tout cela, et encore plus loin de vos cœurs, peut-être un jour rencontrerez-vous ces hommes et ces femmes, qui en apparence ne pensent à rien, qui ne font rien, et que souvent on traite comme des marginaux, parce que parfois, ils regardent la lune et écoutent son chant, parce que parfois ils pleurent en voyant un oiseau voler, et que parfois, il observent l’horizon sans dire un mot. Des hommes et des femmes à l’ombre de leurs pensées, dans un silence qui les enveloppe totalement, que souvent vous regardez de travers parce qu’ils sont différents. Peut-être qu’à un moment donné vous les comprendrez aussi bien que moi, et éventuellement, si vous pensez nous comprendre, et bien peut-être que ce jour là, vous viendrez nous voir au loin, au-delà des montagnes et par delà les océans, dans un lieu si reculé que personne ne s’en souci, où vivent des hommes et des femmes qui parfois regardent les nuages et les étoiles et qui écoutent le chant de la lune…
ce texte me laisse perplexes. autant parfois on dirait que tu parles de gens qui n´ont rien de spécial a part le fait de vivre dans un endroit reculé technologiquement autant parfois on dirait que tu parles des trisomiques 21 ou des autistes. enfin c´est vrai qu´il pousse à réfléchir sur ce qu´on a et qu´on trouve normal alors qu´eux...
Je pense qu´il parle tout simplement des gens qui aiment la vie et qui prennent le temps de s´asseoir sur un banc pour regarder la nature faire son oeuvre.
Il parle des gens, qui, comme moi, aiment à s´allonger dans l´herbe, une fois une belle nuit d´été tombée, pour observer d´un oeil envieux ces étoiles au-dessus de nos têtes.
Ces gens qui marchent en souriant parce qu´ils sont heureux de vivre mais que tout le monde regarge de travers parce que ce même monde ne comprend pas comment ils font pour s´émouvoir d´un simple vent frais sur leurs bras dénudés, d´un si paisible sourire esquissé à une inconnue...
C´est bien ça ?
tu parles de ces gens qui parviennent à aimer la vie pour ce qu´elle nous donne, sans rechercher plus qu´ils ne pourront jamais obtenir ? Me tromperais-je ?
serais-tu devenu poète
![]()
Il l´est déja.
Sinon le texte est très beau, je ne saurais dire pourquoi, mais il m´a beaucoup plu ![]()
C´est tout à fait ça ApoloJ
Merci de ce compliment, maître chevelu ( enfin si la question et cette réponse s´adressaient bien à moi. Si tel n´était pas le cas, je dirais simplement, que vu la musicalité de l´histoire de Clof, il est également un poète... )
Je me rends compte que je n´avais pas dit que j´avais aimé, mais cela avait du se ressentir dans mon commentaire précédent, je pense ![]()
évidemment
ca transparaissait ![]()
Merci pour vos compliments, c´est trés gentil.
"il est également un poète" ApoloJ, juste une chose, je suis une fille... Mais bon, c´est sans importance.
Au moins je le saurais pour la prochaine fois
Désolé pour cette petite méprise, chèrE Clof ^^
Avec toutes mes excuses et une nouvelle fois, tous mes compliments ![]()
Disons qu´avec tous les compliments que tu fais sur mon texte, je pense que je peux bien te pardonner cette toute petite erreur ![]()
Apoloj il a une touche
ok ok^^ je sors 
Fais gaffe Apo, y a un courant d´air frais qui va se glisser sous ton tee-shirt :O
^^
J´ai lu et j´apprécie légèrement, mais je trouve cela trop répétitif
T´aurais dû varier, changer de mots pour dire la même chose ^^
Sinon le style est pas mal, mais y subsiste quelques pitites fautes qu´t´aurais pû enlever ^^
(comme entour :O)
Enjoy ![]()
Bon, le prochain qui fait une mauvaise blague y se prend un plomb dans les fesses !
Non, mais dites donc, z´avez fini de polluer le magnifique topic de la splendide Clof ^^
D´autres lecteurs pour cette jolie fic´ ? ![]()
Evol est en forme :O
Mais moi j´vais aller voir Farandole s´tu m´en veux pas, ou p´tet Fofolle
Et range ce fusil, tu risquerais de blesser ta Clofclof (Kofkof pour les nain-cultes)
Enjoy !
(mais
^^)
Pas de tâche de sang sur mon topic ApoloJ, mais dans un sens, tu peux plomber les fesses de tous ceux qui font ce genre de remarque !
Sinon merci Nanaki7 pour ton commentaire, (enfin, celui qui concerne la fic) je sais que c´est un peu trop répétitif, mais c´était censé l´être... Mais maintenant je pense que tu as raison et je corrigerais tout ça !
perso Clof c´est vrai que c´est répétitif mais (parcequ´il y en a toujours un
(je sais je suis chiant
)) justement parce que c´est toujours répétitif on s´imprègne mieux du texte
Voui Clof, j´essaie de faire régner l´ordre par ici, mais c´est pas facile
Ils sont très agités ^^ Bonne continuation à toi ![]()