La Corrida des Oeufs
La Corrida des Oeufs n´a rien d´une fête. De fait, bien peu de participants auront jamais avoué y avoir pris leur pied. Assez secrète, connue d´une seule poignée de californiens friands d´oeufs à la coque, elle se révèle être nocive à la longévité, que l´on parle d´une carte de crédit ou d´un doigt de pied. Sa présence dans la mémoire humaine est assez fluctuante.
Mais tant que l´homme foulera ses frontières, jamais elle n´en disparaîtra définitivement.
1972, désert blanc du Nouveau-Mexique.
Un homme fatigué et dégoulinant de sueur s´assit au sommet d´une dune en forme de dôme, évidemment blanche comme neige. Il était amusant de remarquer à quel point les différents flux qui composaient son système sensoriel pouvaient être en désaccord. Ses yeux lui présentaient du blanc frais. Mais la pression excessive des vagues photoniques sur son épiderme était tout aussi réelle. Et maintenant les nerfs du pauvre homme joutaient et s´escrimaient afin de savoir qui d´entre tous apportaient la missive la plus représentative du réel en-dehors de cette bonne vieille machine métabolique. L´homme, lui, n´avait pas besoin de débattre longtemps pour élire le gagnant. Ce blanc de neige lui rappelait trop de souvenirs brumeux.
Le coupant dans ses pensées inutiles, un lézard aussi blanc que le sable surgit, bien qu´il restât immobile ( s´il surgit, c´est dans le cerveau ramolli de l´homme qui ne l´avait pas distingué de la poudre blanche ). Grand comme un couteau suisse déplié, il paraissait inoffensif. Mais l´homme, étant sur le moment un idiot ébloui par la lumière, le prit pour un serpent au venin susceptible de diluer sa vie dans le rien, en moins de temps qu´il n´en faut pour un nain pour toucher le sol avec ses mains.
Secoué, guidé par un instinct souverain, il poussa un cri aigu, se tortilla dans le sable et commença d´en jeter sur le lézard. Ce dernier ne parut pas s´en soucier, bien que les grains fussent cuisants. L´homme s´emporta.
"Va faire ta mue, immonde créature des profondeurs !" Et il lui jeta la première chose plus grosse qu´un grain de sable ou de raisin qu´il trouvât dans son panier : un oeuf.
Le projectile ovalealla se fracasser sur le lézard blanc qui, à défaut de faire sa mue, fut mû à son tour par un instinct de dégoût, et se frotta frénétiquement dans le sable afin de faire disparaître de son apparence pure la souillure jaune du jaune de l´oeuf de poule, dont le blanc était déjà battu en neige sur le sable qui lui ressemblait tant. Confronté à une scène aussi pitoyable, autant dire que l´homme se sentit très mal dans sa peau. Le lézard, bien qu´il ne fût pas un serpent, dut se résoudre à changer la sienne, car il s´enfuit et laissant une trainée jaunâtre à la surface de la dune. C´est à ce moment qu´un éclair vint frapper le sommet du dôme de sable, en un contexte défiant toutes les lois physiques du désert. Car l´homme, qui avait par pure chance évité la catastrophe en ayant roulé auparavant à la base de la dune, pensait au moins savoir qu´il n´y a pas de foudre sans nuage. Et le ciel était toujours aussi désespérément dégagé. Encore secoué par le choc sonore, il se rapprocha de la zone foudroyée. Et y trouva une queue dont la couleur semblait dramatiquement déchirée entre le blanc, le jaune et le noir.
Les déserts savent être silencieux, et il est vrai qu´ils ne sont guère causants d´habitude. Mais à ce moment-là, le poumon même du désert semblait s´être figé. Un silence glaçant s´étant posé sur l´immensité brûlante. Et l´homme prit peur, tout en étant parfaitement conscient qu´il ne savait pas pourquoi. Il déguerpit aussi vite que le lui permit sa lactatémie. Attrapant son panier au passage, il porta ses pas vers l´ouest, et finit par disparaître de tout champ de vision depuis la dune.
A quelques mètres de la queue calcinée, une forme déplaça brièvement un petit monticule de sable en surface. Puis le silence revint et s´installa pour de bon.
C´est ainsi que naquit la Corrida des Oeufs.
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1995, Californie, San Diego
Nous voici dans un lieu et une époque plus civilisée, une cuisine typiquement californienne pour qui sait en quoi une cuisine californienne peut être typique. Un homme dépassant de peu la trentaine, propre et bien rasé, s´attable et entame son oeuf à la coque tout en parcourant des yeux le sommaire imprimé du San Diego Metropolitan. Cet homme s´appelle Gary, et il adore les oeufs. Un péché alimentaire frisant l´obsession... il y a encore quelques années. Car à présent, c´en est une à temps complet. De fait, le tabouret sur lequel se tient Gary a la forme d´un coquetier, et l´intégralité du carrelage de la pièce est une alternance de blanc et de jaune. Plusieurs oeufs en plastique trônent au-dessus du four. Même l´horloge murale n´a pu et y couper, et depuis cinq ans ce n´est plus un coucou mais un oeuf de canard qui annonce joyeusement le passage à la nouvelle heure. Bien entendu Gary a mangé toute sorte d´oeuf, des pochés, des brouillés, en neige, mais malgré tout il a une préférence certaine pour celui qui se laisse délicatement sucer le cortex par le biais d´un toast.
C´est une évidence, l´oeuf à la coque est le vice plus ou moins caché d´une génération entière de jeunes californiens. Une expérience unique qui ne demande qu´à être vécue et revécue à toute heure de la journée. Un phénomène, enfin, né au début des années 80, l´époque de la grande explosion Ovale.
Mais ce n´est que vers la fin de ce millénaire, en revanche, que la petite communauté californienne, secrète et imbibée de jaune d´oeuf, doit entendre parler de la Corrida des Oeufs.
C´est aujourd´hui que Gary va foncer tête baissé dans le collet. Un piège dont l´appât se trouve à quelques lignes seulement de l´article que Gary est en train de parcourir. Gary commence à se désintéresser de cette Toyota grise, Gary possède sa vieille Takuro et de surcroît Gary aime beaucoup plus les oeufs que les voitures, il décide donc de tourner la page, lorsque la publicité maudite, qui doit enclencher un engrenage effroyable aboutissant à un destin affreux, est ferrée par les yeux de Gary. Et Gary, respectant fatidiquement la loi implacable de l´action et de la réaction qui régit notre univers, est happé par un filet d´où il ne sortira plus.
VENEZ NOMBREUX A LA CORRIDA DES OEUFS !
Avis aux amateurs d´oeufs ! C´est du lundi 17 juillet prochain jusqu´au jeudi suivant, à Alamogordo, qu´aura lieu le plus grand rassemblement de passionnés d´oeufs de poule jamais organisé sur le sol américain !
Au programme :
-Exposition de la dernière thèse du docteur Farwell, biologiste international, expert en thérapie génique, membre de l´Ovale !
( Note aux parents : les travaux de Mr. Farwell étant de façon bien connue exclusivement basés sur l´introduction potentielle de l´espèce humaine à la reproduction ovipare, les enfants devront rester à l´hôtel ! )
-Cours élémentaires et supérieurs sur l´origine, la structure, le mécanisme, le devenir et aussi la raison d´être de notre meilleur ami, l´oeuf ! Cours assurés par des membres éminents de l´Ovale. Un quotient intellectuel supérieur à 97 est requis ! Pour petits et grands !
-Tir à l´oeuf de pigeon, six-coups fournis, mineurs interdits !
-Concours pour moins de 12 ans : $500 de récompense pour qui gobera le plus d´oeufs de poule en moins de 2 minutes !
-Plus d´une douzaine d´autres activités et compétitions pour le plaisir de tous, programme détaillé à l´hôtel Poussin Cuit de Alamogordo !
ET SURTOUT, le Grand Prix de l´Oeuf, le trophée ultime, l´Oeuf d´Or dont la valeur est estimée A PLUS DE $1,000,000 !! OFFERT AU GRAND GAGNANT du Concours Mystère dont le principe sera dévoilé le mercredi 19 à minuit ! Majorité conseillée mais mineurs acceptés !
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Gary se redresse en achevant son oeuf d´un coup de tartine, se perd dans contemplation du plafond blanc, puis se penche de nouveau sur la merveille qui s´est offerte à ses yeux, tellement attirés par les quelques gouttes d´encre étalées sur le papier sale qu´ils ressemblent maintenant à deux oeufs de grosse taille.
L´Oeuf d´Or. Le saint Graal pour quiconque a compris l´importance primordiale qu´ont les oeufs dans la cohésion de l´existence. Gary ne se souvient même pas quand, à quelle occasion ni même par quel orfèvre l´objet de légende a été créé, mais cela importe peu. Gary est obnubilé par l´Oeuf d´Or. Quiconque se trouverait dans cette cuisine le verrait gravé dans les pupilles du jeune homme. Gary lit et relit les formalités de réservation.
Alamogordo. Le Nouveau-Mexique. Et l´Oeuf d´Or s´y trouve sans doute déjà. Gary fusille du regard l´éphéméride aimanté par un oeuf sur le réfrigérateur. 14 juillet, écrit en grosses lettres rouges. Et Gary se rappelle avoir oublié de tourner la page en se levant pour commencer cette fabuleuse journée. Il lui reste donc deux jours. Deux jours pour régler ses affaires, préparer ses bagages et s´envoler vers le désert blanc du Nouveau-Mexique. Gary sourit. Car il est seul, et libre. C´est un jeune homme amical et avenant, mais sa passion des oeufs a vite fait fuir ses amis comme ses conquêtes. Gary s´en fiche. Tous les gens qu´il a croisés, jusqu´à présent, n´étaient que des imbéciles qui n´y comprenaient absolument rien aux oeufs. Mais là-bas, à Alamogordo, se trouve sa terre promise, dans un désert, lieu même que Moïse a cherché à fuir pour trouver la sienne. Quel fou, ce Moïse. Gary est certain qu´il ne devait pas aimer les oeufs.
Et voilà, Gary est parti ce jour même, dimanche 16 juillet 1995, laissant derrière lui travail et appartement excentrique dans l´espoir confiant de les retrouver quelques jours plus tard.
Mais Gary se leurre, comme lui et quelques dizaines de jeunes et fanatiques californiens sont sur le point de le découvrir.
Car la Corrida des Oeufs a déjà commencé, bien que son ouverture soit prévue demain, à 9 heures du matin, dans un hôtel louche d´Alamogordo, à la frontière d´un désert enchanteur, mais qui cache un secret effroyable.
Et le plus affligeant, dans l´histoire de Gary, est que le destin a tout de même tenté de mettre le jeune homme en garde contre son futur, en lui envoyant, un an auparavant, un ami français qui, dans sa langue natale et de sa langue bien pendue, avait fait de l´humour autour d´une certaine ville du Nouveau-Mexique au passé nucléaire assez lourd. Cette ville, c´était évidemment Alamogordo. Ledit ami, en décalant une des lettres qui composent le nom, avait prononcé "A la mort Godot !" , en référence à une oeuvre d´un certain Beckett qui, selon lui, avait mortellement ennuyé ses pérégrinations scolaires. Par une combinaison assez chargée de "si" ( si Gary s´était souvenu de cette anecdote, s´il avait écouté son ami et si surtout il avait suivi de façon plus assidue ses cours de langue étrangère à l´école élémentaire ), peut-être Gary aurait-il pu éviter le pire, en attendant le prochain assaut de cet évènement dangereux qu´est la Corrida des Oeufs.
Mais diable, que de temps perdu. J´imagine qui s´il doit bien y avoir une chose sur cette insignifiante petite page qui intéresse un tant soit peu le lecteur qui s´y est aventuré, c´est bien la nature de cette fameuse corrida ! La réponse viendra avec le temps. Mais peut-être ne sera-t-elle pas si souhaitée, au bout du compte.
"Oeuf qui prime,
Millésime.
Oeuf de vigne,
Pas de guigne."
Extrait du recueil "A mon oeuf" de Joseph Crâne, membre de l´Ovale
Avant de continuer quoi que ce soit, il est nécessaire de se projeter dans un futur narratif. Chaque récit est une dimension bien à part, sans commune mesure avec notre dimension standard et étalon qui nous lie malgré nous à un entitée pressée que l´on nomme le temps. Dans les récits, que la base en soit historique ou non, le temps n´est plus notre maître mais notre esclave, il peut à notre guise accélérer, freiner, voire s´arrêter et même s´inverser pour peu qu´on ait lu un passage trop vite. J´évoquerai à peine les discontinuités temporelles surgies d´un claquement de doigt sur un coup de tête ( il est vrai que Zola est un de ces dieux de la description surdosée qui nous y ont bien forcés ).
Nous pouvons donc sans trop de soucis considérer les évènements relatés comme faisant partie d´un passé, celui de la dimension narrative, en espèrant qu´il n´en soit pas de même pour la dimension étalon dans le cas présent.
Car la Corrida des Oeufs ne saurait être vécue à l´instant présent, de peur d´y laisser plus que des plumes.
Dans ce passé, plus ou moins éloigné en fonction de l´écart temporelle que l´on juge prudent d´imposer, un troisième homme était penché sur un lavabo, ses yeux noisette ensanglantés fixant leur reflet dans un miroir sale.
Son visage tanné paraissait torturé, brûlant d´un brasier de remords, et pour faire court, le remords rongeait bel et bien cet homme, qui s´appelait Bob Gorka. La quarantaine, les cheveux noirs, l´ovale un peu bouffi, le reste suivant sa figure de tête. En ce moment d´intense émotion, Bob luttait pour définir qui était son pire ennemi. Le pistolet, qu´il pressait sur sa tempe, ou bien lui-même ?
Cela se passait un dimanche. Le lendemain, Bob emmènerait cinq familles californiennes dans les White Sands, pour trois jours de folie. Trois pour les plus malchanceux ; à cette pensée, un frisson parcourut l´échine de Bob, tel un typhon fonçant sur le Japon. Le slogan d´un film d´horreur bidon lui était revenu en mémoire. Les plus chanceux meurent en premier. Quelque chose dans ce genre-là, du moins. Le type de phrase qui vous empêche de fermer l´oeil pendant peut-être deux secondes, temps nécessaire à ce dernier pour se rappeler qu´il doit s´hydrater plus régulièrement.
Mais dans la situation de Bob, cette phrase l´empêcherait certainement de dormir pendant une bonne semaine. A moins qu´il ne décide de s´octroyer de suite le repos éternel. C´est en se rappelant le pistolet au bout de ses doigts engourdis que Bob prit conscience de la terrible erreur qu´il allait commettre.
Ecartant vivement les bras comme si l´engin de mort allait de lui-même semer ses pruneaux, il retira le chargeur et le vida de son contenu dans le lavabo.
"Tant pis si ça bouche le lavabo..., grinça-t-il entre ses dents serrés tandis que les cartouches cliquetaient avant de disparaître dans le trou. Tant pis, tant pis, je n´en ai rien à foutre de ce lavabo."
L´erreur, dont il avait aperçu la figure diabolique au dernier tournant, c´était le risque de l´éther. Bob était catholique, qu´il le voulût ou non ( bien qu´il n´eût pas d´opinion arrêtée sur la question ), et le catéchisme de son enfance revenait au galop pour lui rafraîchir la mémoire au sujet de quelques notions. Non, l´erreur, c´était que Bob, peu croyant, avait inconsciemment considéré l´après-mort comme étant une complète absence de conscience, un vide parfait. Il n´avait pas réfléchi à ce qui pouvait l´attendre, son dernier soupir rendu. Il vivait un enfer, une vie noire, à l´obscurité tellement oppressante que tout espoir de rédemption avait fui, comme sa femme, comme beaucoup de bonnes choses de sa vie. Il avait essayé, une fois, de franchir le seuil d´une église, dans le but de confesser ses fautes à un prêtre qu´il avait bien connu. Mais une chose sombre avait pris le contrôle de sa vie, et désormais sa pomme d´adam semblait empoignée par une main griffue, chaque fois que l´occasion se présentait d´épancher son coeur. Mais peut-être existait-il un autre seuil, supérieur encore à ce qu´il vivait, en terme de douleur. Peut-être n´y avait-il pas rien, au-delà. Et peut-être alors la chose même qu´il sentait chatouiller sa gorge l´accueillerait en personne. Et ça serait atroce, pire que tout.
Si ce destin devait être inévitable, Bob Gorka préférait encore continuer à vivre son petit enfer d´existence terrestre. La mer est amère si l´étang est doux, mais la mer est douce si la Mer Noire est amère. Ce qui signifie que si pour Bob les temps n´étaient guère doux confrontés à ceux où il vivait chez sa mère, les temps n´étaient pas si amers confrontés à ceux qu´il vivrait en Enfer.
Empoignant l´arme à feu par le canon, il abattit la crosse sur le miroir, qui se couvrit d´une toile d´araignée de brisures. Un fragment fugitif vint entailler sa joue. Bob avait mal, mais les petites souffrances lui faisaient du bien.
Et à présent que le miroir était brisé, l´ennemi de Bob s´était retiré dans les abysses, à l´intérieur et hors d´atteinte. Il attendait son heure. Bob fixa l´objet de métal, dans sa main moite. Ce n´était pas l´ennemi, juste un outil.
Lu et... impressionnant.
La qualité d´écriture est tout simplement parfaite, rien à redire. Cela me fait penser à ce grand auteur que tu cites dans ton texte, vraiment. Tu as beaucoup de talent.
Pour le texte en lui-même... Il est très intriguant de par son côté très décalé et ces personnages qui le sont tout autant. Les petites réfléxions qui jalonnent le texte ( comme celle sur le futur narratif ) sont à croquer ^^
L´histoire également est intriguante. La saveur tendrement fantastique que tu fais passer hape le lecteur...
J´attends la suite, que je lirai, et je conseille à tous les autres membres de ce forum d´aller jeter un oeil à ce texte d´une grande qualité ![]()
Bon et bien merci du fond du coeur pour ton commentaire encourageant, d´autant plus que j´ai déjà lu l´une de tes nouvelles et que ton style m´a beaucoup plu à moi aussi.
Mais en fait j´ai commis l´erreur de laisser couler le temps depuis mon dernier message ( ça se voit n´est-ce pas ) et maintenant, et bien évidemment mon inspiration a fichu le camp.
Pour clore ceci, je dirai juste que comme je l´ai laissé deviner dans mon récit, cette nouvelle se voulait une parodie d´un film d´horreur que j´ai trouvé bidon lorsque je l´ai vu ( La Colline a des Yeux ).
Ca faisait un beau jeu de sons, et de toute manière j´avais créé un trip tournant autour des oeufs, alors voilà, c´est ainsi qu´est née la Corrida des Oeufs.
Mais désolé, j´arrête, mieux vaut garder de ses écrits un souvenir qui date d´un temps où ils avaient un sens.
Juste une nouvelle de plus morte dans l´oeuf.