Le soleil se couche sur toi, ébloui par ta beauté, aux reflets opalins.
Je crois que tu dors.
Le vent se lève et caresse tes cheveux, qui se soulèvent et dansent sur mon corps.
Je te tiens. Oui, tu dors.
Un dernier rayon perce l’horizon et se dépose sur ton visage, l’illuminant d’un feu irréel et mystique.
Pourquoi tu ne bouges plus ?
Puis la nuit prend place, sans que je ne m’agite, perdu dans mes songes. Je ne peux m’empêcher de te contempler.
Les traits aquilins de ton visage me font penser à ceux d’un ange, qui hantait mes rêves.
Il m’est impossible d’imaginer une seconde loin de toi, tes pensées m’inondant d’un bonheur inégalable.
Le lac à côté duquel tu dors est un château de cristal pour une princesse de saphir.
Mais le reflet des étoiles se noie dans tes yeux clos, dont les paupières immobiles ne demandent qu’à s’épanouir, comme une nymphe de printemps déclarant sa flamme au soleil.
La lumière lunaire te transforme mais tu restes immobile.
Le vent s’accroît, cela ne t’émeut pas.
Tu restes ainsi, la tête posée sur mon genou. Mes doigts frôlent tes cheveux d’ébène, de peur des les abîmer, des les ternir. Ils brillent d’un feu incomparable alimenté pour mon amour.
Tu dors. Je t’aime.
J’aimerais tant que tu te réveilles, que ton sourire fasse fondre le pôle Nord ; que tu récoltes, dans tes yeux pétillants, cette once de paradis qui m’empêche de craindre la mort.
Ouvre les yeux, je t’en supplie. J’irai cueillir les merveilles du monde pour que tu les rendes ternes et pâles.
Un éclair zèbre dans la chape nuageuse, déchirant les alentours.
Tu ne trembles même pas. Moi si.
Je souhaiterai pouvoir te sentir à mes côtés, effleurer mes lèvres, caresser ma peau.
Tu es douce comme une soie d’orient, tissée à même un vers, élevé par le printemps.
Jamais je n’ai pu dormir en te sachant loin de moi.
Les sens en éveil, je cherchais ton odeur, chaude et enivrante comme un muguet, cueilli dans un champ de roses et de coquelicots. Les abeilles t’admiraient, les rossignols en restaient cois.
Et moi, je reste là.
Réponds, au nom du ciel.
Ce dernier gronde, il t’appelle. Jaloux de ta beauté, le destin t’a enlevée.
Ô je t’en supplie, libère-toi de Morphée, et viens rejoindre mon étreinte, depuis trop longtemps délaissée.
Les phénix n’existent pas, je voudrais les inventer. Pour que de leurs plumes de grenat, ils puissent te ressusciter.
Mais il est trop tard, tu es partie.
Jamais plus je ne te retrouverai.
Ni la caresse qui me berçait, ni le sourire qui me réchauffait, durant ces longues nuits d’hivers enneigées.
Tu t’en vas là où je ne peux te rejoindre.
Tu m’abandonnes.
Sache que jamais je ne t’oublierai, que mes sens et mon cœur en resteront traumatisés. D’un mal si bénin et pourtant !
Tu es morte en cette triste journée de printemps, le temps c’est arrêtée pour t’admirer.
Comme une statue, gardienne du paradis, tu restes figée.
Ton visage n’en est que plus beau, j’en reste pataud.
Adieu.
Peut-être qu’un rêve caressera ma mémoire, et que dans ce songe je pourrais te revoir.
Mais plus jamais tu ne seras vivante rien que pour moi.
Car dans tes yeux laiteux gît une preuve de ce destin tragique.
Un éclair d’acier transperce les nuages grisonnants.
Et dans une flaque de sang je te rejoins, trop triste de t’avoir perdue, et que de moi tu sois loin.
Sans aucune prétentions, juste une envie passagère.
Pas fait pour que vous aimiez, mais je voulais vous le faire partager ![]()
Tiens, une nouvelle de m´sieur ´Naki, lisons...
...
...
...
Joli texte, pour sûr ^^
Peut-être un peu trop de comparaisons, qui, selon moi, tuent un peu cette magie qui s´installe dans certaines phrases et qui portent haut cet amour que tu décris. Pourtant, ces comparaisons sont vraiment bien trouvées et sont plutôt jolies. Exprimer les sentiments plus simplement est parfois salvateur dans ce genre de texte... mais ce n´est peut-être qu´affaire de goûts après tout ^^
Il n´en reste pas moins que ce texte m´a touché. La perte d´un être cher et le désarroi qui s´en suit sont bien retranscrits...
Je m´en vais donc me coucher avec le coeur lourd de souvenirs et d´amours oubliées...
Merci pour cette lecture. Au plaisir de te relire...
Lol Apolo l´insomniaque XD
Bah j´ai fait ça sur un coup d´tête, sans aucune prétention.
Ca m´a pas pris plus de 20 minutes, j´ai retrouché quasiment aucune phrase, j´ai même vu des fautes que j´ai pas effacées. ^^
Sinon, ça m´étonne que cela aie pu te toucher, mais puisque tel en est l´effet, tant mieux.
Désolé pour c´te nuit qu´tu vas passer hein, et puis bah...
Merki ![]()
Nanak´ doit avoir été traumatisé par les opales
Nan c´est vrai que c´est sympa, surtout les iridescentes ones
"Les traits aquilins de ton visage me font penser à ceux d’un ange" Bworf... mourgh... Bah je sais pas, il y a un truc qui me gêne là dedans :p
A la réflexion, ce sont toutes les pierres précieuses (ouais, semi-précieuses, me faites pas chier
) qui l´ont traumatisé
Lapidation ?
"Un éclair zèbre dans la chape nuageuse, déchirant les alentours." perso je vois plus "zèbre la chape nuageuse", mais bon :p
Poum, encore une caillasse
Voilà. Sympa, j´aime toujours autant ton style.
C´est une idée ou tout le monde claque, cet été ? Ca fait déjà pas mal de textes sur ce sujet...
Ash
Baaaaah, j´adore les pierres semi-précieuses et fines... j´t´ente d´les apprendre par coeur, voilà pourquoi j´les insère dans mes textes XD
Et j´trouve elles rendent bien en pluch
Sinon bah, j´ai écrit ça pour aider un pote surtout, pas pour moi, j´en ai pas besoin.
Vive le célibat et les vacances :demon:
Sinon, comme je l´ai précisé, j´ai rien relu, presque rien retravaillé et ça donne ça, un espèce de brouillon moyennement poétique
En clair l´était tard tard, j´avais la flemme et tout, mais j´l´ai fait pour mon pote, en sachant qu´il pouvait en faire autant mais qu´il était encore plus fénéant !
Quoi j´raconte ma life là
Soit dit en passant, faut qu´j´aille lire ta fic Ash, et j´attends ton comm sur ma mienne xD
Enjoy ! ![]()
J´viens d´en écrire un aut´ mais j´le posterai un p´tit peu plus tard.
Si jamais d´autres personnes voulaient lire ![]()
Moi ça m´intéresse, j´aime bien le Nanaki style ![]()
Il fait sombre. C’est une nuit pleine d’ombres.
Forcément, me diras-tu, mais après tout, qu’en sais-tu ?
J’y ai déjà goûté, à ces nuits étoilées, où les ténèbres s’effaçaient.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Enfin, peut-être bien, que tu n’y es pas pour rien.
Un soupir, un sourire. Une caresse, de la tendresse.
Un souvenir…
Comme une déesse tu étais assise, face à la mer.
Tes cheveux dansaient dans le vent, comme des dizaines de fantômes envoûtants.
Comme une déesse je t’apercevais, dans la nuit claire.
Pourtant plus jamais je n’oublierai cet instant.
Une ombre d’azur dans les ténèbres plongeantes.
Une perle de vermeil, un cristal de corail.
Le plus doux des miels, la plus doucereuse des baies.
Tu restais enivrante.
Je ne pouvais ôter ma vue, de ce reflet de paradis, miroitant sur la mer, aux reflets d’argent.
J’étais subjugué par tes yeux.
Deux opales irisées, d’émeraude, de grenat et de saphir.
Un mélange merveilleux.
Sur le sable gisaient des symboles d’antan, dessinés par le vent.
Splendides illusions d’une vie trop calme, perdue dans mes pensées.
En t’attendant.
Impatienté.
Une peinture céleste n’aurait pas suffit, à retranscrire tout cette magie.
Assise dans le sable, tes traits aquilins se perdaient dans le lointain.
Tu regardais la mer, tu semblais lui plaire.
Ses reflets de saphir obscurs t’inondaient d’une flamme aquatique.
Et moi je restais statique.
Les étoiles te miraient, célestes gardiennes d’un royaume depuis trop longtemps oublié.
Aux jardins de jade, perclus d’une myriade de pierres précieuses, pareilles à des fleurs.
Un ruisseau chrysocolle. En son sein une douce farandole, de poissons argentés, dorés ou ambrés.
Des oiseaux au chant cristallin, dont l’écho voguait dans le lointain, parmi des senteurs oubliées, de nymphe, de lotus et de cyprès.
Y trône une reine, dont la robe, n’est qu’un pâle reflet de son âme.
Mais quelle robe !
Tissée avec des fils de soleil et de lune. Brodée par une aiguille de pin, cousue sous un sapin.
Dont les senteurs s’y sont infusées, et la douceur s’y est infiltrée.
Toute la force des saisons, leurs beautés et leurs raisons.
Y sont à jamais incrustées, comme mon cœur et sa passion.
Mais au-delà de la robe tu vis, et sous ta poitrine se soulevant sans répit, un cœur bat avec furie.
Je revois tes yeux, à tout jamais dans mon âme.
Hélas ce royaume n’est rien, il n’était pas à la hauteur de ta splendeur.
D’ailleurs la mer non plus, ni même le ciel et encore mois la nuit.
Les étoiles brillent, pour tenter de t’éclairer, mais leurs tristes rayons, dont la clarté fut si souvent adulée, ne sont plus que de ternes lampions.
Alors tu te lèves, comme une chimère, comme un songe.
Ta robe se trémousse, le vent s’apaise.
Tes pieds dans le sable brûlant d’amour tu avances.
Vers une mer qui n’en est plus une.
Ce n’est plus qu’un cimetière, un tombeau de princesse.
Et toi, téméraire, tu t’y insères.
L’eau t’envahit mais tu l’affrontes paisiblement.
Avec cette détermination qui fait de toi mon amante.
Mes doigts se crispent alors que la mer luit, de tout l’amour que tu portes, de tout ce que je t’envie.
Mes yeux se ferment sur ta vie, le tableau est finit.
Il n’y reste plus qu’un sable parfait, bordant une mer meurtrière sous des étoiles accablées.
Tu les as rejointes et maintenant tu les nargues.
De ta clarté sans candeur, de tes simples lueurs.
Et moi je te vois, les larmes m’en échappent.
Des perles qui roulent sur mes joues tremblotantes.
Deux odes d’amour qui resteront vivantes.
Pour toujours.
A jamais.
Après la mort.
Après la vie.
En enfer, au paradis.
Peu m’importe, car je t’ai connue.
Que le diable m’emporte si mes souvenirs s’effacent.
Mais n’aie crainte car ils sont gravés, dans une pierre d’onyx que tu as su faire briller.
Je t’aime.
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V´la l´aut´ ^^
J´espère vous préférerez au précédent ![]()
Je saurais pas dire lequel j´ai préféré^^. J´aurais tendance à préférer le premier, même si c´est pas ce que tu voulais^^. Plus spontané peut-être?
En tout cas, comme là ´suis content (ce qui arrive une fois tous les 36 du mois.
), j´ai eu un peu de mal à ressentir la mélancolie et tout, donc bon c´est un peu dommage c´est vrai, faudra j´lise ça quand ch´rai déprimé.
Mais bon, c´est joli tout plein tes métaphores pierreuses (
), mais veille quand même à pas nous faire crever d´overdose.
Voilà, ce post fera office de commentaire. ![]()
Azert´
Pour sûr faut lire ça quand t´es tristouille, bien que moi j´le sois pas du tout lol
L´premier plus spontané, sûr´ment, l´deuxième plus vrai, of course !
Après bah, t´aimes ou t´aimes pas.
J´demande pas d´reconnaissance.
J´ai juste fouillé dans mon coeur et j´en ai extirpé c´que j´trouvais beau.
Désolé pour tous mes cailloux, mais j´trouve ça tellement beau que j´peux pas m´en empêcher...
Enjoy, et merci d´avoir lu ![]()
super jolies tes comparaisons avec les pierres précieuses, mais je trouve que certaines phrases coupent encore cette sublime poésie des mots qui s´instaure dans la plus grande partie du texte...
Petit test à la ´Polo-J:
Je précise avant toute chose que ce que tu as écrit est vraiment bien, mais un texte comme celui-là doit jouer sur les sonorités, alors je vais me permettre quelque chose qui, j´espère ne te dérangera pas ^^
( ApoloJ *mode conseils: ON* )
Essaie de relire une fois exactement ce que tu as écrit, et puis relis en modifiant ces phrases :
-------------
"J’y ai déjà goûté"
--> sans le "déjà"
"comme des dizaines de fantômes envoûtants."
--> semblables à des fantômes envoûtants
"la plus doucereuse des baies. "
--> douce sonnerait mieux
"Deux opales irisées, d’émeraude, de grenat et de saphir."
--> Deux opales émeraudes irisées de grenat et de saphir ( ça enlève un son "de" et la lecture est plus fluide ^^ )
"Assise dans le sable, tes traits aquilins se perdaient dans le lointain. "
--> là c´est le mot aquilins qui brisent la poésie même s´il aide à faire une rime.
"Les étoiles te miraient"
--> t´observaient
"cousue sous un sapin."
--> Sapin sonne pas très bien
"que de ternes lampions."
--> Lampions fait pas très joli, peut-être "que ternes illusions" si tu veux garder la rime ( ah oui, en supprimant les « de » le plus possible, la sonorité s’améliore )
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Voilà, voilà. Essaie de relire ( à haute voix ) les deux versions et tu devrais sentir une différence au niveau de la sonorité, enfin j’espère xD
( ApoloJ *mode conseils:OFF* )
Je me suis permis ce commentaire, en espérant que ça ne te dérange pas. Tes textes sont vraiment bons, mais parfois tu brises cette poésie sonore que tu instaures et comme ça fait longtemps que je travaille ça sur mes textes, me suis permis de te donner quelques petits conseils. J’espère que ça ne te gêne pas ^^
Tu me diras ce que tu en as pensé.
Bonne continuation pour ces textes, tu as du talent, j’écrivais pas aussi bien à 16ans ^^ ( j’en ai 22
)
Tout c´que tu m´as écrit semble fort juste, mais je garderai l´original si cela ne te gêne pas, car c´est ce qui est sorti de mon coeur, je veux pas le changer
Sinon, juste le coup des lampions, c´était en rapport avec les lanternes qui ne semblent plus éclairer à cause d´elle, et il fallait un mot en "on".
En plus j´aimais bien
Merci pour tout, c´est vrai j´ai tendance à allourdir, mais j´ai laissé mes doigts filer, voilà tout.
Sinon bah, 16 piges de conn´ries, un gros manque d´expérience et puis...
Merci d´tes encouragements
J´espère j´écrirais encore quand j´s´rais un vieux dadet comme toi
Enjoy ![]()
J´connais la pierrophilie
J´ai eu ma période (sauf qu´en tant que boulet, j´essayais aussi de retenir les formules >< )
Eh si tu veux savoir, NON je n´ai pas lu ![]()
ça ne me gêne pas, c´était juste mon ptit conseil du jour ^^ Je suis tout à fait d´accord avec le fait que ça sorte du coeur et que tu ne veuille pas le modifier
zavais compris le coup des lampions, c´est juste que j´aime pas ce mot xD
Sinon, moi aussi j´espère que tu continueras à écrire, parce que je pense que tu devrais aboutir à des petits chef-d´oeuvres plus tard ^^
Et pis, suis pas vieux d´abord...
Suis un jeun´z comme vous ![]()
Passé 18 ans t´es un Ancêtre, désolé.
Dix-huits et deux cents vingt-deux jours passés, tu deviens vieux, disouley
Ash :dà J´retien qu´les noms et j´essaie d´me rapp´ler les couleurs, c´tout ![]()