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[Nouvelle] 'Bad Boys.'

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
29 juillet 2006 à 16:54:08

Me revoilà pour quelques heures avec ma connection et j´en profite pour poster une courte nouvelle que j´ai pondu d´un seul coup. C´est l´adaptation d´une courte BD Mickey. Je précise que je pars en vacances demain très tôt (mais vous vous en foutez :o)) ) et que je ne pourrais pas forcément répondre aux éventuels commentaires.

Bonne Lecture.

BAD BOYS

Chicago, 17h34, un jour de pluie.

Deux hommes à la mine patibulaire avançaient d’une démarche lourde dans une petite rue sombre de Chicago. L’un était très corpulent et petit et avait des cheveux bruns coupés courts. L’autre était grand et filiforme. Ils étaient tous deux vêtus de longs et sinistres imperméables noirs. Le gros portait un étui à trompette et le grand, lui, un étui à violon. Par les temps qui couraient, on aurait suspecté leurs bagages de contenir des armes comme des fusils-mitrailleurs. En effet, la bande de Capone avait main mise sur la ville et on aurait pu les prendre pour des hommes de main du bandits.

« C’est ici, dit l’un d’eux. »

Ils entrèrent dans un petit établissement presque vide. Un bar sans trop de succès. Le vendeur, un homme costaud mais un peu vieux était accoudé au comptoir. À la vue des « instruments de musique », celui-ci frémit et comprit que quelque chose clochait et que ces deux hommes pourraient très bien servir Capone.

- B’soir, grommela-t-il, l’air méfiant. J’peux vous aider ?

Les deux hommes ne répondirent pas. Le gros braqua son étui à trompette sur le vieil homme d’un air menaçant.

- T’as quoi à nous servir, le vieux ? Aboya-t-il.

Le serveur bredouilla d’une voix presque inaudible :

- Euh… Limonade ? Orangeade ? De l’eau, peut-être ?

L’homme grand éclata de rire. Un rire sinistre et inquiétant.

- T’as pas quelque chose de plus… Fort ?
- Non, Monsieur… Répondit le serveur, mal à l’aise. On ne sert pas d’alcool ici.

Le gros s’éloigna du comptoir et commença à inspecter la pièce. Elle était petite et sale, les tables n’étaient pas essuyées et il restait des traces de repas récents.

- Y a personne d’autre dans ton trou à rat ? demanda-t-il.

Le vieux serveur prit son courage à deux mains et tint tête aux deux hommes.

- Non, Monsieur. J’peux savoir pourquoi vous posez cette question ?

Il savait parfaitement qu’il prenait un risque en couvrant ses amis, mais peu importe, les hommes de Capone n’étaient pas célèbres pour leur gentillesse et, il se dit que, même s’il disait la vérité, ces deux bandits ne lui feraient pas de cadeaux.

- C’est ce qu’on va voir, annonça calmement le gros. Va voir dans la cuisine, Peter.
- Ok, Pat.

Le dénommé Peter sauta par-dessus le comptoir avec une certaine aisance, son étui à violon toujours avec lui, et entra dans la cuisine. On entendit des éclats de voix et des cris et il sortit un peu plus d’une minute plus tard suivit par deux hommes. Le serveur semblait désespéré.

- Richard ! Nick ! Vous n’avez rien ?
- Non rassure-toi, on n’a rien. Et toi, ça va ?

Pat les interrompit :

- On n’est pas là pour papoter, on n’a pas de temps à perdre.
- Que voulez-vous ? demanda Richard. Pourquoi êtes-vous venus ici ?
- On cherche quelqu’un. On a des comptes à rendre.

Il désigna son étui, ce qui inquiéta Peter, le cuistot.

- Mais… Commença-t-il.
- Pas de question, rétorqua violemment Pat en pointant son étui à trompette sur lui. Je l’ai déjà dit, on n’est pas là pour parler. Vous connaissez un certain Plotty, n’est-ce pas ?
- Euh… Oui. Il vient souvent manger ici, pourquoi ?
- T’aimes bien me faire répéter, toi, non ? J’ai dit ‘Pas de question’. Fais pas ton malin avec moi où ça finira mal. Dis-toi qu’on a des comptes à rendre. T’as dit qu’il mangeait souvent là ? On va l’attendre alors.

Un silence s’installa. Les deux bandits observaient leurs otages et vice-versa. Les minutes et les heures passèrent. L’impatience des deux hommes se fit sentir.

- Putain ! Qu’est-ce qu’il fout ? fit l’un deux.
- Il ne viendra pas, répondit Richard. L’attente est inutile.

Une lueur de triomphe éclaira le visage du vieux serveur qui se rendait pourtant compte des risques que prenait son ami. Cette lueur s’effaça lorsque Peter prit la parole :

- Toi, dit-il en désignant Richard. T’as l’air de bien le connaître. Va l’chercher !
- Moi ? Mais… Je ne sais même pas où il habite… Je le connais juste de vue, et lui ne me connaît pas non plus…
- Tant pis pour toi, t’avais qu’à fermer ta gueule ! Vas-y.

Il le menaça une nouvelle fois avec son étui. Richard ne préféra pas imaginer ce qu’il contenait. Il prit son imper et partit sur-le-champ.

Ne sachant pas où chercher, il se dirigea tout d’abord vers l’un de ses bars mal famés où il connaissait du monde. Il traversa presque la moitié de la ville et pénétra en son cœur. Il entra dans un établissement qui portait le nom de DRINK CLUB. Il y avait pas mal de monde. Il chercha cinq bonnes minutes avant de trouver celui qu’il cherchait.

- Johnny, dit-il.

Le dénommé Johnny se retourna et sourit à la vue de son vieil ami.

- Richard ! Qu’est-ce qui t’amène ici ?
- Des problèmes, répondit gravement Richard. Je t’expliquerai plus tard, le temps presse.

Cette réponse laissa Johnny perplexe. Richard ajouta :

- Tu connais un certain Plotty ?

Son ami réfléchit et dit au bout d’un certain temps :

- Plotty Hardmann ?
- C’est ça ! Il vient souvent manger chez nous, acquiesça Richard. Tu connais son adresse ? Tu sais où il habite ?
- Non, désolé mon pote. Je le connais juste de nom. Il vient de temps en temps ici. J’ai dû lui parler une ou deux fois.
- Merde. Pas grave, Merci mec.

Il se serrèrent la main chaleureusement et Richard quitta le bar la tête basse. Direction, le ‘Saturday NIGHT’, se dit-il. Je devrais y trouver ce vieux Bob l’Omniscient.

On disait de Bob l’Omniscient qu’il savait tout. D’où son surnom. Il était vieux, plus de soixante-dix ans, mais avait vécu toute sa vie dans le club de ses parents qu’il avait maintenant repris. Il voyait passer un nombre incalculable de gens dans sa boîte et il connaissait toutes les personnes du milieu dans lequel il s’était fait un nom. Et d’autres aussi, bien sûr. Richard l’avait rencontré par hasard, alors qu’il venait se saouler après un échec sentimental. Bob lui avait déconseillé de boire et s’était lié d’amitié avec lui. Depuis, ils se revoyaient régulièrement.

Richard poussa la porte du club qui était désert à cette heure-ci.

- Richard ? Qu’est-ce que tu fais là à dix-huit heures ?

Le vieux Bob vient l’accueillir. Ses cheveux grisâtres avaient déserté le sommet de son crâne, mais ils recouvraient encore ses tempes. Il passait le balai avant le flux de clients vers vingt-deux heures.

- Salut Bob, grommela Richard. J’ai des problèmes, de gros problèmes.
- Raconte-moi ça, ordonna Bob.
- J’peux pas, j’ai pas le temps, répondit-il. Dis moi, connais-tu Plotty ? Plotty Hardmann.
- Plotty Hardmann ? Ouais, il vient une fois par semaine. Un peu louche comme gars.
- Tu ne saurais pas où il habite par hasard ? demanda Richard.

Bob réfléchit un instant.

- Tu devrais essayer la 14e Avenue. Non. 47e Avenue, pension Andale. C’est un endroit pas top, mais il fait avec ses moyens le pauvre Plotty.
- Ok, merci Bob, j’te revaudrais ça !

Richard partit en courant, laissant sur place l’Omniscient hébété. Celui-ci reprit ses esprits et se remit à balayant en sifflotant un air connu.

41e Avenue… C’est à l’autre bout de la ville, pensa Richard. Je peux pas prendre un taxi, j’ai pas de fric. Et merde, il pleut de plus en plus ! Décidemment, c’est pas mon jour…

Une heure et demie plus tard, trempé, ruisselant et fatigué, Richard arriva devant la pension Andale. Il reprit son souffle durant deux minutes et frappa à la porte. Une vieille femme lui ouvrit presque aussitôt.

- Bonjour, dit-elle, c’est à quel sujet ?
- Bonjour, commença-t-il, je viens voir un certain Hardmann, Plotty Hardmann. Vous connaissez ? On m’a dit qu’il habitait ici.

Elle semblait ne pas comprendre. Richard répéta, mais plus fort cette fois. Cette fois, son visage s’éclaira.

- Je suis tellement contente, ce bon vieux Plotty reste cloîtré dans sa chambre depuis quelques semaines. Peut-être allez-vous lui remonter le moral.
- Hélas Madame, je ne crois pas.

Il suivit la vieille qui l’amena devant la porte de Plotty.

- Monsieur Plotty, appela-t-elle. Vous avez de la visite. Un bon Monsieur vient vous voir. Vous m’entendez ?

Richard entendit quelqu’un derrière la porte. Ses paroles étaient inaudibles. Puis, Plotty se décida à parler.

- Foutez moi le camp, dit-il. Je ne veux pas vous voir. Cassez-vous.

Cette fois, c’est Richard qui parla :

- Monsieur Hardmann… Plotty… C’est Richard, du restau de la 23e. Ouvrez, j’ai des choses importantes à vous dire.
- Richard ? C’est vous ? Excusez-moi, vous pouvez entrer.

Il obéit et trouva Plotty allongé dans son lit, pas rasé et les yeux rougis. Il n’avait pas dû beaucoup dormir ces dernières semaines.

- Plotty. Il y a deux hommes au restaurant. Ils vous cherchent et n’ont pas l’air très commode. Ils m’ont demandé d’aller vous chercher. Ça fait deux heures que je parcoure Chicago pour vous trouver. Vous devriez venir.
- Ainsi, ils m’ont retrouvé… Je suppose que je n’ai pas d’alternatives. Tant pis. Je vais aller les voir.
- Prenez garde tout de même.

Plotty s’habilla.

- Vous êtes venus à pied ?
- Oui… Je n’ai pas de voiture et pas d’argent pour prendre un taxi.

Il vit Plotty prendre son porte-monnaie.

- Nous irons plus vite cette fois-ci, annonça-t-il.

Ils prirent un taxi et arrivèrent, une demi-heure plus tard, au restaurant. Avant d’entrer, Plotty prit une grande bouffée d’air. Il poussa la porte et se retrouva face à deux connaissances pour le moins sinistres.

- Hey ! T’es enfin là, lâcheur.

Les deux hommes étaient apparemment joyeux. Ils venaient de retrouver Plotty qu’ils cherchaient depuis pas mal de temps. Richard était inquiet. Qu’allaient-ils lui faire ? Le tuer ? Peut-être. N’avaient-ils pas dit qu’ils avaient des comptes à rendre ? Peut-être appartenaient-ils à la bande d’Al Capone ? À la Mafia ?

- Pourquoi tu nous as abandonné ? continua Pat.
- J’avais pas envie de continuer. Je n’aimais pas l’endroit.
- On a pas pu jouer sans toi, dit Peter en désignant son étui.

Nick, le cuistot, s’interposa.

- Vous avez retrouvé Plotty, vous nous lâchez maintenant, ok ?
- Toi on va t’apprendre la musique ! s’exclama Pat en braquant son étui sur lui.
- Ouais, acquiesça Peter, on va les faire danser…

Tous deux posèrent leurs étuis et les ouvrirent. C’était fini, pensa Richard. Il allait mourir à cause d’une stupide histoire. À cause de Plotty. Il l’aimait bien pourtant. Et… C’est bizarre. Il n’arrivait pas à éprouver le moindre sentiment de haine envers lui… Peut-être n’était-ce pas de sa faute. Son cœur battait à tout rompre et il crut qu’il allait faire une crise cardiaque lorsqu’ils sortirent les armes de leurs étuis. Il ferma les yeux et se prépara à mourir…

Rien ne se passa. Il n’était pas mort. Il s’attendait à entendre une détonation qui aurait sonné la fin, mais au lieu de ça, il entendit une note de musique. Une douce note de violon, accompagnée par une trompette. Etonné, il rouvrit les yeux et vit Peter jouer du violon et Pat, de la trompette. Ses amis aussi les regardaient, médusés. Plotty, quant à lui, ne paraissait pas du tout surpris. Il soupira.

Pat s’arrêta de jouer un instant. Il siffla et un homme accourut.

- Emmène-le ici, tu veux ?

L’homme sortit et revint quelques instants plus tard en poussant un magnifique piano d’un noir de jais. Plotty laissa échapper un petit cri d’exclamation.

- Et un piano pour Plotty, un !

Il en avait la larme à l’œil et n’en revenait pas. C’était trop beau. Il prit un tabouret, s’installa devant son nouvel instrument et effleura d’un doigt les touches. Il était comme un enfant qui ouvre un cadeau à Noël. Un magnifique cadeau. Il entama un morceau de Jazz, suivi de Pat et Peter qui s’exclama :

- Les ‘BAD BOYS’ se reforment !

Richard éclata de rire. Il avait eu si peur…

Après le morceau, Pat demanda au vieux serveur si ça lui disait qu’ils animent son bar désert tous les soirs. Ce dernier acquiesça et c’est ainsi que, grâce au bouche-à-oreille ce petit bar devint l’un des plus célèbres de Chicago. Grâce à des braves gens que, si on les jugeait sur leur apparence, on aurait qualifié de ‘mauvais garçons’.

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
28 août 2006 à 20:46:13

Whaou, que de succès !

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
29 août 2006 à 10:19:37

On up pas un topic en première page :-).
J´ai un peu lu, c´est plutôt bien, mais un grand coup de flemme j´ai sauté un passage puis j´ai lu la fin... J´ai bien aimé, mais c´est un peu trop fluide si tu vois c´que j´veux dire :-) .

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
29 août 2006 à 10:26:36

Tchang :d) bon alors je vais essayer de développer

Premièrement :d) tu l´as dis toi même, tu n´as fais que reprendre l´histoire que tu as lu dans une bd :sarcastic: chose tout a fait ridicule. Déjà parce que ca ne t´apporte rien littérallement parlant ( :doute: je suis pas sur da ma phrase là :o)) ) et ensuite parce que tu ne te crées pas d´univers.

Deuxièmement :d) On le sait au départ (parce que c´est l´univers Walt Disney :ok: ) et a cause de cette phrase "En effet, la bande de Capone avait main mise sur la ville et on aurait pu les prendre pour des hommes de main du bandits." ce sera une nouvelle a chute. Ca casse tout l´interêt de la lecture.

Troisièmement

:d) Comment ca se fait qu´on voit pas Mickey dans cette nouvelle :o))

Donc bon le vocabulaire est assez bon même si pourrait être meilleur :gni: m´enfin dans du Disney mettre des mots du style "pogonophore"(merci Ash pour m´avoir fait ajouter ce mot a mon vocabulaire )ce serait un peu lourd.

donc voila. sans surprise. Créé ton propre univers ca n´en sera que mieux

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
30 août 2006 à 11:56:57

Merci Conrneille pour le développement :-)

Je précise que c´est juste le scénario de Mickey. Je n´ai pas voulu inclure ce dernier.

Ca veut dire quoi pogonophore ? :o))

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