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L'amnésique

barbarius
barbarius
Niveau 10
28 juillet 2006 à 12:40:51

J´avertis tout ceux qui auront l´honneur (ou la malchance) de lire cette fic que c´est la toute première que je fais. En somme, ne vous attendez pas à trouver un chef-d´oeuvre de littérature, je ne crois pas avoir l´étoffe d´un Stephen King ou d´un Dan Simmons, mais peut-être après tout n´est-ce là que simple modestie, même si je crois surtout être réaliste... Le texte peut sembler lourd à lire, pour moi ce n´est pas qu´une impression, aussi je ne peux que m´excuser, j´essaierais de trouver une meilleure manière de présenter si cela pouvait poser quelques difficultés de lecture.

- Qu’est-ce que je fous là ?
Ca, ça devait bien être l’une des questions les plus posées par les hommes quand tout commençait à aller mal, à ne pas suivre le chemin qui avait été initialement prévu. On aurait pu dire que ce fut le cas pour cet homme, ligoté comme un saucisson dans cette prison, on n’aurait été après tout pas loin de la vérité. La vérité était bien plus terrible que ça.
Ses paupières étaient lourdes, comme si la chair légère et tendre de sa peau était devenue du plomb énorme. Il tenta de les ouvrir, en utilisant toutes les forces qu’il pouvait lui rester de son esprit pulvérisé, un peu comme si un bulldozer avait roulé dessus pendant des heures, ou qu’il était devenu le parquet d’une autoroute pendant des heures. Impossible de remettre ses idées en place, d’en faire un fil logique qui lui permettrait de savoir avec précision où il était, qui il était, et quand il était.
Son monde d’obscurité disparut soudain avec l’ouverture de la lumière, renvoyant les vieux démons qui le pourchassaient au dortoir. Une intense lumière blanche frappa son iris fatigué et épuisé. Il en cria d’effroi. Ou du moins, il voulut en crier. Des flashs intenses arrivèrent soudain devant ses yeux… Une seringue verdâtre qu’on enfonçait dans le bras épuisé et couvert de piqûres d’un homme… Une créature ressemblant vaguement à quelque chose d’humain qui barbotait dans un vaste récipient verdâtre… Un chat aux yeux vairons. Il secoua la tête, faisant fuir ces images. La lumière blanche s’éteignit, et des lumières s’allumèrent dans le plafond.
- Je crois qu’on a réveillé notre client… ricana une voix forte.
- Ouais, ce fils de pute a dormi comme mon môme.
- On s’en fout de ta vie, Mike. Maintenant que ce salopard est réveillé, on va pouvoir appeler la prison. Ils en feront sûrement un invité de marque. Jeff, tu veux bien aller les appeler ?
- Vous êtes sûrs de pouvoir vous occuper de lui pendant mon absence ?
- Ecoute, Jeffie, t’es peut-être bien le plus gradé de nous tous, mais ça ne veut pas dire qu’on est des incapables. Toi, tu passes ton temps au bureau à siroter du café et des sandwiches merdiques, pendant que nous, on risque notre peau à affronter des cinglés comme ce type. Il est encore plus ficelé qu’une momie. Comment veux-tu qu’il s’échappe ?
- L’instinct du flic, je crois… Bon, bah je reviendrais vite.
- N’oublie pas de ramener des cafés.
- A… attendez… gémit l’homme.
Son appel était plus un murmure qu’autre chose, mais il commençait enfin à se réveiller. Il sortait de sa léthargie. On pouvait alors le comparer à un jeune qui vient de se taper une cuite de 12 heures après avoir bu une série de bouteilles d’alcool. Sa tête lui faisait toujours l’impression d’être dans un marteau-piqueur, mais ses yeux ne voulaient plus se refermer. Ce qui devait sûrement être bon signe… Mais sa voix rauque. Merde, depuis combien de temps dormait-il ?
- E… Ecoutez-moi ! dit-il, haussant le ton.
Malheureusement, le fait est que Jeff ferma violemment la porte métallique, la faisant claquer, pile au moment où il parlait. Encore une fois, ces mecs n’entendirent rien.
Tout était flou dans sa vision. Il supposait que l’un des hommes devait être assis, vu qu’il était bien plus petit que les deux autres. Il n’arrivait pas à identifier leurs visages, ils étaient juste bleus. Le mur était gris, nu, sans aucune décoration. Il cilla des yeux plusieurs fois. Chaque fois, tout était flou. Il en déduisit que ses yeux n’avaient plus été habitués à la lumière du jour.
- Hé, je crois que notre client est réveillé ! Il ouvre et referme les yeux comme une grenouille !
- Bah, tiens… Ca fait des heures qu’y pionce. Il doit sûrement se demander comment il nous découpera en rondelles.
- T’en es sûr, Mike ?
- Bien entendu, Johnson. Je connais ce genre de mecs. Un jour, on a arrêté un homme qui avait découpé sa femme à l’aide d’une tronçonneuse, et écrasé la cervelle de son môme à l’aide d’un clou. Je t’épargne les détails. Et bah, le mec, dès qu’il s’est réveillé…
- Vous pourriez éviter de raconter votre vie ? demanda brusquement le détenu. Dites plutôt quelque chose d’utile, comme ce que je fous là…
- Merde, il a parlé ! s’épouvanta Johnson.
- Bah ouais, il a parlé, on lui a pas encore arraché la langue à ce type. Mais il a pas à parler sans mon autorisation. Si jamais il recommence, je peux t’assurer que…
- Je pourrais avoir une de vos cigarettes… Mike ?
Tout lui était revenu. L’odorat, l’ouïe, la vision. Les sens les plus importants. Il se trouvait dans une prison. Et ces trois types étaient des flics. Mike, celui qui était assis, et qui semblait être le chef, enchaînait cigarettes sur cigarettes. Il était nerveux, et dissimulait sa peur derrière ses histoires à dormir debout et ses railleries. Johnson semblait être le meilleur du lot. Il ne semblait nullement inquiet. Pour lui, la situation était claire. Une barrière infranchissable le séparait de ce type complètement fou, il n’y avait donc aucune raison de s’inquiéter. C’était le plus dangereux du lot… Le seul qui oserait vraiment tenter quelque chose si jamais il parvenait à s’évader. Le dernier, Bobby, était peu loquace, et jetait des coups d’oeils inquiets vers la porte. Visiblement, il aurait aimé être à la place de Jeff.
- Et comment tu comptes fumer une clope, saucissonné comme tu l’es, mon gros ? gronda Mike.
Il baissa les yeux, pendant que Mike racontait une autre histoire. Ses mains étaient solidement enchaînées au mur. Une autre entourait ses pieds, les deux étant reliés par une autre chaîne. Le reste de son corps était également écrasé contre le mur pour une série d’autres chaînes.
- Et si j’ai envie de me gratter le nez ?
Johnson fut le seul à rire. Les deux autres avaient bien trop peur pour prendre ça uniquement que comme une blague. Visiblement, il ne parviendrait pas à leur montrer qu’il était inoffensif. Mais qu’avait-il donc bien pu faire ?
- Tu te permets de faire des blagues, maintenant, fils de pute ? Tu oses te permettre de déconner, comme si on était de vieux potes ? Comment peux-tu seulement en avoir envie, après tout ce que tu as fait ?!
- Mike…
- Saleté de salopard ! Je te jure que je serais aux premières loges quand on te fera exploser la cervelle ! La peine de mort existe spécialement pour les gens comme toi !
- Mais… Si vous pouviez me dire ce que…
- Oh, et arrête de jouer à l’innocent ! Nous savons très bien tous les deux qui tu es, et ce que tu as fait ! Le monde entier te considère comme le plus grand psychopathe ayant jamais existé ! Il n’y a qu’à ouvrir un journal, ou écouter le journal de 20 heures, pour voir ton nom partout. Mais ça a du te faire bander, hein ? Toute cette célébrité. Des millions de gens qui ont tremblé à l’idée de te voir dans leur vitre. Tue s devenu le monstre des contes d’enfants, Ben, le loup des trois cochons, la sorcière de Blanche-Neige. Même le Diable se couchera à tes pieds quand tu ouvriras les portes de son empire !
Ben… Il s’appelait Ben… Quelle déception, on aurait pu s’attendre à un nom plus classe…
- Mike, je vous demande juste de m’écouter.
- Je ne veux pas écouter un salopard comme toi ! Si on m’avait laissé faire, je t’aurais largué une balle dans le caisson quand on t’a coffré. Tu as tué la moitié des flics de cette ville, dont la plupart de mes potes ! Non, tu n’es qu’une bête, comme Lui, l’habitant de la chambre 666, et tu ne mérites qu’une seule chose : qu’on t’abatte comme ce que tu es : une bête sauvage sans moral.
- Johnson… Vous avez un visage à écouter les gens, même les pires crapules. Je vous en conjure, écoutez-moi…
- Je suis tout ouïe, mais inutile de plaider la cause de l’innocence… Même un Matt Murdock ne pourrait rien faire pour vous.
- Je crois que je suis amnésique…
Mike éclata brusquement de rire.
- Ta gueule, Mick ! Ferme ta putain de gueule, maintenant ! rugit Johnson.
Mick cessa immédiatement de se tordre de rire, et attrapa une cigarette, ses mains tremblant nerveusement. D’énormes gouttes de sueur coulaient le long de son visage. Il avait peur, ça ouais. Johnson marcha vers la cellule de Ben.
- Amnésique, alors ?
- Ouais… Amnésique !
- Vous vous foutez de moi ?
- Ne croyez-vous pas que si je savais vraiment tout ce dont vous m’accusiez, j’aurais joué le coup de l’amnésique ?
- Je ne sais pas ce qui peut passer dans la tête des cinglés.
- Je ne suis pas cinglé ! rugit Ben. Je suis quelqu’un de parfaitement normal ! Je suis capable de faire des blagues ! Est-ce qu’un cinglé est capable de déconner ou de rire ?
- Bien sûr, riposta avec virulence Mike, surtout quand ils ont torturé à mort leurs victimes.
- Ecoutez… Je veux juste savoir ce que…
- Comment pouvez-vous seulement nous faire croire que vous avez oublié ? Comment pouvez-vous oser avoir le culot de dire que vous avez oublié tous ces bains de sang que vous avez fait ?! Comment pouvez-vous seulement ?!
- Vous avez été à la une du New York Times pendant un mois, Ben, lança tristement Johnson. Je ne veux pas vous parler, et je vous déteste profondément. Tout ce que je souhaite, c’est que les types de la prison viennent vous chercher pour vous faire passer sur le gril. Vous êtes un animal, Ben, un monstre, et même si vous êtes réellement amnésiques, je crois qu’il faut que quelqu’un paye, pour satisfaire l’humanité. Le monde entier rêve de vous voir mort, et vous devez mourir, même si votre coma vous a fait oublier qui vous étiez, ce dont je doute fort.
- D’accord… Alors, entrons dans la théorie que je sois devenu amnésique. Que dois-je faire pour prouver mon innocence ?
- Je… Il n’y a rien à faire… Et…
On frappa b brusquement à la porte.
- Voilà Jeff ! sourit Mike. Bobby, va ouvrir !
Bobby se dirigea rapidement vers la porte, empressé d’avoir son café.
- Ce n’est pas Jeff… dit Ben.
- Quoi ?
Bobby ouvrit la porte, prêt à accueillir d’un ton joyeux le porteur de cafés…
En réponse à son bienvenue, une rafale de balles automatiques rugit, traversant le corps de Bobby comme si c’était du gruyère. L’home s’envola au-dessus du petit escalier menant à la prison la plus sécurisée du commissariat, et s’écrasa sur la table en acier. Deux mains gantées de noir surgirent dans l’encadrement de la porte, et tirèrent tout azimut, soufflant au passage Mike, l’intérieur éclatant comme un melon lancé contre un mur. Johnson brandit son arme de service, un Colt 45 fraîchement essuyé, et s’apprêta à tirer quand l’homme aux deux Uzis bondit en l’air. Une rafale de balles toucha Johnson, et siffla tout autour de Ben. Les déflagrations étaient comme des coups de tonnerre, lui crevant les tympans. Des myriades d’étincelles se produisirent quand les balles frappèrent les barreaux en acier, et quelques-unes de ses chaînes. L’une des balles le toucha à la jambe gauche, mais le tueur ne s’en rendit jamais compte. Les rugissements des balles, de véritables coups de canons, tuèrent son cri, ce qui, dans un sens, était préférable.
Le tueur atterrit sur le sol, ses deux chargeurs tombant au sol, les canons de ses armes fumants. Johnson, traversé de soixante balles dans le corps, tomba lentement au sol, ses orbites vites ne laissant plus rien transparaître de ce qu’il fut il y a à peine quelques minutes.
Son Colt 45 qui n’avait pas eu le temps de servir était tombé dans la cellule, ainsi que les clefs permettant d’ouvrir la porte.
- Je vois que je n’ai pas exactement toute la planète contre moi…
- Question de point de vue, ricana l’homme. Je ne poursuis pas exactement le même but que ces hommes, et mes supérieurs veulent ta cervelle. Alors, je dois te piquer ta tête, et je n’ai pas envie que des décharges d’électricité intense la fassent fondre. Tu perdrais toutes tes recherches, et ce serait dommage… n’est-ce pas, Papa ?

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 juillet 2006 à 13:46:07

Schlak. Bien trouvée la fin. Bon...comme on s´retrouve, n´est-ce pas? :o)) *Passe pour un cinglé*

Bon, bah ma foi, c´pas mal du tout c´texte, especially for a first one. Ca s´lit plutôt facilement/agréablement, y´a de bonnes descriptions...ah, bon y´a quelques répétitions parfois aussi mais bon, on va mettre ça sur le compte du manque d´expérience. :hap:

Euh voilà, j´crois qu´j´ai dit à peu près tout. :o)) En tout cas, bienv´nue sur c´forum et vivement ton prochain texte moi j´dis. :-)

barbarius
barbarius
Niveau 10
28 juillet 2006 à 13:52:18

bah, ce n´est que le début de l´histoire là, lol. Les nouvelles, c´est pas trop mon truc, j´aime bien faire une histoire bien développée. Et ouais, ça faisait effectivement un bail.

du reste, j´apprécie ton commentaire, et je reconnais mes répétitions. Je pensais plutôt être "descendu" pour mes descriptoions, car je n´ai jamais trouvé que j´étais très doué pour décrire mais visiblement non...

je me suis d´ailleurs rendu compte que j´avais oublié de mettre le titre. En fait, au début, je ne comptais pas en mettre, et puis... on dira que ça a fait "tilt" dans ma tête.

bon et bien je posterais bientôt la suite alors, vu que je sais qu´il y en a au moins un qui l´attend...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 juillet 2006 à 13:54:22

Ah, c´était pas la fin? :o)) C´est mon habitude de faire des fins qu´en ont pas l´air qu´a dû altérer mon ciboulot. :o))

Accessoirement, comme tes descriptions sont déjà meilleures que les miennes, je risquais pas de te descendre pour ça. :o))

barbarius
barbarius
Niveau 10
28 juillet 2006 à 16:05:25

Chapitre 1 - Cette vie de chien

II - 1

Avait-on le droit de dire que l’on était au fond du gouffre, que rien de pire ne pouvait nous arriver, quand on pensait justement qu’on était justement au fond du gouffre ? Non, car la vie nous réservait toujours une petite surprise qui nous faisait descendre encore plus. Comment pouvait-on donc être encore au fond du gouffre, puisqu’on l’avait déjà atteint ? Ben l’ignorait, et ne voulait pas le savoir. Il était un amnésique, et il avait commis vraisemblablement des actes inhumains et impardonnables dans son ancienne vie. Mais il n’était plus l’ancien Ben. Il se trouvait dans un de ces films à stress où le héros lutte contre son pire ennemi : lui-même, remontant la trace de ses anciens crimes pour essayer d’en savoir plus. Mais il ne serait pas nécessaire de passer de longues journées à discuter avec lui-même, d’essayer d’ouvrir la porte de sa chambre aux souvenirs. Il suffirait juste de sortir et de trouver un journal. Si toutefois il parvenait à sortir les pieds devant…
- Attends une minute, juste une minute ! s’exclama Ben.
- Oh, je vois… On dira que ce sera l dernière cigarette du condamné. Mais tu ferais mieux de te dépêcher, je n’ai pas envie d’affronter tous les flics de ce maudit commissariat.
- Je comprends… Mais j’aimerais quand même savoir une chose, juste une chose, vraiment, c’est pas grand-chose.
- Il te reste 50 secondes…
- Okay, okay, okay. J’ai un fils ?!
Il devait paraître tellement surpris par cette nouvelle, imaginant sans peine la figure surprise qu’il devait avoir, le placardant sur un visage qu’il ne connaissait pas, son visage… Pour le moment, son visage ressemblait à un étrange mélange de la figure calme et tranquille de Johnson, mélangé à celle un peu moins rigide de celui qui l’avait appelé « Papa ». Le tueur en éclata de rire.
- Vous n’avez pas changé, mon vieux…
- Un fils ne tutoierait jamais son père…
- Tu crois ça ? Je peux te tutoyer, te vouvoyer, ou t’emmerder, ça ne changera pas grand-chose. Au final, tu ne seras qu’un macchabée. Et les gens pourraient même me vénérer pour ça. Tu ne sais même pas ce qui t’attends dehors. L’Enfer deviendrait pour toi le Paradis dès que tu aurais passé ne serait-ce que deux journées hors de cette prison. Je comprends maintenant pourquoi tu t’es laissé arrêté. Tu voulais sûrement mettre fin à ton calvaire. Tu devrais donc me remercier… Je joue le bon fils, j’abrège tes souffrances.
- Toi, j’ai du te priver de bonbons à ton enfance…
Il fallait gagner du temps. Le temps… Une donnée particulièrement instable, qui pouvait s’étendre ou se rétrécir. Ici, Ben était plus que sûr que les secondes filaient à toute vitesse, aussi vite que les balles d’un pistolet-mitrailleur. Le Colt 45 de Johnson avait atterri à côté de ses pieds, et représentait sa dernière chance. Certes, il restait les chaînes, mais la plupart des verrous avaient explosé quand le tueur avait mitraillé Johnson. Bon d’accord, Ben s’était pris une balle dans la jambe gauche, mais la douleur n’était pas si grande, ce qui l’amena à supposer plusieurs théories. La première était que la balle ne l’avait qu’effleurer, l’autre qu’il était adepte du douleur, et la dernière qu’il devait être un drogué dans son autre vie, et qu’on avait modifié son système nerveux, ou des conneries comme ça.
Son pied droit se rapprochait avec lenteur du Colt 45 chargé. Il fallait juste distraire l’attention de ce type, qui devait sûrement être en train de bander, profitant de son quart d’heure de victoire. Nulle doute qu’il avait du traquer impatiemment Ben pendant des jours et des jours, attendant impatiemment dans une roulotte pourrie, avalant café froid sur café froid, avant de bondir dans une voiture de sport dernière édition pour déclencher le chaos. Ce mec était un vrai cinglé. Il n’hésiterait pas à lui exploser tous les doigts et à lui crever les yeux s’il le pouvait. Mais il était pressé par le temps… Et il avait peur, chose assez impressionnante, vu qu’il avait toutes les cartes en sa possession. Il dominait le jeu, était à la fois la musique et le chanteur. Ben n’était que le danseur, obligé de suivre le rythme, qui, dans ce cas présent, était une rafale de balles tirés à bout portant.
- T’as du prendre ton pied quand tu m’as vu comme ça, enchaîné derrière ces barreaux… A mon avis, t’as du avoir un sacré traumatisme durant ton enfance pour en arriver à ce niveau là.
- Mon enfance ne te regarde pas…
- L’enfance d’un fils regarde toujours son père. Mais tu vois, j’ai oublié, c’est donc que ut devais pas être un fils exceptionnel. Le genre de fils qui joue la forte tête, qui tabasse ses camarades en cours… Mais je vais faire un effort, je vais essayer de me rappeler ce qui a bien arrivé durant ton enfance.
- Vous ne comprenez rien…
- J’ai du te tabasser pendant des heures en t’enculant par derrière, non ? Je te jure que j’y ai pris un sacré pied, si, si c’est vrai. Tu gueulais comme un porc, en suppliant que j’arrête, que j’arrête ce test, que j’avais pas besoin de me prouver que t’étais un homme. Tu vois, je me souviens encore de toutes tes supplications. C’est logé, dit-il en indiquant du doigt son crâne, comme une balle dans la tête.
L’homme se marra soudain. De grands éclats de rire. Il devait sûrement trouver qu’il avait affaire à un véritable clown, où il était excité à l’idée de tuer un homme qui était tombé en plein délire.
« Vas-y, vieux con, marre-toi bien » pensa Ben. « Bientôt, c’est moi qui me marrais, et toi qui gémiras que je ne t’achève pas. »
- Il n’y a pas à dire, dit le tueur en séchant ses larmes de rire, vous êtes restés un sacré phénomène du début à la fin. Dans le fond, je vous aimais bien comme père… Mais les ordres sont les ordres, et celui de ramener votre bout de cervelle rose me vient directement du Grand Patron… Et quand le Grand Patron demande quelque chose, on obéit et on le fait au plus vite, en espérant atteindre la perfection dans la mission requise. Voyez-vous, je n’ai pas envie de me faire tuer par ses nettoyeurs pour incompétence.
- Je crois que je ne suis pas le seul à être en plein délire. A mon avis, t’es qu’un cinglé qui vient de sortir de l’asile. T’as du voir trop de films de Romero, ou trop écouter Rage Against the Machine dans ton enfance, ça a du sérieusement chambouler ta boîte crânienne. Et t’as envie de me flinguer pour te faire une renommée. C’est vrai que les jeunots qui tuent les tueurs expérimentés deviennent vite des célébrités renommées. On a tous commencé comme ça, tu sais…
Le tueur explosa à nouveau de rire. Il ne croyait pas un mot de toute l’histoire de Ben, mais faisait tout ce qui était prévu. Ben comprit soudain pourquoi il riait. C’était si évident qu’il se reprocha de ne pas avoir compris trop vite. Ce type voulait lui montrer que lui, Ben, n’avait aucune chance de s’en sortir vivant, qu’il était piégé, comme un rat à la patte blessée acculé au fond du couloir, le vilain chat sifflant à quelques centimètres de lui, sa gueule déjà grande ouverte plongeant sur l’abîme noir de la mort. Il riait parce qu’il avait peur. Et Ben ria aussi. Un rire énorme et immense, un rire faux, mais qui parut donner confiance au tueur, qui en abaissa même ses armes.
Ben agit soudain, en quelques secondes à peine, se basant sur des gestes automatiques. Le Colt 45 reposait à son pied, le canon levé sur sa chaussure. Il leva son pied, faisant voler l’arme en l’air, et avança son bras, entraînant avec lui les chaînes brisées. L’arme se logea comme un gant dans son arme. Il tira sur la serrure, la faisant exploser. Une gerbe d’étincelles lumineuses en jaillit, éblouissant l’ennemi. D’un coup de pied, Ben fit voler la porte, qui frappa de plein fouet son adversaire, le clouant au sol. Ben bondit de sa cellule, et atterrit sur son adversaire, l’immobilisant, son genou gauche écrasant le bras droit de l’homme, sa main droite bloquant son bras gauche.
Il lui restait une main, avec laquelle il cogna. Il n’eut aucune once de pitié pour ce type qui avait froidement tenté de le tuer, de l’abattre comme un chien. Il aurait pu le tuer, mais il avait besoin de réponses. De réponses à ses questions. Et ce type les connaissait. Ouais, Ben en était sûr. Ce mec savait qui il était, et ce qui s’était passé avant. Il s’arrêta finalement de taper, lorsque des coups sourds résonnèrent à la porte. C’était ça qui l’avait sorti de sa léthargie bestiale. Il avait plongé dans une sorte de transe de furie, et son poing était maculé de sang. Il contempla le visage de l’homme, et soupira. Il aurait du mal à répondre à ses questions.
Ben se releva. Il avait complètement défoncé la tête du type. Il avait affreusement mal aux mains. Il avait du lui briser les os, les éclater à coups de poings. Il ne savait même plus s’il avait hurlé lorsqu’il avait commencé à se rendre compte que son père était hors de contrôle, devenu une véritable bête, devenu le monstre de Johnson, le cauchemar de Mike. Il soupira, et se pencha sur le cadavre, entreprenant de le fouiller. Le cadavre portait une veste noire digne d’un mafioso, ainsi qu’un pantalon noir. Il ne manquait plus que les lunettes de soleil. Ses yeux étaient vitreux, sans âme. Ils ne regardaient personne, fixaient un point qui n’existait pas. Un regard dérangeant, très dérangeant. Si jamais ce regard devait se mettre à le regarder, Ben en serait probablement devenu fou. Par préférence, il préféra fermer ses yeux, et fouilla les poches intérieures du type.
Il y trouva un passeport, un portefeuille contenant des papiers d’identité et 500$ en billet de 10 et de 20, ainsi qu’un mot. Un mot écrit sur du papier blanc, par un stylo noir, écrit par une main pressée. Il n’y avait qu’une adresse. Une chambre d’hôtel. De motel, plutôt. Ce qui suggérait qu’il devrait quitter la ville… Motel Alabama. Chambre 13. Ben n’était pas superstitieux. Du moins, il ne croyait pas l’être… Dieu seul sait combien il pouvait exister de motel Alabama. Mais il savait qu’il devait se rendre là-bas. C’était peut être la chambre du tueur, il y aurait donc plus d’indices sur son identité. Ou la chambre d’un homme que son prétendu fils devait rencontrer pour apporter son crâne. Personne ne pouvait savoir, mais c’était là-bas que se jouerait le prochain acte.

barbarius
barbarius
Niveau 10
28 juillet 2006 à 16:07:03

II - 2

D’une main fébrile et de plus en plus curieuse, Ben fouilla les papiers d’identité de l’homme, et y trouva son nom : « Paul Baker ». Il n’y avait rien d‘autre de particulièrement intéressant là dedans, si ce n’est que Paul était né dans une clinique privée du Minnesota, avait fait ses études là-bas, dans une université privée. En somme, il était impossible de savoir si ce qui était écrit sur ce truc était de la pur foutaise, ou la vérité vraie. En effet, il était assez compliqué de fouiller les dossiers des institutions privées. Quoiqu’il en soit, si on entrait dans le fait que l’histoire de Baker n’avait été qu’un beau tas de mensonges destiné à faire de cet homme un Monsieur tout-le-monde, Ben affrontait des ennemis très puissants, et très influents. Soudain, il se crut dans une conspiration. Et l fallait avouer que le début de l’histoire se présentait comme tel, laissant peu de place aux surprises.
Ben se releva, délestant le cadavre. Il n’y avait plus rien d’intéressant là-dedans. On tambourinait toujours contre la porte. Les flics ne tarderaient pas à réussir à entrer. La porte était fermée de l’intérieur, mais ils réussiraient probablement à la faire sauter, ou à la découper à l’aide de scies électriques. La clef de Johnson, celle qui était tombée quand ils ‘était fait abattre, devait sûrement servir à ouvrir cette porte. Ben n’avait pas franchement envie de passer par là, mais d’un autre côté, il n’avait pas vraiment le choix. Il n’y avait que cette sortie là dans cette pièce aux murs aussi épais qu’un bunker nazi.
Et il avait désespérément besoin d’une cigarette. Il se dirigea vers le paquet de Mike, et en prit une. Le briquet trempait dans une mare de sang, refermé dans la paume molle de Mike. Son dernier présent. Ben se tira une bouffée. C’est impulsivement qu’il avait pris cette cigarette. Dès fois, le corps humain agissait par impulsion, ces pensées qui échappaient à notre libre arbitre. Des gens tuaient par cette impulsion, échappant un court moment au fil de leurs pensées. Les pulsions pouvaient être très dangereuses, mais aussi être de bonnes conseillères. Ben savait qu’on pouvait refouler ça, mais il était trop épuisé pour le faire. Et fumer lui faisait du bien. C’est comme si il évacuait toute sa fatigue, son incompréhension, son anxiété… Toutes ces choses disparaissaient dans l’air, se transformant en volutes de fumées qui s‘en allaient, se mélangeant avec l’air. Il parvenait à réfléchir plus calmement, les yeux fermés… et échafauda son plan.
Du brouhaha se faisait entendre de l’autre côté de la porte. Il n’avait plus beaucoup de temps, mai sûrement assez pour mettre son plan en marche. Mais chaque seconde comptait. Il chercha des yeux le cadavre qui avait le moins de traces de balles dans l’uniforme, et tomba sur Mike. La rafle de balles l’avait eu en pleine tête, et sa cervelle avait éclaté, se répandant sur le mur, où une flaque de sang l’ornait. Son cadavre était couché sur le sol, son uniforme devenu plus ou moins rougeâtre. Sur la porte, les flics appliquaient la première scie. Il se dirigea vers Mike, empoigna ses jambes, et le traîna dans sa cellule.
Il posa son corps juste devant le banc où il avait été assis, quelques minutes avant. Il se retourna alors… pour avoir la plus grosse surprise de sa vie.
Paul Baker, si tant est que ce fut son vrai nom, était debout. Il était parfaitement réveillé, un sourire de dément aux lèvres, tenant dans une main morne un des 9mm des trois flics, probablement celui de Bobby. Mais le plus effrayant à voir ce zombie était ses yeux. Des orbites vides, sans âme, comme si on avait donné des fils à un cadavre et qu’un marionnettiste parfaitement doué le faisait bouger. Un véritable film d’horreur. Son visage était boursouflé, mais il marchait quand même. Ben ferma les yeux, priant mentalement pour revoir Baker couché par terre, son regard dénué d’âme. Il rouvrit les yeux, son faible espoir disparaissant vite. Baker était bien debout, et ce n’était pas un cauchemar. Il ne rêvait pas, et avait les pieds ancrés dans la réalité. Il brandit son Colt 45.
- N’avance plus, Baker !
- Oh… Je vois que tu m’as un peu fouillé durant mon… léger coma, ricana l’apparition.
- Tu es mort !
- Selon toute apparence, non. J’ai plutôt l’air parfaitement vivant, mais tu sais très bien que tu ne me tueras pas avec ton arme.
- On parie ?
- C’est aussi sûr que les Red Sox ne gagneront pas cette saison-ci.
Ben tira. La balle frappa l’œil droit de Baker, l’explosant dans un écoeurant bruit de succion. Des flots de sangs coulèrent au sol. La balle restait maintenant enfoncé dans l’orbite, fumante. Baker s’arrêta pendant un petit moment, secouant la tête.
- Ca m’a fait un peu mal… avoua-t-il.
- Bordel de merde… Mais qui es-tu ?
- La réponse du zombie ne te conviendrait pas. Tu ne crois pas à tout ce genre de fadaises, et tu as bien raison. Sache juste que j’ai été envoyé ici pour une raison précise, et que je compte effectuer ma mission à bien.
- Par le « Grand Patron », c’est ça ?
- Exactement ! Le Grand Patron déteste les échecs, et je préfère me suicider plutôt que de lui confesser que j’ai échoué !
- Te suicider ? Ca veut donc dire que l’on peut te tuer…
- Personne n’est immortel. Si tu avais encore toute ta tête, tu saurais précisément qui je suis, et comment me tuer. Mais tu n’y parviendras pas.
- Même si je te largue tout le chargeur dans le bide ?
- Enfin, réfléchis. Tu m’as explosé un œil, fracassé le crâne à coups de poings, et je me porte comme un charme.
Paul était maintenant à un mètre de Ben, qui en avait complètement oublié la scie des flics. Son projet de se déguiser en flic blessé pour sortir était compromis. Il ne comprenait rien à ce qui se passait, et avait une folle envie d’en savoir plus. Mais s’il n’agissait pas vite, ce type, si on peut bien l’appeler un type, le tuerait pour son grand manitou. Baker bondit brusquement, surprenant Ben, le serrant à autour du cou.
- Je vais t’étrangler comme un poulet ! Et tu sais pourquoi ? Parce que je fais le bon fils ! Tu m’as conçu pour ça !
Respirer devenait difficile. Réfléchir aussi. Le cerveau avait besoin d’oxygène pour fonctionner, et avec les voies coupés, ça devenait dur. Ce type le serrait avec force et hargne, prêt à en finir sans la moindre hésitation. Ben chancela, et tomba sur le sol, des points noirs dansant devant ses yeux. Ce type avait une musculature hors du commun, et une résistance à la douleur inhumaine. Il n’était pas humain. Ben, qui avait tenté de retirer la prie de l’ennemi, laissa tomber ses bras, épuisé. Sa main toucha lors l’une des chaînes qui l’avait retenu prisonnier. Son dernier espoir. Son dernier espoir de survie. Concentrer ses forces. Le peu qu’il en restait. Il empoigna solidement la chaîne, et s’en servit comme un fouet, frappant avec violence la joue de Baker. Sur le coup, Baker s’effondra sur le sol, sa tête frappant le mur.
Ben se releva, et courut vers le Colt 45, l’empoigna et atterrit de l’autre côté de la cellule. Il essaya de la ferme,r mais se rappela qu’il avait explosé le verrou. Baker se releva lentement, sonné, et regarda Ben.
- Nous n’allons quand même pas jouer au chat et à la souris toute la journée, Ben. Le mieux que tu as à faire est de tirer une balle dans le cœur.
Baker s’approcha à nouveau, comme un automate, les bras tendus le long de son corps. Il prenait tout son temps, ne souriant plus, fixant de son regard terne et vide Ben. Ben remarqua soudain un détail… Le coup de chaîne qu’il avait porté n’avait pas fait qu’érafler la joue du type ; elle l’avait pratiquement arraché. Un morceau de sa joue pendouillait dans le vide. Le plus impressionnant était peut-être le fait que Paul s’avançait sans même s’en rendre compte, ou qu’il n’y avait aucune goutte de sang qui tombait. Même s’il avait perdu beaucoup de sang lorsque Ben l’avait cogné à mort, il devait sûrement en rester encore un bon paquet.
- Merde de merde, mais qui t’es, bon Dieu de merde ? Et ne me redis pas à nouveau que tu es mon fils !
- C’est pourtant la stricte vérité…
Un coup de feu rugit, frappant Paul en pleine tête, lui dessinant un troisième œil. Deux yeux de plombs, un seul œil véritable.
- Qui est le Grand Patron ? Qui est ce salopard ?
- Je l’ignore.
- Qui es-tu ?
- Paul Baker…
- Arrête de me mentir. Qui es-tu vraiment ?
- Je ne sais pas. C’est vous qui m’avez conçu, c’est vous qui savez qui je suis. Vous m’avez conçu en me disant que j’étais une sécurité, une sécurité pour empêcher les gens qui veulent vous capturer d’obtenir ce qu’ils veulent. Je ne sais rien de plus. Mais je dois accomplir ma mission, ma raison de vivre. Je dois vous enlever la tête.
- Ah ouais… Et qui est l’heureux receveur ?
- Je l’ignore également.
- Tu dois le rencontrer à ce putain de Motel Alabama ?
- Je ne sais pas, c’est lui qui me contactera.
- Tu te fous de ma gueule ! Je vais t’exploser le cul !
Paul tira à nouveau, vidant son chargeur, en hurlant de rage. Il voulait éclater ce misérable cinglé, pour faire taire son indescriptible charabia. Les balles frappèrent sa tête, explosant sa bouche, pulvérisant son deuxième œil, détruisant son nez. Il tira encore et encore, vidant son chargeur, continuant à tirer, les yeux fermés. Il ne voulait pas les ouvrir, et risquer de voir ce type les bras tendus vers sa gorge, son visage ne ressemblant plus qu’à une vague forme de charcuterie.
Il finit cependant par les rouvrir. Paul était couché au sol, se tenant la joue transpercée. Des grésillements électroniques remplaçaient maintenant les coups de feux.
- Vous m’avez eu… avoua Paul.
- Mais bon Dieu, qui êtes-vous donc ? Une saloperie de robot ?
- Je ne crains que ce que je sois réellement soit légèrement plus compliqué qu’une simple mécanique. J’ai échoué dans ma mission… Ma seule et unique raison de vivre était de vous vaincre, et j’ai lamentablement échoué… Je vous conseille de vous éloigner de moi…
Ben n’écoutait plus, regardant la joue de ce type. Il y vit des composants électroniques grisâtres brisées. Un robot parfaitement bien développé. Et selon lui, il en était le créateur. Mais bon Dieu, comment avait-il pu créer une telle chose ?!
La porte s’ouvrit brusquement, coupant court aux réflexions. Ben se tourna, et Paul se leva brusquement. Les flics tirèrent sans sommation, visant Ben qui se coucha au sol. Mais Paul s’interposa, les balles le frappant de plein fouet.
- Ils ne doivent pas vous toucher à la tête ! Attendez ici, Ben ! Votre tête doit rester indemne !
- Le reste de mon corps aussi…
Paul plongera en l’air, attrapant deux des flics au passage. Les fils coupés dans sa tête se rencontrèrent enfin, créant une impulsion électronique appelée court-circuit. En quelques secondes, tous les composants du corps mécanique et électrique du corps de « Paul Baker » s’enflammèrent, traversés par un courant surpuissant, et explosèrent. Une formidable explosion pulvérisa la vingtaine de policiers venus en bas, soufflant tout ce qui se trouvait au sous-sol du commissariat. La pièce fut le théâtre d’une explosion chaotique, les murs robustes empêchant l’incendie se propager.
L’explosion en elle-même ne dura que quelques secondes. A la fin, il ne restait plus rien de celui qui avait prétendu être Paul Baker. Si ce n’est quelques flammes sur les murs.
Paul sortit de la pièce. Paul lui avait dit que l’Enfer l’attendait dehors. Il vérifia son arme, en attrapa une autre, et se dirigea vers l’escalier de sortie. Il n’y avait plus de pensées contradictoires dans sa tête. Il marchait d’un pas résolu, sachant très bien ce qui l’attendait. Pas de place pour la réflexion, maintenant. Il fallait survivre. C’était lu

[Je reconnais que ce passage ci est assez long, bien trop long, même, du moins, à mon avis... Pas spécialement intéressant non plus... J´essaierai de faire plus court dans la suite, si toutefois il y en a qui sont intéressés par une suite.]

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 juillet 2006 à 17:39:41

Avec un tel pavé, et en prenant en compte le fait que t´es un parfait inconnu ici-bas, je dirais que tes chances d´avoir plus de deux lecteurs approchent le nul. :o))

Bon, eh bien...toujours ce léger problème de répétition ("ce type (...). Ce type(...)" par exemple) mais bon, pas grave. Autrement, c´est bien, ça s´lit bien, tout ça... :)

Bref, j´attends la suite. :-)

barbarius
barbarius
Niveau 10
28 juillet 2006 à 18:05:20

bien, du moment que j´en ai un, ça me suffit amplement. Le tout pour moi est qu´on ne s´endorme pas dessus. Les répétitions, ça doit être mon talon d´Achille, je suppose. J´essaierai de diversifier, mais je ne promets rien.

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