Salut à tous!
J´aime bien écrire (surtout des textes courts, quand une idée me vient), et j´aimerais avoir des avis objectifs (et des critiques pour m´améliorer au passage).
Donc je vous présente une de mes oeuvres (même si on pourrait plutôt qualifier ça de "pet de l´esprit" lol). Ca s´appelle "service quatre pièces"
« Ben ça alors… »
Lucas n’en revenait pas. Après s’être passé le tête sous l’eau, il regarda à nouveau et dû se rendre à l’évidence : même s’il avait bu plus que de raison la veille, ce qui était en train de lui arriver n’était pas une vision due à la quantité astronomique d’alcool que son organisme avait plus ou moins bien assimilée. Il s’habilla rapidement et courut vers le téléphone.
« Allo, Laurent ? Amène-toi, il m’arrive un truc pas banal… »
Une fois son ami arrivé, il lui résuma brièvement les faits :
« …et ce matin, en me réveillant, je me suis rendu compte que Popaul avait un petit frère …»
Laurent, assis dans le canapé, le regarda d’un air perplexe.
« Et t’espères que je vais te croire ? T’as planqué une webcam quelque part dans ton appartement pour filmer ma réaction, c’est ça ?
- Bon, dit Lucas avec un air gêné, j’aurais préféré éviter d’en arriver là, mais… »
Il baissa son pantalon, son caleçon et attendit. Laurent éclata de rire, et Lucas se rhabilla aussitôt.
« Arrête ! Ca te fait peut-être bien rire mais moi j’ai la trouille !
- Excuse-moi ! Déclara Laurent en tentant tant bien que mal de se retenir. Et les couilles ?
- Quoi ?
- Je n’ai pas eu le temps de voir : tu as tout en double exemplaire, où il n’y a que le grand chauve qui s’est trouvé un pote.
- Non, il n’y a que ça…Mais tu te fous de moi où quoi ?
- C’est juste par pur curiosité scientifique…Bon, vas-y, explique. Qu’est-ce que tu as fait hier soir ? »
Lucas essaya de mobilisé ses souvenirs : il avait encore mal à la tête et la situation actuelle ne l’aidait pas vraiment à se concentrer.
« Voyons…J’ai pris l’apéro chez un amis. Ensuite on est parti à la plage, dans un café. En fait, dans quatre cafés. On a bu…Ensuite on a été faire un tour la plage, et on a croisé des types bizarres assis en cercle dans le sable. Il y en avait un qui jouait de la guitare et ils avaient de la bière…Alors on est resté un peu avec eux. On a sympathisé et j’avais repéré une fille plutôt mignonne. Et tu me connais, quand je bois, je peux devenir un peu lourd…
- Un peu ?
- Très lourd, si tu veux. Toujours est-il que son mec était là et qu’il n’a pas apprécié…Et moi, je lui ai dit que j’étais partageur. Et que de toute façon, deux c’est mieux qu’un. »
Un silence pesant s’installa. Laurent le rompit le premier :
« Euh…Le type, il avait rien de particulier ? Genre des tatouages en forme de pentacle ?
- Non. Mais il faisait des petits tours. Des trucs avec des cartes, faire disparaître des pièces…Ce genre de choses
- En tout cas, dit Laurent avec un sourire, on dirait qu’il est aussi doué pour faire apparaître des trucs…La prochaine fois fait attention à ce que tu dis si tu ne veux pas te retrouver avec un régime de bananes entre les jambes…
- Arrête, avec tes blagues ! Qu’est-ce que je vais devenir, moi ?
- Va voir un médecin. Ils pourront peut-être t’en retirer une. Et puis comme ça tu gardes la plus grande… »
Lucas releva la tête. Il savait que la suggestion de son ami était plus une blague qu’autre chose, mais l’idée n’était pas mauvaise. La médecine, c’était ça la solution. De nos jours, on peut tout réparer, tout transformer. Il fallait juste trouver les mots juste pour expliquer ça au chirurgien…
***
« Monsieur Lafite ? Vous m’entendez ?»
Lucas émergeait péniblement. L’homme en blouse blanche reprit d’une voix plus insistante :
« Monsieur, vous m’entendez ? Je suis le docteur Perrera, vous êtes arrivez dans cet hôpital il y a deux jours, après être tombé dans un coma éthylique. On vous a retrouvé sur la plage. C’est un passant qui a appelé les secours, et je crois que vous avez de la chance, parce qu’avec la marée montante, s’il ne vous avez pas vu…Vous vous sentez bien ? »
Lucas se redressa et regarda le médecin. En fait, il ne se sentait vraiment pas bien.
« Je…deux jours ?
- Oui. On dirait que vous avez un peu trop forcé. J’espère qu’a l’avenir…Mais qu’est-ce que vous faites ? »
Lucas releva la tête et sortit rapidement la main de sous ses draps.
« Rien ! Je vérifiais juste que…Enfin, laissez tomber.
- Ne vous inquiétez pas, il ne manque rien, dit le médecin avec un air perplexe. Je crois qu’on va quand même faire un petit scanner, on ne sait jamais. »
Lucas ouvrit la bouche, mais la referma presque aussitôt. Après tout, il n’était pas sûr de vouloir expliquer son cauchemar à Perrera. Il se rallongea et sourit.
« En tout cas, que ça vous serve de leçon ! Repris le docteur. Vous savez qu’en cas de problème de dépendance à l’alcool, il existe des traitements efficaces et…
- Ne vous en faites pas, docteur, dit Lucas sans se séparer de son sourire. Je peux vous assurez que c’est la dernière fois de ma vie que je bois à en voir double… »