Voici un texte. Lisez le. Aimez-le ou détestez-le. Commentez. Ceci...est... brouillon, j´améliorerai. BROUILLON, je avoir dire!
-Black Phoenix IV-
« Naître. Un bien petit mot pour tant de significations. Un bien petit mot pour tant d’émotions, pour tant de contradictions… Un bien petit mot pour décrire la création de la vie. Un mot dépourvu de tout sens, d’après moi. Naître, cet acte pur, faisant sortir l’heureux élu d’une torpeur incontrôlable, apporte non pas des réponses, mais des questions. La vie n’est qu’une suite de questions sans fin, d’après mon humble avis. Les réponses n’apportent rien, seules les questions font progresser l’être naissant dans le monde qui veut bien l’accueillir. Les livres mentionnent la naissance comme un acte brutal, alors que la mienne fut froide… sans émotions… artificielle.
Depuis toujours je sommeillais dans un cercueil de glace, isolé de toute forme de vie. Un froid intense m’engloutissait depuis une période de temps qui m’a paru plus longue que l’éternité elle-même. J’étais enfermé, et mon existence se résumer à être dans un état proche du coma. Cette enveloppe corporelle allait s’avérer être moi pour les années à venir. Ce n’était pas une douce fraîcheur qui m’avait toujours enveloppé; c’était un froid glacial et meurtrier. Voilà donc la mince frontière entre l’être et le non-être… une bête différence de température. Par-contre, je réalisai que c’était bien plus complexe que cela. La conscience n’habitait pourtant pas encore mon corps. Cependant, je sentais quelques bribes d’informations atteindre mon cerveau telles de timides étincelles qui disparaissaient instantanément après un intervalle de temps encore plus minime que la plus petite fraction de nanoseconde. Je sentais un liquide couler dans mon corps, jusqu’alors paralysé par une force hors de la portée de mon imagination même. Je sentais cette quelconque substance apporter en moi ce qui différencie les morts des vivants : la chaleur. Une douce chaleur me parcourut subitement, mais étrangement une partie de moi-même ne ressentait absolument rien. Je ne vivais pas encore.
La chaleur se dissipa rapidement, faisant place encore une fois à cet éternel froid que j’ai toujours ressenti. J’avais l’impression de sombrer dans un coma profond. C’est alors que j’entendis… des sons sourds, à peine audibles. Un malaise grandit en moi, ne pouvant moi-même faire quoique ce soit à part endurer celui-ci. Le malaise devint douleur, et la douleur devint souffrance. Ma gorge brûla au contact de l’air horriblement chaud, et un spasme musculaire me fit gonfler le torse, comme si je cherchais inconsciemment à aspirer quelque chose. L’air brûlant s’enfonçait rapidement dans ma trachée et cette chaleur intense devint tout à coup moins insupportable. Je sentis mes paupières s’ouvrir sans nécessairement contrôler quoique ce soit. C’était la vie qui entrait en moi. Épuisé par cet effort incroyable, je fermai les yeux, méritant un peu de repos. Je découvrais enfin le monde des vivants. »
Et pourtant, tant de propos incohérents et incompréhensibles n’étaient qu’une seule phase de l’évolution de cet être extraordinaire qui se croyait normal. Sa logique devait encore se développer.
-Chapitre I-
-Black Phoenix IV-
« Et merde, on a bien failli le perdre, cette fois! » maugréa le scientifique Marc Beaupré, frottant nerveusement de son poing la table d’acier avec consternation. Il soupira de soulagement, sentant son cou musculeux se détendre après ces cinquante heures de travail intense sous les néons éblouissants du laboratoire. Son insigne de scientifique commençait déjà à peser lourd après avoir trimé aussi dur et aussi longtemps. « Au nom de la Science et de la France! » disait-il toujours. Sa main tremblait sous l’emprise des dizaines de tasses de café corsé bues heure après heure pour ne pas succomber à la fatigue. Le scientifique regarda son collègue américain Maxim Anderson avec amusement. Ce grand homme à la carrure athlétique agissait tel un aveugle qui cherchait ses yeux par-terre, secouant frénétiquement la cafetière vide. L’odeur âcre du café d’une noirceur plutôt inhabituelle envahissait ses narines, ne faisant qu’augmenter la colère de cet homme qui venait d’entrer dans la trentaine.
« Don’t tell me there’s no more coffee in this thing, Marc! Give me coffee, you stupid thing! GIVE ME MY FUCKIN’ COFFEE! THIS CAFETIERE IS GONNA DRIVE ME NUTS!» criait-il à tue-tête, s’adressant violemment à l’objet inanimé qui se décidait à rester vide. Il la secouait comme s’il cherchait à trouver la moindre goutte de ce liquide stimulant dans chaque recoin, chaque fissure aussi infime soit-elle… Maxim n’avait jamais su apprivoiser cette machine, même après toutes ces années. Cependant, il avait su apprivoiser sa machine… sa tendre et bien-aimée machine qui avait su créer la vie. DIEU, comme il l’appelait. C’était bien le seul mot de français qu’il connaissait.
« Toujours pas appris à parler français, ce ‘ricain? » demanda de son ton naturellement sarcastique Jonas Van Moorter, troisième scientifique de ce trio de cerveaux. D’origine belge, il avait toujours trouvé son collègue américain amusant dans tout ce qu’il faisait. Il gratta sa barbe blonde, résultat de toutes ces heures passées à travailler, ne pensant qu’à se reposer après cette expérience qui n’avait duré que trop longtemps.
« Allons souhaiter la bienvenue à Black Phoenix IV, les gars ! » s’écria joyeusement le français.
« C’est alors que je vis trois hommes habillés de blanc se diriger vers moi. Ils n’avaient pas l’air bien menaçants, mais j’hésitais toujours à bouger le moindre membre, n’étant toujours pas habitué à utiliser mes muscles. J’étais emprisonné dans cette étrange cage de verre. Je pouvais lire sur la porte rouillée à l’extrémité opposée de la pièce : « Chambre de Cryogénie ». Le plus grand des trois hommes s’avança vers moi et je fus relâché de ma prison glaciale. J’entendis une voix forte et autoritaire me parler. Étrangement, je comprenais déjà cette langue.
« Bienvenue à toi, mon grand ! me dit-il amicalement. Je restai sur mes gardes, doutant toujours de ses intentions.
« Si tu me comprends, c’est grâce à cette petite puce qu’on t’a injecté dans le ciboulot.
-Heu… Quel… Quel est mon nom ? Où suis-je ? demandai-je timidement.
-Alors je commence l’histoire. L’Europe et l’Amérique du Nord (Étrangement, je connaissais déjà tous ces noms.) se sont joints afin de créer le projet Black Phoenix qui consiste à créer par clonage des soldats expérimentaux. Je suis heureux de t’annoncer que tu es le quatrième de ces soldats créés à partir du projet Black Phoenix initié par les Etats-Unis. Tu es le quatrième clone du projet, mais le premier spécimen qui est concluant.
-Qu’est-il arrivé aux trois autres avant moi ? demandai-je, ne comprenant toujours rien à cette foule d’informations qui se massait aux portes de mes oreilles.
-Le premier était malformé, le deuxième a souffert de diverses maladies incurables et mortelles, et le troisième…
-Le troisième est mort. dit l’autre scientifique.
-Ouais, le troisième est mort dès sa création. affirma le premier. Donc, je continue. Tu as été créé pour être un soldat. Tu combattras dans l’armée française pour préserver la paix et la justice dans ce monde. Pour répondre à ta première question, tu es dans un laboratoire dont tu ne sauras jamais la location et nous sommes en 2050. Nous te laisserons choisir ton véritable nom, car personne ne doit savoir que tu es un clone, compris ?
-Oui… dis-je en hochant de la tête. (Je ne comprenais toujours rien à ce qu’il disait.)
-Tu t’appelleras… heu… Benjamin. Ça te va ? Benjamin Dalraux.
-Pourquoi suis-je capable de vous comprendre ?
-Mais il n’écoute rien, ma parole ! Je t’ai dis que tu avais une puce microscopique logée dans le crâne. Dans cette puce, il y a des millions d’informations qui te font connaître notre monde dès le départ. D’autres questions ?
-Heu… comment m’avez-vous créé ? me risquai-je.
-C’est DIEU qui t’a créé. Le reste est classé top secret, mon vieux. Désolé !
-C’est quoi, Black Phoenix ?
-Dans les prochaines années, des centaines de soldats clones seront créés, comme toi. Le nom du projet, Black Phoenix, consiste à cloner des soldats à partir d’hommes tombés au combat. À partir de maintenant, je ne répondrai à aucune de tes questions. Tu vivras une vie normale dans la population. Tu deviendras soldat et tu ne révèleras jamais que tu es un clone. Maintenant, ferme les yeux, et reposes-toi.
Je fermai les yeux, à peine remis de cette terrible expérience. Je n’étais ni plus ni moins qu’une créature créée par des gens à l’ambition débordante. Ces types étaient fous… fous à lier. La scène se répétait sans cesse dans ma tête. Elle jouait en boucle perpétuellement. Je revoyais ses yeux suppliants… je ré-entendais cette phrase : « Tu deviendras soldat… et tu ne révèleras jamais que tu es un clone. » Qui me croirait, de toute façon ? Cependant, une question resterait gravée à jamais dans ma tête…
Pourquoi m’ont-ils créé ? Quelle est la véritable raison ? Je ne réalisais pas encore l’ampleur du cadeau empoisonné qu’on venait de me donner.
Mes yeux se fermèrent, le sommeil gagnant peu à peu du terrain dans le chemin tortueux de ma conscience. Ces salauds… ils m’avaient créé pour tuer. « Un jour ou l’autre, vous me remercierez… » Ce son résonna dans ma tête. Ce français… Oh, il ne savait pas à quel point je commençais à haïr ce monde dans lequel j’étais né. »
Dans l´ensemble j´aime bien ton texte. Les idées du perso central sont bien rendues, cependant les dialogues me gênent un peu mais j´arrive pas vraiment à cerner ce qui cloche.
si il y a une suite, je la lirai sans prob.
Chapitre très court cette fois-ci, simplement pour introduire la situation.
-Chapitre II-
-Bulletin d’Infos-
Lucien Gingras Dubide, simple citoyen français, était écrasé dans son fauteuil devant la télévision avec son éternel sac de croustilles emprisonné dans ses mains crispées. Lisant d’un œil la rubrique des blagues du jour de son journal tout chiffonné et la télévision de l’autre. Ses doigts graisseux lâchèrent le sac et prirent rapidement la télécommande tel un fauve bondissant sur sa proie. Le banlieusard de Paris feuilleta le télé-roman hâtivement, égrenant peu à peu les 794 chaînes captant du plus ridicule show de chaise américain à « Cuisinons avec Chef Woo ». Il regarda la boîte à images avec dédain, ne sachant toujours pas quelle débilité écouter pour la soirée. « Première chaîne… » songea-t-il.
« Alors, mon cher Roland ! Allez-vous devenir millionnaire aujourd’--- (il zappe)
« Tu connais la blague du belge qui avait une banane dans l’oreille ? (il zappe)
« Oh, Jenny… Je t’ai--- (il zappe)
« Donc, si nous rajoutons la sauce Sataï aux épinards, on se rend compte que ça goûte vraiment mauv--- (il zappe encore une fois…)
« Marc, j’ai tué ton frère… ta sœur… ta fille… ta maman… et toutes ses copines de bridge ! (Merde… quelle connerie ! pensa Lucien.)
« Alors nous avons ici un vin Bordeaux 1690 et on se rend compte que la date a été… dessinée avec un crayon à mine ?! ? (Bon sang, DuCon… trouves-toi un autre boulot !)
« Luc… je suis ton père ! (C’est ça, et ta sœur ?)
« Ici Luc Durivage, du canal 8, le Réseau de l’Information Officiel de (abrège, veux-tu ?) … Scène internationale (il ajuste sa cravate en se raclant la gorge…). Les tensions se tendent (Quel nul, c’lui-là… même pas fichu de parler comme un présentateur !) à l’intérieur du gouvernement de Chine. »
Lucien reposa sa télécommande, satisfait de trouver ce poste moins ennuyant que les autres. Écouter les infos, ça pouvait toujours le faire paraître moins inculte aux yeux de ses collègues de travail ! Il regarda le drapeau chinois flotter au vent et continua de mâcher ses croustilles. Le présentateur, pas bien grand avec des cheveux frisés noirs annonçait avec un air grave l’information qu’il allait divulguer aux yeux de plusieurs millions de Français. Le présentateur (appelons le Luc, ben tiens !) se racla la gorge (ma parole, c’est une véritable manie !) encore une fois, réajustant tranquillement sa pille de feuilles. Gros plan sur ses yeux et son nez retroussé, tension dramatique s’ajustant peu à peu à l’ambiance.
« Le gouvernement Chinois a longtemps eu des problèmes d’ordre politique au sein de son gouvernement, mais il semblerait qu’une division nette se soit installée entre les membres du Parti Rouge et ceux du Parti Chiulien. La Chine est, à partir d’aujourd’hui même, le 2 juillet 2052, divisée en deux États distincts : La Chine-Est et la Chine-Ouest. La Chine-Est, possédant la majorité des industries et ayant accès directement à la mer, possède un avantage économique important en comparaison à la Chine-Est du Parti Chiulien. La Chine-Est a annoncé qu’elle unifierait la Chine à nouveau, quelqu’en soit le prix. Son chef politique, Jin Lu Tzu (gros plan sur le faciès à l’allure menaçante de ce type à l’allure louche) a déclaré : « Cette guerre civile n’est en aucun cas une guerre ouverte. Elle ne concerne en aucun cas les pays extérieurs à nos frontières et nous ne tenons pas à créer de conflits. Nous éliminerons tous les membres du Parti Chiulien un à un, même si nous devons éradiquer toutes les personnes qui osent se dresser sur notre chemin. Nous demandons le soutien de tous les pays qui voudront bien nous aider, mais gare à ceux qui voudront nous en empêcher ! Nous avons de quoi nous défendre, quoiqu’en disent les Etats-Unis et l’Europe. Nous avons une puissante armée et nous n’hésiterons pas à nous en servir. La Chine est peut-être divisée, mais elle n’est plus aussi faible qu’il y a cinquante ans. La Corée du Nord nous a apporté son soutien et nous l’en remercions grandement. D’ici quelques mois, la Chine sera de nouveau unifiée sous le drapeau rouge et Zhiao Chiu sera mort. »
La suite des mots se perdit dans un fouillis insondable de propagande. Le présentateur ajusta sa cravate avant de poursuivre.
« Nous venons d’entendre le discours de Jin Lu Tzu, chef de la Chine-Est et du Parti Rouge. De son côté, l’ONU hésite à se mêler à ce problème de famille. Sachant que la Chine-Est possède l’arme nucléaire, toute tentative d’agression serait extrêmement dangereuse et---»
« Ah, saloperie de guerre… » siffla Lucien entre ses dents, changeant de poste.
La vraie question est :" Comptes-tu aller jusqu´au bout avec cette nouvelle ou non ?"
Parce que lire des prologues, y´en a marre si c´est pour ne pas avoir la fin. ![]()
enfer et damnation, une erreur s´est introduite. Sachez que, contrairement à ce qu´une bête erreur a tenté de vous révéler, Zhiao Chiu est le chef de la Chine-OUEST, et non de la Chine-ESt. Désolé pour l´erreur. La Chine-Est, c´est l´autre, Jin machin...
pour répondre à ta question: Bien sûr que je compte arriver. Je devais tout simplement introduire la situation mondiale. Maintenant qu´on a découvert le personnage ET la situation initiale... LET THE WAR BEGIN! (Prochain chapitre!)
ROAR!
![]()
On avait un peu deviné en fait, parce que le chef des Chiuliens qui dit qu´il veut exterminer tous les Chiuliens, ça paraissait bizarre.
Euh sinon, bah en fait je dirais la même chose que FFRules, quand est-ce que ça commence? ![]()
Non, je dis ça par rapport à ton autre histoire, les Exilés. Si y´a bien un truc qui m´énerve, ce sont les histoires qui sont abandonnés pour raisons diverses. Enfin bon, je te fais confiance. ![]()
Fais donc ça... c´t´histoire est plus préparée de toute façon et j´ai plus d´outils. Premièrement, je n´ai pas à inventer un nouveau monde et des nouveaux monstres (les monstres existent déjà... HA HA HA!)
Avis aux lecteurs, je polirai ce chapitre plus tard, ne vous inquiétez pas, ce n´est pas la version finale.
Enjoy!
-Chapitre III-
-Première Action : Opération Foxhole-
-25 septembre 2050, 22:42, Manille, Philippines-
« J’embarquais sur le C-130 H-30 Hercules, cet imposant avion 37,5 tonnes. Bien que la guerre n’était pas encore officiellement déclarée entre la Chine-Est et la France, cela n’avait pas empêché les Chinois d’envahir le Vietnam, le Cambodge et le Laos. La France et le monde entier étaient offusqués d’une telle agressivité. La mission de notre compagnie de cent vingt-huit hommes était de permettre l’évacuation de l’ambassade Française de Hanoï. Simple comme bonjour, dans le fond.
Comme je le disais, je montais dans l’avion d’une taille impressionnante en ressentant la nervosité du prochain combat à venir. Ce serait mon premier, après tout! Alors que je m’asseyais à la place qui m’était assignée, je ressentais une bouffée de chaleur se propager dans l’avion. Je ne m’habituerais décidément jamais à la température des Philippines… Nous étions cent vingt-huit hommes. Cent vint-huit soldats inexpérimentés envoyés faire une mission d’une telle importance, quelle ironie! J’ai entendu dire que nous étions la compagnie la plus proche de Hanoï et que la mission était urgente. Voilà donc pourquoi on demande à Bibi ici présent de se faire tirer dessus pour sauver quelques diplomates et le personnel de l’ONU toujours enfermés dans leur ambassade, incapables de sortir de la ville. En effet, la ville était pour ainsi dire encerclée. Les Chinois de Jin Lu Tzu ne faisaient pas dans la dentelle, m’avait-t-on raconté. On m’a dit qu’ils avaient zigouillé deux diplomates vietnamiens qui avaient essayé de négocier un cessez-le-feu. Je ne crois pas qu’ils auront plus de retenue envers les casques bleus, à mon avis. Je vis les derniers hommes prendre leur place dans les places, leur armes bien agrippées dans leurs mains nerveuses. Je regardais autour de moi, essayant de me remémorer chacun de ces visages que j’avais vu tant de fois depuis les entraînements. Sous leur couche de maquillage de camouflage brunâtre, noir et vert qui couvrait leur visage, ils étaient difficiles à reconnaître. Je m’amusais à explorer de mes doigts mon FAMAS.
Comme m’avait toujours dit mon instructeur, le FAMAS est un fusil d’assaut qu’0on peut être fier de manipuler. Cartouches M193 de 5,56 millimètres américaines, sept cent coups par minute, trente balles par chargeur, trois modes de tir : Coup par coup, automatique et semi-automatique (trois coups par rafale). Un vrai petit bébé tueur, ce truc. Soudainement, une claque amicale sur l’épaule me sortit de mon monde imaginaire. J’entendis l’heureux propriétaire de ce rire si caractéristique s’asseoir sur le siège à ma droite.
« Alors, Benjamin! Ça roule? »
Sacré Alain Peugeot! Tout un numéro, celui-là. Il fut un de mes meilleurs amis (sinon le meilleur tout court) dans le camp d’entraînement. Il avait fait partie des réservistes et ne voulait pour rien au monde manquer une occasion de tirer sur quelque chose. Ses cheveux courts noirs lui donnaient toujours un air sérieux, mais il était un des types les plus marrants de la compagnie. On ne s’ennuyait jamais avec lui. Son répertoire d’histoires salées restera toujours à mes yeux impressionnant. Il meublait les longues soirées ennuyantes dans les plaines arides de je-ne-sais-quel pays. Il était père d’une petite fille, Lise, et il aurait bien voulu passer plus de temps avec elle. Cependant, lors de son engagement dans les réservistes, il n’avait pas pensé qu’une guerre hors de notre portée se déclarerait du jour au lendemain. Il traînait toujours une photo de cette petite fille aux cheveux châtains et aux yeux bleus comme ceux de sa mère. Mignonne tout plein, la gamine.
« Alors, les gars, je crois bien qu’on va manger chinois pour un bout de temps! J’ai apporté du riz, les mecs! J’en ai plein les poches! »
La compagnie éclata de rire pendant que j’esquissai un sourire. Marrante, celle-là. Il faudrait que je la raconte à quelqu’un en revenant. Assis à ma gauche se trouvait le sous-lieutenant Christian Bouvier. C’était un homme grand et robuste qui avait déjà fait la guerre d’Érythrée en quarante-trois. Autoritaire, il a su se faire respecter par nous tous. Il a un seul petit défaut. Il boit, il fume, il jure… et tout ça quand il n’est pas de mauvaise humeur. Ses courts cheveux bruns coiffés à la mode des Marines américains, il déteste servir de négociateur et aime beaucoup utiliser la technique : « On rentre dans le tas, on défonce, et APRÈS on pose les questions. » À sa gauche était assis un autre de mes bons amis : Youcef Debray. Lui, sa mère était d’origine algérienne et son père évidemment Français. Il a hérité du teint basané et des yeux d’un noir profond de sa mère, tandis qu’il a hérité du caractère amical et franc de son père. C’est un gars qui sait se servir de sa tête contrairement à bien des gens dans la compagnie et je le verrais bien avec des galons d’officier. Quant à moi, je suis sergent. J’ai découvert plusieurs de mes talents que je ne connaissais d’ailleurs pas pour le combat et Peugeot m’a toujours dit que j’étais un « p’tit leader à la con qui sait quand même se tirer de la merde tout seul ». J’étais quand même bien entouré pour une première mission, non?
J’entendis les moteurs vrombir peut à peu, se réveillant d’un sommeil profond. J’entendis les moteurs toussoter et les hélices se décidèrent enfin à tourner. Les gars de la compagnie criaient des « Hourras » comme de joyeux enfants attendant pour aller à un manège effrayant dans un parc d’attraction. C’est alors que les haut-parleurs nous dirent d’une voix monotonique :.
« Bon… heu… et bien bonjour tout le monde. Nous décollerons dans les prochaines minutes. Veuillez bien attacher votre ceinture de sécurité (mais est-ce qu’il nous prend pour des gosses, ce type?) et nous devrions arriver près de Hanoï dans environ deux heures. Il pleut très dru dehors, donc ne vous étonnez pas s’il y a quelques turbulences…
-LA FERME! On n’est pas à Air-France, ici! beugla Peugeot, faisant surgir des vivats, des rires et des applaudissements enjoués de la foule.
-Va te faire foutre, Peugeot! » répondit nonchalamment le pilote, éclatant de rire après un long silence de cinq secondes.
Après les procédures d’identification banales et l’autorisation de décoller accordée, l’avion commença à avancer sur la piste de décollage. Je regardais dans le hublot et je remarquai qu’effectivement, il pleuvait à boire debout. Des torrents de pluie, des seaux d’eau tombant du ciel et se fracassant sur la piste de béton. Les hélices commencèrent à accélérer leur rotation. C’était une sensation agréable de se trouver dans un avion qui décolle. Quelques minutes plus tard, nous étions dans les airs, et je regardais les éclairs déchirer le ciel, se voilant dans les nuages sombres de la nuit. »
***
-26 septembre 2050, 01:47, Quelque part au-dessus de Hanoï-
Le Capitaine Martin Dusseau, pilote de l’Armée de l’Air de France, regardait ses cadrans avec ses yeux rougis par la fatigue. Tout allait bien, il allait pouvoir faire le « dropping » des paras près du point de ralliement. Soudainement, il sentit une légère turbulence. Il regarda ses cadrans encore une fois, et se rendit compte…
Un missile sol-air fonça directement sur l’aile droite du Hercules, explosant à l’impact et projetant des centaines de débris de métaux fondus partout dans l’air. Un vacarme assourdissant suivi d’une secousse terriblement intense réveilla brutalement le navigateur qui somnolait. « On est morts… » pensa-t-il. L’appareil vacilla tranquillement et effectua une rapide descente aux enfers. L’avion se redressait peu à peu, mais cela ne l’empêchait pas de perdre dangereusement de l’altitude. « Redresse, REDRESSE, PUTAIN ! » songea le pilote qui utilisait des pages entières du livre des jurons français. Un air grave estampillé dans le visage, il dit au-travers des haut-parleurs.
« À tous les paras ! Sautez ! Sautez, on tombe ! Sautez rapidement ! »
Il n’eut pas à le répéter deux fois. Les portes du côté s’ouvrèrent en même temps que la trappe géante de derrière. Les premiers soldats se lancèrent au-dehors. Cependant, un vacarme d’enfer empêchait toute forme de communication. La moitié des soldats avait sauté alors que l’appareil s’écrasait comme un météorite au cœur du Vietnam. Benjamin et ses amis n’avaient pas eu le temps de sauter. Une pluie diluvienne tombait sans cesse sur l’appareil en flammes, crashé au beau milieu des arbres. Les flammes s’éteignirent peu à peu, noyées par toute cette eau qui tentait de laver ce triste spectacle.
PUTAIN QUE C´EST MAUVAIS! mauvais, merde! ´tendez je vais poster kekechose qui avait de l´allure dans le temps que j´écrivais en angliche...
Si t´es pas convaincu attends un peu avant de poster Oo
FFRules va me couper en rondelles... s´il apprend que je laisse AUSSI cette putain d´histoire en suspend... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR! (cri maniaque)
´tendez, je réfléchis... keske je veux écrire, putain? Qu´est-ce que... je veux... écriiiiiire... alors là putain chuis gourré...
Je devrais parier sur les fics qui seront laissées en suspens. Avec toi, c´est plus un pari, mais une rente. ![]()
Mwais moi j´ai pas trouvé ça mauvais (normal t´es meilleur que moi.
), juste à un moment t´as mis du présent ça faisait bizarre...ah et aussi une espèce d´incohérence par contre : tu parles d´hélices (hélicoptères donc) et après tu parles d´avion?
Tu vas quand même pas me dire qu´en 2050 leurs avions ont encore des hélices alors que de nos jours c´est déà plutôt rare?
Ou alors c´est que je m´y connais encore moins que ce que je pensais^^
les avions de transport comme le Hercules en ont encore aujourd´hui, j´ai vérifié... tu imagines des paras sauter et se faire broyer par un réacteur en allant à 100 milles à l´heure?
Ouais t´as raison, en fait j´imaginais des hélices comme celles des vieux avions de la Seconde Guerre, mais nan c´est vrai y z´ont des hélices au-dessus (enfin je suppose que tu parles des trucs genre Chinook)...m´enfin ça s´rapproche plus du gros hélico pour moi. ![]()