Le braquage semblait se dérouler normalement. Pas de coups de feu, pas de cri, rien. Nous étions six sur le coup, moi y compris. Mon boulot dans tout ça, c´était de monter la garde. D´après Dylan et les autres, je ne suis bon qu´à ça. Je trouve ça ennuyeux, très ennuyeux même. De temps en temps, je devais allé faire un tour rapide voir les autres, juste au cas où il y aurait un problème. Cela arrive des fois. Un propriétaire qui se doute de ce qui se passe chez lui et qui arrive discrètement fusil chargé, prêt à tirer sur les braqueurs qui ne l´ont pas vu venir. En général, le proprio allume les lumières et cri un truc du style « on ne bouge plus ! ». Forcément, cela attire mon attention, et c´est dans ces moments là que j´interviens. Je me faufile dans la maison par la porte d´entrée, et saute de tout mon poids sur le propritaires qui ne me voit pa venir. Ensuite, je le maintiens au sol prêt à lui arracher la gorge au moindre faux mouvement. Ça n´était encore jamais arrivé.
En tout cas ce soir, il ne ce passait rien. J´étais assis en haut des trois marches qui permettaient de gagner l´entrée de la maison, dehors. Et de là, je scruptais les environs. Il n´y avait personne, la rue était déserte. C´est alors que les cinq braqueurs sortirent de la maison avec un sac d´argent et m´appellèrent pour que je les rejoignent. Ce que je fis sans plus attendre.
Une fois au complet, nous grimpions tous dans une des trois voitures que quelques collègues avaient pris soin de garer. Par contre, nous ne devions pas être plus de deux dans chacune d´elles. Je ne savais pas pourquoi, surement une raison de sécurité. Dylan me fit signe de monter avec lui.
- On se retrouve à la planque. Dit-il aux autres.
Pendant le trajet, il ne parla pas. Il se concentrait sur la route et regardait sans cesse dans son rétroviseur. A mon avis, il surveillait qu´aucune voiture de police ne nous ait pris en chasse.
Une fois arrivés à la planque, nous remarquions que les autres étaient déjà là.
- Tu as fait du bon boulot, merci ! Me dit Dylan.
Ouais ouais et merci qui ?!
Nous descendions de la bagnole et entrions de ce grand hangar que nous surnomons « la planque ».
Une fois à l´intérieur, Dylan alla jusqu´au frigo, sortit un morceau de steack qu´il me tendit et ajouta avec un grand sourire :
- Merci mon chien !