Voila! Ma new Fic, dans un tout autre style. J´espère qu´elle plaira à certain.
Chapitre Premier/
Landerot posa un genoux à terre. D’une main habile et professionnel, il tâta la terre fraîche à ses pieds.
_ Ils ne sont plus très loin, scanda le chevalier. Sa voix était puissante et faisait preuve d’autorité.
Landerot se releva, épousseta son pantalon en tissu noir puis sauta sur le dos de son destrier. Un coup d’éperon, les chasseurs repartirent en quête de vengeance. Sous les hauts bois, la pâle lumière du soleil levant filtrait avec difficulté. Une forte humidité résidait au cœur de la forêt et l’atmosphère saturée aurait gênée de nombreux chevaliers, mais pas ces combattants d’élite. Aux galop, le groupe des poursuivants foulaient les terres avec acharnement. Seule la mort les attends, pensa Landerot en donnant un coup violent sur le flanc de sa monture. Le chef des Chevaliers jeta un œil derrière son épaule. Ses quatre alliés le suivaient à la trace, toujours aussi fidèle et juste. Dans sa course effrénée, le Chevalier remarqua quelques renards et même un loup. Mieux vaut ne pas avoir à passer la nuit ici, marmonna Landerot dans une grimace. Lorsqu’ils arrivèrent à l’orée de la forêt, un sourire rayonnant se dessina sur les lèvres du chef. Les abords du bois formaient une petite colline, ce qui conférait à Landerot une vue imprenable. Au loin, dans un champs d’avoine, quatre Nains couraient en gémissant, toutes sortes d’objets virevoltant autour d’eux: Des bottes, des fruits et légumes, des bijoux et même des armes.
_ Vous deux, hurla Landerot en pointant du doigt ses meilleurs chevaliers. Ramenez moi ces voleurs ici et en vie!
Les cavaliers hochèrent la tête dans la foulée et se ruèrent sur les fuyards. Des cris apeurés s’élevèrent du groupe des brigands. Du haut de son trône naturelle, Landerot vit un de ses hommes frapper du plat de sa lame un Nain, pour montrer l’exemple. Une poignée de secondes plus tard, les créatures étaient à genoux face à Landerot.
_ Vous avez volé des armes, bijoux, vivres et vêtements. Cria à demi le Cavalier. Par les lois du Royaume d’Iliador, la seule sentence juste est honnête est…
Landerot prit une pause, puis lança dans un souffle:
_ La mort.
Il dégaina son épée dans un chuintement strident puis s’avança vers le premier Nain, plus petit en âge que les autres.
_ Non! Hurla un confrère du condamné à la barbe couleur poivre. Laissez mon fils, je vous en prie! Tuez moi si vous le voulez, mais épargnez ma famille!
La frêle créature était à genoux, les mains jointes vers Landerot. De grosses larmes coulaient le long de ses joues rougies. Du sang s’échappait de son menton entaillé; C’est sûrement lui qui a pris le coup de lame, pensa le Chef.
_ Aucun voleur ne repart en vie après avoir fait ma rencontre. Sèche donc tes larmes et meurt dans l’honneur, Nain. Ton fils…
Landerot se retourna violemment face au plus jeune des Nains. Puis il poussa un long soupir, leva son glaive et l’abattit férocement sur la créature, qui s’éteignit dans un souffle rauque. Le père de la créature hurla de désespoir et tapa des poings sur le sol.
_ Calme toi, Nain. Ton fils n’a eu que ce qu’il méritait, et il est mort dans l’honneur grâce à moi.
_ Vous êtes un monstre! Gémit le nain en relevant la tête, à présent toute barbouillée de sang et de larme. On crève de faim, Chevalier arrogant! Des dizaine de Nains meurent chaque jour parce qu’ils n’ont rien à manger! Votre roi n’a pas de cœur! Depuis toujours, nous avons été alliés et aujourd’hui, vous nous laissez mourir en fermant les yeux!
_ Tais toi! Hurla Landerot. Vexé des paroles du Nain, il frappa celui ci à l’aide de son gantelet d’acier d’un revers de main. Comment oses tu critiquer notre Seigneur devant moi!
Dans un élan de violence, Landerot tînt d’une main ferme son épée et coupa la gorge d’une Naine, puis en effectuant une pirouette gracieuse et planta sa lame dans le ventre d’une autre naine, plus petite. Toute la famille du Nain avait été massacré sous ses yeux. La rage le consumait de l’intérieur, mais il ne parvint pas à bouger.
_ Agenouilles toi, ignoble créature!
Le Nain ne bougea pas d’un pouce. Avec de grands yeux rond emplis de larme, il fixait Landerot.
_ A genoux! Scanda à nouveau le Chef.
Mais la créature n’en avait que faire. La mort ne l’effrayait plus. Un sentiment de pitié le submergea soudain et il murmura:
_ Puisse votre âme être sauvé, Chevalier. Votre cœur est aussi sombre qu’un Démon.
Landerot serra les dents à s’en faire mal à la mâchoire. Jamais dans sa vie il n’avait été insulté de la sorte par une telle créature. Son teint si pâle de nature vira au rouge, et il souffla:
_ Vous deux, Agenouillez le.
Les deux cavaliers opinèrent dans un hochement de tête, et le Chef aurait juré voir du regret dans les actes de ses chevaliers. Le duo d’homme appuyèrent fermement sur les épaules de la créature.
_ Pour vol, fuite et injures répétées, je vous condamne à mort. Puisse votre âme être épargnée par le Passeur.
La phrase de Landerot résonna un moment, puis une lame fendit à nouveau l’air et une giclée de sang s’éparpilla sur le sol boueux, un sang noir.
Le chemin du retour fût épuisant pour Landerot, tant physiquement que moralement. L’audace de ce Nain l’avait réellement blessé. Lui, sans cœur? Il ne faisait que respectait son Roi, et son Royaume.
_ Ce Nain ne méritait pas de mourir.
La voix d’un des Cavaliers fît stopper le cheval de Landerot. D’une main tremblotante, le Chef tâtonnait le pommeau de son arme, puis fit volte face les yeux humides:
_ Comment oses-tu, Griphon! Cria à nouveau Landerot, dont la voix commençait à perdre en intensité.
_ Je dis ce que je pense, maître.
_ Fermes la! Je suis ton Chef, c’est moi qui donne les avis, qui juge ce qui est bon et qui te commandes!
_ Seul Iliador me commande.
Les trois autres cavaliers baissèrent la tête, ne voulant en aucun cas prendre part au conflit. Griphon était aimé des Hommes, c’était le second de Landerot.
_ Alors tu ne me respectes pas…
_ Je vous respecte, Landerot. Mais certains de vos actes sont réfutables.
_ Tu n’as aucun droit sur moi, Griphon!
_ Je prends ce droit.
_ Que voulez tu que je fasse! Scanda Landerot en levant les bras au ciel. Il a manqué de respect à notre roi, et lui et sa famille avaient pillés notre Royaume!
_ Ils meurent de faim. Seul leurs instincts de survie les pousses à agir de la sorte. Ce Royaume…Il clame sa bonté envers le peuple… Il n’aide pas ses anciens alliés. Vous, vous avez tué un fils cruellement sous les yeux de son père, par pur vengeance. Puis sa femme et sa fille. Enfin, vous l’avez humilié, en l’agenouillant, et ce juste par vengeance personnel.
_ Tu vas trop loin, Griphon… gémit Landerot les yeux à présent emplis de larmes.
Le second de l’escouade poussa un long soupir significatif, puis le silence ravagea la forêt. Le voyage du retour se réalisa sous les murmures incompréhensibles de Landerot et ses gémissements incessants.
PS: C´est quand même plus long que les ptits morceaux d´avant nan?
C´est toujours très aéré, je sais 