Bonjour à tous
Etant donné que ma première fic est un fiasco total, j´ai décidé de me lancer dans un autre style, la Fantasy. Donc je vous poste maintenant le prologue, espérant que cela plaira à certain
Prologue:
Maërick jeta un œil anxieux par dessus son épaule, tout en agrippant fermement les rennes de sa monture. Derrière lui, deux Chevaliers à dos de dragon fendaient l’air à une vitesse ahurissante. Le souffle puissant de l’air irritait le fin visage du Prince et attaquait ses yeux secs.
_ Allez, Dragon! Plus vite!
Il éructait ses ordres avec un brin de peur dans la voix. Si les Chevaliers l’attrapaient…. Il n’osa pas imaginer la suite et continua de taper violemment de ses bottes en cuir le flanc de l’animal. Une centaine de pieds plus bas, la mer resplendissait sous la lumière aveuglante du soleil, calme et sereine. Maërick pensa à sauter dans l’eau et mourir dans les méandres de cette étendue bleue, mais une lueur d’espoir continuait de briller dans l’âtre de son cœur. Dans sa tête passait en boucle tout les visages des personnes qu’il aimait tant. Celui de son père, à la fois fatigué et jovial, puis vint celui de sa femme qu’il chérissait plus que tout au monde. Ses pupilles bleue comme la plus belle des mers brillaient de mille feux. Soudain, un cri perçant le ramena sur terre et faillit le faire tomber à la renverse. D’une main ferme, il attrapa les deux rênes et se recala sur le dragon. De plus de cinq mètres de long, les ailes de la créature battait l’air avec vigueur en exécutant des moulinets gracieux. Avec horreur, le Prince remarqua une désagréable vérité; son dragon ne tiendrai plus longtemps. Le souffle de celui ci se faisait de plus en plus rauque, il renâclait fréquemment et sombrait inévitablement vers la mer. Comme une frêle poussière, l’espoir de survivre s’envola. Il n’y a plus qu’une solution, pensa le Prince en dégainant son épée du fourreau attaché au flanc de la bête. Glaive serré de sa main droite et moite, il tira de sa main gauche une des rênes et pivota pour enfin retrousser chemin, droit vers ses assaillants. Les deux Chevaliers exprimèrent une grimace pleine de mépris et agrippèrent à leurs tour leurs armes.
La lame du Prince rayonnait avec honneur. Maërick fonça sur un des chevaliers et se leva sur le dos de son dragon. Il avait était formé par les meilleurs Maîtres, l’équilibre ne paraissait en aucun cas un problème pour lui. Le Chevalier poussa à nouveau un cri strident puis pointa son arme droit sur le Prince. Sur les lèvres de Maërick se dessina un sourire narquois; Il avait peut être surestimé ses adversaires. En tout cas, ce Chevalier était un piètre combattant et il fallait d’une seule attaque pour que le Prince juge son ennemi. Avec agilité, il se courba et entendit au dessus de sa tête l’épée fendre l’air. Lorsque le dragon du Chevalier fut à sa hauteur, Maërick planta son glaive dans le flanc de la créature, qui échappa un hurlement de douleur avant de chuter vers l’étendue miroitante.
_ Un de moins! Cria Maërick à présent serein.
Le dernier des Chevaliers, seul et inexpérimenté regarda le Prince avec de grands yeux ronds. Puis, sans prévenir, il s’enfuît à toute jambe, ou plutôt à toute aile. Maërick attrapa son arc maintenue dans son dos, prit une flèche de son carquois en daim et coupa sa respiration le temps de viser.
En cette belle matinée ensoleillée, une flèche trancha l’air et termina sa course dans le crâne d’un jeune Chevalier.