Bonsoir à Tous. Merci d´être entré sur mon topic.
J´ai écris une histoire, à vous d´en juger. Mais soyez indulgent je suis plus jeune que vous ne le pensez ^^. J´ai passé de nombreuses heures sur ce texte.
J´accepte toute sorte de critique, bonne ou mauvaise.
Bonne lecture
Descente en Enfer.
(Histoire d’Hooligan )
De
ULTRA-CASUALS.
Je me réveille avec le sourire aux lèvres. Rare sont les jours ou je me lève de bonne humeur. Mais là, là ce n’est pas un jour comme les autres. Nous sommes le 17 avril 2011. Cela fait exactement cinq ans que l’on attend ce jour. Les souvenirs se bousculent dans ma mémoire, je ressens une vrai montée d’adrénaline rien que de penser à ce jour. Cette rencontre peut paraître si insignifiante pour beaucoup de monde. Mais pour les personnes comme moi, c’est un jour exceptionnel. Je me lève, mon plancher est glacial, je me dirige vers la salle de bain pour me rincer le visage. Je me regarde dans le miroir, j’ai les yeux fatigués et les cernes commencent à se dessiner sous mes yeux. La nuit a été dur du à l’anxiété du lendemain. Il est exactement 9h37 d’après mon réveil à cette heure là j’aurais du être au travail. Mais non, pas aujourd’hui car j’ai pris un jour de congé. Je me pose sur mon canapé et j’allume la télévision. On ne parle que de cela à la télévision sur toutes les chaînes, le sujet principal de ce samedi 17 avril 2011 est bien sur le match de football.
« Bonjour, Mesdames et Monsieur. Cinq ans, jour pour jour. Le Paris Saint Germain était rétrogradé en division inférieure. En ce Samedi 17 avril 2011, Le Paris Saint Germain remonte en Ligue1 pour le bonheur de tous les supporters de la capital. Le choc de l’année ou devrais je dire, le choc de ces cinq dernières années aura lieu ce soir : Paris Saint Germain – Olympique de Marseille. »
Un frisson me parcourre le dos en entendant cette phrase. L’impatience ne fait que s’accentuer. La chaîne deTF1 ne fait alors que passer en boucle les images des PSG-OM de ces 20 dernières années. On prend toujours du plaisir à regarder ces images quand l’Om gagne, on sourit en regardant le but de Cana lors du OM-PSG 2005 (Cana ancien joueur du PSG marque alors avec sa nouvelles équipes contre ses anciens coéquipiers). On se remémore l’ambiance des tribunes et les quelques claques distribués aux supporters adverses ainsi que la bonne bière qu’on ingurgite avant le match.
Les images continuent de défiler, puis les souvenirs un peu plus douloureux apparaissent : la série des grand huit dont TF1 se fait un plaisir de nous le rappeler (Série des grand Huit c’est lorsque Paris avait infligé à l’Om, huit défaites consécutives). Ainsi que le match OM-PSG à domicile ou nous avions été humiliés 3-0 grâce à un certain Ronaldinho. On en profite alors pour lui lâcher quelques amabilités à cette enflure. L’émission touche à sa fin, les quelques minutes qui restent sont consacrées aux violences dans et autour du stade, un présentateur invite à calmer les vieilles rancunes, à faire une trêve car « ce n’est que du football », patati et patata. Satané journalistes, c’est vraiment la sous espèce avec les médias. Ils disent vouloir calmer le jeu, mais dès qu’il y a un brin de violence c’est les premiers à mettre le feu aux poudres. Pas d’inquiétude ce soir ils vont en avoir de la violence. Cinq ans sans une vraie baston Om-PSG, cette fois-ci cela va vraiment éclaté, on est surexciter et ultra motivé sur la Canebière, j’espère qu’ils le sont autant à Paris, car ça va être terrible. J’ai rendez vous avec Harry et Fred à 10h30 dans un Pub pour terminer les derniers préparatifs. Je m’habille rapidement et j’enfile mon manteau à une vitesse folle et je ferme la porte à double tour. Dans moins de 11h je serais au Parc des Princes devant le match le plus important de la saison.
Chapitre II :
J’arrive au Pub, Fred et Harry sont déjà là. Un invité surprise est autour de la table c’est Christophe, il ne devait venir qu’à midi, tant mieux, plus on est de fou, plus on rie !
Autour de la table, 30 à 40 personnes qui suivent la discussion des leaders avec attention. J’arrive, je sers la main à tout le monde. Les plus jeunes me regardent avec respect car ils connaissent mon passé et mon vécu sur toutes les actions que j’ai faites mon groupe et pour mon club. La passion que j’y mets est reconnue dans toute la ville. Le nombre de match que j’ai loupé ce compte sur ma main.
-« Salut Tom, assis toi vite j’ai beaucoup de chose à te dire pour cette après-midi. Le départ du train est fixé à 14h, tout le monde doit être prêt pour 13h30, le temps que l’on fasse monter tous le matos dans le train. Donc 13h30 pile à la gare Saint Charles.
-Ok, y aura quoi comme matos de prévu ?
- Beaucoup de torches, des fumigènes, les tambours, barre de fer, couteaux on ne sait jamais ...
-Tu sais que je n’aime pas ça Harry, les lâches utilisent les armes, nous ne sommes pas des lâches. Mes poings seront mes seules alliers dans la bataille, désolé.
-Ne commence pas Tom, ce n’est pas une question d’être lâche ou pas, combien de fois on va devoir te le dire. Si un connard de parisien se ramène avec un couteau de cuisine en face de ta geule, tu crois qu’il va t’épargner ? Non il va te crever comme une merde, ils ont tellement de haine envers nous, qu’ils sont bien décidés à n’en épargner aucun. Ais-je bien été clair ?
-Oui j’ai compris Harry.
-Bien, reprenons. Tout le monde sera présent cette après-midi, les jeunes et les plus vieux qui ont décidés de nous porter main forte. Nous serons 350 à 400 à prendre le train tout à l’heure dont 75 à 100 à être bien motivé. Autant dire que ça va faire mal, ça va faire très mal. »
Fred se met à rigoler, il sourit à l’idée d’aller mettre une branlée aux parisiens.
-« Aujourd’hui, c’est notre revanche. Les Parisiens savent qu’on les attend, mais ils ne savent pas à quel point nous sommes motivés pour les dérouiller. »
Fred monte sur la table, soulève son verre devant le pub tout entier et s’exclame :
« Ce soir, mes amis, après cinq longues années à attendre ce match. Notre patience va enfin être récompensé ! Je lève mon verre à tous les supporters présents dans ce bar afin que vous m’accompagniez, moi, Fred, Tom et Christophe à Paris ce soir. Nous allons enfin montrer à ces fascistes (C’est le cliché des Marseillais envers les Parisiens. Cette réputation étant surtout dû au Kop Of Boulogne) de Parisiens qui règne en maître sur tous les supporters de France ! Oui je vous l’affirme mes frères, ce soir MARSEILLE CAPITALE, PARIS CAPITULE ! »
Toutes les personnes présentes dans le pub se lèvent et reprennent frénétiquement et avec enthousiasme la réplique de Fred : « Marseille capitale, Paris capitule »
Il faut l’avouer Fred à toujours été un grand orateur, il a toujours trouvé les mots justes pour motivés les foules, ce matin là, il avait encore réussi.
Le dîner se passe tranquillement, chacun étant en pleine réflexion pour ce soir. Les minutes passèrent rapidement, chacun essayait de parler d’autre chose mais finalement on retombait toujours sur le match de ce soir. C’est 13h20, il est temps de partir à la gare saint Charles.
Chapitre III:
Arrivé là-bas on compte les membres comme à l’école, faut dire qu’au niveau intellectuel ça ne vole pas plus haut.
Le compte y est, tout le monde est là. Les 371 personnes attendus ont fais connaître leurs présences. Les wagons commencent à se remplir petit à petit. Quand à nous, les quatre leaders nos soucis se tournent autre part, la tache s’annonçait dure, il fallait faire pénétrer tous le matériel dans les wagons. Fred s’occupe des contrôleurs et moi des CRS présent à l’entrée de la rame. Sans trop de soucis, nous réussissons à tout faire rentrer. Seulement, le nombre de CRS présent aux départs de nos wagons nous laisse perplexe, une bonne 50aine de CRS aux départ de Marseille, qu’est ce que se sera à l’arrivée ?
Il compte nous envoyer l’armée ou quoi ?
Trop de questions, on est enfin rentrée dans la train, le matériel est là, tout le monde est là. Il faut nous reposer, on demande aux membres d’éviter les poussées vocales et les chants car il faut s’économiser pour ce soir. Malgré cela quelques uns lancent des chants sur le PSG, que nous reprenons bien sur avec enthousiasme en dépit de ce que nous avions dis dix minutes plus tôt. La montée vers la capitale se passe tranquillement, Fred s’est endormi, Christophe aussi. Seul Harry et moi réussissons à combattre le sommeil. La sécurité arrive dans notre wagon, je m’empresse d’engeuler les jeunes derrière qui tapent contre le distributeur. Je leur dis que ce n’est pas le moment de se faire remarquer, qu’ils auront toute la soirée pour casser des trucs. Je range le couteau de Fred posé sur la table afin d’éviter tous soupçons.
Le chef de sécurité passe à côté de moi, je ne peux m’empêcher de lui balancer quelques piques.
-« C’est gentil monsieur, de nous assurer une telle sécurité, nous ne sommes pourtant pas des VIP. »
Le gars de la sécurité me regarde d’un sourire niais avec l’air de dire, si cela ne tenait qu’à moi je vous laisserais vous taper dessus.
On arrive à 20km de la gare de Paris, plus personnes ne dors, tout le monde est à la fenêtre à observer les gens de la capitale. Nos jeunes s’empressent de leur montrer leur arrière train. On croise quelques personnes avec des écharpes de Paris, échange d’amabilité avec eux tout le monde leur tend les doigts majeurs. On arrive à la gare, des CRS partout on se croirait en guerre civile ! Il est 19h30.
Des flics nous escortent dès la sortie avec des matraques et vitres de plexis glaces.
Un gars se tourne vers moi et m’agresse :
-« Fais pas le con sale connard, sinon tu vois mon putain de flingues je te le carre dans le visage, ok ?
« T’es vachement poli avec les étrangers comme mec toi» répliquais-je.
« Te fous pas de ma geule, sale blaireau ! »
A part les CRS tout le monde est de bonne humeur, je sens que l’on va bien s’éclater ce soir.
Fred comme d’habitude met l’ambiance en lançant un :
« Ce soir on vous met, ce soir on vous met LE FEUUUUUUUUU, ce soir on vous met, ce soir on vous met le FEUUUUUUUUUUUUU » Toute la gare se met à reprendre en cœur ce chant, les CRS sont complètement dépassé par l’évènement. On est transporté peu à peu vers le stade plus on s’approche du but et plus le nombre de CRS augmente. On est 700 à 800 supporters à vue d’œil car les autres supporters venus en bus ou en voiture, rejoignent le cortège. Devant moi une marrée entière de CRS un bon millier. Cela me soulève le cœur. L’adrénaline monte peu à peu, c’est encore mieux que la branlette comme sensation. Mon cœur s’accélère, encore et encore. Les « MARSEILLAIS ENCULE » se font de plus en plus distinct, les impactes de projectiles de plus en plus fort, le bruit des chiens qui hurlent et le sirènes de voitures qui résonnent, c’est l’extase mon pote, le bonheur totale. L’apocalypse est proche, ça va péter dans pas longtemps, ça se sent. Alors je profite de tous les instants comme les derniers de ma vie. Car à n’importe quelle moment un parpin peut me tomber sur la geule, une charge de CRS ou que ce soit. Harry le meneur demande le calme pour savourer l’ambiance. Il donne le mégaphone à Fred ainsi que quelques instructions. Harry me regarde et sourit, ce sourire ça veut tout dire et j’ai tout compris. Cette fois-ci c’est parti. Fred monte sur les épaules de Harry et domine la foule de supporters.
-« On y est ! ON Y EST ! ON Y EST » Fred reprenait ces mots avec frénésie. Le calme se fit dans la foule pour l’écouter.
-« Ne les entendez vous pas ? N’entendez vous pas tous ces parisiens qui reprennent des Marseillais enculés ? Moi je les entends, il nous déclare la guerre, qu’allons nous faire ? Attendre ici et baisser notre froc ?
-« NONNNNNN répondit la foule
-« Nous allons y aller, et nous allons les EX-PLO-SER car nous sommes l’armée des MARSEILLAISSSSSSSSSSSSSSS !! !
Un cri de guerre, de joie, tellement intense se fit sentir que je ne peux le décrire ici, il fut si prenant qu’un froid parcourra mon dos et m’hérissa les poils.
Un CRS intervint et geula à ses collègues :
-« Ne le laisser pas parler, il va nous déclancher une émeute, les Parisiens sont justes derrières »
Un CRS armé de sa matraque charge sur Fred, je le chope par le col et lui dis :
-« Je serais toi, je n’essaierais même pas » en lui brandissant mon poing.
Un Crs arrive pas derrière et me frappe à la tête avec une matraque.
Fred crie de toutes ses forces dans le mégaphone !
-« CHARGEERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR »
Une masse si importante fonça dans les CRS dévastant tout sur le passage tel des éléphants. Je vous l’avais dis que ça allait péter...
Mon esprit bande comme pas possible, c’est tellement bon ! Des centaines et des centaines de supporters s’abattent sur les CRS, les coups pleuvent, je me jette dans le tas comme un enragé, les deux pieds en avant, en repensant au coup de matraque. Le CRS s’étale et je frappe de toutes les forces à travers la visière de son casque jusqu’à que cette dernière lui éclate au visage. Je suis dans le Nirvana, et je fonce encore plus déterminé dans le tas de CRS. Les parisiens sont bien décidés à en découdre, il nous balance tous ce qu’ils ont entre les mains. Des pluies de projectiles volent dans le ciel, un moellon vient s’abattre sur mon voisin de derrière. Des chaises percutent les CRS, quant à moi un objet non identifié vient percuté mon épaule droite, une vive douleur se fait alors ressentir. Je continue d’avancer, le peloton de CRS est complètement submergé ! On va bientôt y arriver, cinq ans que l’on attendait une telle baston et voilà les parisiens à dix mètres de nous ! On continu de forcer, les parisiens font de même, les CRS sont alors pris dans un étau, on continue, plus que cinq mètres, quatre mètres, trois mètres, et puis tout à coup la lignée de CRS rompt violemment , nous laissant le passage libre alors, on fonce !
Je suis en première ligne et bam j’envoie un direct pleine tête à l’un des ces connards de parisien, mon coup violent lui déplace le nez !
Harry est derrière moi, il geule comme un veau, se jetant à corps perdu dans la bagarre, il dégaine son énorme couteau et vient le planter dans le ventre d’un parisien. Un cri strident retenti, me coupant mon action.
On croit que c’est enfin bon, que l’on va enfin pouvoir leur mettre une raclée mais non la police anti-émeute lâche les grenades lacrymogènes, et on entend les premiers coups de flashball, ils ne rigolent pas les keufs. Par réflexe tout le monde recule, on détale comme des merdes pour éviter de terminer au poste si tôt alors que la fête ne fait que commencer. On fuit par les lignes latérales des CRS complètement ravagées, on continu de courir dans les ruelles secondaires. Puis on s’arrête complètement essoufflé par notre effort, on se regarde tous, on rigole, on sourit. Putain que c’était bon, une bonne fight comme ça. On regarde si tout le monde est là, Fred, Christophe et Harry, après y a tout les membres actifs, Boulbi, Corp c’est bon tout le monde est là. A peine le temps de se reposer que des sirènes retentissent, on se glisse alors à l’intérieur d’un bar pour plus de sécurité.
Voilà les 3premiers chapitres, les deux derniers arrivent.
Chapitre IV:
Il est 20h15, on a intérêt à ne pas traîner si on veut rentrer dans le stade. On se met en route après quelques minutes de repos bien mérité.
Arrivé devant l’enceinte profil bas, capuche baissé, on regarde le sol et on avance à travers la foule afin de ne pas se faire remarquer. C’est pas qu’une émeute ici nous aurait déplu, mais bon on est une dizaine et là c’est 100 parigots, il faut être suicidaire pour tenter ça. Surtout qu’on a prévu quelque chose d’extra’ après, soyons patient.
Je planque mes 3 torches dans mon froc, Christophe et Fred font de même. Quand à Harry il y range son couteau. J’ai quand même du mal à m’y faire, le dire c’est une chose mais le faire s’en est une autre. Harry avait vraiment buté ce pauvre gars. Harry était vraiment un gars super dans la vie, mais là il était aller trop loin. Je ne pouvais pas m’empêcher de le regarder différemment. On passe devant la fouille, le steward me retire mon briquet, je proteste, lui disant que j’ai envie de fumer, il me réplique alors :
-« T’inquiète pas, tu vas en recevoir sur la tête des briquets dans la stade »
Je lui souris, je lui refile mon briquet, il oublie sa fouille au corps et je passe tranquillement avec les torches. On arrive dans le parcquage petite pincée au cœur, cette fois-ci on y est, on y est enfin !
Il est 20h45 le match commence dans 5minutes. Le leader du parcquage donne les dernières instructions pour le tifos, les banderoles et tout le tralala. C’est l’heure, je sors mes torches, me prépare à les allumer, encore 1 min avant le début. La pression monte de plus en plus rapidement. Le capo monte au grillage c’est le signal, j’allume mes trois torches en même temps, le tifo se déploie, les banderoles fleurissent dans la tribune, les fumigènes sont de la parties, des centaines de torches s’allument en même temps dans la tribune, le résultat visuelle sera garanti, les joueurs entrent sur le terrain et les chants commencent, « Marseillais, ALLEZ , Marseillais ALLEZ ALLLEZ , MARSEILLAIS ALLEZ , MARSEILLAIS ALLEZ ALLEZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ ».
L’ambiance s’annonce tendu, les parisiens nous in jurent pendant tous le premier quart d’heure, on fait de même dans le second. Sur le terrain rien d’extraordinaire, équipe de mercenairez qui ne pense qu’au fric, le jeu produit est désastreux, mais rien à faire on continu de chanter, de faire les pogos et d’encourager. L’ambiance n’a jamais été si bonne depuis fort longtemps ! C’est la mi-temps 0-0 au tableau d’affichage c’est pas étonnant vu comme ça joue mal des deux côtés.
On comptait passer la mi-temps au bar comme tous les samedis mais pas cette fois-ci. Le téléphone de Harry sonne, il répond.
-« Allo
-« Baltringues, vous l’avez touché au couteau bande d’infâme.
-« Pourquoi vous étiez au poing vous ?
-« Ouais sale enculé
-« Mais bien sûr (Il rigole)
-« Vous allez le payer chère !
-« Quand tu veux ou tu veux avec le nombre que tu veux.
-« Maintenant, derrière le stade, sur le terrain vague à côté du supermarché.
-« T’en fais quoi du match ?
-« T’as vu comment ça joue ? Je préfère vous pété la geule au moins on est sur de gagner là.
-« Vous serez combien ?
-« 200 à 300 ça vous va ?
-« Parfait dans 5 min derrière le terrain vague.
-« Venez outillé bande d’enculé car on le sera, on veut vraiment en finir avec vous.
-« Vous êtes mort, à tout de suite. »
Harry fait passer le message, Fred comme à l’accoutume prend le mégaphone et l’annonce.
Le parcquage est solidaire, 200 personnes prennent place à côté de nous quatre. Tous les gens en qui j’ai confiance et en qui je confirais ma vie sont présents. On ne pouvait pas rêver d’une meilleure armée.
CHAPITRE FINAL ( V ) :
On sort du parcquage comme un seul homme, on descend tous par la porte secondaire, pour ne pas se faire repérer par les stewards. Au loin les parisiens sortent par la porte Boulogne on est à 100 mètres d’eux mais on se contient, on avance en direction du terrain vague. On ramasse tous les projectiles qu’on peut par terre. L’adrénaline n’a jamais été si importante, on flippe, on est heureux, aucune description n’est possible pour cette sensation. On est à 50 mètres du terrain vague, les parisiens sont déjà à 100-150 mètres, ils ont l’air nombreux, très nombreux. On continu tous solidaire, on se tient par les épaules, on avance tel une armée, les plus cinglés se mettent en première ligne avec leur batte de base balle, les barres de fer et autres pied de biche. Plus que 25 mètres, 20 mètres, 15mètres, 10mètres, 5mètres, on est dans le terrain vague. Les parisiens à 50 mètres, ils sont bien plus nombreux, je dirais 350à400 quasiment le double ! Ils ont l’avantage du nombre, ces connards, on risque une branlée. Mais tant pis on est là, on va pas se casser et on va tenir bon, même devant la mort.
Les deux groupes s’observent sans un mot, tout le monde profite de cet instant. Un calme absolu qui annonce la fin du monde. Harry s’avance tout seul, armée de son couteau qu’il dégaine. Il les fixe tous, puis se met à scander « MARSEILLE ». On avance doucement en les observant, des « PARIS Hool’s » se font entendre. Arrivé à 25 mètres les deux groupes chargent avec la seule pensée de détruire le groupe adverse. Arrivé à dix, quinze mètres, des projectiles volent dans le ciel, des briques, des bouteilles, des panneaux, des barres de fer.
On ramasse ce qu’il y a par terre et on le revoie direct à l’expéditeur.
Les « Paris Hool’s » sont de plus en plus proche on arrive à cinq petit mètres, les deux groupes se font face. Tout le monde charge comme un seul homme, les deux bandes se jetant l’une sur l’autre.
Les premières lignes de chaque groupe sont outillées, les coups sont rudes, le sang gicle de partout. Plus le temps d’avoir peur, quatre gars me font face, je frappe comme un dératé sur le premier. La première ligne s’affaisse, alors je fonce dessus comme un gros con qui en a rien à foutre de sa vie, les deux pieds en avant, Corp et Boulbi me suive et font de même .Les pauvres mecs se font rouer de coups, demain ces gars là, ils auront un sacré mal de tête. J’avance, je continue d’avancer, dans ce genre de baston, si tu t’arrêtes, t’es mort, alors je frappe à l’aveuglette et je pénètre dans le cortège des parisiens.
Soudain, je suis tous seul, je sais pas qui est avec qui. J’hésite à frapper, putain ce mec là il est avec moi ou pas ? Hé merde, les deux bandes se sont complètement regroupées, je ne peux distinguer personne. Les scènes se déroulent au ralenti, je vois un pauvre mec se faire dérouiller par six ou sept gars, c’est fini pour lui. J’aperçois un gars avec un sweat « Kop Of Boulogne »l’enculé lui il va morfler, je le chope par le col, l’envoie au sol, lui met un direct pleine tête K.O !
Un mec me frappe par derrière avec un objet et putain, je réalise que je suis dans la fourmilière de Paris. Je tente de m’extraire de là mais je me fais bousculer, je tombe au sol et un mec m’envoie une latte dans la figure. J’ai la geule collé au bitume, le nez en sang. Je me relève, je n’ai plus de force, Harry se débat au milieu de deux personnes, je tente de le secourir, mais au dernier moment un parisien m’attrape par derrière et un froid terrible pénètre mon corps. Il m’injure :
-« Crève, sale bâtard.»
Mon sang commence à s’écouler de mon ventre et cette enflure retire sa lame. Cette dernière était longue de 10cm. Je tombe à la renverse, je suis couché, cette fois-ci c’est terminé. Des parisiens m’entourent et se défoulent sur mon corps. Les coups s’enchaînent, rapidement et machinalement. Je ne sens plus mon corps, ils m’ont molesté, je geule, mais j’ai plus de voix, ou alors je n’ai plus la force de geuler, putain de bordel de merde je vais mourir. Je prie Dieu, de ne pas me faire crever ici, non surtout pas à Paris, ni encore moins sur ce terrain vague. Pour la première fois j’ai peur, oui je le dis, j’ai peur de crever. J’ai envie de chialer, mais je n’en ai pas le courage. Les coups se font de plus en plus violent, ma nuque va céder si ça continu ! Mes potes ils sont ou bordel ? Y a personne pour venir m’aider ? C’est donc ça la mort ? Cette putain de lumière qui vient vers vous ? Et votre vie qui défile devant vos yeux ? Mais moi y a pas d’images, ma vie elle se résume à quoi ? Les potes, la bière et le foot ? Les coups s’arrêtent nets, les mecs lapinent rapidement, qu’est ce qu’il se passe ?
J’entends des « Polices » et des sirènes, putain, je n’avais jamais été si content de ma vie de voir les flics ...
Merci de l´avoir lu bonne critique ![]()
Personne ne l´a lu et peut me donner une critique, si ça vous a plus ou pas, c´est pas si long que ça
![]()
Le début m´a rebuté, les fautes ajoutées...
Désolé, je lirais pas, surtout si il y a un quelconque rapport avec le football ![]()