Bon je m´excuse d´avance d´avoir 3 fics de moi en premiere page, mais bon j´ai été privé de ça pendant 5 jours alors soyez indulgents s´il vous plait ![]()
Bon ben voila une petite nouvelle -pas encore terminée-, dans la continuité de l´ecrivain et le peintre, mais qui n´ont bien sur aucun rapport dans le scenario^^
Bon alors bonne lecture, ou pas, et tous les commentaires, quels qu´ils soient, sont les bienvenus^^
![]()
___
Le Coffret.
Les Manuscrits Oubliés – Le Coffret
De tous temps, on vit des hommes mourir. Que ce soit par vieillesse, par maladie, par blessures. De tous temps, les hommes ont souffert, à cause d’eux, d’une catastrophe, ou d’une quelconque intervention divine. Avant d’évoluer jusqu’à leur présent état, ils en ont vécu des choses. C’est ce qu’ils appellent l’histoire. Une doctrine essentiellement composée de guerres, de ravages, d’épidémies, de phénomènes. L’homme a évolué, c’est une certitude, mais il en a entraîné des choses, dans sa course. Il a aussi été le fruit de multiples anecdotes cocasses et sordides. Il crucifie un dieu, un roi meurt écrasé par son carrosse, un tortionnaire laisse par erreur tomber le couperet sur le messie, un scientifique laisse tomber l’antidote du plus terrible des virus, un baril explose et ruine l’économie d’un monde entier. Sur le moment présent, c’est une calamité, mais des siècles plus tard, c’est un sujet de conversation. Il arrive même parfois que ces calamités subsistent, mais qu’au fil du temps, elle soit partie intégrante du décor. Un continent ravagé par la famine, un tyran sanguinaire au pouvoir, une arme laissée dans les mains d’un fou. Tout devient une habitude au fil des ans, et tout devient burlesque. Qui n’a jamais ri d’un homme qui meurt étouffé en ayant avalé de travers ? Cet homme peut être le plus anodin des paysans de la cambrousse, ou le maître du monde, un sourire fendra immanquablement notre visage. On pourrait même dire que plus l’homme est important, plus le sourire est large.
Alors tout cela, on peut aisément dire que tout cela fait partie d’une série de coïncidences, que chaque tyran naît par le fruit du hasard, que la mer monte pour une cause météorologique obscure, qu’une nation déclare la guerre à une autre à cause d’une mésentente inconnue. Il est tout à fait normal de tenir ce raisonnement. Mais il est tout aussi probable de dire que cela est le fruit d’une intervention supérieure, la cause de quelque chose de bien plus grand, que tout est dirigé par un homme, un homme riant de ces désastres. Tout enfant s’amuse en arrachant l’aile d’un moustique, pourquoi quelqu’un ne rirait pas en voyant un petit monde propre et cohérent se tordre de douleur à cause d’une trop grosse vague sur un trop petit continent ? Tout est question d’échelle, c’est une certitude.
Et bien figurez vous que, contre toute apparence, la deuxième solution est la bonne. Et figurez vous qu’un homme l’a découvert, alors qu’il se rendait simplement à son bureau et eut cogné une poubelle. C’était un jour lointain d’une année maintenant tout aussi lointaine, et dans un lieu qui n’existe plus. Alors qu’il trébuchait, il remarqua un objet étincelant s’éjecter de la boite nauséabonde. Etonné de voir quelque chose – en apparence– aussi précieux dans une poubelle, il se dit tout d’abord que ce ne devait être en réalité qu’un bibelot en argent plaqué, qu’on voit dans les boutiques de souvenir. Mais, on ne sait pourquoi, il examina plus attentivement l’objet, et ce fut son regard qui étincela. C’était un magnifique coffret richement orné. On y discernait plusieurs motifs sertis sur le couvercle, en particulier un aigle et un rat dans une attitude de duel. De nombreuses pierres précieuses étaient serties sur le coté, émeraudes et rubis en grand nombre, représentant cette fois des éléments naturels, des océans, des forêts ou des flammes. On pouvait facilement confondre le coffret avec celui d’une femme aisée, à un détail près : le couvercle était attaché à la base par une serrure en or, discrète mais apparemment efficace.
On ne pouvait pas se tromper, que les bijoux fussent faux ou non, il ne pouvait pas laisser passer cette chance du destin. Cette chance, quel grand mot ! Pauvre homme. Enfin, tout dépend du point de vue duquel on se place. Toujours est il que ses doigts saisirent la relique, et les glissèrent dans les larges poches de son veston. Bien sur, avec discrétion. Quelle honte de garder pour soi un bibelot trouvé dans les immondices ! Tout fier de lui, il continua sa marche en sifflotant, et gagna son travail. Précisons que l’homme en question était un journaliste.
Arrivé sur les lieux du futur crime, il s’assit au fond de la pièce lui servant d’office, ferma les stores, enclencha la lumière, et examina son trésor. Mais rien de nouveau ne lui apparut, car la serrure était apparemment impossible à forcer. Il usa de cures dents, d’épingles, de stylos, de ses dents, mais rien à faire. La serrure ne cédait pas. Déçu, il engouffra le coffret dans les méandres de son bureau, et reprit le travail de la veille, dont l’intérêt nous importe peu. Mais une seule minute ne s’était pas écoulée que la porte de son office fut ouverte à la volée et qu’un homme s’y engouffrait. A en voir la couleur du visage de notre héros, on devinait que le nouvel arrivant était son directeur. Qui lui n’avait pas le visage blanc, mais rouge. De fureur ou de honte, on ne saurait le dire. Mais il était rouge. Et il parlait comme un aliéné. Il disait qu’un homme avait été éventré au rez-de-chaussée, que le meurtrier l’avait laissé avec le katana dans les intestins à l’air, et qu’il fallait faire attention, au cas où il reviendrait. Lui pendant ce temps, appellerait la police. Et puis, sur un ton moins bourru, il l’informa d’une grave épidémie de peste survenue dans une zone d’Afrique du sud, et qu’il fallait faire un article la dessus. Après lui avoir donné quelques papiers, il sortit.
Et à ce moment, on ne sait pourquoi, il y eut un timide déclic dans l’esprit de notre homme, et il ouvrit un tiroir, retira sa boite – car il avait décidé qu’à partir de ce moment, elle lui appartenait–, et la posa une nouvelle fois devant lui. Deux choix s’imposaient à lui à présent, et par chance, –encore une fois, tout dépend du point de vue– il choisit le plus terrible. Donc, soit il abandonnait la pensée qui avait surgi en lui, car c’était une idée abracadabrantesque, soit il la suivait. Précisons avant de faire part de cette pensée, que l’homme en question est également un écrivain de fantastique, et également ce qu’on appelle un rêveur. Il est donc compréhensible de voir cette pensée surgir en lui. Pensée qui était celle ci : cette boite est celle de Pandore.
Fou, dément, insensé, impossible, et pourtant, c’est ce qui lui était venu à l’esprit. Un homme normal se serait dit que, par une curieuse coïncidence, il s’était emparé de cette boite et que, au moment même, deux événements relativement graves étaient survenus. Tout n’est que coïncidence, ce genre de choses arrive souvent. Bien entendu, c’est ce qu’un homme normal se serait dit, mais comme nous l’avons précisé, notre héros n’est pas tout à fait normal. Et précisons en l’occurrence que notre héros ne s’était pas trompé : cette boite est bien celle de Pandore.
Ayant compris cela, il se demanda naturellement à quoi pourrait lui servir un tel trésor. Et d’abord, comme l’utiliser ? Il avait lu dans sa jeunesse le mythe de cette légendaire boite. Si elle était ouverte, les péchés du monde entier en sortiraient. Or, il ne l’avait pas ouverte, c’était donc bien difficile pour lui de comprendre comment ces deux événements étaient survenus. Alors, traversé par l’éclair du génie sans le savoir, il tapota sur la table, et par le biais de celle-ci, fit trembler ce qui se trouvait dessus, et dans le même coup, le coffret aussi. Et forcément, ce qu’elle contenait. La réaction – si tant est que l’on puisse parler de réaction pour un objet bien sur– fut immédiate.
Je vous en supplie... Pas un vent, s´il vous plait... ![]()
j´aime beaucoup tes histoires ^^ Elles sont vraiment bien. L´idée que les dimensions ( dans le sens "taille" ) sont relatives a déjà été émise plus d´une fois ( voir par exemple les galaxies dans MIB 2 ), mais c´est toujours un régal de lire ce genre de textes.
Un homme qui joue à Dieu, en quelque sorte...
Mais si notre héros est, en quelque sorte, notre Dieu, qui est l´écrivain qui, sans même être présent, est capable de raconter son histoire dans les moindres détails... ?
Un très bon texte, que je conseille...
Grand merci d´avoir lu Apoloj. Soit c´est trop court et on ne lit pas, soit c´est trop gros et on se decourage
Donc merci.
Alors une precision: bien que ces textes soient tous contruits dans le même genre, ils n´ont pas forcement de lien entre eux. Donc cet homme n´est pas forcement le Dieu de L´Ecrivain. En fait, le nom même des manuscrits Oubliés provient du fait qu´il est imopssible de savoir ou se situe les histoires. Sur Terre? sur une planete eloignée? dans un futur lointain? Ce sont juste des manuscrits, que je retranscris ici ( Oula c´est tres philosophique tout ca
).
Et l´histoire n´est pas encore terminée, le cher heros a encore quelques petites choses a regler ![]()
je sais bien que les textes n´ont pas forcément de lien entre eux, mais l´écrivain dont je parlais est celui qui a écrit la fic´ ( toi en l´occurence
) Je t´intégrais au récit, en quelque sorte, en me disant que si un homme parmis nous pouvait agir sur notre monde, comme Dieu, en secouant un coffret, qui était celui qui peut raconter son histoire sans même être présent dans la scène ?
( oui je sais, c´est philosophique et tiré par les cheveux ! lol )
Je lirai la suite avec plaisir ^^
Belle dissection de la nature humaine!
Mais, malheur à nous, la boîte de Pandora a été ouverte il y a longtemps...il n´y a qu´à se remettre aux faits! ![]()
Un ptit up, la suite arrive ce soir ou dans l´aprem ![]()
Ch´tite suite, en esperant pas etre seul une nouvelle fois
Enjoy ou pas
___
Le travail de notre héros se déroulait au cinquième étage d’un immeuble dans une rue raisonnablement fréquentée. Précision importante pour se rendre compte de la suite des évènements.
Plusieurs mètres en dessous, des dizaines de mètres, là, juste sur le sol, le bruit de pas d’un vieillard retentit. C’est un petit homme tout frêle et la tête rentrée dans les épaules, serrant dans ses petites mains arthrosées une laisse, elle même serrant le cou d’un chien.
Le coffret tremble une fois. Auriculaire.
Le vieillard a une douleur dans les mains. Il lâche la laisse, et laisse partir le chien, qui aboie et va courir sur le goudron.
Le coffret tremble une deuxième fois. Annulaire.
Une voiture conduite par un homme ayant fraîchement divorcé de la femme qu’il chérissait déboule dans la rue, mue par une tendance suicidaire et par 3,4 grammes d’alcool. Elle tourne, accélère, freine, et percute le caniche dépoussiéré, qui va s’éjecter dans l’immeuble de notre ami.
Le coffret tremble une troisième fois. Majeur.
L’animal percute avec fracas – des os et d’– une vitre du premier étage, ou téléphonait à l’instant même une ravissante petite demoiselle blonde pulpeuse téléphonant à son directeur du sixième étage, pour lui faire comprendre que la gâterie de l’après midi serait encore plus sulfureuse que celle d’hier. Mais le dit fracas lui fait pousser un cri d’horreur, dont les répercussions s’infiltrent dans les méandres du mécanisme téléphonique, et vont valser bruyamment dans les tympans du dit directeur. A ce moment, le combiné lui saute des mains, et va éclater la vitre fêlée ornant son bureau.
Le coffret tremble une troisième fois. Index...
La vitre, dont les morceaux vont flotter dans les abysses de cette rue, se plantent douloureusement dans les flancs de l’ouvrier du cinquième chargé de réparer la dite fenêtre, mais dont l’ascension est brutalement arrêtée. Il laisse tomber dans les profondeurs les pots de peinture qui garnissaient son engin, alors que lui atterrit violemment dans le bureau de notre héros, éclatant la vitre avec un boucan assourdissant. Notre héros, avant de saisir le sens de cet événement, laisse tapoter sur la table son dernier petit doigt....
Le pouce, et apothéose.
Le combiné s’écroule sur le petit vieux qui meurt sur le coup; la peinture s’écrase sur la vitre du célibataire et va le faire se percuter contre un mur – il meurt sur le coup–; la secrétaire pulpeuse trébuche dans les fils de son combiné, va rejoindre le parterre, et meurt sur le cou; et l’ouvrier tombe précisément sur un morceau de verre aigu, qui lui perce le cœur, et le fait mourir sur le coup. Et, comme si cela ne suffisait pas, notre assassin au katana s’est infiltré dans le bureau de notre directeur, et lui assène le coup de grâce.
Et, notre héros admire avec béatitude, la mâchoire pendante, son ouvrage, et l’ouvrier transpercé sur son bureau.
Cette fois ci, la boite qu’il chérissait tant avait subitement pris une signification toute autre.
pas mal cette suite. Ce petit déroulement d´actions me fait penser à un chapitre d´un livre de Stephen King, Le fléau, où l´auteur explique comment le virus s´est propagé. J´adore ce côté "réaction en chaîne", c´est toujours bourré de bonnes idées ^^
ça reste un peu plus noir que le reste de tes écrits du cycle MO, et peut-être cette suite fait-elle moins réfléchir...
Mais je ne boude pas mon plaisir, j´ai passé un agréable moment de lecture.
Il y aura une suite ?
Ouais! Merci bien de ta lecture, fidele lecteur ![]()
Oui encore une petite page, un peu moraliste, et je pense qu´on s´y attend un peu, mais je vais quand même essayer de m´en tirer, bien que ce ne soit pas mon style de predilection^^
Thx again ^^