Bon, le titre est nul, mais j´avais aucune idée p´tetre que ça me viendra quand j´aurai fini.
Donc, nouveau texte qui contiendra logiquement trois parties. C´est (encore) pour un concours donc le nombre de pages est limié, ce qui limite forcément les descriptions...
1743, France, Sud-ouest :
En ce printemps, Eude se surprenait à rêvasser, la fourche en main, le pied droit sur les dents de métal, la tête maintenue par le manche de bois ; cette saison lui était toujours apparue comme la plus réjouissante : la saison des bourgeons, de la renaissance. Tous les ans, le doux parfum des bouleaux jouxtant son terrain venait lui caressait les narines et l’emplissait d’un entrain communicatif. Adolescent, déjà, il lui arrivait de s’attarder des heures au milieu de la forêt, adossé à un tronc ou perché sur des branches, à humer les différentes senteurs s’échappant de la flore environnante. « Quelle époque bénie » songeait-il.
Le croassement sourd d’un corbeau, quelques mètres au-dessus de la cime des arbres le ramena à la dure réalité. Il lui fallait à tout prix terminer le labourage de son champ, à pied de surcroit, son cheval s’étant foulé une patte, et récolter quelques légumes, sans quoi l’intransigeance des envoyés seigneuriaux le mènerait à coup sûr paraître devant leur supérieur. L’observation du soleil, s’extirpant du néant pour n’exhiber qu’une moitié de sa splendeur le pressa de manière plus vive encore.
Le coq, dressé de tout son orgueil sur un tonneau avait poussé son « cocorico » journalier depuis quelques heures déjà, réveillant la maisonnée d’un seul et même mouvement. Dès lors, Eude avait exposé l’emploi du temps de la journée à sa famille : sa femme, Emeline et ses deux fils Alix et Estéban. Sitôt fait, le chef de famille avait enfilé ses bottes miteuses, vissé son chapeau de paille troué en de nombreux endroits et avait saisi ses outils de travails, entreposés dans un cabanon à l’arrière de la chaumière.
A l’heure qu’il était, sa progéniture déambulait dans les bois, non loin de leur demeure, en quête de perdrix pour le déjeuner que mitonnerait leur mère.
Le midi, après qu’Eude eut fini de retourner la terre, la petite famille s’installa autour de la table, proche du feu où crépitaient encore les dernières bûches. En portant son regard sur les planches abimées dont la table était constituée, on devinait un filet de sang vermeil dont la course aboutissait sur le sol, témoin de l’abattage barbare de la pauvre volaille. Devant chacun, une assiette creuse, remplie d’une soupe peu ragoutante, faite d’eau, de pain rassis et de morceaux de viande. Un repas copieux pour les gens de leur statut à cette époque. Les enfants, âgés de dix ans pour Alix et douze pour Estéban, furent les premiers à engloutir leur repas dans un vacarme mêlant lapement, mâchage et déglutition. L’après midi se passa sans encombres et Eude, alors que le soleil affichait une teinte violacée, signe de sa disparition imminente, termina son calvaire dans les temps.
Comme à l’accoutumée, Emeline déposa les récoltes dans la petite brouette de bois, celle dont le châssis avait été réparé peu de temps auparavant. Puis, elle pria ses enfants de bien vouloir regagner la maison ; elle les installa dans un lit commun, leur donna un baiser sur le front, et, sa bougie à demi-consumée dans la main, avança d’un pas mal assuré vers sa propre couchette où son mari l’accueillit par des ronflements aussi discrets que des coups de canon en pleine église. La femme, d’une quarantaine d’années, déposa la chandelle sur un petit meuble, s’enveloppa les cheveux d’une charlotte et se laissa aller dans les bras de Morphée. S’engouffrant de toute part dans la maisonnée, la brise glissait sur le visage de la famille endormie dans un râle régulier ; vacillant de tous côtés, la flamme de la bougie s’évapora dans une dernière bourrasque.
Les étoiles n’eurent pas le temps de filer qu’Eude avait déjà un pied hors du lit. Chaque détail ayant été minutieusement étudié par le fermier pour l’arrivée des percepteurs, il se posta devant les écuries et attendit, caressant de sa main durcie par le travail l’encolure du cheval. Ce ne fut qu’une heure après que les deux collecteurs, Galbon et Fédeyric, daignèrent se montrer, dans leur tenue flamboyante, montés sur des chevaux au pelage brun et soyeux, chacun un carnet en main. D’un geste gracieux, l’un deux sortit une clochette qu’il agita, fier de sortir les voisins de leur sommeil. Hâtivement, Emeline enfila ses habits de la veille, et rejoignit son mari, prenant soin de ne pas réveiller ses enfants, miraculeusement restés sourds au bruit strident de la petite cloche. D’un pas lent, les étalons se stoppèrent devant les époux. Eude, point impressionné par tant de manières, saisit d’un geste sûr la brouette, et l’amena au niveau des étriers. En la lâchant, le châssis fit de nouveau défaut, et l’ensemble des récoltes se déversa sur le sol terreux, aspergeant les pattes des pur-sang :
« Qu’est-ce que c’est que cette brouette ?, aboya Fédeyric.
Agacé par tant de condescendance, le paysan tenta de se contenir, ramassa le plus de légumes possibles, et, répondit posément, de manière à ne froisser personne :
« C’est seulement le châ…
- Vous voulez nous faire croire que c’est tout ce que vous avez dans votre champ ? Vous osez manquer de respect à notre bienaimé seigneur ? »
Eude ouvrit la bouche, mais l’épée de son interlocuteur coupa court à la conversation. Le tranchant de la lame s’abattit sur sa nuque, sectionnant sa tête qui atterrit aux pieds de sa femme. Le corps, lui, s’affala dans une gerbe de sang écarlate. Alerté par les cris suraigus de sa mère, Alix colla son visage au carreau poussiéreux et ne put qu’assister, impuissant, à la mort de sa mère, une épée dans le ventre. Ses mains tremblantes sur la plaie, Emeline s’effondra et poussa un dernier cri, déchirant, avant de sombrer dans le sommeil éternel. Alix se précipita sur le corps de ses parents.
« Salauds ! hurla-t-il, la voix brisée par le chagrin. »
La mort de deux êtres ne lui ayant suffi, Fédeyric s’approcha du jeune garçon et le gifla aussi fort qu’il le put, du revers de la main. Le pauvre enfant, à terre, sanglota de longues minutes, le visage enduit d’un mélange de tomates, de boue et de sang.
Recueillis tout d’abord par le prêtre du village, ils furent vite « adoptés » par un couple dont les jeunes enfants venaient de décéder. Philippe, le mari, exerçant les mêmes activités agricoles qu’Eude, Alix et Estéban n’éprouvèrent aucun mal à retrouver leurs marques.
18 mars 1752 :
Allongé de tout son long sur son lit, Estéban ne put s’empêcher de sursauter en entendant une série de cris, tout proche. Encore à demi endormi, il lui fallut fermer les yeux quelques secondes avant de reprendre ses esprits et décrypter les paroles qui semblaient lui être adressées :
« Joyeux anniversaire ! » répéta Alix pour la cinquième fois.
Effectivement, Estéban atteignait enfin l’âge de vingt et un an : il lui avait tardé d’atteindre cette date, mais ce qu’il ignorait, c’est qu’il n’était pas le seul.
Sans qu’il ne le sache, un homme avait patienté sagement, attendant la date fatidique. Cet homme, c’était le responsable de l’église dans laquelle les jeunes garçons avaient fait un bref passage.
Pressé à l’idée de remettre enfin la lettre à Estéban, il n’avait pu trouver le sommeil et avait donc fait les cent pas toute la nuit durant. A l’aube, il s’était précipité vers un petit meuble de bois. Il avait tiré délicatement l’un des tiroirs et saisi une petite clé en or, dissimulée au fin fond du compartiment. Grâce à elle, il avait pu ouvrir un petit coffret, contenant la fameuse lettre, parsemée de légères tâches grisâtres. Le papier en main, il ne lui restait plus qu’à le remettre à son destinataire. Les kilomètres qu’il parcourut jusqu’à atteindre la maison lui parurent durer une éternité. Il s’approcha de la porte légèrement cabossée. Il plaça son poing sur le bois. Et frappa. Presque immédiatement, Philippe entrebâilla la porte, reconnut l’abbé et le réceptionna avec un large sourire.
Le visage vide de toute expression, père Florant demanda à s’entretenir avec Estéban. Le sérieux glacial dont il faisait preuve inquiéta le paysan. Le jeune homme en question passa devant la porte ; son père l’interpella.
Usant du même ton que précédemment, le prêtre l’invita à s’isoler quelque part. Estéban lança un regard d’incompréhension à son père qui lui répondit d’un haussement d’épaules.
Pas mal. Il y a certaines phrase un peu trop longues à mon gout. Le vocabulaire est assez bien choisi en géneral. Bref la suite ^^
pas trop mal, essaies de mieux aérer ton texte. Des longueurs parfois.
Mon Dieu ! Que de comms ! Si vous pouviez précisez les longueurs, les phrases trop longues... que je puiss corriger.
Y´a quelques fautes ("ses outils de travails"), mais une (autre?) relecture les éliminerait probablement toutes.
A part ça, c´est très bon je trouve, bon style tout ça. Vivement la suite.
Juste, je suis pas sûr que les précepteurs tuaient aussi facilement les villageois...fouetter à la limite, mais décapiter aussi prestement, sans aucun avertissement, me paraît un peu gros. Mais ch´uis pas un grand connaisseur de c´t´époque. ![]()
Muchas gracias Az´ ... Pour la mort du gars, j´y ai pensé que ça pouvait paraître gros, mais en même temps fallait qu´il crève
Sinon, ben pour la suite va falloir patienter au moins jusqu´a la semaine prochaine parce que là je suis en stage donc j´ai pas le temps d´écrire.
Ben oui, c´est quand même beaucoup mieux comme ça, c´est sûr. ![]()
La suite, avec un peu de retard (comment ? oui, beaucoup de retard...).
Juste pour ceux qui vont lire, le père adoptif s´appelait avant Philippe, il a changé de prénom. Il s´appelle maintenant Clovis.
Une fois installé sur un petit banc au dehors, le père Florant brisa le mystère qui entourait sa venue.
« Peu de temps après que ton frère soit venu au monde, Eude est venu me rendre visite à l’église. Comme tu le sais, ton père n’était pas un grand religieux. Je lui ai fait part de ma surprise de le voir. Il m’a alors confié cette lettre et m’a prié de te la remettre, lorsqu’il serait décédé et que tu aurais atteint ta majorité. Son visage crispé m’a tout de suite convaincu qu’il s’agissait là de quelque chose d’une extrême importance.
- Et qu’est-ce qu’elle dit cette lettre ?
Le fait que son père ait pu faire une telle chose intriguait le garçon au plus haut point. Le plus sincèrement du monde, le père Florant lui répondit :
- Je n’en ai aucune idée. Je ne l’ai pas lu. C’est un secret entre ton père et toi, je ne souhaite pas m’immiscer dans vos affaires de famille.
Désirant conclure la discussion, il tendit le morceau de papier à Estéban ; puis il se leva et emprunta le chemin qui le mènerait à son église.
Estéban se mordilla la lèvre, il hésitait. Toutes sortes de questions se bousculaient dans sa tête. Après une trentaine de secondes, il se décida : il déplia méticuleusement le bout de papier. Il pouvait maintenant voir l’écriture de son père. Savoir que son père avait ce genre de notions ne l’étonnait pas. Les trois années précédant son décès, Eude avait mis ses fils dans la confidence. Régulièrement, avant de dîner, il leur faisait rédiger de petits paragraphes. Au bout de quelques semaines, les deux enfants s’étaient révélés être de bons apprentis.
Estéban chassa ces souvenirs de son esprit pour se reconcentrer. Il s’éloigna de la maison et s’adossa à un tas de pailles, au beau milieu du champ de blé de Clovis. Là, à l’abri de tout bruit, il entama sa lecture :
« Estéban, Alix, je ne sais pas lequel d’entre vous lit cette lettre. Dans tous les cas, je suis mort. Je vais être bref, je ne sais pas comment a été fait mon héritage, mais je veux absolument qu’une chose vous soit remise. Souviens-toi de cet épouvantail que j’avais placé au fond de mon champ. S’il était là, ce n’était pas par hasard. Même si Emeline voulait toujours le changer de place, j’ai refusé. Cet épouvantail traverse notre famille depuis ton arrière-grand-père, Philippe. Lui aussi avait donné une lettre à son fils, mon père. Comme tu t’en doutes, mon père m’a remis la même lettre. Et c’est maintenant mon tour. Personne n’a jamais su pourquoi Philippe tenait tant à cet épouvantail. Je vais t’écrire mot pour mot l’énigme qu’il nous a donnée et qu’aucun de nous n’a su déchiffrer :
« Un bien pour un secret, Un bien pour mieux t’aider,
En espérant que tu aies l’œil
Qui te fera rejoindre la grotte au soleil creux. »
Malgré ses nombreuses relectures, Estéban ne saisissait pas ce à quoi son arrière grand père faisait allusion. Quant à l’épouvantail dont parlait Eude, il n’était plus en possession des deux garçons. Ainsi, selon Estéban, la première chose à faire était de remettre la main dessus. Il s’en alla donc trouver son frère et lui montra la lettre. Lui non plus ne perça le mystère.
Sans prévenir Clovis, ils abandonnèrent leurs tâches et la maison. Quelques réserves alimentaires en poches, ils s’en allèrent, sur les sentiers qui les conduiraient à leur ancienne demeure. Au bout de trois bonnes heures alternant course et marche rapide, le foyer fut à portée de vue. Mais à la place de leur maison, leur maison qui les avait vus naître, qui les avait vus grandir, et qui les avait vus partir, seules des ruines s’étaient maintenues. Les structures avaient été détruites, les champs avaient été laissés à l’abandon et tout le mobilier avait été pillé. Ne subsistait que leurs souvenirs. Réalisant que rester ici ne leur apporterait rien de plus que des larmes et des sanglots, l’aîné détacha son regard de la désolation et, trottinant, s’approcha de l’endroit où se tenait l’épouvantail. Où « s’était tenu » l’épouvantail. Il eut beau parcourir le terrain encore et encore, tout ce qu’il ne trouvait n’était que terre et légumes, brûlés par le soleil. Désespéré, il revint auprès de son frère qui lui donna une légère tape dans le dos. Estéban ne comprenait pourquoi il se sentait tant affecté par quelque chose dont il ignorait tout.
Têtes baissées, un morceau de pain dans la main, Alix et Estéban prirent le chemin du retour. Peu avant de quitter le village, une vieille dame les interpella :
« Estéban, Alix, c’est bien vous ?, s’enquit-elle, l’œil brillant, comme si elle avait à faire à des revenants.
- Euh, oui c’est nous. On se connait ?
La femme eut un petit ricanement.
- Un peu qu’on se connait, je m’occupais de vous quand vous étiez plus petits et que vos parents n’avaient pas de temps à vous consacrer. Qu’est-ce que vous venez faire ici ?
Son ton amical perturbait Alix qui n’avait aucun souvenir d’elle. Sentant la gêne de son frère, Estéban répondit.
- On était venu voir ce qu’il restait de notre maison, mais apparemment tout a disparu.
Il marqua une pause puis glissa subtilement :
- Même notre épouvantail…
Cette remarque eut l’effet escompté puisque la dame surenchérit aussitôt :
- Votre épouvantail et tous vos meubles, je sais où ils sont allés. Deux ou trois semaines après que vous soyez partis, les deux imbéciles qui ont tu… enfin qui…
- …qui ont tué nos parents, continua Alix qui fit concevoir à la villageoise qu’elle pouvait en parler librement.
- Oui, et bien ils sont revenus et ont emportés tout ce que vous aviez dans une charrette. Ils en ont fait pas mal des allers-retours. Nous, on n’osait pas trop sortir, parce qu’on savait de quoi ils étaient capables, donc, on les a laissé faire.
Ses derniers mots, confiés dans un souffle, donnèrent le sentiment aux garçons qu’elle regrettait.
Après l’avoir remercié, les deux garçons modifièrent leur parcours. Quelques indications plus tard, ils faisaient face au domicile d’un des deux percepteurs, Galbon. Une fenêtre étant restée ouverte, Alix et Estéban rentrèrent sans avoir besoin de briser quoi que ce soit. La bâtisse, sans pour autant être fastueuse, présentait bien plus de confort que la majorité des maisons de l’époque. Au milieu du salon, ils établirent la liste des différentes pièves et se les partagèrent. Vingt minutes passèrent et tous deux se retrouvèrent dans le salon, penauds. Epuisés par leur voyage, ils s’assirent sur des chaises en osier et s’assoupirent. Le soleil était sur la pente descendante et Galbon n’allait pas tarder à revenir chez lui. Le cliquetis métallique d’une clé qu’on tourne dans une porte réveilla Alix en sursaut. Il secoua énergiquement son frère, qui émergea d’un rêve visiblement agréable. L’armoire face aux chaises leur servit d’abri. Estéban laissa entrebâillée la porte du buffet. Galbon apparut, chapeau en main, le teint blafard, les yeux cernés. Le pied trainant, il s’engouffra dans un couloir ; profitant des quelques moments de répit qui lui était offert, l’aîné poussa la porte. Puis, lui et son frère sautèrent en dehors de leur cachette. Alix replaça les deux ou trois vestes qui s’étaient échappées de leur prison de bois et rejoint Estéban tandis que la porte se refermait dans un grincement strident. Le bruit alerta Galbon, qui fit demi-tour. Entendant les pas lourds de l’homme, les jeunes hommes se précipitèrent sur la poignée. Ils ouvrirent et déguerpirent, courant plus vite que jamais. La voix rauque de Galbon retentit à leurs oreilles lorsqu’ils eurent effectués une cinquantaine de mètres. Alix, devançant son frère, se retourna et s’assura que le percepteur ne les suivait pas."
J´ai été un peu paumé par les prénoms en fait, même en relisant au-dessus. Ch´ais pas pourquoi mais bon. ´fin bref. A part ça, pas grand-chose de nouveau à dire : une faute que j´ai remarquée ("pièves"), et pis aussi quelques trucs bizarres : pourquoi ils le tuent pas le précepteur? Ils sont deux jeunes hommes, et lui il doit plus êt´ tout jeune. Le temps qu´on s´en aperçoive, ils seront loin...enfin bref
J´attends la suite, texte intéressant pour le moins, et plutôt agréable à lire. ![]()
Bon, ben Az´, à ce moment là du texte, j´pense que je n´aurai pas de lecteurs supplémentaires.
Donc, par rapport à ta remarque j´ai un peu modifié, tu m´diras ce que t´en penses.
Et si y´a d´autres truc louches, dis le, ça me permets de rationaliser un peu, parce que le moyen age, c´est pas non plus ce que je connais le mieux...
"Le cliquetis métallique d’une clé qu’on tourne dans une porte réveilla Alix en sursaut. Il secoua énergiquement son frère, qui émergea d’un rêve visiblement agréable. L’armoire face aux chaises leur servit d’abri. Estéban laissa entrebâillée la porte du buffet. Galbon apparut, chapeau en main, le teint blafard, les yeux cernés. Le pied trainant, il s’engouffra dans un couloir ; profitant des quelques moments de répit qui lui était offert, l’aîné rouvrit le meuble entièrement. Puis, lui et son frère sautèrent en dehors de leur cachette. Alix replaça les deux ou trois vestes qui s’étaient échappées de leur prison de bois et rejoint Estéban tandis que la fermeture de l’armoire provoquait un grincement strident. Le bruit alerta Galbon, qui fit demi-tour. Entendant les pas lourds de l’homme, Alix se précipita sur la poignée. Mais son frère, lui, se posta devant la porte, et saisit une bouteille en verre. Il entendit la poignée se tourner. Les gonds coulissèrent. La porte s’ouvrit, laissant apparaître la silhouette vieillissante et avachie d’un des bourreaux de ses parents. Sans hésitation aucune, il leva son bras et assomma Galbon. Effondré sur le sol, celui-ci ne pouvait qu’espérer la clémence du garçon. Mais Estéban n’estimait pas sa vengeance assez forte. Il devait le tuer. Alix retint son frère d’abattre le vieil homme, malgré tout le mal qu’il lui avait fait. « Ca ne changerait à rien », lui souffla-t-il au creux de l’oreille. Les secondes passèrent sans que personne ne bouge. Enfin, au prix de quelques larmes, Estéban laissa échapper le restant de la bouteille, qui se brisa en une myriade de petits morceaux. Avant de partir, il cracha au visage de Galbon, comme son père l’avait fait avant lui. Puis, Alix et lui déguerpirent, laissant le corps inanimé ainsi."
Petit up, avant une petite suite, prévue pour un petit peu moins d´une semaine...
Bon j´ai vu que c´était court donc finalement j´ai relu. Oui, ça paraît déjà plus ou moins crédible, même si j´ai du mal à comprendre qu´un gamin qui ait vu son père se faire buter empêche se frère de tuer le connard qu´a fait ça. Enfin on peut toujours prétexter la peur des sanctions mais de toute façon, le simple fait de s´être introduits chez lui, et encore plus de l´avoir assomé, leur vaudrait sûrement la potence, cachot ou truc du genre.
Bam! Dommage qu´on ne sache pas de qui il s´agit à la fin. Et aussi un truc : ça paraît peu crédible que Théobald fasse sortir tous ses gardes. Il aurait du en poster au moins deux à la porte, et crier dès qu´Estéban le frappe.
Autrement, bon texte, bien ficelé, et on ne s´attend pas à la chute, du tout.
Bien trouvé. ![]()
Pour ma première année sur le forum (avec quatre jours de retard), j´invite tous les tarés qui apprécient les pavés à lire ce texte.
Je ne m´attends pas forcément à beaucoup de réponses mais bon, on sait jamais...