Je trouve enfin une petite maison dans l’ombre totale. Elle est située au bord d’un petit village, à des kilomètres de la grande vie citadine. Je survole les dernières habitations trop illuminées par les lueurs blanchâtres des lampadaires puis je tournois autour de la maison pendant quelques secondes. Je plonge dans la cheminée noire, je me sens chez moi, enfin. Les Humains construisent rarement de tels villages, de telles maisons. Il est dur de trouver un coin isolé, froid, humide peut-être, mais surtout hostile à l’Humain. Enfin, toujours est-il que j’ai trouvé, même si pour cela j’aurais dû chercher des nuits durantes… Cela fait un siècle de temps que je cherche à travers le monde, tout est vert, tout est beau, tout est clair, même la nuit. La Lune et les étoiles me gênaient. Là c’est bon : je suis bien accueilli par une cheminée presque aussi noire que chez notre Père ; dehors le ciel est couvert par un voile de nuages au moins aussi sombres et il n’y a qu’un jeune Humain en bas. La Lune ne perse pas ce voile horrible. Je ne sais si nous ne sommes d’ailleurs pas le jour… Peu importe, je descend.
Le jeune Humain est dans un lit avec des draps noirs, pour mon plaisir. Je le regarde quelques instants, je regarde ce qu’il pense. Non, c’est bien cela : il ne pense pas, il ne rêve pas et n’a pas rêvé de la nuit. C’est un comportement bizarre chez un Humain, mais c’est ce que j’aime, je suis bien tombé là où il fallait, j’ai bien fait de chercher si longtemps. Tiens, il ne respire pas non plus, c’est bien. Je regarde son cœur, il n’a aucune pulsation, il ne bat pas. C’est encore mieux. J’entre en lui, je le réveille horriblement. J’adores cela, je sens tout ce qu’il ressent : je suis lui.
A l’instant précis où il a ouvert les yeux il a poussé un cri déchirant, tout le village à dû être réveillé, j’en suis sûr. C’était un cri que j’aurais voulu voir durer éternellement, un cri aigu, surpuissant, un cri qui a dû glacer les os de tous les villageois. Je me suis régalé !
Puis à ce cri succéda une douleur tout aussi aiguë, une douleur insupportable pour un être vivant. Le jeune Humain avait l’impression que chaque cellule de son corps s’enflammait d’un coup, puis s’évaporait dans l’instant suivant avant de lui être restituée très vite, comme clouées une part une les unes sur les autres. Puis le garçon sans vie se met à transpirer : l’eau répare les trous dans sa peau puis s’enflamme à son tour. Mon jeune Humain cri de nouveau, de plus en plus fort, de plus en plus aigu. J’aimerais que cet instant dur longtemps, longtemps.
Ca y est, le garçon n’a plus sa peau, on voit toute sa chaire, on voit son cœur directement, il s’est remis à battre. Le garçon respire la bouche ouverte, il regarde ses mains tremblantes, ses mains dégoulinantes de sang. Il souffre. Le sol sous ses pied cuit à des milliers de degrés, il sent que bientôt il va se passer autre chose, il sent qu’il n’est pas encore à la moitié de sa souffrance, il sent que bientôt il connaîtra l’enfer, avec moi comme spectateur admiratif.
Ah, le voilà ce moment qu’on attendait tout les deux avec une appréhension totalement différente, voilà l’apothéose de la souffrance. Cela fait un siècle que je la cherche, je la trouve enfin : le cœur de mon ami se met à trembler épouvantablement, il est agité de spasmes horribles. Ce cœur chauffe, il chauffe extrêmement vite, il va s’enflammer, je le sens, je le vois. Oui, il s’enflamme, mais cela ne dur qu’un millième de seconde, un millième de seconde pendant lequel le garçon cri encore et encore, encore plus fort, plus aigu, mortellement strident. J’aime. Même la maison souffre de ce cri, elle a les mêmes spasmes que le cœur du jeune Humain. Ce cœur qui d’un coup se gèle, il tombe à la plus froide des températures. Le cri du garçon s’arrête net, il suffoque. Il vit toujours mais ne peut pas respirer : c’est atroce pour lui parce qu’il ne peut pas mourir tant que je suis là. J’aime. J’aime maintenant voir les deux yeux jusqu’alors restés intacts se geler aussi vite que le cœur et le cri. J’aime les voir exploser en millions de grains de glace. J’aime voir cet Humain souffrir ainsi, j’aime voir tout son corps geler cellule par cellule. J’aime maintenant le voir gonfler de l’intérieur, puis éclater avec la maison.
Le garçon vit toujours, mais il ne peut pas crier sa douleur : tous ses membres sont en millions de minuscules morceaux, il n’y a que le cerveau qui demeure intact, flottant là. Il n’est pas gelé, lui. Puis je l’aide à remettre le corps en place, toujours avec de petits martèlements sur chaque cellule pour les ressouder. Ca y est, tout est remis dans l’ordre, le garçon ne sait même plus s’il a mal, il ne sait même pas s’il est vivant. C’est la première fois que j’ai autant aimé. Mon père m’avait pourtant bien dit que c’était un instant magique, qu’on ne pouvait vivre qu’une fois, mais je ne pensais pas trouver ceci. La souffrance est belle, j’en ai des frissons, moi, un esprit…
Et bien voilà, mon bonheur est fait, je peux partir en paix, comme mes frères et sœurs. Mon jeune ami Humain je te souhaite d’autant te régaler que moi dans ta prochaine et dernière vie. Je te promet que tu ne souffriras pas ta troisième mort, je te promet que la prochaine sera la dernière mort horrible que tu connaîtras. Puis tu verras, tu pourras faire comme moi et mes frères et sœurs, tu pourras faire souffrir, et en jouir comme nous. Adieux.
Ouah... c´est nul de ne pas être lu ![]()
Tu as posté hier, un up aurait suffi au lieu d´une plainte quelconque.
Arf, j´ai lu ton topic que maintenant Hobbit, je pensais pas y trouver ces règles xp Désolé pour mes up...
Hobbit? Moi, Gné? Mmmh... pourquoi pas ! ^^
Tu veux être modo à la place du modo ?
J´ai commencé a écrire avant que tu ne postes...
Pour la plainte c´était un up^, mais j´ai vu après l´avoir faite que c´était interdit de upper une fic de fin de page. Donc veuillez m´en excuser ![]()
Modo à la place du modo?
Ça a un petit air d´Iznogood tout ça.
Non merci. ^^
Bonsoir, y aurait-il quelqu´un pour commenter cette nouvelle ? J´ai des idées pour en écrire d´autres dans ce style mais j´ai besoin qu´on me dise quoi changer pour mieux réussir.
Merci d´avance.
Une ptite phrase d´intro aurait été la bienvenue plutot que poster ton texte de façon abrupte comme ça.
Enfin bon, passons et commentons.
Donc :
-je trouve le début un peu lourd (les trois premières lignes) qui essaye d´en mettre plein la vue.
-"Enfin, toujours est-il que j’ai trouvé, même si pour cela j’aurais dû chercher des nuits durantes" --> les temps vont pas ensemble : j´ai trouvé, j´avais du chercher je pense ... en tout cas pas j´aurais.
-"un siècle de temps" --> un siècle de temps ? t´aurais voulu que ce soit un siècle de quoi d´autre ? tout ça pour dire que "de temps" sert a rien, a part faire moche a la limite
-"Cela fait un siècle de temps que je cherche à travers le monde, tout est vert, tout est beau" --> apres monde t´entames une liste, donc mets plutot ":" ou sinon "où"
-"La Lune ne perse" --> perce ![]()
-"Tiens, il ne respire pas non plus, c’est bien. Je regarde son cœur, il n’a aucune pulsation, il ne bat pas." --> heuuuuuuu non compréhension la, comment il peut vivre apres, et souffrir, si il respire plus et que son coeur bat plus, donc qu´il est mort quoi ?
-"je descend." --> je descends
-"J’adores " --> j´adore
-"A l’instant précis où il a ouvert les yeux il a poussé un cri déchirant, tout le village à dû être réveillé, j’en suis sûr" --> phrase a remanier, car lourde
-"Le jeune Humain avait l’impression que chaque cellule de son corps s’enflammait d’un coup, puis s’évaporait dans l’instant suivant avant de lui être restituée très vite, comme clouées une part une les unes sur les autres." --> ça aussi c´est lourd ; fais des phrases un peu plus courtes et aérées (enfin, it´s my opinion)
-"Mon jeune Humain cri de nouveau," --> crie
-"J’aimerais que cet instant dur longtemps" --> dure
-"on voit toute sa chaire" --> chair
-"mais cela ne dur qu’un millième de seconde" --> idem, dure
-"le garçon cri encore et encore" --> reidem, crie : un cri, et le verbe crier, je crie, tu cries, il crie ...
Alors, de façon globale maintenant :
-j´ai envie de dire : oula.
-Pas que ce soit super mal ecrit non, mais c´est space comme texte.
-L´idée de base est pas mal (j´ai du mal a juger, c´est pas trop mon style de texte a la base, si soul´ lit ça un jour il pourra faire ça mieux que moi) mais ton texte est lourd.
Lourd dans le sens ou ya des répétitions, pas mal sont faites expres j´ai l´impression en plus, mais ça rend le texte lourd parfois.
Sinon ... ben coupe un peu plus tes phrases.
-T´as globalement ecrit ton texte au présent, fais attention a pas faire de narration au passé, pas que ce soit faux, mais juste que ça va pas avec le reste.
-Sinon ... j´ai pas tout vraiment compris, tu décris une scène de souffrance, ok, les pensée d´une chose, mais qu´elle est cette chose ?
Ya une chute qui explique un peu comment est apparue cette chose mais j´ai pas vraiment compris, de plus tu parle d´un "père" et on se demande qui c´est.
-Autre chose ... mais moins importante à mes yeux, ça manque de cohérence.
Que l´histoire soit fantastique, ok, mais ton humain qui est apparemment mort mais en fait non, et torturé par une créature dont on ne sait que certaines pensées c´est un peu space.
De plus :
En quoi cet homme est-il si différent des autres ? apparemment la créature a attendu 100 ans pour le trouver, il a quoi de spécial ?
et aussi, quel est le but de cette chose, faire souffrir aveuglément quelqu´un et le faire devenir comme elle ? J´avoue que je suis un peu pomée ; quant à savoir si c´est fait expres ...
C´est tout ce que j´avais a dire ![]()
Alors pour les fautes depuis le temps j´ai progressé en orthographe, en voyant toutes celles que tu as relevées je suis moi-même choqué.
Pour le "siècle de temps" je trouve moi aussi que ça fait très lourd. Je ne sais pas pourquoi j´ai foutu ça oO
Passons à la cohérence et à l´explication du texte et du scénario.
En effet, l´Humain dans son lit est mort au début (ce qui fait qu´il est mort une fois pour le moment). Ensuite l´être (l´esprit) arrive et entre en lui. Là l´humain se "réveille", il réssuscite. Après avoir souffert, l´humain remeurt, quand l´esprit s´en va (cela fait une deuxième mort).
Maintenant parlons de l´être. Cet esprit qui cherche depuis un siècle quelque chose de difficilement compréhensible :
En fait l´esprit n´est autre qu´un humain qui est lui-même mort deux fois. Le "Père" pourrait être une sorte de Dieu, mais plutôt du côté noir. Pas vraiment non plus un diable.
Ce Père expliquerait aux gens qui sont morts pour la première fois ce qui va se passer pour leur avenir. Ce serait par exemple être ressuscité pour souffrir attrocement, puis remourir et enfin chercher quelqu´un à faire souffrir pour être libre (mourrir une fois pour toute, mourrir une troisième et dernière fois).
On peut imaginer que seuls certains humains auraient à subir cette souffrance accompagnée de ces trois morts. Après on pourrait inventer les raisons de ce châtiment : comment y aboutir et comment l´éviter ? Je ne m´y suis pas attardé, je voulais surtout décrire un moment d´attroce souffrance, je n´ai pas pensé au reste plus que ça. Alors ça serait peut-être une façon de punir les humains qui auraient mal agi. On fait souffrir pour le mal que l´humain aurait causé, puis on lui demande d´accomplir un travail : il doit rechercher l´humain qui mérite de souffrir, le trouver et lui faire subir ce qu´il a enduré.
Maintenant pourquoi l´esprit cherche tant de temps :
Hé bien peut-être parceque le "Père" lui a compté combien il était plaisant de faire souffrir. Peut-être qu´il lui a apprit à choisir la meilleure cible pour jouïr un maximum de ce dernier instant avant de s´en aller définitivement. Et puis l´esprit a l´éternité devant lui, pourquoi se presser.
Alors l´esprit cherche un endroit isolé, effrayant, afin de se mettre en condition, afin de ne rien laisser au hasard. Ca pourrait être un vieux cachot dans lequel on torturait les gens au moyen age, pourquoi pas un cimetière, du moment que le lieu est glauque. Du moment qu´il fait frissonner.
Voilà, j´espère t´avoir éclairé. Pour l´orthographe c´est noté, pour les temps et le reste aussi, merci pour les conseils.
Voilà, j´ai corrigé l´orthigraphe et les temps et j´ai enlevé quelques répétitions.
Est-ce que c´est un peu mieux ?
~~
Je trouve enfin une petite maison dans l’ombre totale. Elle est située au bord d’un petit village, à des kilomètres de la grande vie citadine. Je survole les dernières habitations trop illuminées par les lueurs blanchâtres des lampadaires puis je tournois autour de la maison pendant quelques secondes. Je plonge dans la cheminée noire, je me sens chez moi, enfin. Les Humains construisent rarement de tels villages, de telles maisons. Il est dur de trouver un coin isolé, froid, humide peut-être, mais surtout hostile à l’Humain. Enfin, toujours est-il que j’ai trouvé, même si pour cela j’ai dû chercher des nuits durantes… Cela fait un siècle que je cherche à travers le monde : tout est vert, tout est beau, tout est clair, même la nuit. La Lune et les étoiles me gênaient. Là c’est bon : je suis bien accueilli par une cheminée presque aussi noire que chez notre Père ; dehors le ciel est couvert d´un voile de nuages au moins aussi sombres et il n’y a qu’un jeune Humain en bas. La Lune ne perce pas cette épais brouillard. Je ne sais si nous ne sommes d’ailleurs pas le jour… Peu importe, je descends.
Le jeune Humain est dans un lit avec des draps foncés, pour mon plaisir. Je le regarde quelques instants, écoute ce qu’il pense. Non, c’est bien cela : il ne pense pas, il ne rêve pas et n’a pas rêvé de la nuit. C’est un comportement bizarre chez un Humain mais c’est ce que j’aime, je suis tombé là où il fallait, j’ai bien fait de chercher si longtemps. Tiens, il ne respire pas non plus.. Je regarde son cœur, il n’a aucune pulsation, il ne bat pas. C’est encore mieux. J’entre en lui et le réveille horriblement. J’adore cela, je sens tout ce qu’il ressent : je suis lui.
A l’instant précis où il ouvert les yeux il pousse un cri déchirant, tout le village doit s´être réveillé. C’est un cri que je voudrais voir durer éternellement, un cri suraigu, surpuissant, un cri qui doit avoir glacer les os de tous les villageois. Je me régale !
Puis à ce cri succéde une douleur tout aussi stridente, une douleur insupportable pour un être vivant. Le jeune Humain a l’impression que chaque cellule de son corps s’enflamme d’un coup, puis s’évapore dans l’instant suivant avant de lui être restituée très vite, comme clouées une part une, les unes aux autres. Puis le garçon sans vie se met à transpirer : l’eau répare les trous de sa peau puis s’enflamme à son tour. Mon jeune Humain crie de nouveau, de plus en plus fort, de plus en plus aigu. J’aimerais que cet instant dure longtemps, longtemps.
Ca y est, le garçon n’a plus d´épiderme, on voit toute sa chair, on apperçoit son cœur qui s’est remis à battre. Le jeune homme respire la bouche ouverte, il regarde ses mains tremblantes, dégoulinantes de sang. Il souffre. Le sol sous ses pied cuit à des milliers de degrés Il sent que bientôt il va se passer autre chose, qu’il n’est pas encore à la moitié de sa souffrance, il sent que bientôt il connaîtra l’enfer, avec moi comme spectateur admiratif.
Ah, le voilà ce moment qu’on attendait tout les deux avec une appréhension totalement différente, voilà l’apothéose de la souffrance. Cela fait un siècle que je la cherche, je la trouve enfin : le cœur de mon ami se met à trembler épouvantablement, il est agité de spasmes horribles. Ce cœur chauffe, extrêmement vite, il va s’enflammer, je le sens, je le vois. Oui, il s’enflamme mais cela ne dure qu’un millième de seconde, un instant pendant lequel le garçon cri encore et encore, plus fort, plus aigu, mortellement strident. J’aime. Même la maison souffre de ce cri, elle a les mêmes spasmes que le cœur du jeune Humain. Ce cœur qui d’un coup se gèle, il tombe à la plus froide des températures. Le cri du garçon s’arrête net, il suffoque. Il vit toujours mais ne peut pas respirer : c’est atroce pour lui parce qu’il ne peut pas mourir tant que je suis là. J’aime. J’aime maintenant voir les deux yeux jusqu’alors restés intacts se geler aussi vite que le cœur et le cri. J’aime les voir exploser en millions de grains de glace. J’aime voir cet Humain souffrir ainsi, j’aime voir tout son corps se glacer cellule par cellule. J’aime maintenant le voir gonfler de l’intérieur puis éclater avec la maison.
Le garçon vit toujours, mais il ne peut pas crier sa douleur : tous ses membres sont en d´innombrables et minuscules morceaux, il n’y a que le cerveau qui demeure intact, flottant là. Il n’est pas gelé, lui. Puis je l’aide à remettre le corps en place, toujours avec de petits martèlements sur chaque cellule pour les ressouder. Ca y est, tout est en ordre, le garçon ne sait même plus s’il a mal, il ne sait même pas s’il est vivant. C’est la première fois que j’ai autant aimé. Mon père m’avait pourtant bien dit que c’était un instant magique, qu’on ne pouvait vivre qu’une fois, mais je ne pensais pas trouver ceci. La souffrance est belle, j’en ai des frissons, moi, un esprit…
Et bien voilà, mon bonheur est fait, je peux partir en paix, comme mes frères et sœurs. Mon jeune ami Humain, je te souhaite d’autant te régaler que moi dans ta dernière vie. Je te promet que tu ne souffriras pas ta troisième mort, je te promet que la prochaine sera la dernière mort horrible que tu connaîtras. Puis tu verras, tu pourras faire comme moi et mes frères et sœurs, tu pourras faire souffrir, et en jouir comme nous avant de t´en aller définitivement. Adieux.
up