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Nous tournons en rond , comme le monde

biskis
biskis
Niveau 10
07 juillet 2006 à 00:36:40

Réédition

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Fin

Le monde est plat. Un homme s´ennuie, il tape deux fois des mains, puis quatre fois, suivit d´une série de pas tout aussi hasardeux que pitoyable. L´air est doux, il regarde derrière lui pour voir si il est suivit. Personne. Le temps s´immobilise ce qui laisse le temps à Steinbolt de faire une roulade arrière, ce qui lui permet ainsi d´esquiver le tramway qui vient d´arriver. Le temps se remet en marche. Steinbolt se relève, et il regarde le tramway en face de lui, flottant. Il se nettoie de fond en comble pour enlever toute la poussière qui s´est installée sur lui pour faire une fête. Il se brosse les dents, se recoiffe pour se décoiffer (pour un aspect jeune). Il a le ventre vide, heureusement un grille-pain se balade dans le coin. Steinbolt se jette dessus et se met à attendre que son pain soit prêt.
Les portes du troisième wagon s´ouvre, des animaux sortent en courant et en pleurant, suivent d´étranges personnes n´ayant aucun vêtement sur eux. Steinbolt abandonne son petit-déjeuner, pour plus tard. Il dit adieu à son grille-pain et monte dans le tramway.

Le rideau s´ouvre. La salle est en train d´être nettoyée par des ratons laveurs (Steinbolt se félicite de ce jeux de mots plutôt savoureux.). Ils sont tous habillés en petites tenues sexy avec un tablier où il y a marqué «J´aime mon métier ». Une fois la salle propre, ils effectuent des saute-ruisseau en arrière, et autres exercices périlleux. Le rideau se ferme, tout le monde applaudit dans la salle. Un homme au violon commence à jouer de la guitare, un homme avec une batterie sur les bras fait du violon, un homme avec un triangle agite sa baguette. Le rideau s´ouvre de nouveau, des petits oursons roses viennent installer le climat. Ils déposent aussi quelques figurants pour qu´un lecteur stupide pense que ce tramway est fréquenté. La fin est un peu décevante car un ourson tombe par terre et se casse le museau, il saigne beaucoup. Les musiciens s´arrêtent de jouer, ils jettent leur instrument dehors qui s´empresse de retrouver leur liberté à l´extérieur, ils n´auront plus à subir les attouchements douteux que leurs maîtres leur faisaient avec leurs mains moites.

Les musiciens partent en courant, remplient de désespoir. Des pingouins arrivent et mettent l´ourson sur un brancard, ils l´emmènent à l´infirmerie. Les autres oursons viennent de perdre leur meilleur ami, ils se pendent tous sur la scène avec des cordages qui traînent. Le rideau se ferme, tout le monde se lève et applaudit, certains jettent des bouquets de roses sur les oursons morts, ce fût une très belle tragédie.

Le wagon est aménagé et les compartiments sont installés. Steinbolt doit prendre ce tramway alors il s´assoit par terre dans le couloir et joue de la guitare pour qu´on s´intéresse à lui. Une personne paranoïaque vient le voir:

-Que puis-je pour vous ? Comment m´avez-vous retrouvé ? Dit-il sur un ton paranoïaque (ce qui n´est pas très étonnant)
-Une place je vous prie.
-Ciel !

Le paranoïaque sort une arme de sa poche, et se l´enfonce dans le crâne, il tombe par terre, le crâne ouvert. Steinbolt prend son ticket qui est dans un coffre en bois à code secret placé dans la reliure de sa poche de droite. Mais il ne touche pas trop ce jeune homme, de peur de devenir paranoïaque. Steinbolt regarde le numéro de sa place, il se relève et jette sa guitare par la fenêtre. Elle lui lance un dernier accord d´adieu et s´en va courir dans les champs de blés avec ses amis les instruments qui l´attendaient. Steinbolt se rend à son compartiment. Un bien bel endroit ! Très coquet, décoré avec amour et passion. Il y a des petits oiseaux sculptés, des fontaines en chocolat, et plein de petits enfants joyeux qui n´ont rien à faire là. L´auteur a dut dépenser pas mal d´argent pour cet endroit fort agréable. En voyant Steinbolt, les enfants s´enfuient les poches remplies de bonbons et autres vélos en plastique. Steinbolt attrape le dernier par les cheveux, un petit brun avec de grands yeux marron, plutôt rondouillet. Steinbolt lui rigole au nez, l´enfant se met à pleurer, il le repose par terre, et le sacripant part en courant, voila une correction dont il se souviendra toute sa vie. Une voix de femme le remercie, Steinbolt rougie et demande à la voix d´où elle vient. Elle lui montre une femme, en robe à jupon, en face d´elle, un névrosé. A la droite de ce névrosé, un écrivain qui écrit des pièces de théâtre pour se faire de l´argent. Il est en train d´écrire une pièce de théâtre à succès, il ne faut pas le déranger.
Le tramway démarre.

Steinbolt va s´asseoir à coté de la femme. Le névrosé lui commence à lui crier dessus:
-Pourquoi vous me regardez ?
-C´est vous qui me regardez.
Le névrosé se lève et se met à taper sa jambe avec ses dents (il est très souple)
-Vous m´énervez. Dit-il avec un bout de jambe dans sa bouche.
Il lâche sa jambe puis il enlève son gant, et gifle Steinbolt en lui crachant dessus.
Le tramway s´arrête. Ils descendent, ils sont sur une grande plaine verte dont on ne voit pas le bout, il y a des radiateurs de différentes tailles, de différentes espèces, ils sont bien entretenus, certains son taillés en forme de radiateurs. Tout le monde descend du train pour regarder l´affrontement. L´écrivain qui écrit des pièces de théâtre pour se faire de l´argent, passe parmi la foule pour annoncer les paris. Le temps que Steinbolt et le névrosé soit face à face, il est déjà partit avec l´argent, rangé soigneusement dans une mallette en cuire acheté quelques temps auparavant chez un antiquaire, qu´il avait rencontré il n´y à pas très longtemps dans une rue d´une petite ville pas loin du bord du monde, il propose de très bon articles à de bas prix.

Le névrosé claque cinq fois rapidement dans ses mains, puis deux fois lentement, un arbitre apparaît dans une pose grotesque et ridicule. Tout le monde applaudit et pousse des hurlements, certains commencent déjà à se taper dessus sans raison. Le névrosé sort un coupe-gorge de sa poche, très beau modèle. Steinbolt prend son arrache-cœur. Ils se mettent en place, dos à dos. L´arbitre leur donne le nombre de pas à effectuer (une centaine). Steinbolt est pressé, ils s´élancent et au bout de trois pas il se retourne et tue le névrosé. Il nettoie son arme puis la remet dans sa poche. Il donne le cœur en cadeau à l´arbitre, qui lui dit qu´il a rarement vu un si beau duel. La foule hurle, ils sont contents. Steinbolt leur lance des cacahuètes, et ils sont encore plus heureux. Tout le monde remonte dans le tramway. Steinbolt se dirige vers son compartiment, le temps de marcher jusqu´à son siège, il constate qu´ils ne sont plus que deux. Un employé vient lui chuchoter dans l´oreille que c´est une drôle de coïncidence, et c´est le cas, car le voila seul avec la femme qui porte une joli robe, brodée à la main par son père. Elle se sert contre lui, elle prend sa main et la pose sur son sein droit.

-Quelle belle performance. Dit-elle.
-Ne me remerciez pas, je l´ai fait pour me dégourdir les jambes, les voyages en tramway sont toujours très long vous savez, alors n´importe quel moyen est bon pour bouger un peu. Figurez vous qu´il mettait déjà arriver la même chose auparavant, dans un autre monde je crois, il ne faisait pas très beau ce jour là, vous savez comment est le temps par ici. Une fois un ami à moi m´avait dit une phrase fort comique à ce sujet mais...

Elle s´est endormie, elle fait un beau rêve ou les femmes et les hommes sont libres, ils courent après des cerfs, qui sont nus aussi.
Steinbolt la gifle pour la réveiller. Elle reprend :

-Vous savez que j´aime bien les hommes qui transpirent.
- Je n´aime pas trop, car en fait...
- Oh ! Vous m´énervez à la fin ! Je veux que vous me fassiez l´amour, c´est tout.

Steinbolt répond d´un signe de tête. Elle l´embrasse. Steinbolt ouvre la fenêtre du compartiment et met sa main dehors. Au bout de quelques minutes (la femme s´était endormie le temps de la chasse) il a une table dans les mains. La pauvre, elle regardait le tramway passer et un main, plutôt mignonne, lui avait fait des signes, elle était allée la voir en espérant avoir son numéro, pour qu´un soir il puisse s´amuser et manger des pommes de terres en regardant les étoiles.

Steinbolt jette les sièges du compartiment par la fenêtre, mais ils ne s´adaptent pas à la vie extérieure et ils se jettent sous le tramway (l´auteur veut dire ici qu´il est contre l´élevage non naturel des sièges) Steinbolt place la table sauvage au centre de la pièce. Il réveille la femme, elle s´installe sur la table. Steinbolt lui délasse son corset, trop serré à son goût. Elle s´allonge, il lui soulève sa robe. Ils font l´amour bruyamment. Elle pousse des cris d´animaux, voila pourquoi Steinbolt n´apprécie pas trop les tables sauvages, il n´est jamais seul à faire l´amour avec sa partenaire.

Une fois cela terminée, Steinbolt renvoie la table à l´état sauvage par la fenêtre, mais la femme la rejoints, car elle est tombée amoureuse de cette table si robuste et puissante, elle n´avais jamais ressentit ça avant, mais la table à une famille, il ne peut donc accepter cette femme dans sa vie. Le cœur brisé elle deviendra philosophe sous un arbre. Il sort du compartiment désormais vide et marche vers l´avant du train. Tout les passagers sortent seul de leur compartiment, certains son triste d´avoir perdu la femme de leurs vie, d´autres sont tristes d´avoir perdu une table. Steinbolt suit le mouvement et se déplace vers l´avant du train. Un psychopathe tue quelques personnes pour se distraire. Une personne excentrique parle d´une manière excentrique, un autre timide se conduit comme un timide. Des oiseaux volent et les oursons ont été emmenés dans un frigidaire pour que les corps restent frais, on pourra alors les rembourrer avec du coton, pour ainsi les vendre aux petits enfants. Alors que tout le monde se rend dans le wagon-restaurant, le voyage s´arrête ici pour Steinbolt. Il fait exploser une bombe d´un de ses anciens amis dans le wagon de devant, et il descend. Il est arrivé à la ville où il a trouvé un emploi pour l´entretien des égouts.

FFrules3
FFrules3
Niveau 10
05 novembre 2008 à 20:11:32

Je me promenais dans les arcanes du forum, page 88, septembre 2006 (j'adore cela d'ailleurs, retourner dans le passé et feuilleter les pages du forum comme celles de la vie dudit forum) et je vois ce texte tout seul, sans comm'.

Donc je viens de le lire et je ne sais pas si je devrais le recommander tellement ce texte est branque et plein de non-sens. C'est complètement délirant, n'a ni queue ni tête mais c'était pas mal. Et le titre tape pas mal. :ok:

Donc désolé de ma nécrophilie mais ce texte devait ressortir d'outre-tombe. :)

Negatum_
Negatum_
Niveau 8
05 novembre 2008 à 20:29:02

Ah tiens, biskis, j'aimais bien ses textes à l'époque. Toujours aussi zarb', d'ailleurs, l'acide c'est mal :-)

On se fait une fossoyeur party, les gens? On remonte tout les topics à 0 réponse :noel:

biskis
biskis
Niveau 10
24 mai 2010 à 12:56:28

Waouw...cela faisait bien 4 ans que je n'étais pas venu ici..
Désolé pour le up du topic..
C'est très touchant de voir que des personnes ont retrouvés ce texte, avec du recul, je repense à cette période où je postais beaucoup de texte ici
Je voulais donc au passage vous remercier, ceux qui me lisait, et qui apportait des critiques, constructives ou non...
Encore milles excuses pour le re-up de ce vieux post, mais l'émotion a été trop forte :)
A un de ses jours peut être, et merci à ce forum d'avoir existé, il était le seul endroit où j'ai pu poser mes textes et avoir des retours...
Salut!

yugo_from_okttt
yugo_from_okttt
Niveau 7
24 mai 2010 à 13:53:51

bah reste ici, pourquoi tu t'en vas ?

biskis
biskis
Niveau 10
24 mai 2010 à 13:58:42

Car je n'écris plus, simplement..je suis passé au dessin, comme suite logique de mes pensées et de ce que j'ai à dire.
J'étais justement passé ici pour récupérer mes anciens textes, voir si il m'est possible de les illustrer..

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