Brise Brûlante
Je ne pourrais vraiment dire ce qui ce passait au premier étage… Je ne me sentais pas emprisonné… loin de là en fait! Je ne me rappelais plus combien de verres j’ai pu ingurgiter. Jamais le monde ne me parut si sensible…si explosif et tendre à la fois. Bizarrement je ne sentais même plus mes joues qui perlaient de sueur et de rougeurs qui imprégnaient fièrement ma tentation. Jamais je ne m’étais senti aussi libre et fier de marcher telle une âme maladroite dans les braises ardentes de la difficulté. Deux jeunes filles se lançaient de la nourriture au visage en riant tel des anges démoniaques… Elle soufflait et souillait l’air qui m’était vital… Je les regardais, enragé et fébrile. Mon souffle se brisait dans le contrepoids de l’énervement et le désespoir qui saccadait mon rythme. Je regardais tranquillement autour de moi et ne voyait quasiment plus cette beauté qui m’envahissait il y a quelques minutes… Juste une simple et tellement bénigne jalousie chevauchée d’une légère colère. Je sentais mes poings se serrer et mon front dégoutter de suer torrides et brûlantes. Je entais déjà leur courbes de leurs corps me griffer de leur soie si charmante… Plus qu’une envie, c’était un profond désir et un meurtre de la conscience et de la bonne foi humainement fabriquée… Plus je sentais les secondes battre de leur tambours, plus je voyais ces deux corps féminin luisant dans les reflets colorés de l’abat-jour de la lampe du salon… Je sentais leur muscles se contractés sans que je le sache par la voie du touchés… Je sentais déjà leur lèvre s’évader sur mon corps suant et brûlant sous le poids de l’air humide de la pièce. Je fixais leur mains qui se baladaient sur leur corps et était troublé par leur finesse. Elle continuait à te se battre en criant de leur joie évasive et oubliait ma présence au fur et à mesure que mon attention se fixait sur des pleurs venant de la chambres d’en haut… D’un pas ralentit et totalement incertain, je voyais les marches, mais ne les touchais pas…La rampe était mon seul compagnon de survie pour cet escalade insensé dans les confins de ce monde qui s’ouvrait dans l’étourdissement. Derrière moi s’étouffait les cris de ces jeunes filles libres et sans soucis. Malgré l’impuissance sonore des pleurs, c’est comme si ils étaient amplifiés de milles tons et hurlements de douleur incompréhensibles. Tout devenait de plus en plus flou… Je sentais le démon se perdre dans mes veines et touché mon cerveau congestionné par toute cette folie exaltante… Je ne voyais plus vraiment pourquoi je montais… Je ne voyais même plus pourquoi je montais cet escalier… Je regardais fixement le plafond en me frottant nerveusement le visage pour enlever cette sueur de perdition. Soudainement ces pleurs se firent encore plus forts! Mon but me revint en tête et tout de suite je me remis en marche vers ma mission, ma raison de venu… La porte était entre-ouverte et l’obscurité s’ouvrait tel un voile étouffant… Je marchais dans un vide constant tout en touchant un plancher froid de tristesse et de malheurs amers… Mes mains se tenaient en avant de moi tel un enfant cherchant sa mère dans un supermarché aveuglé par ses larmes. Je la touchais…la mort…je la touchais…je l’embrassais de mes mains moites et crispées. La peur montait et défoncer les murs de l’absurdité créé par ce démon liquéfier qui voyageait dans mon système sanguin surchauffé. Au bout de ma peine s’ouvrait un petit vu et une lueur. C’était les chiffres verts d’un cadran qui clignotait son retard vers une forme humaine immobile et gémissante. Je pu distinguer un lit près duquel se trouvait une jeune fille étendue et manifestant de petit spasme. Mes mains aveugles se dirigeaient vers le but… Doucement elles touchaient l’épaule de la jeune fille et voyageait jusqu’à son visage. Je ne sentais carrément plus mon visage et la sueur perlait de plus en plus sur mon front. Des mots s’échappèrent de sa bouche et moururent dans le silence soudain qui vint ensuite. Je ne pu les distinguer et soudainement je décidais de me coller grassement sur elle… Je sentais les sensationnelles courbes cintrés et filiformes de son corps apparemment si délicieux. Soudainement mon esprit semblait agité et voulut soudainement ouvrir une parenthèse pour enfin comprendre ce que les pleurs représentais en fin de compte. Ainsi lui demandais-je : Que ce passe-t-il? Cette chaleur infernale s’évanouissait et faisait place à une ardente froideur. Quand le silence fut à son apogée elle répondit… Elle me raconta mille histoires et complaintes à propos d’une vie complexement gâchée!! Une vie simplement détruite et universellement morte! Je ne ressentais à présent qu’une haine et une sorte d’exaspération qui courait dans mon âme. Plus ses mots explosaient dans l’air, plus le charme de la nuit s’oubliait dans les malheurs de la jeune fille. Une frayeur bourrue s’accaparait de mon enveloppe charnelle froide et durcit. Soudainement je ne voyais plus le jour et la vie… Je ne voyais que ces larmes qui roulaient et mouraient dans le pleurnichement de ma conscience brisée et bafouée… Je me sentais de plus en plus froid et dur. Un long silence grimpait dans le sommeil des gémissements. Plus rien ne bougeait… Mon cœur tapait sa peur rythmiquement cardiaque… Je pris paroles et laissais mes larmes sombrait sur le corps tiède et doux de la jeune femme. Je sentais mes mots suinter et dégouliner vers l’obscurité qui ne m’offrait qu’un silence pour réplique. Les draps étaient humides… ça devait être ma sueur qui avait été absorbée. Mes doigts se dirigèrent vers ses lèvres et elles ne m’offrirent qu’une légère réaction… Comme un petit baiser de rien… Je tâtais sa poitrine et descendait vers son abdomen et plus je descendais plus c’étais humide… Le silence criait et mordait dans l’air et ma peur gémissait à son tour!! Je ne sentais plus rien… Son corps devenait glacial. Et dans une brise d’été humide, je ne me serais jamais douté que je caressais…une fièvre suicidaire…
UN SOIR POUR TOUT LES MINUITS
Une lueur parmi les fonds délirants de l’inspiration, vivait dans l’expiration de la nuit.
Une partance pour un départ nouveau grondait dans les échos d’un encouragement surréaliste.
Les temps ne priaient les rires et les joies tant escomptés par un homme si seul dans son destin effiloché.
Le matin se préparait à chanter pour une prochaine étape.
Les nuits du futur ne bougeaient pas, cette inertie se faisait sentir dans le trépas des cieux sombrant dans les mélancolies des jours funestes.
Une lune de sang argenté sombrait en des nuages de fer cotonneux.
Je pouvais y lire une dernière larme qui coulait pour atteindre l’oasis d’un renouveau.
Ce n’est qu’une nouvelle histoire dans un énorme recueille personnel.
Des yeux nouveaux touchaient un espace grandissant sous l’élan d’une âme explosive.
Les musiques aux mélodies doucement titanesques, pleuvaient en d’infimes bribes mortelles et fugaces.
Ô grand homme souffrant dans cette nuit d’acier!!
Donnes nous une preuve de ton vouloir!!
Ris et chante les légendes que tu as reçu comme héritage nocturne!
Grandis de nouveau dans une accueillante obscurité!!
Toi qui réveillera cette liberté retenue dans les cris d’un malheur brûlant!!
Toi qui veille sur les heures comme pour ses minutes!!
Les nuits et les jours mourront devant tes yeux et le mensonge de la séduction hantera les diablesses aux mains de soie et aux esprits de marbres.
Respire dans les conventions et ensuite cherche une nouvelle face aux fins!!!!!!!!!!!!!!!!!
Dans la sagesse des nuits on voyait cette forme invisible qui s’empare de la raison et la détruit…
Les remords…
Dans les rêves d’un incompris, seule la paix dansait en des pas improvisés et une cadence irréel.
Une étoile brillait dans l’humidité des eaux d’une rivière d’infini…
Et un baiser noctambule frôlait les joues d’un nouvel horizon…
Une âme retrouva sa route…
Un soleil fit son appel!
Texte par : Francis Bastien Perron
Dites-moi ce que vous en pensez!!