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L'Obscure Déesse.

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
02 juillet 2006 à 21:47:02

L´Épopée De Narian

Tome I: L´Obscure Déesse.

Prologue/

Se retournant sur sa selle, Narian épiait la forteresse de Gahïr. Les portes prostrées au centre de la muraille s’ouvrirent, laissant s’enfuir une escouade de cavalier appartenant au Seigneur lui même. L’elfe éperonna vivement sa monture, qui renâcla sous le contact du métal douloureux. La forêt n’était plus très loin. Sous son armure, Narian transpirait abondement. Il glissa une main dans son sac accroché à sa selle, et tâta un objet d’un métal froid. Un sourire en coin, il agrippa les rênes et accéléra sa fuite. Le soleil déclinait timidement derrière les montagnes, laissant apparaître la douce lueur pâle des étoile. Dressés haut dans le ciel, les arbres accolés offraient à l’elfe une obscurité protectrice. Sans la moindre hésitation, il pénétra au sein de la mère nature. Après une trentaine de mètre, il quitta le sentier sinueux et se réfugia dans la dense végétation. Narian attacha sa monture contre un frêle noisetier à l’aide d’une corde faîte de lianes entrelacées. A pas de loup, il se faufila d’arbres en arbres puis s’accroupît dans les bosquets. Arc à la main, il saisit une de ses meilleurs flèches et patienta. Un hiboux perché sur un vieux chêne hululait joyeusement sous la clarté de la lune. Soudain, un lapin qui gambadait sur le chemin se rua dans un amas de ronces. La cavalerie apparut, majestueuse et brave. Celui qui menait la troupe était sans nul doute un chevalier de haut rang. L’acier recouvrait entièrement son corps et une longue épée rangée dans son fourreau laissait paraître un manche sertie de multiples rubis. Ils avançaient lentement, scrutant les recoins de la forêt. Le cœur de l’elfe s’emplit d’une certaine impatience. Il se jura auparavant de ne pas attaquer, conscient de son infériorité. Cependant, le chef de l’escouade l’insupportait. Il serait ravi de le voir au sol, une flèche fichée dans son crâne. La troupe passa sous le regard attentif de Narian, puis disparut dans l’obscurité de la nuit. Épuisé de sa rude journée, il rejoignit d’un pas lent son destrier. Celui ci broutait l’herbe, ne se souciant de rien. D’un pelage noir ébène, Narian avait du mal à le toiser. L’elfe repensa à sa journée et déduisit qu’il avait fait de l’excellent travail. Il avait volé un cheval ET le pendentif. Il extirpa le maigre sac du cheval, puis en observa le contenu. Le collier d’or affublé de cet énorme joyau resplendissait malgré la noirceur environnante. Il la pesa de sa main, elle était très lourde. Son Roi sera ravi, et lui obtiendra quelques compensations, financières ou militaires. Il reposa délicatement le pendentif, accrocha la bourse à sa ceinture et s’allongea à même le sol. Sous la bienveillante mère lune, il s’endormit à point fermé.

Firt
Firt
Niveau 5
02 juillet 2006 à 21:59:32

Etrange tout à l´heure il y avait un message qui disait "tu as fait une faute au titre" quelque chose dans le genre.
Pourquoi il a été éffacé ? Je ne comprends vraiment pas les methodes du moderateur...

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
02 juillet 2006 à 22:01:14

Désolé, je lui ai demandé de l´effacer, justement à cause de cette faute.
La, je l´ai reposté sans faute :ok:

Firt
Firt
Niveau 5
02 juillet 2006 à 22:06:33

Oh mais tu n´as pas à t´excuser.^^
Je n´ai posé qu´une question tu sais. :lol:

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
02 juillet 2006 à 22:33:01

Chapitre Premier/

Narian se réveilla brutalement, transit par le froid. L’air glacial s’exprimait par rafales de vents, et il fût forcé de se lever. Ses paupières s’ouvrirent timidement, explorant brièvement les alentours. Une fine couche de neige s’était étalée sur le sol tel un long manteau blanc. Le cheval renâcla à plusieurs reprises, invitant Narian à le détacher. L’elfe devait rentrer à Lod’Phalek le plus vite possible. Il rabattit le col de sa veste sur son nez, toucha sa bourse plus pour se rassurer qu’autre choses et monta sur son destrier. D’un geste las, il dégaina son épée de son fourreau et coupa la corde. Tapant le flanc de sa monture avec ses modestes bottes, il rejoignit le sentier et mit une main dans son sac à provision. Il en extirpa une pomme, qu’il avala en moins de deux. La forêt paraissait accueillante ce matin-la, ce qui était rarement le cas. Les arbres étaient recouverts de neige fraîche, quelques lapins blancs se fondaient dans le décor et un silence féerique régnait en maître. Durant deux lieus, l’elfe traversa la forêt dans un calme qui régénéra son esprit tourmenté.

Lorsqu’il sortit du bois, la ville elfique était en vue. D’épais nuages parsemaient le ciel et cachaient les rayons du soleil. Une vaste plaine séparait Narian et Lod’Phalek. Pendant son voyage, le jeune elfe repensait à son vol malicieux. Le général Taramias doit être en rogne aujourd’hui, pensa Narian fier de lui, et ma fuite stratégique ne doit pas améliorer son humeur.
L’elfe attrapa sa gourde un sourire aux lèvres et bût plusieurs gorgées. Il tapa sur le col du cheval, lui murmurant quelques félicitations. Narian devait lui trouver un nom. Il passa en revue plusieurs nom dans sa tête: Karif? Non, se dit il, trop humain… Pariola? Non… trop long. Darkya… Oui, celui la sonne bien! Il s’approcha de l’oreille de sa monture et scanda:
_Merci pour tout Darkya.

Les deux nouveaux compagnons arrivèrent devant les murs défensifs de la ville. Érigés depuis des centaines d’années, ils déclinaient vers la ruine, mais le roi avait ordonné à une poignée de paysans de les restaurer. Un des deux gardes du haut des remparts hurla à l’encontre de Narian:
_ Présentez vous!

Sa voix rauque créa un écho qui résonna à travers la plaine nue.

_ Narian, espion personnel du roi.

Sous ces mots, la grille s’ouvra, laissant pénétrer l’elfe et mettant fin à un périlleux voyage.

Lod’Phalek était une ville ordinaire. Une avenue principale était bordée de magasins. On y trouvait le marché, la forge, l’armurerie, trois taverne et deux auberges. De chaque côté de cette route, derrière les marchands se trouvaient les quartiers résidentielles. Le palais royal quand à lui, se tenait au bout de l’avenue. La première chose à laquelle pensa Narian fût une bonne choppe de « chez Bargöm », mais l’appel de la raison le poussa à délivrer à son roi le collier en priorité. Il traversa donc la ville dénuée de tout habitants. De si bon matin enneigé, les villageois restaient cloîtrés chez eux ,ou pour les plus téméraires dans les tavernes. Une fumée grisâtre s’échappait de la cheminée de la forge: le vieux Fakräm travaillait déjà. Le château majestueux manifestait de la puissance d’Ybirius. Reflétant la blancheur de la neige, tout de blanc vêtu, il raccroché entre elles quatre tours imposantes en marbre poli. Construit sur deux étages, le palais s’élevait de plus de deux cents elfes.

Comme Narian arrivait dans la cour, un valet se rua vers lui pour le débarrasser de Dakrya. Le jeune elfe sauta à terre, puis redressa son armure. Tout devait être impeccable face au roi. Pensant à l’or qu’Ybirius allait lui offrir, il poussa de ses deux mains les portes du château.

Les yeux de Narian brillèrent dès qu’il pénétra dans le hall d’entrée. Ce n’était pas la première fois qu’il découvrait le palais, mais l’effet était toujours le même. Face à lui, un escalier marbré reposait sous un tapis rouge brodée de multiples dessins. Deux barrières en bois sculptés accolaient les marches royales. Les murs blancs ornés de fresques diverses montaient très haut, reliant un plafond en coupole.
Plusieurs chandeliers fixés au mur éclairaient les tableaux représentant des elfes importants de la hiérarchie. Un servant s’approcha ostensiblement de Narian, le dévisageant désagréablement.

_ Puis je savoir où est le roi? Grommela Narian impatient
_ Premier étage, dans la salle de réunion, susurra le servant

Totalement dégarni, des yeux globuleux et une bouche déformée, ce serviteur ne pouvait se vanter d’être acceuillant. C’est avec un certain mépris qu’il remercia celui ci, puis grimpa quatre à quatre l’escalier. Deux longs corridors dont on ne voyait pas le bout s’étendaient de chaque côté de l’elfe. Connaissant les lieux, il emprunta celui de gauche et marcha jusqu’à une porte de bois gravée représentant un chêne. Fébril, Narian tapa à la porte. Après une poignée de seconde, un elfe robuste ouvrit la porte violemment et fixa Narian avec de grands yeux ronds:

_ Qu’est ce que tu veux toi? S’emporta l’elfe dont le teint virait au violet.
_ Je suis venu voir le roi, répondis Narian d’une voix coupante.
_ Nous sommes en réunion, repasses plus tard, nabot.

Sans prendre compte des dires de ce vulgaire, Narian se faufila dans la pièce sous un grognement du portier. Une table ovale se tenait au centre de celle ci, couverte de parchemins, de plumes et d’encriers. Les généraux du roi regardèrent le jeune elfe, assis sur leurs fauteuil de velours. Au bout de la table, posé sur un magnifique trône se trouvait le roi en personne.

_ Tiens! Narian! Comment s’est déroulé ta miss… ton voyage?

Comprenant que cela devait rester confidentielle, il se contenta de faire un clin d’œil à Yibirius.

_ Attends moi donc dans mes appartements, je t’y rejoindrai lorsque la réunion sera terminée.

Narian hocha la tête et tourna les talons. Il retroussa son chemin pour s’engouffrer dans le second corridor. Les appartements du roi se présentaient à la fin du vaste couloir. Campé devant la porte, il hésita un instant. La fille du roi lui faisait perdre tous ses esprits et il le savait trop bien. Anxieux, il ouvrit tout de même la porte.

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
03 juillet 2006 à 11:27:05

Bon, malgré mes 0 commentaires, j´ose quand même posté la fin du chapitre I...

£njoy( j´y crois plus trop :rire: ) ou pas.

Les premiers sens de Narian qui furent stimulés sont la vue et l’odorat. Une gigantesque baie vitrée se tenait face à lui, dévoilant une pluie de neige ravissante. De multiples aromates flottaient dans l’air et procurait au jeune elfe un sentiment de bien-être. La pièce était riche en tout point de vue. Tout ce qui y régnait resplendissait de manière somptueuse. La première chose que Narian aperçut fut l’absence de Gwenarïel, la fille unique du roi. Le jeune elfe poussa un long soupir de soulagement, puis inspecta les appartements tout en se grattant le menton. Une longue table de bois longeait le mur, nez à nez avec Lod’Phalek. Celle ci était remplis de parchemins, du jaunâtre ancien au blanc intense. Sa curiosité se mit en éveil, et il jeta un œil par-dessus son épaule. Personne… Il ne regarderait que quelques instants. Ca peut pas faire de mal. Ayant pris sa décision, il saisit le premier parchemin et marmonna son contenu:

« 13ème jour du mois lunaire.

Cité d’Azurias.

« Les diverses crises qui touchent notre cité empirent de jour en jour. Frustrés et violents, une poignée d’elfe se révolte au sein de la ville, recueillant de plus en plus d’adeptes. Les récoltes de blé et d’avoine sont catastrophiques, le pain manque dans certains foyers. Conscient des problèmes, le roi Taraf’lepïa fait de son mieux pour faire importer nourriture et textiles dans la cité, mais la pénurie se rapproche. Nous vous demandons, roi Ybirius, un geste d’extrême bonté. Offrez nous une partie de votre récolte de blé, nous rembourserons votre don en or et rajouterons un surplus. »

Général Elfique, sous-commandant d’Azurias.

Azurias… Narian en avait déjà entendu parler. La cité était réputée pour son anarchie sans égale. Il reposa délicatement le parchemin à sa place et en agrippa un autre, plus récent:

« Mon roi,

Comme promis, je vous fait part de mes recherches. Et j’ai trouvé une solution. Elle réside dans un joyau ancien forgé par la race des nains. Leurs roi, jadis, voyait ses généraux prendre le dessus, aussi bien financièrement qu’auprès de ses sujets. Pour y remédier, il fit créer par ses meilleurs mages un pendentif sacré aux vertus magiques. Lorsque le possesseur de ce joyau l’enfile autour de son cou, il se voit conférer un pouvoir de persuasion redoutable: il peut intervenir dans l’âme de n’importe qui, si ce n’est les plus érudits. Vous trouverez ce collier dans la forteresse de Gahïr, elle appartient au Général Humain Taramias. »

Orayus, votre fidèle elfe et ancien Mage. »

Narian posa le parchemin, bouche bée. Son cœur battit férocement dans sa poitrine. Il glissa avec une certaine fébrilité une de ses mains moites et en extirpa le joyau. Si seulement il avait été conscient de ses pouvoirs… Il le contempla un long moment, puis ses pensées se chamboulèrent dans sa tête. Et s’il s’enfuyait? Les conséquences serait simple: le roi le pourchasserai jusqu’à que sa tête soit empalé sur un piquet…
Narian n’eut pas le temps de réfléchir un instant de plus. La porte s’ouvrit à nouveau et le roi pénétra. Ses cheveux grisonnants plongeaient jusqu’au bas de son dos. L’âge avancé d’Ybirius était retranscrit de diverses manières: De multiples rides ornaient son visage, insistant sur son front et sur le contour de ses yeux, qui eux étaient d’un bleu pâle vide. Il toisa Narian d’un regard interrogateur, puis grommela:
_Ou est il?
_ Qui ça? Feignit Narian, la gorge serrée.
_ Le pendentif! Donne moi le joyau!

Sans autres alternatives, à regret, le jeune elfe avança sa main, le collier pendouillant à son annulaire. Les yeux du roi retrouvèrent vie. Il arracha le pendentif des mains de Narian, marmonnant des paroles incompréhensibles. Le jeune elfe regarda la folie d’un roi avide, attendant sa récompense.

_ Mon roi?
_ Quoi?
Il le regarda, interrogatif, puis reprit d’une voix sifflante:
_ Ah, oui, bien sur… Ta récompense… Que veux tu? De l’or? Des femmes? Ou bien des bijoux? Ou encore des armes?

Un instant, Narian voulut proposer de demander sa fille, mais il se ravisa bien vite. Sa première préoccupation restait un endroit ou dormir, surtout avec le froid hivernale.

_ Pourriez vous m’offrir un de vos appartements?
Le visage du roi se durcit, puis il fronça ses sourcils broussailleux:
_ Une de mes chambres?
_ Et bien… j’ai risqué ma vie pour vous satisfaire, puis avec ce froid…

Le roi leva les yeux au plafond, puis grommela:
_Entendu… Suis moi donc, il me reste une chambre à coucher. Modeste, mais confortable.

Le_Z
Le_Z
Niveau 5
03 juillet 2006 à 19:02:27

Tiens, je me demandais où était passé le texte "Narian", tu aurais pu prévenir...
Quoi qu´il en soit, j´attends les prochains chapitres et espère voir d´autres lecteurs rappliquer pour éviter un "possible" abandon de cette fic...

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
03 juillet 2006 à 19:06:56

Bonjour Le_Z! Ca va?

Oui, j´ai supprimé Narian et je l´ai reposté car j´ai changé quelques détails :ok:

Sinon, ne t´en fais pas, je ne l´abandonnerai pas, pasque j´adore l´écrire, c´est la première fois que je prends autant plaisir à écrire une fic.

Je suis en train de rédiger le chapitre II, ou Narian découvre un curieux compagnon fort sympatoche :ok:

N´empêche que j´ai toujours 0 comms concrets sur ma fic (je parle pas de toi Le_Z, tu vas pas commenter la même histoire :ok: )

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
03 juillet 2006 à 21:31:31

Ceci n´est pas un up, seulement une question. Ai je le droit de poster des dessins sur mon topic? Illustrer certainnes choses, comme Narian, ses épées, L´Obscure Déesse en forme elfique ect... ?
Merci de répondre.

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
03 juillet 2006 à 22:34:39

Je poste le début du second chapitre, et si un preux forumeur passe par la, qu´il me laisse un comms, je vous en supplie :snif:

Chapitre II /

Le soleil pâle réchauffait peu ce matin-là. Narian se baladait dans l’avenue principale, dégustant avec amour une tartelette aux fraises tout juste sortie du four.
Quelques elfes balayaient les rues d’un pas las et sans conviction.
Niché au milieu d’une poignée de boutiques marchandes, la forge du vieux Fakräm resplendissait. Les yeux brillants, Narian pénétra dans la bâtisse.
L’air était lourd et saturé à l’intérieur. Deux elfes tiraient longuement sur leurs pipes, dégageant une fumée grisâtre étouffante.
La forge se composait d’une large vitrine sur la gauche, qui contenait toutes les épées et poignards souhaitables. Face à cette vitrine, une étagère prostrée contre le mur présentait tous ce dont, d’un apprenti magicien au grand Mage avait besoin; Des amulettes pendouillaient, des chevalières serties d’émeraudes luisaient sous le halo blafard de la forge et des alambics rayonnaient, au plaisir des utilisateurs de potions.
Narian nageait dans le bonheur. Il pouvait rester la pendant des heures, à contempler les merveilles de ce vieux Fakräm. Une à une, il toisa les épées resplendissante. Un glaive énorme à la lame tranchante composé d’un manche en argent léger paraissait bien trop lourd, et pour son poids, et pour la modique bourse de Narian.
Le jeune elfe passa en revue diverses épées sans grande conviction. Puis soudain, son regard se figea. Deux lames parfaites prenaient naissance sur de majestueux socles, surélevés de manches d’acier polis à la perfection.
Peu importe le prix, peu importe s’il devait y passer toute sa bourse, il les lui fallait!
Pour se rassurer, Narian se murmura pour lui même que ce sera avant tout un outil de travail pour les missions d’Ybirius…
_ Fakräm? Demanda t’il tout excité.
_ Oui mon petit, c’est pour quoi?

Narian pointa avec ses doigts les deux épées, et le forgeron ouvrit la vitrine pour les sortir.

Les rayons du soleil filtrait à travers les lucarnes, éclairant les runes mystiques gravées sur les lames:

_ On raconte qu’elles ont été bénit par l’Obscure Déesse, expliqua Fakräm, connaisseur.
_ Puis-je? Demanda l’elfe timidement.

Fakräm les lui tendit, et Narian les tenaient dans ses mains pour la première fois. A peine eu t’il touché les manches argentées que les runes brillèrent de tous leurs éclats. Les fines gravures représentaient des signes étranges, entrelacés et divers. L’elfe les sous-pesa, tel un expert en arme. Enfin, il déclara dans un souffle:
_ Combien pour les deux?

Fakräm se gratta longuement le menton. Les yeux hagards, il réfléchissait:
_ Elles m’ont pris beaucoup d’heures de travail, tu sais. Et puis les gravures sont mystiques, ce n’est pas moi qui les ai faîtes!
_ Et qui c’est alors? Un nain manchot? Ricana Narian ostensiblement.
_ Non. Après les avoir forgés, je les ai laissés sur l’enclume, face à la lune…
_ Vous êtes en train de me dire que c’est l’Obscure Déesse qui a gravé ses épées?
_ Je n’en sais rien! Bien, je te proposes un prix d ‘ami, entre elfes. 300 écus d’or.

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
04 juillet 2006 à 20:20:26

:up: !T oujous 0 comms :lol: (mieux vaut en rire qu´en pleurer...)

Merrylin
Merrylin
Niveau 6
04 juillet 2006 à 21:32:00

J’ai lu.

Même si l’univers médiéval fantastique reste assez classique, on accroche au héros, à la vie de sa cité, à ce qu’on peut voir de son univers. Certains n’aiment pas, mais j’apprécie vraiment quant-à moi de découvrir tranquillement le monde dans lequel je vais m’immerger, avant de lire une grande aventure (car je suppose que c’est ce qui nous attend). Le tout est bien équilibré entre détails de la vie du héros, et intérêts supérieurs du royaume, dont on a rapidement un aperçu dans l’appartement du roi. Bref, il y a une profondeur immédiate dans le récit. Bon choix que d’avoir choisi un héros qui a ses entrées auprès du roi et qui y conduit ses lecteurs.

En revanche, le prologue loupe son coup à mon avis. Il est un peu laborieux et on craint que l’histoire ne démarre pas. Pour mettre en jambe le lecteur, peut-être qu’une scène plus rapide, avec plus d’action serait davantage indiquée. Parce que de toute façon le prologue nous apporte peu d’informations par ailleurs.

Sinon le style est fluide et se laisse oublier, c’est l’essentiel. Rien de pire que de devoir relire pour comprendre. C’est là aussi que le prologue pourrait être amélioré. Peu de fautes ailleurs, mais quelques fautes tout de même.

Pour la suite j’espère que tu garderas cette profondeur et cette impression à la fois que les conséquences de l’aventure du héros le dépassent, et qu’en même temps le héros n’est qu’une goutte d’eau dans ce qui fait bouger son monde. :-)

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
04 juillet 2006 à 21:49:04

:ouch: Mon premier comms! ca se fête :fete:

Merci d´avoir lu, j´espère que tu liras la suite :ok: Qui arriveras surement demain :ok:

Si d´autres veulent lire, qu´ils n´hésitent pas :-)

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
05 juillet 2006 à 12:31:26

Suite du Chapitre II,

£njoy (ou pas)

Narian attacha solidement ses deux fourreaux à sa ceinture de cuir. Bombant le torse avec fierté, il sortît de la boutique. Le vent s’était levé férocement, s’exprimant par rafales de vent puissantes.
Le jeune elfe se baladait tranquillement, épiant de temps à autres son reflet sur les vitrines marchandes.
Soudain, alors qu’il tâtait le fond de sa bourse pour y dénicher d’ultimes écus, il vît à quelques pas un groupe d’elfe déchaîné. Regroupés en cercles, les elfes s’en prenaient à un nain frêle et svelte, hurlant de petits gémissements aigus.
Dans un chuintement significatif, Narian dégaina une épée et se rua sur les elfes. Lorsqu’ils le virent se fondre sur eux avec une lame à la main, ils prirent leurs jambes à leurs cou, suppliant d’être épargné. Un sourire aux lèvres, le jeune elfe rengaina son arme et s’accroupit face à l’elfe:
_ Rien de cassé? Demanda poliment Narian
_ Pourquoi tu m’as aidé, idiot d’elfe! Ne vois tu pas que j’allai leurs flanquaient une raclée?

La voix de l’elfe était très étrange; à la fois timide et imposante. Le jeune elfe le regarda avec de grands yeux ronds, puis répondit en ricanant:
_ Tu étais au milieu de six elfes, ils te ruaient de coups et tu pleurais comme moi lorsque j’étais bébé!

Le nain fronça ses sourcil broussailleux, puis posa furieusement les mains sur ses hanches:

_ Ne m’insultes pas, gamin! Respectes tes anciens!
_ D’accord, répliqua Narian en souriant, et si je vous invitez à prendre une chope de bière?

Le nain tapota son menton un instant, puis répondit:
_ Entendu! Je m’appelle Gnorom, nain de la contrée d’Itarac.
_ Moi, c’est Narian, elfe résidant au palais impérial de Lod’Phalek.

Les deux nouveaux compagnons se serrèrent la main, puis partirent en direction de la taverne « chez Bargöm ».

La porte d’entrée ressemblait à un portail entre deux mondes différents. A l’intérieur de la taverne, l’atmosphère était tout autre. Les clients criaient avec joie, bavardaient gaiement et le bruit des chopes qui s’entrechoquent tintait avec vigueur. Les tables en bois, alignées en ligne, brillaient sous la lumière des chandelles aux flammes vacillantes. Face au comptoir, un chiffon à la main, Bargöm lavait la vaisselle sans relâche. Narian et Gnorom s’installèrent sur une table à l’écart, puis entamèrent la discussion:
_ Il y a longtemps que je n’ai pas foulé les plaines verdoyantes d’Itarac! Avoua Narian avec émotion.
_ Oh, tu sais, Les plaines ne sont plus ce qu’elles étaient… Les Hommes repoussent leurs frontières constamment, empiétant sur nos terres. Le Seigneur Argälem est persuadé que l’Homme est la race suprême, son arrogance est sans pareil. Secondé par le grand Général Taramias, ils créent un monde où les nains, voir même les elfes, seront à leurs bottes.

Bouche bée, le jeune elfe regardait le nain débiter ses paroles. Perplexe, il demanda alors:
_ Mais… On nous a toujours appris qu’Argälem était un excellent Seigneur! D’ailleurs, Ybirius et Argälem ont souvent collaboré ensemble!
_ Qui es cette Ybirius, questionna Gnorom, attentif.
_ Notre bon roi, le roi de Lod’Phalek.

Gnorom se caressa le menton, puis reprit avec le même engouement:
_ Argälem clame sa bonté de cœur en jurant que toutes ses opérations visent à détruire les Knarokay.

Un long silence s’installa entre les deux compagnons. Une poignée d’ivrognes avachis au comptoir hurlent des chansons elfiques dans l’Ancien Language.
Le nain s’approcha de l’oreille de Narian, et lui confia en murmurant:
_ Les Knarokay approchent, petit elfe. Ils ont quittés leur terre sombre pour régner sur nos terres. On raconte qu’ils sont en ce moment même dans le désert d’Iflaë, attendant leurs ordres…

:-)

Merrylin
Merrylin
Niveau 6
05 juillet 2006 à 16:34:04

C´est trop court ! :-( Sinon très bien. Fait attention parce que parfois les personnages se vouvoient, et parfois ils se tutoient. Peut-être que s´ils commençaient par se vouvoyer, ce serait plus logique?

Sinon : "le jeune elfe rengaina son arme et s’accroupit face à l’elfe". Il s´accroupit face au nain.

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
05 juillet 2006 à 20:02:44

Merrylin, merci d´avoir lu :ok:
Sinon, c´est juste le nain qui tutoie l´elfe, car il est plus âgé, et narian, par respect, le vouvoie :ok:

""le jeune elfe rengaina son arme et s’accroupit face à l’elfe". Il s´accroupit face au nain.
"

:desole:

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
05 juillet 2006 à 20:45:17

Effectivement, c´est un peu court. Bon, je poste ce que j´ai déja écrit, autrement dit la fin du Chapitre II.

£njoy.

Narian but une longue gorgée, puis déglutit avec difficulté:
_ Comment se fait il que nous, les elfes, ne soyons pas au courant?
_ Le Seigneur Jiryamaël est au courant, il a sûrement informé Ybirius.
_ Pourtant, il ne m’a rien dit… Pourquoi voudraient t’ils cachaient la vérité, et dans quel but!

Gnorom caressa sa longue barbe grisâtre, puis s’allongea à demi sur la chaise qui avait pour lui des airs de trône. Les mains sur son ventre dodu, il bailla longuement et reprit tout en jetant des regards à tout va:
_ Je sais pourquoi…

Narian l’épia ostensiblement. Calmement, il demanda:
_ Quel est la raison?
_ …
_ Répondez-moi!
_ C’est que…
_ Bon! Ça vient? S’emporta Narian
_ Alors, en fait, … Non, je peux pas!

Le teint de l’elfe vira au rouge sang. Il brandit violemment son poing et l’abattit d’un coup sec sur la table en bois. La chope de Gnorom reversa son contenu, avant de se briser sur le sol. Plus personne ne parlaient dans la salle, tout le monde regardaient Narian.

_ Fichez moi le camps, vous deux! Hurla Bargöm en les menaçants avec son chiffon sale et troué.

Les deux fouteurs de trouble se ruèrent vers la sortie, ou Gnorom, sous l’effet de la pression, s’embourba les pieds dans la paillasse. Roulant sur une dizaine de mètre enneigé, il poussait des gémissements de protestation.

_ Dis donc, je ne t’ai pas demandé… Qu’est ce qui t’amènes à Lod’Phalek?
_ Je dois porter un message au plus vite à ton roi.
_ Ybirius?
_Oui, puisqu’il s’appelles comme ça! S’emporta Gnorom en époussetant sa veste couverte de neige.
_ Au plus vite… Je te signale quand même que tu viens d’aller boire une chope… Alors « au plus vite » ne correspond pas beaucoup.
_ Je ne rapporte que les ordres de mon seigneur, grommela le nain. Et puis c’est toi qui m’as invité! Alors si j’ai le moindre problème, je te dénoncerai!
_ Sympa ce nain, murmura Narian.

Les deux amis se dirigèrent alors vers le palais royal, Gnorom grommelant sans cesse et Narian se bouchant les oreilles.

Le chapitre III arrive demain :ok:

Laissez vos comms, soyez sympa pasque j´en ai pas beaucoup quand même... lol

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
06 juillet 2006 à 14:22:02

The Dark Goddess

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
06 juillet 2006 à 14:28:37

Pourquoi vous écrivez tous les titres en anglais? j´ai pas pigé... ?

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
06 juillet 2006 à 14:29:00

Comme ça, parce que ça fait bien.

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