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Le maître des Phénix

antalarion
antalarion
Niveau 11
30 juin 2006 à 20:20:35

bonsoir à tous!
A partir de la correction d´une de mes autres fics, j´ai décidé de retravailler une histoire mieux structurée, mieux écrite,bref, mieux en tout que la précédente!
Je poste ici une partie du premier chapitre de la fiction! J´espère qu´il vous plaira, en tout cas n´hésitez pas à lacher des comms. Ce chapitre peut vous paraître un peu mou, car l´histoire ne change qu´un peu plus tard! Soyez patients! :)

J´ai besoin de conseils, de beaucoup de conseils! :)

bonne lecture!

Le maître des phénix

Chapitre premier

Le prince Taladol, un jeune garçon à la carrure fine et aux longs cheveux bruns, s’élança en hâte jusqu´au palais du roi, au coeur même de la cité d´Al Gador. Il traversa machinalement chacune des pièces et s´arrêta devant une grande porte de bronze ornée de rubis encastrée dans un solide mur de pierre. Lorsqu’il frappa, la voix douce et tremblante de sa mère lui intima d’entrer.
Il régnait dans la chambre une odeur de renfermé ; les fenêtres étaient closes et l’air étouffant. Sur le lit était allongé un vieil homme, le visage en sang. Autour de lui, une dizaine de ses plus fidèles conseillers pleuraient à chaudes larmes ; tous avaient le teint livide et le regard dépité. Assise sur une chaise en bois au bord du lit, la reine s’était elle aussi laissée envahir par le chagrin. Elle portait une longue robe de soie bleu clair contrastant avec les bijoux scintillants passés autour de son cou.
-ton père va très mal! Gémit-elle à l’adresse de son fils. Les Gnor lui ont tendu une embuscade au sud de Nuln.
Les Gnor- ou Elfes Noirs, venaient du Nord de Taladh piller les villes les plus reculées du monde des hommes. Vêtues de tenues sombres, ces créatures terrorisaient depuis longtemps déjà les habitants d’Al Gador.
A l´évocation du nom de son fils, Talagand ouvrit les yeux et, tournant la tête dans sa direction, il murmura : "approche...approche..."
Taladol s´exécuta et s´agenouilla au chevet de son père, des larmes ruisselant sur son fin visage.
-Taladol, protège...notre...royaume...c´est une terre... qui renferme un ...secret!
-Quel secret, père?
-Le blason du phénix, regarde le blason, et recouvre toi les mains de mon sang pour…argh!
Il n´eut pas le temps de finir sa phrase qu´il se mit à vomir tout le sang de son corps pour succomber quelques instants plus tard. Ainsi disparût Talagand, roi d´Egalion...
La mère de Taladol s´effondra sur le corps inerte de son mari. Quant au jeune garçon, il sortit de la chambre en courant et en hurlant de douleur. Il avait à peine seize ans et il venait de perdre dans des circonstances affligeantes l’homme, le roi, le père qu’il avait aimé.
A bout, il se laissa tomber lourdement sur le sol, sa tête se mit à tourner de plus en plus vite jusqu’à lui en donner la nausée. L’espace d’un court instant, il s’imagina, le ventre ouvert, vomissant jusqu’à en mourir, lui aussi. Il se serait sans doute évanoui si le chant d’un cor qui avait retenti d’un bruit tonitruant à travers le château ne l’avait pas ramené à la raison.
Il ouvrit péniblement les yeux. La lumière qui passait à travers les créneaux des mûrs lui picota le visage.
« C’était une si belle journée qui s’annonçait, pourquoi est-ce donc arrivé ? » » Pensait-il. Il tenta de chasser de son esprit cet événement tragique, mais à chaque fois, le souvenir du visage sanguinolent de son père venait s’incruster dans sa mémoire. Etait-ce aussi dur de perdre un être cher ? Comment pouvait-il se retenir de pleurer ? Il fallait qu’il prenne sur lui, qu’il se contienne !
« Pense à autre chose…Pense !… Autre chose !. ..Le gong !
Dans un effort titanesque, le jeune garçon parvint à se relever, s’agrippant de toutes ses forces à la poignée de la porte d’une des chambres. Curieusement, la douleur qui l’avait terrassé à l’instant semblait peu à peu s’évanouir.
Titubant, Taladol se hâta de rejoindre le sommet du beffroi. Sa vision se porta vingt lieues au nord-ouest mais ses larmes rendaient flou ce qu’il essayait d’apercevoir. Un nuage de poussière qui s’étendait jusqu’à l’horizon attira alors son attention. Au nord, une armada de soldats vêtus de noir de la tête au pied était en train de dévaster véritablement tout un village. L’estomac de Taladol parût lui remonter jusque dans la glotte. Il se retourna. Derrière lui se tenait un des gardes de la cité. Il avait le teint pâle (sans doute était-ce lui qui avait observé la scène en premier, du haut de la tour, et qui avait fait retentir le cor pour en informer son prince). Petit, chauve, les oreilles en feuille de choux, le soldat se tourna vers Taladol, prêt à recevoir ses ordres.
-Faites sonner le tocsin! Ordonna le jeune garçon, que les hommes se préparent à la guerre, un tour de garde devra être instauré !
En ce jour de marché, la plupart des habitants d’Al Gador se pressaient gaiement dans les rues. Taladol en profita pour faire une déclaration. Il expliqua donc rapidement que Talagand venait de mourir ; et qu’à partir de ce jour, il officierait en tant que « nouveau roi d’Egalion ». Enfin, il précisa (bien que ce ne soit pas qu’un simple détail) qu’une armée entière de Gnor sanguinaires traversaient actuellement la province en semant le chaos où qu’ils aillent, et qu’il allait remédier à cela sans plus attendre. Il ordonna donc que tous les paysans vinssent se réfugier derrière les remparts de la cité ; assurant à tous des rations de nourriture suffisantes si un siège devait être envisagé.
Des pleurs venant de la foule se firent entendre. Taladol ignorait s’ils étaient dus à la mort de son père, dont la disparition semblait avoir plongé la ville en plein chaos, ou à la pesante menace que représentait une armée d’Elfes Noirs armés jusqu’aux dents marchant à vingt lieues à peine de la cité.
Ensuite, quand il eut donné ses ordres aux officiers- gardiens de la citadelle, il réunit le ban et l’arrière-ban de ses conseillers.
Bizarrement, il ne semblait plus perturbé ni par son deuil (même s’il y pensait toujours avec affliction), ni par l’annonce d’une bataille imminente. Son seul désir était maintenant de faire ses preuves, d’agir, de se comporter en homme. Toutes ces pensées sordides qui lui trottaient dans la tête étaient-elles en train de le rendre fou ? L’était-il déjà, et avait-il eu seulement le temps de s’en rendre compte ? Non ! C’était devenu de la rage, un désir de vengeance envers les Gnor qui le portait au delà de toute sensation de tristesse, et, curieusement, il n’en éprouvait aucun remord.

-Ethain, toi qui es le chef des conseillers, sais-tu si les villageois de Bourg et de Loren ont une chance d´arriver sains et saufs jusqu’au château?
Bourg et Loren, les villes jumelles, étaient, selon ses approximations, les premières villes menacées par l’invasion. A en juger par la célérité à laquelle se déplaçaient les Gnor, perdre du temps était sans doute la pire chose à faire.
Un homme grand et mince, portant une barbichette noire et de longs cheveux de la même couleur se leva.
-Il faudrait un miracle, c´est le cas de le dire! Répondit Ethain. Bourg et Loren réunis, il y en a pour cinq mille habitants, dont des vieillards et des enfants ; je crains malheureusement qu´il y ait peu d´espoir pour eux, d´autant plus qu´ils ignorent probablement la venue imminente de l´armée ennemie!
-Dans ce cas, ils doivent être prévenus! Protesta Beros, un autre conseiller! Ce dernier était petit et costaud mais il était de loin le plus effrayant des gardes de la tour du roi.
Donnez-moi trois mille cavaliers et je me charge d´escorter tout ce petit monde jusqu´ici!
-Mais les Elfes Noirs sont bien plus nombreux! S´écria Taladol. Comment en réchapperez-vous?
-Peuh, ce ne sont que des Gnor ! S’indigna Béros. Ils sont grands, ils sont costauds, mais ce sont des couards dénués de toute intelligence!
Taladol se mit à réfléchir. En tant que nouveau roi, il lui faudrait désormais prendre des décisions particulièrement risquées, répondre à des questions importantes avec savoir, et la première de toute venait à l’instant de tomber. Au bout de quelques secondes d’intense réflexion, il déclara :
-Dans ce cas, je viendrai avec vous ! Ainsi, feu mon père aurait-il agi !
Accompagner Beros semblait être, pour Taladol, la meilleure des options. S’il n’y réchappait pas, au moins, il n’aurait pas à subir le courroux de son peuple pour avoir échoué.
Galados, un autre conseiller, la mine sévère, arborant une longue barbe noire, se leva lui aussi, et de s’écrier de sa voix rauque :
- Je n´ai pas pu protéger votre père, alors, ayez l´obligeance de me laver de ce déshonneur et laissez-moi vous accompagner!
-qu´il en soit ainsi! Dit Taladol. Ethain, je vous nomme responsable de la cité durant mon absence. Faites tout votre possible pour rassurer le peuple et donner foi à nos soldats. Adieu !

antalarion
antalarion
Niveau 11
30 juin 2006 à 20:58:10

Et la suite, de suite! :o))

Les membres de son conseil ayant été poliment salués, Taladol regagna sa chambre en toute hâte, se demandant si en fin de compte il possédait parmi ses vêtements une véritable tenue de guerre.
Tu viens peut-être de signer ton arrêt de mort et tu penses encore à ton apparence ! Se dit-il d’un ton ironique.
Il opta finalement pour un habillage léger comprenant un casque, un longue cape verte ainsi qu’une fine chemise crée à partir d’un mélange de soie et de Mithril. Après cela, il fit seller son cheval (un magnifique coursier blanc, vif et nerveux) et se hâta de rejoindre la porte nord de la ville où Galados et Beros l´attendaient, ainsi que trois mille de leurs meilleurs cavaliers.

Ils chevauchèrent avec légèreté jusqu’à la tombée de la nuit en direction du nord-ouest. La lune était déjà haute dans le ciel lorsqu’ ils décidèrent de faire une halte à l’orée du bois de Nuln. La plupart des chevaux, fourbus, s’étalèrent de tout leur long sur le sol en haletant avec peine.
-A combien de lieues les Gnor sont-ils? Demanda Taladol qui avait déjà rejoint Beros dont la tente de fortune qu’il avait fait dresser se tenait au centre même de l’escadron.
-Nous n´en savons rien, sûrement à quatre lieues d´ici. Répondit ce dernier. C´est la distance qui sépare les deux villes de notre unité.
-Dans ce cas nous ne nous arrêterons pas, je doute que les Gnor dorment beaucoup la nuit! (Il avait lancé cela sans se douter que le nom d’ « elfe noir » venait en fait de leur penchant pour la cruauté et le chaos !)
Beros sembla contrarié par ce changement d’ordre. Les cernes qui bordaient ses yeux laissaient deviner qu’il tombait de sommeil, mais il ne discuta pas et le peloton, bien qu’exténué, reprit sa route.
La nuit était douce, bercée par l’agaçant chant des criquets, et une forte brise venue de l’est vint caresser les joues des soldats et des bêtes. Ils arrivèrent bientôt à l’orée d’un petit bois. Comme ils n’avaient toujours pas trouvé de traces de Gnor, Taladol ordonna de dresser le camp.
La tente de Beros fut la première à être montée. Le soldat, qui tombait de sommeil, oublia presque de souhaiter le bonsoir à ses amis, tant la fatigue le rongeait ! Le pauvre ! Il ne dormirait pas longtemps ! Un cri perçant retentit à travers le silence de la nuit, attirant l’attention et la méfiance de tous.
C´était un cri à la fois comique et effrayant. Taladol sentit son estomac se nouer. Il se rendit bientôt compte que sa tente était montée loin de celle de ses compagnons de route. Ne sachant pas exactement à quoi s’en tenir, les chevaliers dégainèrent leurs épées ; et le silence inquiétant fit place à un désagréable bruit de lames que l’on sort de leurs fourreaux.
Soudain, comme si une pluie de flèches s´abattait sur eux, des centaines de gobelins, mesurant à peine quarante centimètres de haut, surgirent hors des bois et s´abattirent sur les cavaliers avec une rage indescriptible. Armées de cimeterres, ces petites créatures à la peau bleue prirent véritablement au dépourvu les cavaliers pour qui les chevaux n’avaient maintenant plus aucune utilité.
-Des éclaireurs gobelins! Hurla Beros qui était sorti de sa tente derechef. En position défensive, vite, arghhh...
Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu´une flèche tirée de nulle part lui transperça l’estomac. Il tituba un instant, marchant à l’aveuglette au milieu des combats avant de s´effondrer sur le sol, sans vie. Entraînés dans leur cruauté, les Gobelins prirent un malin plaisir à venir danser sur la dépouille de Beros, mais les valeureux soldats du défunt accoururent bientôt, tailladant dans la mêlée avec l’énergie du désespoir. Tous s´étaient maintenant élancés dans la bataille qui faisait rage partout dans le camp. Il fallait tenir, ou mourir !
Quant à Taladol, il entreprit de combattre là où il ne risquerait pas d’être blessé. Mais lorsqu’il aperçut, à quelques mètres à peine, la dépouille de Beros, il sentit cette aura de vengeance s’emparer de lui à nouveau. Il taillada avec ardeur, évitant les coups de cimeterres du mieux qu’il pouvait, tranchant tout ce qui avait une couleur bleue dans cette nuit sombre. Mais sa folie le mena bientôt hors de ses propres lignes. Au bout de quelques instants, il se rendit compte qu’il était isolé.
Deux gobelins, probablement attirés par ses vêtements luisants dans la nuit, s´élancèrent avec fureur dans sa direction.
Taladol trancha sauvagement le premier. Décapité, sa tête roula au sol, comme animée par un dernier souffle de vie, pour finalement s’arrêter à un mètre du reste de son corps.
Quant au second, il profita de son agilité pour contourner le jeune garçon et se jeter sur lui. Ses petits doigts crochus agrippèrent les joues de Taladol et s’enfoncèrent comme une dizaine de poignards pénétrant dans une cuisse de gigot.
-Aaaaaaaaaaaah ! Rugît Taladol en tentant désespérément d’attraper une quelconque partie du corps de son assaillant. Il réussit finalement à agripper le monstre à sa cheville et, dans un effort titanesque, il lui fit lâcher prise. Il brandit son épée et l’enfonça avec rage dans l’estomac du Gobelin. Il saisit ensuite la créature et la projeta comme une vulgaire pierre, au loin, dans l’obscurité.
Taladol reprit peu à peu son souffle, réalisant à peine que les combats faisaient toujours rage autour de lui. Il tâta ses joues en poussant de petits gémissements, et se laissa tomber sur ses genoux. Il examina ses mains : elles étaient couvertes de sang. Il ne vivrait plus longtemps, bientôt, il irait rejoindre Béros et son père, laissant son royaume sans défenseur, aux mains des meurtriers. Il aurait voulu se relever, sentir un souffle de vie l’envahir à nouveau, reprendre courage et vaincre tous ceux qui le menaceraient, lui et son peuple, mais rien ne l’animait plus.
Il leva la tête vers les étoiles. L’une d’entre elles, plus rouges et dix fois plus grosse que les autres semblait se rapprocher inexorablement de lui. Etait-ce la mort qui venait le chercher ? Etait-il seulement déjà mort ? Non, il entendait encore le bruit des épées qui résonnait à travers le camp. La boule de feu se rapprochait de plus en plus, et de plus en plus vite. Sa lumière éblouit Taladol et ses yeux se fermèrent d’eux même. Il se laissa aller, s’étala de tout son long sur le sol et le bruit assourdissant des lames qui se croisent laissa place à un silence de mort.
Tous avaient désormais les yeux rivés vers cette chose dans le ciel. Elle mit pied à terre et les flammes qui embrasaient son corps s’éteignirent. C’était un phénix. Son plumage était rouge, accompagné de quelques plumes bleues qui s’éparpillaient un peu partout sur son corps. Il devait mesurer pas loin de deux mètres de long.
Le Phénix tira alors une de ses plumes les plus rouges, et la posa délicatement avec son bec sur le visage de Taladol qui sentit soudain comme une douce chaleur s’embraser dans son cœur.
Les secondes passaient plus lentement que d’habitude. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, Taladol sentait ses plaies se refermer, et la douleur s’enfuir de son corps comme une mauvaise maladie dont on vient de guérir.
Il se leva. Le phénix se tenait devant lui, majestueux, et bien plus grand que lui. Dans un mouvement indépendant de sa volonté, Taladol posa sa main sur la tête de l’oiseau, et lui caressa amicalement le bec. Il n’était pas brûlant, au contraire, il était plutôt tiède.
Le phénix se tourna alors vers le champ de bataille et s’embrasa à nouveau, libérant toute l’ardeur dans le battement d’aile crépitant qui l’éleva au sommet du champ de bataille.
Il poussa un cri si perçant que Taladol dut plaquer ses mains contre ses oreilles et se lança en direction des gobelins, tel un démon de feu sorti des entrailles de la terre, venu défaire ses ennemis les plus redoutables.
Alors qu’il survolait les lignes ennemies, les Gobelins fuyaient, la tête entre les jambes ; d’autres, carbonisés tel un fin parchemin jeté au beau milieu d’un incendie, s’effondraient ici et là.
Au bout de deux minutes, le camp était vide d’agitation.
Le phénix tourna encore quelques instants dans les airs, décrivant des cercles embrasés au travers de la nuit noire, et s’envola finalement vers l’infini.

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
30 juin 2006 à 21:29:06

Prems :-)

J´ai lu, commençons par le commencement:

C´est fluide, j´ai tout lu d´une traite sans écorchure. Tu a du potentiel, c´est indéniable. J´ai toutefois relevé quelques erreurs, pas grave:

"ils décidèrent de faire une halte à l’orée du bois de Nuln. "

"Ils arrivèrent bientôt à l’orée d’un petit bois"

petite répétition.

J´ai vu quelques fautes d´ortographe aussi, je les ai pas relevé, la flemme :-)

Passons à l´histoire:
Pour l´instant, ça ma l´air pas mal du tout. Enfin, je jugerai mieux avec la suite.

Voila, j´ai aimé, je lirai la suite. Bonne chance.
:ange:

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
30 juin 2006 à 22:06:50

Je lirai la suite ! :ok:
La forêt de Nuln ne serait pas le fruit d´un léger repompage ? Je peux me tromper bien sur.

Dylfos (dommage pour les Argentins)

antalarion
antalarion
Niveau 11
30 juin 2006 à 22:50:04

:merci:

Je publierai la suite demain!
Je revérifierai une bonne fois tout ce que tu m´as signalé! :)

antalarion
antalarion
Niveau 11
01 juillet 2006 à 11:31:57

Chapitre deux

-C’est une catastrophe, maître !
-Je le sais bien, idiot!
Assis sur son trône au coin du feu, le maître avala d’une traite le vin que son serviteur lui avait apporté. Il toussa. La tête recouverte d’un capuchon grisâtre délavé, l’homme semblait en proie à une grande colère.
-apporte-moi encore du vin, Guilberd ! Ordonna-t-il.
Le petit serviteur chauve au teint maladif acquiesça en affichant un sourire obligé et s’en fut.
-Oh, et fais venir Meryac, je veux lui donner de fausses informations ! Il ne faut pas qu’il sache quoi que ce soit à propos de cette affaire !
-bien maître, comme mon maître le souhaitera.

Dix longues minutes s’étaient écoulées. Guilberd fit irruption dans la pièce suivi de deux cyclopes armés d’hallebardes ne mesurant pas loin des trois mètres de haut qui tenaient d’une poigne ferme un prisonnier à moitié évanoui.
-ne fais pas semblant de dormir, Meryac, je sais que tu n’as rien.
L’homme releva la tête. Son visage était tiré, pâle, et bordé d’une longue chevelure noire mal coiffée qui lui descendait jusqu’aux épaules.
-A vrai dire, je suis saoul, complètement saoul ! Répondit moqueusement Meryac en adressant un regard cinglant à son interlocuteur. Tu sais ce que c’est : profiter du bon côté de la vie, oubliant que des hydres à dix têtes vous fixent d’un mauvais air en réfléchissant au meilleur moyen de vous dévorer !
-Laisse-moi rire ! S’esclaffa Le maître. Tu sais bien que je ne te tuerai pas avant d’avoir eu ce que j’attends ! En ce qui me concerne, je viens à l’instant de retrouver la trace du garçon ! Il est encore temps de te ranger du côté des vainqueurs, Meryac ! Tu n’auras pas toujours le privilège d’un tel choix.
-Ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Répliqua sèchement Meryac. Tu te crois fort avec ton armée de cyclopes, d’hydres et de Gnors, mais tout ça n’est rien ! Rien du tout, Stronbold !
-Ne m’appelle plus jamais par ce nom, Meryac, sombre magicien !
Le maître s’était levé brusquement et avait renversé son verre. Guilberd s’était aussitôt précipité pour le ramasser mais un des cyclopes lui donna un grand coup de poing dans le ventre.
Le pauvre serviteur s’effondra sur le sol en se tortillant de douleur.
Meryac profita de ce court instant d’inattention et tira sa baguette hors de la poche de son vieux blouson. Il la pointa sur Stronbold et murmura une formule magique dans une langue étrangère.
Le maître fut projeté contre le mur à une vitesse fulgurante, renversant deux des immenses cadres accrochés au mur.
Meryac se tourna vers les deux cyclopes. L’un d’eux lui asséna un violent coup de hallebarde qu’il parvint à éviter de justesse.
Il assomma la créature en concentrant le peu de forces qu’il lui restait dans son poing.
L’autre allait lui sauter dessus mais, à cet instant, Guilberd se releva d’un bond, dégaina le poignard qu’il avait caché dans sa tunique et le lui enfonça de toutes ses forces dans le ventre. Le garde tituba en grommelant de douleur et s’effondra lourdement sur le sol dans un grand « boum » qui fit vibrer les pavements alentours.
-fuyons ! Rugît Meryac à l’adresse de Guildberd. Stronbold va bientôt revenir à lui.
Mais Guildberd l’avait déjà compris. Les deux compagnons s’élancèrent dans le couloir principal menant à la sortie même du palais. Les mûrs étaient de glace et le sol glissant comme un givre épais.
C’est bien un palais d’Anciens, pensa Meryac, qui tentait tant bien que mal de se réchauffer en courant d’un pas léger mais vif.
Il ne se trompait pas. Les Anciens, des hommes plutôt grands, et encapuchonnés habitaient depuis toujours dans ces drôles de demeures. Bien adaptés, la glace était devenue pour eux un matériau aussi anodin que le bois ou la pierre, mais contrairement à ses habitants, Meryac n’avait pas vécu assez longtemps dans un château de glace pour pouvoir la supporter.
-Où irons-nous, une fois hors du palais, monsieur ? Demanda Guildberd dont la sueur recouvrait son front gras et boutonneux.
-Chaque chose en son temps ! Répondit Meryac. Avec un peu de chance, personne ne nous repérera. D’un autre côté, je pourrais utiliser ma magie pour m’enfuir ; mais je suis certain que la perspective de te laisser seul ici ne t’enchante pas.
-Oh non, monsieur ! Pas le moins du monde. On devrait emprunter la porte principale et foncer au travers de tout.
Meryac s’arrêta brusquement. L’illumination dans son regard traduisait une idée nouvelle.
-Quelqu’un approche! Cachons-nous derrière ces draperies ! Lança-t-il en désignant les grands rideaux rouges aux pieds gelés qui servaient de tentures aux immenses fenêtres du palais.
Ils s’exécutèrent. Meryac sentait son cœur battre à toute vitesse dans sa poitrine. Il avait conscience que s’il échouait, que s’il était rattrapé dans sa fuite, ce pourrait être la fin de bien des choses.
Deux nouveaux cyclopes armés de hallebardes empruntèrent le couloir d’un pas lourd et s’arrêtèrent en face de la tenture.
-Tu sens cette odeur ? Demanda l’un deux.
-Quelle importance ? Répondit sèchement l’autre. Le service est fini.
Meryac saisit sa baguette magique, et la fit tournoyer discrètement dans l’air.
Un minuscule fil de soie sortit de son extrémité et alla s’enrouler autour des chaussures du colosse. Ce dernier trébucha, sous le regard ébahi de son compagnon.
Guildberd sortit alors à toute vitesse de sa cachette et planta son poignard dans l’estomac du monstre qui s’effondra à son tour, assommant de par son poids l’autre cyclope.
-Deux d’un coup ! Sourit Guildberd ! Que dis-tu de cela ?
-Je dis qu’il faut se hâter ! Répondit Meryac en donnant une tape amicale dans le dos de son compagnon.
Le magicien se déshabilla derechef et enfila les vêtements crasseux et maculés de sang du cyclope.
-Tu aurais du prendre les autres, ils sont propres !
-Pas le temps ! Rends-toi utile et aide-moi à enfiler ce casque, je n’ai pas qu’un œil, moi !

Ils arrivèrent bientôt à la porte de sortie du palais. Meryac saisit la clinche, la tourna dans tous les sens, mais en vain.
-Elle est fermée, non ? Demanda bêtement Guildberd.
-Je le vois bien ! Recule, je vais la forcer.
A nouveau, le magicien se saisit de sa baguette et, la pointant en direction de la clinche, effectua un mouvement de rotation du poignet, bizarrement imité par la poignée de la porte qui s’ouvrit alors, béante.
-nous avons assez traîné ici ! Filons !

Meonilas, la cité gelée du nord se dressait sur une immense colline de glace inébranlable. Hormis sa froideur et son apparence, elle ressemblait à n’importe quelle cité du grand monde. Ses habitants étaient des Anciens, mais Meryac fut rassuré de voir qu’un convoi de marchands étrangers s’affairait dans les rues en créant un tel remue-ménage qu’il serait facile pour lui et Guildberd de passer inaperçus.
-D’où viennent-ils, ces marchands ? Demanda Meryac.
-Ce sont principalement des vagabonds et des voleurs ! Répondit Guildberd. Ils volent aux gens leurs biens les plus précieux et ils viennent les vendre ici. Il vaut mieux ne pas leur parler, il n’est pas coutume chez ces marchands-là d’être fort aimables.
Ils descendirent les marches du palais et se mêlèrent à la foule.
Leur manœuvre n’aboutit pas sans mal. Un groupe de géants en colère avaient failli les piétiner malencontreusement, et Meryac avait été obligé de les enguirlander pour qu’ils daignent enfin les remarquer.
Un vieux marchand de hallebardes avait ensuite interpellé Meryac en lui proposant de racheter « une magnifique hallebarde à un prix tout aussi attrayant ».
Ils atteignirent finalement la porte de la ville, qui, au grand soulagement des deux amis, était ouverte.
Ils étaient encore au sommet de la falaise, et de là, ils purent voir au loin la verdure et les arbres pousser. Mais pour les atteindre, il ne leur faudrait pas moins de trois jours de marche, et ils n’avaient guère de vivres sur eux.
-Il y a un saucisson dans la poche du cyclope, mais ça ne suffira pas ! Dit Guildberd.
-Tu crois qu’on trouverait à manger dans ces contrées enneigées ? Demanda Meryac. Je m’y suis déjà aventuré, on n’y rencontre pas d’animaux savoureux, hormis quelques robustes campagnols ou des oiseaux voraces. Par contre, il y a au nord-est un petit village où un ancien ami à moi habite. Si nous nous hâtons, nous pourrons dîner à sa table ce soir !
-Je te suis de confiance, Meryac ! Répondit Guildberd avec un large sourire. Hormis le palais du roi, je ne connais rien de cette région. Il n’empêche que mon idée était bonne, n’est-ce pas ? Quand j’ai appris que tu étais prisonnier, j’ai tout de suite pensé que devenir serviteur de Stronbold était un excellent moyen de t’aider à t’échapper !
-Je ne t’en remercierai jamais assez, mais cette histoire n’est pas terminée. L’espoir grandit dans mon cœur. J’ai reçu hier un drôle de pressentiment, comme si Istarel était revenu !
-L…le…le phénix ? Bégaya Guildberd ! Tu veux dire que la prophétie serait en train de s’accomplir ?
-Nous devons d’abord trouver le garçon, Guildberd, et pour cela, il nous faut vivre. Mettons-nous en route, le temps presse.
-Istarel…Istarel ! Répétait inlassablement Guildberd dont l’espoir s’était à nouveau embrasé.

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
01 juillet 2006 à 15:35:21

Pas mal, pas mal. Lu et approuvé. :ok:

antalarion
antalarion
Niveau 11
01 juillet 2006 à 15:44:18

:merci:
Je retravaille la suite un petit peu et je la publie! :)

antalarion
antalarion
Niveau 11
01 juillet 2006 à 16:01:03

Chapitre trois

Taladol n’en croyait pas ses yeux. Il avait devant lui une marée de cadavres, étendus sur le sol, pourrissant dans une odeur putride qui lui donnait la nausée. Une foule de sentiments l’envahit. D’où était venu ce phénix ? Pourquoi lui avait-il sauvé la vie et comment allait-il continuer à pourchasser les Gnors avec si peu de soldats ? Son teint avait viré au blanc lorsque Galados lui avait annoncé qu’ils n’étaient plus que deux cents. Deux cents malheureux rescapés, dont des blessés lourds, que pouvait-on encore espérer faire avec ça ?
-Vous allez rentrer au château, Galados ! Gémit-il à l’adresse de son ami. J’ai fait assez de morts comme ça, en un jour, j’ai réussi à perdre autant de soldats que mon père en dix ans de bataille.
Galados, dont la mine s’était assombrie, posa sa main sur l’épaule de son jeune maître.
-J’ignore où sont les Gnor, messire, mais ils ont bel et bien disparu.
Apercevez-vous Bourg et Loren au loin ? Rien ne flambe, nulle agitation ne semble agiter les cités ; assurément les Gnors ne sont pas passés par là !
-alors, pourquoi sont-ils venus ? Demanda Taladol en séchant ses larmes avec peine.
-Je n’en sais rien, mais je trouve curieux d’être tombés sur une bande de Gobelins si bien concentrée et organisée. Qui plus est, sommes-nous sûrs que ces créatures que vous avez aperçues au loin étaient bien des Gnors ? Il est aisé pour un sorcier de faire apparaître cette sorte de mirage !
-vous pensez donc que les Gnors étaient un piège ! Un mirage afin de nous attirer dans un guet-apens…mais pourquoi donc ?
-Je n’en sais pas plus que vous, sire, mais je doute que ce fut pour nos cavaliers ! Peut-être était-ce pour vous, tout simplement !
-Pour moi ? S’exclama Taladol. Mais pourquoi ? Pas parce que je suis un roi, tout de même ? Je n’officie encore que depuis quelques heures, quel mal ai-je eu le temps de leur faire ?
-C’est difficile à dire, mais si un phénix est venu à vous, il n’y a aucun doute possible : vous êtes quelqu’un d’important, de très important !
Galados n’en dit pas plus. Il tourna les talons et regagna sa tente pour se désaltérer, laissant Taladol seul avec lui-même.
Que n’aurait-il pas donné en cet instant pour savoir ce que toutes ces manigances derrière son dos signifiaient ? Le discours de Galados était trop juste pour être celui d’un simple soldat. Savait-il quelque chose d’autre, mis à part que quelqu’un le cherchait ? Il se sentait rempli de pensées contradictoires.
Tournant la tête à gauche, il aperçut la dépouille de Beros, que ses hommes tenaient fermement par les pieds et les poignets en proférant des insultes et en gesticulant à l’adresse des rapaces déjà aux aguets.
-Allez donc achever ces maudits gobelins, crétins de corbeaux, Beros, lui, ne le mérite pas !
-Envoyés de l’ombre, pourquoi vous acharnez-vous de la sorte sur le plus noble des morts ?
Taladol remarqua aussi un jeune garçon en pleurs, assis en tailleur à même le sol. Il devait être du même âge que lui, malgré son allure de noble et robuste chevalier. Il avait de courts cheveux roux et une fine barbichette d’adolescent se dessinait déjà sur son menton qu’il avait épais.
- Comment t’appelles-tu ? Demanda curieusement Taladol en s’approchant de lui.
Au son de sa voix, le garçon releva la tête et adressa à son prince un sourire obligé.
- Thésée, sire ! Répondit-il en essuyant ses larmes d’un revers de manche.
- Je t’en prie, ne m’appelle pas sire, seulement Taladol, tutoyons-nous si ça ne te dérange pas ! Dis-moi, que vaut cet homme par rapport à toi pour que tu le pleures autant ?
-Comme vous voulez…Je veux dire : comme tu veux ! Répondit Thésée en dévisageant avec pitié le trou de fortune que l’on creusait pour y ensevelir le défunt. Je suis le fils adoptif de Beros !
Taladol écarquilla les yeux tellement fort qu’il les crut un instant prêts à sortir de leurs orbites. Ainsi Beros avait un fils, de son âge, et déjà chevalier à en juger par ses habits ! Pourquoi ne lui en avait-il pas parlé ? Un roi ne pouvait-il pas avoir d’amis ?
-tout cela est de ma faute ! Dit-il enfin, en fixant Thésée comme une bête venue d’un autre monde. J’espère que tu auras la gentillesse de me pardonner !
Thésée releva la tête pour la première fois. C’était après tout le minimum de politesse envers un prince.
-Tu…Je ne vous en veux pas ! Pourquoi d’ailleurs ? Je t’ai aperçu dans le feu de la bataille, tu as combattu bravement pour mon père ! Ce devrait être à moi de m’excuser pour le manque de courage que j’ai manifesté envers toi !
Taladol était impressionné, tant subjugué par la noblesse d’âme du jeune Thésée qu’il s’en sentit un peu ridicule. Enfin, il posa sa main sur l’épaule de son ami et sourit.
- Vous avez du courage ! Reprit Taladol. Dans votre épée, je ne puis encore le dire avec certitude, mais votre esprit est pur et droit, tout comme celui de votre père !
-Sire ! Vous trahissez vos propres paroles, bon sang !
La teint de Taladol vira au blanc.
-Eh bien oui ! Ajouta précipitamment Thésée en arborant un large sourire. N’étions-nous pas censés nous tutoyer ?
Ils éclatèrent de rire.
L’amitié. C’était un sentiment nouveau pour Taladol, une nouvelle sorte de joie qu’il n’aurait jamais imaginé découvrir dans un endroit aussi lugubre qu’un champ de bataille empli de cadavres. Et pourtant, elle était venue, même pour ce prince devenu roi envers qui les autres adolescents avaient une trop grande crainte pour oser s’en approcher. Et Thésée ? Lui qui venait de perdre un être cher à son cœur aurait du se montrer plus qu’affligé, et il l’était, mais il avait forcé son rire, convaincu que Beros ne serait pas la première et la dernière de ses amitiés.
Ils se levèrent, et allèrent rendre un dernier hommage à Beros en embellissant sa tombe des quelques étoffes qui ornaient leurs costumes. Puis ils se saluèrent d’une poignée de main et regagnèrent leurs tentes respectives, alors que le soleil perçait au travers des épais nuages venus du Nord.

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
02 juillet 2006 à 15:42:42

Lu et approuvé !
Bon, aucunes fautes (ou alors très peu). Un scénario qui se met bien en place.
Je lirai la suite !

PS : J´aimerais bien savoir pour la forêt de Nuln
PS2 : C´est tellement pourri cette vielle blague que je me demande pourquoi je continue...
PSP : Je continue.
X

antalarion
antalarion
Niveau 11
02 juillet 2006 à 15:52:41

Je vois pas de quoi tu parles dans le forêt de Nuln! En tout cas, j´ai jamais pensé à une repompe!

Si la blague est vieille? Mets toi un peu dans le contexte! nous sommes dans un univers moyenageux!

ps2: Tu parles de "sire, vous trahissez vos propres paroles, bon sang!"?
Ce qui fait rire Thésée, c´est le teint de Taladol qui vire au blanc! Pas la blague en elle-même! :o))

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
02 juillet 2006 à 20:43:14

"Si la blague est vieille? Mets toi un peu dans le contexte! nous sommes dans un univers moyenageux!

ps2: Tu parles de "sire, vous trahissez vos propres paroles, bon sang!"?
Ce qui fait rire Thésée, c´est le teint de Taladol qui vire au blanc! Pas la blague en elle-même!"

Je parlais de PS2 et de PSP :hum: .

Sinon, une bonne suite, toujours aussi fluide.

antalarion
antalarion
Niveau 11
02 juillet 2006 à 20:49:31

Oui, j´ai lu trop vite! Mais je voulais pas faire deux posts! :o))

en tout cas, merci pour tes lectures! :)

Ariamis
Ariamis
Niveau 5
02 juillet 2006 à 20:52:52

Je vais lire plus tard (ce soir) ,ar contre, si je peux me permettre, tu fais des cahpitres beaucoup trop courts :ok:

antalarion
antalarion
Niveau 11
02 juillet 2006 à 22:15:01

Oui, je sais! Mais ce n´est en fait qu´un premier jet de l´histoire! Je compléterai de détails plus tard! :)

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