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L'Epopée des Purgateurs-Carnet de Voyage

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
27 juin 2006 à 18:17:49

Voici une nouvelle fic, relatant cette fois l´histoire de Sirénée. C´est une fic de fantasy, mais je n´incluerai malgré cela que très peu de séquences de combats. Je pense plus, au cours du scénario, en profiter pour faire un... voyage. Du mieux que je peux le faire.
J´espère que celle ci vous plaira, et ne vous effrayera pas.

Bonne lecture, ou non. Et merci d´avance pour vos possibles commentaires.

___

Carnet de voyage_ Chapitre 1

4 juin 824 A.A.

Je viens enfin de concrétiser mes rêves. Je suis en train d’écrire au ciel, au dessus des nuages ; je vole. Il me suffit de pencher la tête pour apercevoir, sous les brèches des couches nuageuses, la cité où, quelques heures seulement auparavant, je faisais mes adieux à mon frère. La seule personne qui ait vraiment compris les raisons de mon départ. Car je ne suis pas un lache, ce n’est pas pour éviter le chaos qui s’acharne sur ma planète que je me réfugie là où il ne me touchera pas. Non, je ne souhaite qu’être un vagabond.
Mais mieux vaut que j’évite de m’égarer, si je tiens ce journal, ce n’est pas pour relater mes peines et mes douleurs, mais mes voyages futurs. Je vais juste expliquer, en quelques lignes, ce pourquoi j’ai abandonné ma terre natale. Et aussi, pour le cas improbable ou ce carnet arriverait entre les mains d’un Solarien, ou de toute autre race de la Galaxie, résumer les évènements terribles se déroulant durant notre Age. Qui sait d’ailleurs si ce manuscrit ne se transmettra pas aux générations suivantes ? Personne n’est à l’abri des facéties de l’Alpheg.
J’ai vécu jusqu’à aujourd’hui sur Atalamo, la capitale spirituelle de Sirénée. Moi et mon frère Odar avons toujours été liés, parce que nous avons vécu sans parents sans doute. Il est l’ainé, et a su se débrouiller pour nous trouver des familles dans lesquelles vivre assez longtemps pour nous permettre de faire des études de magie. Grace à ça, chacun de nous s’est révélé dans deux domaines différents. Lui est devenu un enchanteur, et est en passe de devenir un grand philosophe – du moins c’est ce que j’éspère-. Quant à moi, j’aurais pu rejoindre le corps des purgateurs, étant habile dans les disciplines du sabre et de la rune, et ayant passe avec succes les affrontements contre les djinns. Mais j’en ai choisi autrement. Je vais devenir un vagabond. Un homme parcourant les terres pour rapporter ce qu’il a vu, dans un but purement esthétique.
Voilà pour ce qui est de moi jusqu´à hier. Je ne veux pas en dire plus, pour ne pas salir ce carnet de mes expériences contre Sayonara, mes pertes, mes chagrins... Voir mon frère encore vivant est déjà un miracle en soi. Mais j’ai promis de vous parler de Sayonara, et je dois le faire, mais écrire sur la terreur incarnée me fait deja trembler.
Sayonara, depuis 824 ans, tient notre planète sous le joug de l’effroi. Avant qu’il ne soit apparu, notre jeune civilisation venait de passer une nouvelle étape. Cela faisait cinq siècles que nous nous efforcions à réparer le chaos installé après la Guerre, rebâtissant nos cités, rétablissant la paix dans les familles, restaurant les contrées devastées par la guerre d’antan. Peu a peu, nous nous étions soudés pour faire renaître nos continents et notre joie de vivre. Et nous y avions réussi, après plusieurs générations d’efforts. Mais comme si notre peuple était maudit par le destin, un autre fléau nous attendait dès notre retour a la normale. Cet age béni fut appellé « Age de l’Aube » et était terminé depuis 824 ans.
Puis, ce fut notre ère. Rien n’aurait pu laisser présager que nous étions au seuil d’un nouvel age. Selon les annales, la première fois que Sayonara eut anéanti une cité entière, l’évènement fut si fulgurant que les habitants des campagnes alentour n’avaient rien détecté d’anormal dans les environs. Ce n’est qu’en prenant subreptiscmment conscience du silence qui s’était posé dans les environs qu’il comprirent que quelque chose d’anormal s’était produit. En rentrant, ils ne trouvèrent derrière les remparts que des ruines. Des ruines, litteralement. Et les corps des citoyens avaient étaient soufflés de facon anarchique dans tous les recoins de ce chaos. Meme leur ame avait été happee par le monstre. Et c’est ainsi depuis des siècles, nous vivons sans connaître le moment ou Sayonara frappera, en gardant l’espoir qu’il ne repassera pas deux fois au meme endroit. Nous nous efforçons, malgre tout cela, à redonner vie aux régions réduites en poussière. Mais la pire ironie est que nous n’avons jamais su d’où venait ce monstre. Car un djinn d’une telle puissance ne peut apparaître sans avoir été vu auparavant.
A présent je ne veux pas en parler plus longtemps, je n’aurais jamais du le faire d’ailleurs. Cette créature du diable mine déjà chaque instant de notre vie. Alors nous n’allons pas y penser aussi quand nous la racontons !
Y réfléchir m’a démoralisé. Je suis au ciel, mais je continue a m’en soucier. Quelle luxe ! Je vais m’arrêter quelques instants, et aller me reposer au jardin.

:)

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2006 à 18:42:47

Lu :)

Et bien j´ai beaucoup aimé, bien mieux que les porte de sirénée (dois-je le dire? XD ), mieux qu´Itayan Sud, la ça démarre vite, et bien.

Prometteur donc: Ton style est toujour aussi irréprochable et parait trés adapté pour ce genre de texte ( a la 1er personne donc).

UN défault tout de même: Est-ce nécéssaire de nous causer de ce fameux Sayonnara dés le 4em paraghraphe? :( Tu aurais peut-etre du attendre un peu. Pareil pour l´histoire D´Odar et d´Amir (Car il s´agit bien de lui a mon avis :-p ).

Voilou :)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
27 juin 2006 à 18:46:34

Ah bien a vrai dire, on m´a reproche precedemment de laisser trop de notions en suspens, ce qui perdait le lecteur^^ Donc cette fois, comme sayonara est omnipresent, j´ai prefere montrer tout de suite ce qu´il en était. Pour info il y a un prologue avant ça, mais j´ai prefere ne pas le mettre vu le caractère tres fastisidieux de mes prologues ^^´´.
Bon merci. :)

Odar
Odar
Niveau 5
28 juin 2006 à 16:53:14

Aucun comm? :-(

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
29 juin 2006 à 10:04:53

Si : Vivement la suite !

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
29 juin 2006 à 22:48:31

Hum, et bien voici la suite.

___

2e post.

Je me sens mieux. Le jardin à l’arrière offre une vue imprenable sur les horizons, voir un arbre fruitier se démarquer sur les nuages est d’une beauté incommensurable. Pour quiconque n’a jamais quitté la terre ferme, c’est un spectacle saisissant. En l’observant, on croirait qu’il prend ses racines dans le cœur même des couches nuageuses, leur blanc neige se découpe sur le tronc pour donner l’impression d’être au paradis, ou devant un tableau fantastique. Moi qui pensais que la magie n’étonne plus personne de nos jours, que tout a déjà été vu, me voilà le souffle coupé. J’ai du contempler la peinture au moins une heure, allongé sur l’herbe –soyeuse, les gobelins s’y connaissent aussi en jardinage- sans bouger, ma tête couchée contre le métal. J’ai certainement du m’assoupir, car le soleil commencait déjà à se coucher. Je ne manquerai pour rien au monde le crépuscule, ce doit être un spectacle saisissant.
Oui, l’entrée dans ce nouvel univers commence très bien pour moi, j’en suis heureux. Et Sayonara ne s’est toujours pas montré, je remercie l’Ecrivain. Puisque je suis de bonne humeur, malgre la solitude – passagère, je devrais atteindre un village dans la matinée- , je vais vous raconter comment je me suis procuré ce château aérien, ce sera une bonne chose pour vous présenter les gobelins ; je les recroiserai sans doute par la suite, ces petits monstres sont partout, et excellent dans tous les domaines commerciaux.
Lorsque ma haine envers Sayonara était a son paroxysme, j’étais désespéré de savoir qu’aucun moyen de lui échapper n’existait. Des que l’université fermait, je trainais partout dans Atalamo, vaquais à toutes les occupations que m’offrait la ville. Je me ruinais dans des produits qui ne signifiaient plus rien pour moi, car rien ne pouvait empecher l’inexorable. Et mon frère si aimable et compréhensif travaillait sans cesse sur de nouveaux travaux. C’est au cours d’une de ces promenades mornes que je remarquai une échoppe d’un de ces gobelins, que je n’avais jamais remarquée auparavant. Pris de curiosité, j’entrai a l’intérieur.
Ca n’etait pas une boutique différente des autres, en réalité. Miteuse, petite et close, j’aurais très bien pu ressortir aussitôt si je n’avais pas remarquée derrière le marchand indifférent une affiche indiquant ceci :

-Les airs riment avec la vitesse-
Le meilleur moyen d’échapper aux djinns est de les semer.
C’est pour cette raison que notre communauté s’est également spécialisée dans la production en masse des dispositifs extratechnologiques aériens.
Cités, transports, offensif, le commerce gobelin atteint les troisièmes cieux.
Les particuliers sont également servis.

Voir une annonce emplie de consequences si rayonnantes donna à mon visage un jour nouveau. On peut reprocher aux gobelins de ne faire preuve d’aucune originalité dans leurs methodes de publicité, mais le message était clair. Et connaissant le don des gobelins pour écraser toute concurrence par des prix incroyables, je demandais au marchand les différentes étapes pour pouvoir se procurer une de leurs merveilles.
- Precisez le pourquoi de votre demande, vos exigences, et le prix limite. Nous nous donnerons le meilleur modèle de transport qui vous convienne. Une simple pensée suffira.
Et voilà mon rêve éxaucé. Jamais aucun être des cieux n’aurait accepté de commercer le ciel avec une créature « inférieure » , alors voilà que les gobelins s’en chargeaient. En réalité, cela faisait longtemps qu’ils créaient de telles merveilles, mais jusqu’à maintenant ce commerce n’était réservé qu’aux plus riches.
Dès le lendemain, un courrier m’informant des différentes capacités de mon engin aérien me parvint. Il était accompagné de schémas le représentant sous tous les angles. Au sommet d’un fragment de terre comme arraché du sol , on voyait une sorte de maison abondant dans les campagnes Gaiennes. Un petit batiment de brique, surmonté d’un toit noir d’ebène. La bâtisse coquette semblait chaleureuse, mais de la terre qui la bordait ressortait de grossiers et imposants tuyaux de métal, machinerie intrigante et obscure, servant à un quelconque mécanisme interne. Ils dépassaient de la terre sur quelques mètres, puis allaient s’engouffrer dans les profondeurs de l’ile volante. Mais c’était au dos du monument que la vue de ces appareils était la plus choquante : en effet, c’etait la qu’était situé le jardin ou je récupérais il y a quelques minutes. Et au dessous de ce petit havre de paix, une énorme masse de toutes sortes de mecanismes obscurs et incompréhensibles s’entassait, des filaments pendaient de tous les recoins, des protubérances de métal poussaient de partout, des pans entiers de cette usine étaient exposés au grand jour. Une horreur, je devais le reconnaître. Mais je restais pantois malgré mon dégout, le tout était attaché à l’anodine ile verte par un sortilège sans doute tres poussé. Parvenir à faire léviter une telle masse sur les couches nuageuses est déja une prouesse. Et savoir que derrière cet assemblage, au premier abord anarchique, se cachait un procédé assez étudié pour permettre de voyager sur le globe, me fascinait.
Finalement, voir une telle disposition des lieux avait quelque peu terni mon engouement. Mais savoir que cela me permettrait d’échapper à Sayonara suffisait à me remettre d’aplomb.

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
30 juin 2006 à 10:06:32

J´ai lu les deux parties et j´ai bien aimé. Même si je comprend pas tout :question: le style est bon et je ne suis pas arrivé à m´arrêter malgré cette bouteille de coca qui me narguait de l´autre côté de mon bureau. :)
J´aime bien aussi l´univers, j´arrive pas à totalement le saisir mais les espèces de machines volantes comme ça ça me fait triper, pareils pour les "gentils" gobelins.
J´attends la suite ! :ok:

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
30 juin 2006 à 19:11:28

Merci du comm, mais j´espere que tu n´es pas le seul :-(

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
30 juin 2006 à 19:35:07

Lu et approuvé comme dirait KaiM.

Amir_
Amir_
Niveau 9
23 novembre 2006 à 15:15:23

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