Bonjour à tous
J´ai décidé de créer une histoire propre à mon personnage créé dans le topic La salle aux duels des Héros Inventés. Donc voila, je vous poste le début du premier chapitre, j´espère qui vous serz nombreux à lire et peut être à apprécier. Svp laissez des comms, qu´ils soient "bon" ou "mauvais" du moment qu´ils sont constructifs et qu´ils m´aident à m´améliorer
Bon, j´arrête de parler, voici le début
Chapitre Premier/ La forêt d’Alrök
Ariamis plissa les yeux et posa une main sur son front. Il était certain d’avoir entendu des bruits étranges. Scrutant l’horizon dégagé, il stoppa sa respiration et sentit des gouttes couler le long de son cou. Soudain, un léger bruit de pas. Ariamis riva ses yeux sur sa droite avec une certaine anxiété, et fût soulagé d’apercevoir un lapin blanc gambader dans une petite clairière. Il poussa un long soupir de soulagement, passa sa main sur sa cuisse et dégaina son poignard. Une arme on ne peut plus classique pour un digne chasseur: un manche en fer gravée surélevé d’une lame d’acier de trois pouces. A travers les buissons, le jeune Mage se déplaçait accroupi jusqu’à pouvoir toucher de sa main le pauvre animal. Machinalement, Ariamis se leva d’un bond et fît fuir le lapin. Il aimait la difficulté. La petite créature se réfugia au cœur d’un taillis de ronce, pensant être à l’abri. En moins d’une seconde, une lame lui perforait le flanc de part en part. Le chasseur ramassa sa victime par les pattes arrière et la fourra violemment dans un sac fait de cordes entrelacées. Accrochant le fourre-animal à son épaule, il traversa la forêt à grands pas, pour se retrouver devant le Grand Lac. La vaste étendue d’eau miroitante reflétait l’Étoile d’Yrakus si radieuse ce matin la, et fît plisser les yeux du Mage à nouveau. Une légère brise soufflait sur la plaine et créait mélancoliquement des ondulations sur le lac. Le ciel était parsemé de nuages peu menaçants, étendues linéairement de façon stricte. Un genoux à terre, Ariamis mît ses mains dans l’eau froide, puis s’éclaboussa le visage à plusieurs reprises. La fatigue l’emplissait de jour en jour, il ne tiendrait plus longtemps sans dormir. Pourtant, il avait promis de ramener des indices compromettant pour les Elfes Noirs. Tracassé, le mage se releva et marmonna pour lui-même:
_ Je trouverai des pistes pour déclarer la guerre à ces sous-êtres!
Puis il regarda l’Étoile d’Yrakus, pensif, et ajouta:
_ Mais un petit somme ne me fera pas de mal.
Ariamis se coucha à même le sol, bercé par le doux bruit du vent mêlé à l’écume naissante.
***
Le soleil réchauffa le fin visage d’Ariamis, et l’eau montante caressait les pieds du mage. Il ouvrit timidement les yeux, bailla ostensiblement et observa le soleil. A moitié caché derrière les Montagnes, il donnait au ciel une couleur rosée tintée d’orange. La nuit n’allait plus tarder. Le chasseur ramassa son sac, vérifia le contenu puis s’engouffra à nouveau dans la végétation abondante. L’obscurité avait déjà pris le dessus sous les hauts arbres et Ariamis jugea préférable de dégainer son poignard. Suivant l’étroit sentier sinueux, il courrait à demi tout en lançant des regards préventifs autour de lui. Il y a bien longtemps que cette forêt n’est plus sur… Plus le chasseur avançait, plus la lumière se faisait rare. Soudain, il s’arrêta près d’un chêne et grimpa celui ci. Du haut d’une branche puissante, il toisa l’horizon et aperçut des lumières chatoyantes. Le village n’était plus très loin. Rassuré, il repartit en courant droit vers la source lumineuse sans prêter attention à ce qui l’entourait. Il trébucha sur une pierre et tomba de tout son long. C’est alors qu’il l’entendit pour la première fois. Un souffle rauque et régulier dans son dos. Ariamis se releva d’un bond, rangea son poignard et dégaina son épée. Son cœur tapait contre sa poitrine, qui elle même protestait de douleur. Le souffle s’approchait de plus en plus, le Mage sentait à présent la chaleur qui se dégageait du monstre. Plus la peine de se le cacher… Il avait à faire à un Ours Obscur. Si seulement il pouvait y voir quelque chose! Par précaution, Ariamis fendait l’air avec son épée et hurlait, des cris qui se devait à la base autoritaire. C’est alors qu’il apparut. Sa tête hirsute n’était plus qu’à un mètre d’Ariamis qui retomba au sol violemment. L’ours abattit une patte sur sa jambe qui provoqua un hurlement de douleur chez le mage. Tant bien que mal, il scanda en bégayant:
_Nï… Nïnakra!
Une sphère bleutée l’entoura, au grand désespoir de la bête. Celle ci tapait violemment sur le bouclier, ne comprenant pas ce qui se passait. Dans un dernier effort, le mage ferma les yeux et rassembla son énergie spirituelle. Enfin, il hurla de tout son être:
_Hiero Portatis!
Comme toujours, la même sensation s’empara de lui. Il sentît son corps se soulever, son estomac se retourner et son âme se compressait à lui en donner une douleur atroce. Épuisé, il parvînt tout de même à se transposer à une vingtaine de pas. Sa cuisse saignait abondement, il fallait arriver au village rapidement. Alors qu’il essaya de se relever, la douleur s’empara de lui, plus féroce que jamais, et il sombra dans le comas.