Oups, je devais poster la suiten j´ai oublié
La voila maintenant
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Chapitre Premier: Un divin camouflé.
L’air était glaciale ce matin-là, et le ciel recouvert d’épais nuages menaçants. De surcroît, le vent s’exclamait par rafales violentes, ce qui donnait une atmosphère plutôt néfaste au petit village d’Agron.
Les cheveux courts et sombres, les yeux bleus perçants et un fin visage, un jeune garçon s’amusait à effrayer un troupeau de vaches appartenant à ses voisins. Leurs jetant des pierres, il rigolait de bon cœur lorsqu’il voyait les bêtes meugler d’effroi. Son village natale était entourée de reliefs massif lui conférant un aspect à la fois protecteur, mais aussi isolé. Des rondins de bois, des planches, de la paille… Voilà tout ce qui constituait la modeste demeure d’Orius. Se lassant de son jeu avec les animaux totalement affolés, il rentra chez lui pour dîner. Sa mère et son frère étaient déjà à table, dégustant un poulet:
_ La nuit est sur le point de tombée, Orius. Je t’ai déjà dit de ne pas traîner le soir!
_ Mais je m’amusais un peu, répliqua le garçon d’une voix attendrissante.
_ Peu importe! Viens donc manger, puis va te coucher.
Exécutant les paroles de sa procréatrice, il avala son repas et fila dans la chambre à coucher. Comme toutes les nuits, il ne lui fallut pas plus d’une poignée de minutes pour s’endormir, tant il se dépensait durant ces journées.
Un soleil radieux extirpa doucereusement Orius de son sommeil. Il bailla longuement, puis se leva tout en se grattant le menton. Il devait se rendre au palais royal aujourd’hui pour ses cours de défenses. Après un bref « b’jour » envers sa mère et son frère, il dégusta quelques tartines beurrés, puis sortit en hâte. Le soleil radieux n’avait pas réchauffé l’atmosphère d’un pouce, et le jeune garçon rabattit son col jusqu’à son nez. Alors qu’il marchait en direction du palais, il rencontra Jöram, son ami d’enfance:
_ Jöram! attends moi!
Il courut vers son ami , puis après une poignée de main, il reprit essoufflé:
_ Ca te dirai de passer à la forge, histoire de voir les nouveautés du vieux Braïm.
Des cheveux longs et roux, des yeux vert et un visage angélique: Jöram était un garçon banal. Orius et lui détenait la même taille, soit plus grands que la moyenne, ce qui leur procurait une fierté minime.
_ Oui, pourquoi pas, répondit Jöram de sa voix grave et rocailleuse, on a le temps.
Les deux amis se dirigèrent au cœur du village, qui malgré l’heure matinale était déjà bondé de monde. Les cris des bambins jaillissaient, les adultes papotaient sans relâche et les vieux poussaient leurs anciennes charrettes grinçantes. Tout cela provoquait un bruit désagréable et limite assourdissant. Parmis tous les bâtiments, la forge était facilement reconnaissable: Vieille, délabrée, son entretien laissait à désirer. Contrastant avec le reste de la bâtisse, les vitres étaient parfaitement entretenues et reflétaient une dizaine d’épée d’acier plus brillantes les unes que les autres. Le regard pétillant, les deux garçons rivèrent leurs yeux vers le plus imposant et majestueux des glaives. Posé sur son socle au centre de la vitrine, il était orné d’émeraude poli et détenait un manche sertie de saphir des Hautes Montagnes: il brillait de mille feux. Rêveur, Orius le contempla avidement, puis reprit le chemin du palais.
La cour royale était déjà pleine d’enfants du village lorsque les deux retardataires arrivèrent. Ils se livraient bataille deux par deux à l’aide de petites épées de bois. Le palais, construit entièrement de briques blanches, luisait sous l’étoile d’Yrakus. Une tour principale composée de marbre beige clair s’élevait extraordinairement haut dans le ciel, et on racontait même que son sommet atteignait le recueil des Immortels. Orius s’attarda sur les murs du palais gravés de dessins représentant les trois grands Dieux. Le jeune garçon avait toujours été fasciné par eux, et tout particulièrement par Yrakus. Il représentait un surhomme robuste au torse nue. Son pantalon de soie rouge s’alliait parfaitement avec la couleur de ses yeux rouges feux. Il dégageait un aura d’une telle puissance, même pour une simple gravure.
_ Orius, Jöram! Vous êtes en retard! Attrapez ça, et commencer l’entraînement avec des attaques neutres et des parades. Da’Tarïm, le maître, jeta deux épée de bois, et les deux firent leurs exercices d’un sérieux surpassant les autres initiés. Rien ne laissait paraître qu’Orius était le fils du trio divin.