Une simple nouvelle sur la vie et sons sens. Alors voilà.
£njoy (or not)
The kids goes down in fire ! Don´t worry be happy !
Écrire dans la contiguïté des sens ne m´effraie plus. J´ai fait part au monde entier l´aberration qu´est mon existence. Un simple oubli de Dieu, je le vois ainsi. Si vous détestez, vous serez surpris d´apprendre que je ne suis pas le seul, parmi les seuls, qui souffre de cette affreuse maladie. Serais-je souffrant ? Ou suis-je né dans la souffrance ce qui, du même coup m´immunise, contre celle-ci ? Que de questions, que de questions. Je suis un homme dans la tête d´un con contrôlé par par un con qui ne se contrôle pas et qui doit, en ce moment, se trouver à l´intersection d´un caniveau avec un type qui manie bien ses doigts. Allez en comprendre le sens.
Je ne suis plus et je suis... Ah non ! j´ai piqué cette phrase à un de ces penseurs. Appelez-les comme bon vous semble. « The kids goes down in fire ! Don´t worrie be happy » il n´y a rien de mieux comme philosophie. Un être perdu dans le sens de l´être ou une anarchie régie par les lois. C´est tout moi ça et si je vous envoyais encore quelques paroles sur Ma Personne. Rien de plus facile. Je suis serti de l´art suprême qu´est la folie, tel vous devez m´accepter.
Dieu, pour sa part, m´a oublié, créée par erreur ou peut-être suis-je Dieu. En croyant à une divinité quelconque, je lui donne vie et par ce fait elle n´est que le reflet inconscient de ma personne... Je m´égare moi. Mon père serait fier de moi. Je ne cesse de me regarder sans rien voir, peut-être une carapace vide qui ne demande qu´à être explosé par un gueux dans une ruelle sombre, sans préservatif, bien sûr. Un peu comme père-papa a fait quand il m´a permis de vivre et je signale que je suis toujours une aberration. Que ferais-je sans vous « Danger it´s my desire ! » quoi ? Mes tordues ambitions vous embêtent, je ne suis qu´un épris de la vie sous un sens acidulé que j´ai peut-être acheté à un paumé près de chez moi. Vous savez ces mecs capuchonnés qui vous vendent n´importe quoi : de la passe magique du doigt à celle en sachet qui fait en sorte qu´au bout d´une heure vous êtes dieu en personne et dites n´importe quoi. Tiens ça me semble familier tout ça. Vous tenez toujours ? On va faire le reste du chemin ensemble alors. Vous voyez, je ne comprend pas moi-même ce que je suis et ce que vous êtes. Peut-être sommes-nous un enchevêtrement de conneries crasses qu´un con lance sur un bout de papier et nous ne vivons que pour être lu, ce qui nous anime et nous donne une âme que nous avons depuis longtemps perdu. Donc nous n´existons pas ou peut-être, euh oui, mais seulement en tant qu´ombres d´un type avec un crayon. Ou encore comme des poils sur le postérieur d´un macaque qui, cadre en main, se croit important et porte toute une population sur son cul et ne le sait pas. Ce serait génial, vivre sur le cul d´un cadre macaque ou d´un macaque qui a un cadre, peu importe.
« No more ! I´m lost ». Pardonnez-moi, idiot épris, je vous tombe dessus avec des phrases toutes... Oh ! mais mes pieds je les avais jamais vu sous cet angle, il sont géniaux. Pourquoi il n´y a jamais un capuchonné quand on en a besoin, il me semble que ce s´rait bien. Un chien se tient à ma droite il me lance des trucs incompréhensibles sur le fait que je suis un poil, je n´y comprends strictement rien. Il parle de macaques aussi. Je ne vois toujours pas. Je suis une aberration et Dieu m´a oublié ou suis-je un oublie de Dieu qui est moi-même ! Un type aux doigts magiques m´approche sur la rue. Il me parle de trucs dont même Dieu ne comprendrait pas le sens. Mais oui ! c´est peut-être lui le seigneur.
Après trente minutes dans une ruelle sombre je m´aperçois que non. J´ai un arrière goût dans la bouche et je connais une louloute en rentrant chez moi qui ne sera pas contente. Cette fille est ma raison de vivre ou plutôt la seule qui me supporte enfin c´est du pareil au même ou encore qui me fournit un toit. Je n´en vois pas la différence et je crois que vous non plus. Je devrais peut-être me trouver un boulot qui donnera un sens à ma vie. Cela compensera pour le fait que je n´en connais pas la notion et je pourrai me payer plus de capuchonnés. Mais trouverai-je la vraie raison à mon existence ou sombrerai-je peu à peu dans la folie et les élucubrations pseudo-philosophiques. Je suis un con voilà ! C´est tout simple et ainsi je ne me pose plus de question. Et ma voisine sera ravie que j´approuve ses propos qu´elle me lance à la gueule depuis plus de deux ans.
Vous savez, après réflexion, peut-être y a-t-il aucun sens à ma vie et à la vôtre aussi, enfin à tous ceux qui sont semblable à moi. Donc nous errerons comme des cons pendant notre passage sur cette terre et d´autres viendront prendre notre place quand sera venu l´heure du départ. Oui je crois que c´est ça. Mon père serait fier de moi. Alors voilà je ne pose plus aucune question à partir de maintenant et je tenterai l´art du sourire idiot. Je rentre heureux chez ma louloute et fais un dernier au revoir au capuchonné. Je vais bien vivre maintenant et lui je le reverrai bientôt.
Un type écrivait depuis quelques mois une magnifique histoire dans un appartement de la rue Montmartre. Un jeune encore chez papa et maman, rêvant de devenir artiste. Il fondait tous ses espoirs sur ce récit. Après des semaines de réécriture, il le présenta à une compagnie d´édition. L´éditeur, mécontent, lui dit de changer la fin, ce qu´il fit. Ainsi la scène finale fut changée. Heureux l´éditeur accomplit a fonction usuelle et dans sa plénitude du soir se gratta le cul. Par conséquent, un con, occupé en partie dans sa louloute, disparut.
