Voila un petit récit ecrit en quelques minutes. Vous en pensez quoi ? Conseils suggestions, brefs toutes remarques sont les bienvenues.
Une explosion.
Je me retrouvais à terre, désorienté, perdu. L’assaut avait été donné quelques minutes plus tôt. Le torrent de soldat se déversa dans la vallée, vague déferlante d’une mer agitée, nous atteignîmes en quelques secondes les Orques. La plupart d’entre nous n’avaient jamais combattu. Recrutés dans les villages voisins pour contrer la menace verte, nous avions tous signés, encouragés par les discours épiques des soldats-recruteurs malgré les mise en garde de nos paternels. Peut-être aurais je du les écouter. Mais à vingt ans, on se croit invincible courageux prêt à sauver le monde de la menace qu’il encoure. Charmante naïveté que représente l’enfance.
Nous étions cinq amis à avoir signé. Cinq amis d’enfance, enhardis par l’ignorance et la témérité. Nous n’avions pas peur, nous voulions servir notre roi, mais à quel prix. Hector, Cob, Led, Shed et moi, tels étaient les gamins de Bourg en Trouve, prêt à sacrifier leur vies pour la liberté. On nous donna une épée et une cotte maille de faible facture, nous étions à présent des soldats au service du Roi.
Nous rejoignîmes rapidement le reste des troupes. Tout comme nous la plupart des fantassins n’étaient que de la bleusailles recrutés à la va-vite dans la campagne. Nous ne connaissions rien au maniement des armes, encore moins en stratégie militaire. Les vétérans nous enseignèrent rapidement les bases en chemin et quelques jours plus tard nous étions enfin au lieu ou la bataille devaient avoir lieu. Le petit groupe de Bourg en Trouve était resté unis, chanceux, nous tombèrent dans la même troupe. La première ligne que nous étions, notre but était clair. Trop clair pour que nous en devinions l’horreur. Après les tirs de balistes censés affaiblir l’adversaire nous devions donner la charge et enfoncer les lignes ennemis pour les obliger à se diviser.
Nous y étions. Immobiles, le visage et les mains engourdis par la brise glacial qui soufflait sur la plaine, nous attendions. Un général passa devant nous. Monté sur un immense cheval brun, il ne nous jeta qu’un bref regard avant de continuer son chemin vers les tentes des gradés. Nous pouvions apercevoir de l’autre coté l’armée Orque. Des milliers de créatures verdâtres, armées de cimeterre, de haches et gourdins meurtriers. Nous pouvions voir les bannières flottaient au vent tandis que des cris de rage résonnaient.
Soudain, la masse verte se souleva et s’avança dans la vallée au rythme des tambours et des cors de guerre. Le moment était venu, notre Capitaine cria. Et nous avançâmes à notre tour.
Le choc fut violent. Les Orques bien que désorganisés percèrent nos rangs et les garnisons s’effritèrent sous le fracas des lames qui se rencontraient. J’avais perdu de vue mes amis. Perdu dans ce chaos effrayant, je restais immobile. Soudain Led apparut à mes cotés. Son visage était ensanglanté et son bras gauche pendait d’une manière étrange contre son flanc. Il me lança un regard qui me rendit courage. J’empoignais mon épée de mauvaise facture à temps. Un Orque venait de me remarquer. Je n’avais pas fait attention à eux et cette vision me donna un haut le cœur. Son visage vert parsemé de cicatrice et de pustules était assortis au rictus barbare que formait sa bouche. La répulsion et la terreur. Voilà ce qu’il m’inspirait. Bondissant avec une agilité impressionnante, il tenta de me transpercer de son cimeterre que j’évitais je ne sais pas comment. Terrifié, je ne parvins pas à riposter et alors que le monstre allait abattre sa lame sur moi, une explosion retentit près de nous.
Une explosion.
Je me retrouvais au sol face contre terre, désorienté et terrifié. Il était beau le valeureux guerrier en herbe du Bourg en Trouve qui s’était enrôlé dans les rangs de l’armée. Je me relevais avec difficultés. Ma vue était trouble, je titubai au milieu du chaos qui régnait n’ayant plus conscience de la bataille qui se prolongeait devant mes yeux. Je ne sentais pas mon bras.
Je détournais la tête. Il n’y étais plus. A la place, rien. Le vide. Le néant.
Je sentais le sang qui coulait de mon épaule s’infiltrer sous mes vêtements et réveiller mon corps engourdis par l’explosion et le froid.
Une sensation de froid m’envahit. Le froid mordant d’une lame qui transperce le corps. Le froid glaciale et cruel d’une blessure qui s’ouvre. Puis le noir. Une mort rapide. Que demandais de mieux ? Je m’écroulais sur le sol et mes yeux se fermèrent, bercés par le fracas des armes et les cris de douleur. J’avais donné ma vie au Roi, n’était ce pas mon souhait ? Ah il est beau l’adolescent campagnard !