Je me suis dit pourquoi pas. Et voilà ce texte a été pondue. C´est la vie, enfin le texte, enfin vous verrez.^^
Au coin d´une ruelle sombre comme l´ivoire, un petit être perdu pleure ses espoirs déchus. Hier cet entité empli de feux roulants lui avait chanté la pomme et lui, il avait marché. Croire n´était pas un jeu complexe, il suffisait de fermer les yeux et penser, ainsi venait les rêves. Ils vous emportaient comme une feuille aux vents et le petit être en riait. C´est ce matin comme tous les autres matins qu´il a vu, a su. Ses chimère se sont retournées contre lui. Elles l´ont écorché quand il l´était déjà et de ce procédé est né un double écorché par la vie et le faux espoir. Nous voudrions tous que nos envies prennent forme et parfois ce miracle se produit, mais si l´oeil n´est pas alerte et l´esprit vigilant le cauchemar nous emportera.
Au seuil de sa colère le petit être pleure voyant la tristesse se transformer en la première. Il a longtemps crier la vie et s´est joué de ses joies, maintenant comme tous les désespoirs d´automnes, il n´est plus sous la lumière. Il renaîtra peut-être si la sagesse le veut bien. Il est vrai qu´il n´est pas question de vouloir, il reviendra certes et de ses cendres, il émergera. A nouveau tout sera oublié ce qui le poussera tôt ou tard vers les bras de la ruelle sombre comme l´ivoire.
Une ruelle d´ivoire, une ruelle qui vous fait voir toutes les beautés éparses que possède le monde. Ces petits billets volages qui courent entre vos mains sont son principal atout et aucun n´y résiste. Il en est parfaitement normal, notre existence est basé sur ce concept tordu et corrompu par les hommes et la ruelle. Personne ne sait lui dire non sauf le fou qui ne voit point les opportunités, mais le fou termine souvent sa vie en institution.
Elle a enjôlé les hommes et ils ne répondent plus que par sa volonté, elle est maîtresse et maître, patron et amante, elle est tout cela sans l´être réellement. C´est nous qui lui permettons de l´être. Elle vous approchera un jour comme tous les autres où elle vous est apparue sans qu´elle ne l´ait fait auparavant. Elle se cachera et bien sûr vous ne l´aurez vu sans la voir. Le concept est implexe mais cela en est le but, ainsi personne ne saura la débusquer et dans sa gueule nous nous jetterons comme des proies faciles. Comme le goûter sur les lèvres du gourmet ou mieux du gourmand, car elle ne nous déguste pas. Nous ne sommes qu´une bouchée sans saveur.
Le petit être renaîtra et chantera la vie et subsistera jusqu´au jour où il la rencontrera encore. Sans attendre elle lui susurrera les mots légers et les billets volages pour placer un point décisif sur la beauté. Il sera charmé et le lendemain elle le trahira et lui volera son âme et mort il sera. Ce petit être, ce gracieux angelot qui rêve aux nymphes disparues, souhaitant les faire revivre, c´est nous.
Chacun est inquiet face à la ruelle d´ivoire, mais elle nous aura les uns après les autres. Il est vain de la vaincre. Il en est certain, sinon c´est la mort et l´institution, mais nous pouvons tout du moins retarder notre entrée dans ce qu´on appellera ici, la vie adulte.
L´entité si grande et magnifique, nous la vénérerons sans le vouloir, sans le savoir. Elle est laide mais nous apportera le bonheur parmi la colère. Il s´agit de la vie.
