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Liste des sujets

Fiction, votre avis :) (dsl pr le titre)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
12 juin 2006 à 23:12:42

Les deux lunes blanchâtres peinaient à éclairer la nuit à l’obscurité profonde. Une brume glaciale flottait au-dessus d’une petite rivière d’eaux sales et verdâtres dans laquelle de nombreux débris dérivaient. Une immense cheminée, témoin de la ville industrielle, se dressait dans la noirceur nocturne telle une ombre menaçante. Il n’y avait presque aucun son, mais en tendant l’oreille le clapotis des eaux usées et le murmure des animaux se faisaient entendre. Un renard sortit des herbes hautes et renifla ce qu’il crut être une proie en contrebas d’une colline. Il tâta la forme noire de son museau et fit un bond en arrière lorsque la silhouette se leva d’un coup sec, dégainant un long couteau en acier. Le dos arc-bouté, il recula timidement vers son terrier en couinant et s’y précipita.
La forme sombre retira sa capuche et s’essuya le front. Travis était entièrement recouvert d’habits noirs et une grande cape le dissimulait. Il se demanda pourquoi il s’était retrouvé au sol, inconscient. Mais un bruit lui fit oublier tout cela. Il avait entendu quelque chose d’étrange, un son métallique, comme une épée que l’on sort de son fourreau. Il se précipita vers les murs de brique de la ville et se cacha derrière un appentis en bois pourri. Il vit une silhouette avancer vers la berge à pas légers et rapide, une lame à la main. A chaque pas, son armure de mailles cliquetait et sa cape bleu foncé bruissait au-dessus des herbes. Travis reconnut un garde de la ville de Longing Hill. Le soldat inspecta brièvement les lieux. Travis l’entendait presque murmurer « J’étais pourtant sûr d’avoir entendu quelque chose… ». Mais au bout de quelques secondes il retourna rejoindre les portes de la cité.
Travis remit son capuchon sur sa tête et sortit de sa cape une lanterne en métal. Il passa sa main devant ; une lueur verte comme du poison en sortit et vint se placer à l’intérieur de la lampe. Il sauta ensuite d’un bond sur l’appentis et, avant que le bois ne cède, sur le mur de brique, pourtant haut de cinq mètres. De là, il se rendit sur le toit en bois d’une maison basse et se laissa enfin tomber sur les pavés de la rue sombre et déserte.
Il alla se cacher au coin d’une vieille bâtisse, dont le balcon de pierre semblait ne rester accroché au mur que par magie. Les maisons alentours paraissaient grandes et biscornues, trop serrées contre les autres. Les balustrades grises étaient tordues et les vitres sales projetaient de lueurs étranges. L’enseigne d’un magasin se balançait doucement, faisant grincer la barre de fer à laquelle elle était fixée.
Travis sortit de sa cape un vieux parchemin bruni et usé par le temps, ses coins étaient chiffonnés et déchirés. Il montrait un dédale de rues dessiné à l’encre noire. Travis le regarda dans plusieurs sens puis le rangea finalement. D’une démarche assurée, il s’engagea dans une ruelle et rejoignit une autre rue. Plusieurs réverbères étaient cassés et seule la faible clarté phosphorescente de sa lanterne éclairait la chaussée. Il ressortit sa carte. D’après elle, il lui faudrait suivre deux autres rues avant d’arriver à une grosse croix violette, bien plus récente que le parchemin lui-même. Le signe se trouvait dans un cul-de-sac appelé « Impasse du Marchand ». Travis tourna à gauche et s’engagea dans une rue étroite et escarpée, bordée de maisons aux formes étranges. Aucune lumière ne brillait aux fenêtres. La cloche d’une église sonna douze fois derrière lui. Un vent glacial s’engouffra alors dans l’allée, et Travis s’emmitoufla un peu plus dans sa cape. Finalement, il arriva dans l’impasse attendue. Une haute et étroite maison se trouvait au fond du cul-de-sac. Deux grandes palissades de bois cachaient le jardin et une cour dallée avec de petits buissons se trouvait devant la bâtisse. Les lignes du bâtiment ne semblaient pas très régulières ni parallèles, et le choix des couleurs était pour le moins étrange. La façade avait été peinte en vert foncé, le toit était encore plus sombre et les fenêtres luisaient d’un violet presque fantasmagorique.

voilà, pour info ce n´est pas fini, le truc se situerait dans un monde heroic fanatsy mais proche de la fin du moyen age européen/renaissance/un peu glauque
je me suis un peu inspiré de Harry Potter 6, j´adore l´ambiance qu´on y trouve dans les premiers chapitres (après c´est la misère) :ok:

Hari_Seldon
Hari_Seldon
Niveau 8
13 juin 2006 à 20:17:25

Mh, je n´ai pas aime. Ton intro assez lourde, et certaines phrases pourraient etre remaniées. Tu essayes d´instaurer l´ambiance de la nuit, mais tu n´y parviens pas, malheuresesment. Au final, la descritpion est un peu longue et confuse. Desole, je n´ai pas lu jusqu´au bout.
Essaye de travailler la fluidite, fais des phrases simples, et garde les éléments qui sont vraiment utile pour atteindre ce que tu veux faire. Simplifie toi un peu.
Bonne chance :)

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
13 juin 2006 à 20:17:54

mais si mon petit, tata hipop est ici.

ce texte est vraiment pas mal! beaucoup de vocabulaire, c´est très bien. Parfois, les phrases sont un peu vides. CHé pas trop comment dire, mais bon. sinon, c´est excellent. j´ai pas grand chose à) dire, aucune faute repérée, pas de répétition.

Il n´y a aucune lourdeur. LE problème, c´est que tes phrases sont parfois plates, et m^me si tu brodes autour avec de beaux mots, on sens trop le truc en ligne droite. bouarf, ta rien compris a ce que ´jai dis, ben c´sst pas grave, c´st que ca doit pas être bien grave! :)

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
13 juin 2006 à 20:19:18

j´avais pas vu le commentaire de hari. C´est marrant oin dit exactement le contraire :)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
13 juin 2006 à 20:21:06

Sisisisiisi hipop-danseuse j´ai très bien compris. c´est aussi un peu ce sentiment qu ej´ai quand j´écris : certaines phrases sont plates, même si le vocabulaire est quelquefois pas trop mal, on pourrait les résumer à : il fait beau. Il prend son couteau et mange un morceau de steak. il est super content.

N´aurais-tu pas un tout petit conseil à me donner pour y remédier ?? :svp:

Hari_Seldon
Hari_Seldon
Niveau 8
13 juin 2006 à 20:23:05

hip hop :d) C´est vraiment etrange :o)) Serais je dans le cirage alors? XD Car j´ai vraiment du mal parfois a avancer, j´ai l´impression d´etre bloque dans la lecture :) Les phrases me semblent parfois alambiquées...
En tout cas c´est etonnant ^_^

troll_master
troll_master
Niveau 3
13 juin 2006 à 20:40:03

Hmm je suis ouvert à toute proposition pour rendre ta lecture plus fluide, Hari, et moins plate, hiphop !! :ok:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
13 juin 2006 à 20:55:44

euh... uoi, troll_master, c´est moi, hein. :gni:
Sinon, quelqu´un à jarté mes précédents messages ? tant mieux. :ok:

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
14 juin 2006 à 13:42:42

ben hari, on a pas les même goûs, c´est tout :)
perso, du moment que les mùots sont jolis, ben ca va... Donc, je suis pas difficile. Il faudrait en fait un troisème commentaire pour voir.

Sinon, heu, un conseil. j´sais pas en fait, j´ai la flemme de réfléhcir. :)

j´ai pas lu la suite, je la lirais plus tard. :)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
14 juin 2006 à 18:00:38

OK, en tout cas, merci de t´y intéresser ! :ok:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
15 juin 2006 à 00:28:33

Bon, voilà une version plus récente de mon texte.

:desole: de poster plusieurs fois le même truc avec seulement quelques changements, ce serait sympa que le modo supprime les 2 anciennes versions du texte ! :merci:

LE CERCLE SANGUIN

Les deux lunes blanchâtres peinaient à éclairer la nuit à l’obscurité profonde. Une brume glaciale flottait au-dessus d’une petite rivière d’eaux sales et verdâtres dans laquelle de nombreux débris finissaient de couler. Une immense cheminée, témoin des activités industrielles de la ville proche, se dressait dans la noirceur nocturne telle une ombre menaçante. Il n’y avait presque aucun son, mais en tendant l’oreille le clapotis des eaux usées et le murmure des animaux se faisaient entendre. Un renard sortit des herbes hautes et renifla ce qu’il crut être une proie en contrebas d’une colline. Il tâta la forme noire de son museau et fit un bond en arrière lorsque la silhouette se leva d’un coup sec, dégainant un long couteau en acier. Le dos arc-bouté, il recula timidement vers son terrier en couinant et s’y précipita.
La forme sombre retira sa capuche et s’essuya le front. Travis était entièrement recouvert d’habits noirs et une grande cape le dissimulait. Il se demanda pourquoi il s’était retrouvé au sol, inconscient. Mais un bruit lui fit oublier tout cela. Il avait entendu quelque chose d’étrange, un son métallique, comme une épée que l’on sort de son fourreau. Il se précipita vers les murs de brique de la ville et se cacha derrière un appentis en bois pourri. Il vit une silhouette avancer vers la berge à pas légers et rapide, une lame à la main. A chaque pas, son armure de mailles cliquetait et sa cape bleu foncé bruissait au-dessus des herbes. Travis reconnut un garde de la ville de Longing Hill. Le soldat inspecta brièvement les lieux. Travis l’entendait presque murmurer « J’étais pourtant sûr d’avoir entendu quelque chose… ». Mais au bout de quelques secondes il retourna rejoindre les portes de la cité.
Travis remit son capuchon sur sa tête et sortit de sa cape une lanterne en métal. Il passa sa main devant ; une lueur verte comme du poison en sortit et vint se placer à l’intérieur de la lampe. Il sauta ensuite d’un bond sur l’appentis et, avant que les planches ne cèdent, sur le mur de brique, pourtant haut de cinq mètres. De là, il se rendit sur le toit en bois d’une maison basse et se laissa enfin tomber sur les pavés de la rue sombre et déserte.
Il alla se cacher au coin d’une vieille bâtisse, dont le balcon de pierre semblait ne rester accroché au mur que par magie. Les maisons alentours paraissaient grandes et biscornues, trop serrées contre les autres. Les balustrades grises étaient tordues et les vitres sales projetaient des lueurs étranges. L’enseigne d’un magasin se balançait doucement, faisant grincer la barre de fer à laquelle elle était fixée.
Travis sortit de sa cape un vieux parchemin bruni et usé par le temps, dont les coins étaient chiffonnés et déchirés. Dans le coin inférieur gauche était écrit en grandes lettres calligraphiées « Longing Hill ». Il montrait un dédale de rues dessiné à l’encre noire. Travis le regarda dans plusieurs sens puis le rangea finalement. D’une démarche assurée, il s’engagea dans une ruelle et rejoignit une autre rue. Plusieurs réverbères étaient cassés et seule la faible clarté phosphorescente de sa lanterne éclairait la chaussée. Il ressortit sa carte. D’après elle, il lui faudrait suivre deux autres rues avant d’arriver à une grosse croix violette, bien plus récente que le parchemin lui-même. Le signe se trouvait dans un cul-de-sac appelé « Impasse du Marchand ». Travis tourna à gauche et s’engagea dans une rue étroite et escarpée, bordée de maisons aux formes étranges. Aucune lumière ne brillait aux fenêtres. La cloche d’une église sonna douze fois derrière lui. Un vent glacial s’engouffra alors dans l’allée, et Travis s’emmitoufla un peu plus dans sa cape. Finalement, il arriva dans l’impasse attendue. Une haute et étroite maison se trouvait au fond du cul-de-sac. Deux grandes palissades de bois cachaient le jardin et une cour dallée avec de petits buissons se trouvait devant la bâtisse. Les lignes du bâtiment ne semblaient pas très régulières ni parallèles, et le choix des couleurs était pour le moins étrange. La façade avait été peinte en vert foncé, le toit était encore plus sombre et les fenêtres luisaient d’un violet presque fantasmagorique.
Cependant, Travis détecta quelque chose d’anormal : un mot était accroché à la porte, un poignard le fichant dans le bois. Abandonnat sa posture furtive, il courut vers la maison et lut en hâte les mots gribouillés : « Travis, je crois que tu es arrivé trop tard. Notre cible s’est échappée. Sois gentil, enlève cette note et entre, je t’attends. Fargoth ». Pestant de rage, Travis arracha le parchemin et le roula en boule. Il s’engouffra ensuite dans la maison.
Si la façade était plutôt sinistre, l’intérieur était assez douillet et chaleureux. La tapisserie cramoisie et le plancher de bois clair donnaient tout de suite une impression de confort et de quiétude. Les pièces étaient meublées avec goût et des bibelots recouvraient les commodes et étagères. Travis accrocha sa cape à un portemanteau, glissa sa dague dans un porte-parapluies fort bien garni et posa sa lanterne. Un petit escalier donnait à un salon aux murs recouverts de tableaux divers et variés, et légèrement éclairé par des lampes à pétrole. Des fauteuils et des canapés violet foncés étaient jonchés de coussins multicolores et d’épais tapis étaient disposés sur le sol. Il ne connaissait que trop cet endroit. Il n’était évidemment pas chez qui il devait être.
Travis alla s’asseoir dans un siège plus que confortable, en face d’un homme d’une quarantaine d’années vêtu d’une chemise blanche et d’un veston en tissu vert. L’individu fumait une pipe et semblait somnoler, mais lorsque Travis fût assis, son visage s’illumina d’un grand sourire et il se pencha pour lui serrer la main :
- Ah, mon ami de toujours, Travis, sois le bienvenu chez moi !
Grâce à un très complexe sortilège, Fargoth avait enchanté l’endroit de sorte que son propre mobilier et l’agencement de ses pièces y soient transportés.
- Fargoth, quand cesseras-tu de jouer au gamin, notre mission est importante, et tu prends ça tellement à la légère !
- Allons bon, est-ce que cet endroit ressemble à une chambre d’enfant ? Non ! crois-tu que je n’aurais pas moi aussi apprécié arrêter notre cher Sir Machiavell ?
- D’accord, mais tu n’était pas obligé de ramener tout ce bazar ici. Je ne compte pas moisir dans cet endroit très longtemps.
- Enfin, tu vas quand même bien te reposer ? J’ai fait en sorte que seuls toi et moi puissions entrer chez moi. Quiconque d’autre ne pourra aller que chez Sir Machiavell, qui présentement est en voyage.
- Bon, bon, d’accord, reconnut Travis. Mais tu es sûr de n’avoir rien trouvé chez lui ?
- Enfin, je te l’aurais dit ! Non, je n’ai rien remarqué. Sa demeure était pratiquement vide.
- Vide ? s’étonna Travis.
- Comme je te le dis. On aurait dit qu’il était parti précipitamment.
- C’est tout de même étrange, non ? Il était censé se croire en sécurité dans cette ville, après avoir fui la capitale ! Il n’a quand même pas été mis au courant de notre mission ?
- Tu sais, cela ne m’étonnerait guère.
- En tout cas il est impossible que nous ayons une taupe au sein même du Cercle. dit Travis d’un ton catégorique.
Sur ce, il se leva et ouvrit un petit buffet en acajou qui contenait une impressionnante collection d’alcools et de boissons. Il se servit un verre d’hydromel nordique.
- J’ai cependant trouvé ceci, mais je doute que cela nous soit utile, ajouta Fargoth en se levant de son fauteuil violacé.
Il prit un volume relié dans une bibliothèque remplie à raz bord d’ouvrages.
- « La Panacée du Vampire » lut-il sur la couverture. C’est un vieux livre qui parle de rituels plus ou moins versés dans la magie très noire. C’est écrit en Akavyr.
- Absolument indéchiffrable, assura Travis en avalant une gorgée de sa boisson.
Il alla s’asseoir sur le canapé devant la cheminée. Le regard perdu dans l’âtre où les bûches flamboyaient, il se demandait à quoi tout cela pouvait bien rimer.
Lui et Fargoth faisaient partie du Cercle Sanguin, une société secrète qui avait été crée durant l’Age Sombre d’Avalon, à une époque ou démons et créatures maléfiques avaient envahi le Royaume. Près de cinq siècles plus tard, le Cercle existait toujours, et si les vampires, loups-garous et autres monstres étaient moins répandus, une telle organisation avait toujours du travail. Travis et Fargoth avaient débuté comme simples chasseurs, mais ils étaient maintenant parmi les plus hauts gradés du Cercle, et ils avaient accompli maintes missions qui les avaient parfois menés jusque dans les vieux châteaux des comtes Teutogen.
Mais leurs anciennes tâches, même si elles n’avaient jamais été simples, avaient toujours eu un but précis, le plus souvent une créature malfaisante à pourchasser et tuer, une secte à éradiquer ou un artefact à retrouver. Tandis que leur mission actuelle était bien moins clairement définie. Ils devaient retrouver le Sir Machiavell, mais le conseil du Cercle ne leur avait pas donné plus de détails, ils ne savaient même pas s’ils devaient le tuer ou le secourir. Depuis un mois qu’ils lui couraient après, ils avaient enfin réussi à localiser sa maison après qu’il ait fui la capitale, Britania. Et maintenant qu’ils touchaient presque au but, voilà qu’il disparaissait inexplicablement, en emportant la moitié de son mobilier avec lui !
Un bruit étrange le tira de ses pensées. Fargoth s’était levé et titubait, secoué de spasmes.
- Qu’est-ce que tu as ? s’enquit Travis en accourant vers son ami.
Soudain il eut une très désagréable impression : c’était comme si quelqu’un fouillait dans son corps et son esprit. Ses jambes et ses bras étaient devenus incontrôlables et il tomba à la renverse, entraînant avec lui la table basse du salon. Alors qu’il sentait qu’il était sur le point de vomir, Fargoth s’écria :
- Ce… ce doit être Machiavell… il doit être en train d’essayer de rentrer chez lui…
- Ahh… Et voilà… Je t’avais dit que c’était ridicule de ramener toute ta baraque ici… souffla Travis en tentant de s’agripper au canapé mauve qui commençait lui aussi à flotter dans les airs.
Bientôt, tous les meubles, fauteuils et bibelots dansaient au-dessus du plancher, dont les lattes essayaient de se décoller.
- Mais quelle pagaille ici ! cria Travis, cherchant vainement quelque chose auquel s’accrocher. Il faut l’attraper !
Il se retourna dans les airs et marmonna une formule compliquée, puis brandit ses mains vers le mur en face. Il fut brutalement poussé vers la porte qu’il arracha de ses gonds, puis brusquement projeté par terre comme il avait quitté la maison. Il roula au sol et se releva pour courir après une silhouette qu’il vit disparaître au coin d’une rue. Mais son estomac rudement remué l’empêcha de faire un pas de plus : il vomit et s’écroula au sol, inconscient.
De grands claquements le réveillèrent un peu plus tard. C’était Fargoth qui le giflait en le tenant par le col.
- Ca va, c’est bon, arrête…
Il se releva tant bien que mal en se massant les joues.
- Il nous a encore échappé ?
- Il faut croire que oui… Que dirais-tu d’aller te rincer ? Tu dégoulines de vomi, c’est absolument infect.
Fargoth n’était jamais atteint par la tournure des évènements, il était toujours joyeux et guilleret, même lors de situations désespérées.
- Attends, fit Travis en se relevant. D’abord, tu vas m’expliquer ce qui c’est passé toute à l’heure, parce que je veux bien faire des efforts, mais là, je n’ai absolument rien compris.
- Eh bien je pense que Machiavell a voulu rentrer chez lui, seulement il a dut sentir le sortilège que j’avais lancé pour déplacer ma maison. A mon humble avis il a tenté de pénétrer chez moi.
Fargoth avait expliqué tout ceci avec un déconcertant détachement.
Quelques minutes plus tard, alors que Travis se passait de l’eau sur le visage, un grand cri retentit en provenance du rez-de-chaussée.
- Travis, je crois qu’on a un problème !! Viens voir !!
L’intéressé ferma le robinet en argent qui remplissait le lavabo et s’essuya. Il descendit, torse nu, dans le salon où se trouvait un Fargoth horrifié qui fouillait frénétiquement sa bibliothèque en aspirant à toute vitesse la fumée de sa pipe.
- Qu’est-ce qui se passe, encore, demanda Travis d’une voix dépitée.
Il n’avait jamais vu son ami dans cet état, il lui faisait peur.
- Le volume, là…
- « La Panacée du Vampire » ?
- Oui, il a disparu !
Travis alla s’asseoir sur le canapé pourpre, sa serviette autour du cou.
Ce n’est qu’à ce moment qu’il remarqua que les meubles avaient repris leurs places initiales, les bibelots s’étaient reconstitués, les coussins étaient revenus sur leurs fauteuils, les livres étaient de nouveau rangés dans leurs étagères, les lampes à pétrole s’étaient fixées sur leurs guéridons et les cadres et tableaux étaient de nouveaux accrochés aux murs.
- Je crois qu’on a complètement raté cette opération… annonça-t-il en s’allongeant. Il va falloir rattraper le coup, sinon le Cercle va… Attends un peu ! Comment ça se fait que le livre ait disparu ?
- Je ne sais pas, Machiavell s’est peut-être introduit ici sans qu’on s’en rende compte, je te rappelle que nous étions en train de tourner dans tous les sens…
- Je m’en souviens, merci.
- Mais il n’aurait pas eu le temps… Il a aussi essayé d’aller chez lui… Je me demande s’il a réussi ? Il faut que nous allions voir !
- D’accord, mais avant, je vais me changer, ajouta Travis, et il courut à l’étage.
Quelques instants plus tard, il revint avec une tunique rouge aux manches blanches, et un grand manteau épais à capuche dans les bras. Fargoth, lui, avait ouvert un grand coffre d’où il sortit deux armures d’acier à plates scintillantes finement ouvragées. Il en jeta une à Travis.
- On ne sait jamais, et je ne suis pas venu ici voir mourir mes amis !
Travis enfila la protection très facilement. Elle avait été faite pour permettre un maximum de mouvements tout en couvrant le plus de parties possibles. Ainsi son torse, ses épaules, son dos, ses flancs et son bas-ventre étaient recouverts d’une épaisseur de métal. Des finitions en or ornaient les contours de l’armure, ajoutant au prestige.
Fargoth sortit également un petit coffret. Il contenait deux pistolets à un canon mais qui possédaient un barillet qui permettait de tirer trois coups sans le recharger. Il en tendit un à Travis.
- Je ne suis pas sur d’aimer ce genre de…
- Ce genre de jouet m’a sauvé la vie plusieurs fois, et tu était là pour le constater, alors prends-en un.
Il s’exécuta et le glissa dans sa ceinture. Après quoi il enfila le manteau vert foncé qu’il avait apporté. Fargoth, lui, ajusta une cape noire par-dessus son armure.
En partant, Travis prit sa dague qu’il avait laissée dans le porte-parapluies.
Fargoth referma la porte derrière lui et sortit une grosse clef de sa veste. Elle semblait faîte en or mais en y regardant de plus près, on s’apercevait qu’elle était en cuivre. Elle était tout biscornue et l’embout partait dans tous les sens. Travis se demanda comment il allait faire pour la rentrer dans la serrure qui elle était tout à fait traditionnelle. Mais lorsque Fargoth l’approcha du verrou, ce dernier s’étira et se modela jusqu’à épouser parfaitement les formes de la clef. Il la tourna dans la serrure, la retira et ouvrit la porte.

Ie-solarien
Ie-solarien
Niveau 10
15 juin 2006 à 09:31:48

J´aime bien la suite :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
15 juin 2006 à 10:21:08

:merci:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
16 juin 2006 à 16:50:33

:up:

hiphop danseuse, j´attends tonavis avec impatience !! !

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
18 juin 2006 à 22:14:20

:up: :gni:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
18 juin 2006 à 22:44:39

J´ai soudain eu comme une sorte de révélation comme quoi mon récit était totalement insipide, SVP pouvez-vous me dire ce qui va et ce qui ne vas pas et comment-pourrais-je y remédier ??

:merci:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
19 juin 2006 à 00:29:01

Sinon voici mon blog où seront mis tous les chapitres au fur et à mesure de l´avancement :

http://tonymontana7.blog.jeuxvideo.com/

:)

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
19 juin 2006 à 02:06:42

Non mais c´est assez les up camouflés. :hum:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
19 juin 2006 à 02:17:54

:nah:

Bon OK j´arrête.

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
29 juin 2006 à 23:53:22

Bon ben voilà la suite, c´est le début du chapitre 2. J´ai afit quelques modifications, nottament Fargoth qui s´appelle désormais Marvin, je trouvais Fargoth trop pitoyable et puis je ne voulais pas copier sur Morrowind.
Trêve de bavardages, j´envoie la purée.

La douce clarté des lampes de pétrole avait disparu. L´entrebâillement de la porte donnait sur un couloir plongé dans l´obscurité. Travis et Marvin pénétrèrent dans la maison, le premier tenant la lanterne verdâtre qui projetait un halo de lumière fantomatique. Les deux chasseurs de démons avançaient prudemment, tenant leurs pistolets à bout de bras. Cependant, Marvin était plus décontracté que Travis et connaissait mieux l´endroit. Il tourna à la première porte à gauche pour entrer dans un grand salon. La pièce était si spacieuse que la faible lueur de la lampe ne parvenait pas à l´éclairer totalement. Travis parcourut lentement l´endroit et trouva un chandelier sur une table. Il passa la main devant les bougies et leurs mèches s´enflammèrent soudain en crépitant. Cette luminosité nouvelle rendit bien plus visible le salon. En effet, il était quasiment vide, à l´exception de cette table ronde en bois, au pied de laquelle une chaise avait été renversée.
- C´est ici que j´ai trouvé le livre, dit Marvin.
Travis regarda un instant les murs sur lesquels l´humidité avait fait des ravages. Comme le salon ne donnait sur aucune autre pièce ou couloir, ils regagnèrent le hall d´entrée. Mis à part la salle qu´ils venaient de visiter, lui-même ne donnait sur rien d´autre qu´un escalier grinçant. Ils l´empruntèrent en prenant bien soin de ne pas trébucher dans les multiples trous dans les marches.
L´étage était moins triste et vide, des tableaux étaient accrochés aux murs, ainsi que d´autres chandeliers, et quelques meubles n´avaient pas été emmenés. Mais ce niveau n´était constitué que d´une unique et immense pièce. Lorsque Travis eut fini d´allumer toutes les bougies, il s´approcha de la grande fenêtre qui donnait sur l´Impasse du Marchand. Il passa son doigt sur le verre recouvert d´une épaisse couche de crasse et de poussière.
- Je comprends qu´il ne soit pas resté longtemps ici. Cet endroit est plus sale et sordide que les bas-fonds de Britania.
- Je ne pense pas qu´il y soit venu pour se cacher après avoir fui la capitale, répondit Marvin. A mon avis il était juste passé mettre en ordres des affaires et récupérer quelque chose, et il serait venu toute à l´heure pour un oubli.
Travis remarqua un objet brillant au sol, non loin d’une vieille armoire délabrée. Il se pencha pour le ramasser ; c’était un monocle, sale et recouvert de toiles d’araignées. On pouvait à peine voir à travers. Sans vraiment savoir pourquoi, il le rangea dans sa poche et oublia même qu’il venait de s’en emparer.
- Viens voir ça, Travis, chuchota Marvin.
Il rejoignit son ami qui contemplait les tableaux au mur, représentant un homme pale aux cheveux blancs qui coulaient sur ses épaules musclées. Le personnage était jusque à la taille dans une mare de sang. Des feuilles orange voletaient en tous sens. Le trait était si fin et les couleurs si intenses qu’on aurait dit que le peintre capturé la scène elle-même et l’avait fixée sur la toile. On s’attendait à voir s’envoler cette chauve-souris perchée aux branches mortes d’un arbre, on était ébloui par le soleil orangé qui mourait derrière les faibles nuages, et on frémissait à la vue de l’hémoglobine scintillante qui perlait des crocs étrangement longs et pointus de l’homme…
- Kain, le père des vampires… murmura Marvin en essayant de détacher son regard de la peinture.
Travis tourna ses yeux vers les autres tableaux. L’un d’eux montrait l’ombre d’un vieux château perché sur une falaise aux versants déchiquetés. De nombreux détails macabres parsemaient la peinture, tels des cadavres se balançant au gré du vent sur des potences, des membres empalés sur des pieux plantés à même le sol… Travis abandonna la morbide contemplation des tableaux et examina la pièce.
Il se mit à pleuvoir et le bruit des gouttes d’eau s’écrasant sur les ardoises commença à retentir dans toute la maison malgré l’étage restant qui les séparait du toit. Travis emprunta les escaliers et se rendit au dernier niveau, légèrement appréhensif de ce qui l’attendait. La pièce était plus petite que les précédentes du fait de l’inclinaison du toit. Cependant c’était la plus meublée de toutes : un lit en fer avec un matelas et une couette simples se trouvait dans le coin gauche, à côté de petites étagères encastrées sous la charpente massive. Des objets insignifiants s’y trouvaient : une petite pendule métallique, quelques journaux, une pipe et une tabatière renversée. Une grande armoire nordique était adossée au mur et une lanterne elfique accrochée au plafond plongeait la chambre dans une clarté violette, celle-là même visible depuis la rue.
Le bois de l’armoire était finement gravé de dessins représentant le panthéon des dieux nordiques, des batailles entre cavaliers et monstres, un immense château de glace et un roi à l’air cruel assis sir un trône en or massif.
Travis tenta en vain d’ouvrir l’armoire tandis qu’un éclair zébrait le ciel. La pluie dégoulinait sur le verre de la fenêtre, qui était propre contrairement à celles des autres étages. Travis sentit une profonde lassitude s’insinuer en lui et s’assit sur les barreaux du lit. Le contact du métal froid, même à travers ses vêtements, le fit frissonner.
Il entendit Marvin qui montait les escaliers en même temps qu’un éclair illuminait le firmament, et que le tonnerre surgissait du lointain, faisant trembler les murs. Son acolyte apparut dans l’encadrement, faiblement éclairé par la lueur violette que projetait la grosse lampe accrochée au plafond.
- Eh bien ? Qu’est-ce que tu fais ? On ne va pas s’éterniser ici ! Qu’est-ce que c’est que ça ? ajouta-t-il en lançant un regard interloqué à l’armoire nordique qui trônait, imposante, contre le mur.
- Comment ça, tu n’en a jamais vu ? C’est une...
- Je sais ce que c’est, coupa précipitamment Marvin. C’est toi qui n’as pas remarqué. Ce n’est pas une armoire nordique traditionnelle. C’en est une datant de l’époque du Skaarjak, du temps ou Erik Viansimmjur régnait sur presque tout Terra Meridia !
- Et alors ?
Marvin sembla offusqué.
- Mais voyons Travis, cette armoire est l’une des quatre que l’on a retrouvées dans le château englouti de Viansimmjur ! C’est un artefact extrêmement puissant ! Elle renferme peut-être de terrifiants secrets, continua Marvin d’un ton extatique en caressant le bois finement ouvragé et en posant l’oreille dessus, comme pour essayer d’entendre ce qu’il s’y passait.
- Mmh… et tu crois pouvoir l’ouvrir, demanda Travis en semblant plus intéressé par la situation.
- Je peux toujours essayer mais je peux surtout te dire que je risque de nous faire exploser avec l’armoire et la maison.
- D’accord alors tu ne vas rien tenter, Marvin, n’est-ce pas ?
- Oui je crois que c’est la meilleure solution… Mais je ne connais pas grand monde qui sache ouvrir une telle armoire… Peut-être que Garlas Agea…
- Quoi, l’Archimage Agea ? Il ne voudra jamais se déplacer pour nous, tu te souviens que nous lui avons…
- Oui, je me rappelle. C’était un accident. Ce n’est quand même pas de ma faute si j’ai malencontreusement dévié une boule de feu qui te fonçait dessus sur sa crinière !
- Bien sur que si que c’était de ta faute !
- Mais c’est toi qui avais attiré ce démon ! Il ne nous avait pas vu !
- Bof, il finissent toujours pas nous trouver…
- Bon, on arrête. Je vais lui dire de venir et puis voilà.
Travis croisa les bras l’air contrarié et s’adossa contre le mur.
Marvin sortit un rouleau de parchemin de sa veste et le posa au sol. Il prit également une grande plume écarlate et écrivit quelques lignes d’une encre qui ressemblait à une minuscule traînée de feu.
Visiblement satisfait, il enroula soigneusement le rouleau et attacha le cachet de cire qui se recolla tout seul, formant un sceau aux armes de la famille de Marvin. Il rangea sa plume et tapota la fenêtre derrière lui, elle s’ouvrit dans un léger grincement. Il lança le rouleau dans la nuit pluvieuse, qui au lieu de tomber fonça à toute vitesse vers le ciel et disparut dans le lointain.
- De toute façon ça s’est passé il y a deux ans, depuis je pense que ça a repoussé, non ? continua Marvin sur le ton de la conversation.
- Evidemment, assura Travis avec un sourire goguenard.

Garlas Agea était assis à son bureau, en train de remplir quelque paperasserie lorsqu’il entendit des petits coups secs provenant de l’extérieur. Il arrêta de griffonner le papier avec sa plume et se dirigea vers la vitre qui donnait sur la Cité Impériale. Il était habitué à être dérangé à des heures aussi tardives. Il ouvrit la fenêtre et un vent froid s’engouffra dans la pièce. Il ne comprit tout d’abord pas d’où venait ce bruit et scruta le quartier des canaux en contrebas. De si haut, le dédale de voies d’eaux minuscules faisait paraître l’endroit une toile d’araignée. Soudain une traînée blanchâtre passa à toute vitesse devant lui. Il stoppa cette course folle en lançant un sort d’immobilisation à l’étrange objet. Il le fit entrer dans son bureau et découvrit que c’était un parchemin ensorcelé.

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