Bonjour bonjour amis écrivains, je poste mon deuxième texte. Il est très... étrange, et peu être un peu violent à un moment, mais c´est un certain style on va dire. Si vous avez déjà lu mon autre texte (
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-81991-1-0-1-0-0.htm ) alors vous êtes déjà habitué à mon écriture, c´est fantastique ^^
Bonne lecture.
Le paysage défile assez rapidement, les arbres, les fleurs, les gens, les panneaux publicitaires paraissent abstraits. Je réclame. On me donne, une gorgée, deux gorgées, une respiration, puis une troisième. La dernière. Ma tête part en arrière sans que je le veuille vraiment, la bouteille m’échappe de la main pour tomber dans celle de mon pote d’à côté. Vite remplacée la bouteille, remplacée par un cône. Mes doigts brûlent, j’aspire une bouffée de substance naturelle. La dernière.
Les deux mecs devant se marrent bien, je comprend rien à ce qu’ils disent. J’aimerais bien savoir de quoi ils parlent. Je supporte pas ça, les messes basses, alors je leur demande. Ils répondent pas, personne répond, je me dis qu’ils se foutent de ma gueule, mais je me dis aussi que je parle peut être pas assez fort. Pas grave, rien à foutre de toutes façons…
Je redresse ma tête, un briquet s’allume, le mec à côté de moi est en train d’effriter. Putain, j’me rend compte que je le connais même pas. Pas grave, rien à foutre de toutes façons…
Moi ce qui m’intéresse, c’est la fille qu’est à ma gauche. Une putain de beauté, on en fait plus des comme ça. J’ose même pas imaginer la gueule de ses vieux. Noirs, les cheveux. Etrange, chuis plutôt blondes d’habitude. Longs, les cheveux, super longs. Hier soir, ou tout à l’heure, je sais plus trop, elle me lançait des putains d’regards. Avant de monter dans la bagnole, elle m’avait effleurer la cuisse. J’me fais pas des films, elle l’a fait exprès, c’est sûr. Putain, c’est décidé, j’fous ma main sur sa cuisse. Elle paraît surprise. Surprise, mais pas mécontente. Elle se laisse faire putain, la classe… Je lui caresse la jambe. Elle met sa main sur mon sexe.
Putain, la classe…
La discussion de devant, plus rien à branler, et le mec qui effrite mon shit, et même que j’le connais même pas, et ben j’m’en branle complètement. Je me penche en avant, j’les entend les mecs de devant. Ils parlent de politique, des communistes, les rouges, des anars, les noirs, des socialistes, les bleus, des trucs que je comprend pas. J’entend des noms que j’connais même pas, paraît qu’ils sont connus. Le seul politicien que je connaisse, c’est Che Guevara… Le reste, putain, j’m’en branle…
A ma droite, ça parle de films. Requiem for a dream, un film qui m’a fait gerber, Transpoting, celui là aussi il m’a fait gerber, Orange mécanique… Putain, celui là, j’ai jamais rien compris. Des mecs fringués en blancs qui cassent la gueule à un vieux, puis qui violent une fille, puis qui tuent une autre fille avec une bite en plastique… Putain, vraiment rien compris à la morale de l’histoire…
Mais de toutes façons, j’m’en branle carrément.
A ma gauche aussi, y’en a une qui branle carrément.
Tout va bien.
Dommage que tout s’arrête si vite, il a suffit que ce con de politicien de devant ait voulu griller un stop. Vraiment dommage, on s’amusait bien.
Bleu, orange, rouge…
Noir.
C´est court, mais intense! Non mais franchement, je sais que c´est court, mais c´est juste un petit truc écrit près de mon éternel pastis et de ma méchante cigarette destructrice et génocidienne. Alors, qu´en pensez vous?