« Cher inconnu si tu lis se livre, c’est que je suis mort. Tu remarqueras que je te tutoie et j’espère que cela ne te gêne pas. J’ai maintenant septante-huit ans et je pense qu’il est temps que j’écrive mon histoire. Ma mémoire commence dorénavant à me jouer des tours, il me semble donc nécessaire d’écrire tout ce qui m’est arrivé pendant qu’il en est encore temps…
Je suis dans une maison de santé depuis maintenant treize ans, j’ai en effet essayé de me suicider à plusieurs reprise pour tâcher d’oublier ce que j’ai pus faire il y a prêt de trente ans de cela…Mais il faut connaître un peu ma vie pour comprendre ce qui m’est arrivé, je vais donc tâcher de l’écrire le plus précisément possible, en espérant que j’en sois capable sans oublier trop de détails…
Je suis né en Virginie en 1922, je suis ce qu’on appelle un « Baby-boomeur » de l’entre deux guerres, j’avais deux frères qui sont décédés durant la deuxième guerre mondial pendant que moi, je restais avec ma mère et mon père pour aider à la ferme. Jusqu’à l’âge de dix-sept ans,( ou dix-huit ) je peux véritablement dire que j’étais un saint. Jamais je n’ais pêché, j’étais chaste, je priais tous les soirs le Seigneur et tous les dimanche matins j’allais à l’Eglise avec mes parents. Un jour d’été, j’allais chasser dans la forêt qui était à côté de notre ferme, j’eus ce jour, je crois, beaucoup de chance. Si ma mémoire est bonne, je crois avoir capturé trois lièvres en moins de une heure. Plus tard, quand je voulus rentrer chez moi pour rapporter mon trophée à la maison, je me perdis dans la forêt. Essayant toute la nuit de retrouver mon chemin, je finis par tomber sur une maison isolée. Il y avait de la lumière, et une ombre qui faisait les cents pas. Je cogna contre la porte pour tâcher de trouver l’hospitalité nécessaire pour pouvoir y passer la nuit. L’homme qui m’ouvrit la porte était petit, gros avec des yeux d’un bleu vif comme on en voit au nord de l’Europe. L’homme, surprit par une visite au milieu de cette forêt me fit rentrer dans sa maison. Il me donna à boire et à manger, il me conta des histoires durant des heures entières. Je finis par me prendre de sympathies avec cet homme. Après une longue conversation, il me montra la pièce ou je pourrais dormir jusqu’au matin. Je le remercia et alla me coucher. J’eus beaucoup de peine à trouver le sommeil je crois, il faisait chaud si je me souviens bien…Mais en fin de compte, je réussis à m’endormir. A cet instant précis ma vie changea à tout jamais. Durant la nuit, l’homme aux yeux bleus défonça ma porte, il criait des mots que je ne comprenaient pas… Je me souviens bien d’avoir essayé de fuir, mais l’homme me rattrapa, il me prit et m’attacha sur une chaise au milieu de la pièce principale. Il me traitait de bandit… Non de traître, c’est cela, il me traitait de traître ! Moi qui ne l’avait jamais rencontré auparavant.. Pendant quelques minutes, (ou étais-ce quelques heures ? ) l’homme me gifla, m’insulta. Vint après de longue heures pour moi…. L’homme se posa sur mon épaule et commença à pleurer, à pleurer toute les larmes de l’enfer, dans ma souffrance, je ne prêtait pas intention à ce qu’il essayait de me dire… Peu de temps après cela, il prit une chaise, attacha solidement une corde à une poutre, et se pendit devant moi. Durant deux jours et demi j’étais planté devant se macchabée, jusqu’à ce que l’on me retrouve. Mes parents avaient avertis tous le village voisin pour que l’on vienne à ma recherche. A partir de ce jour, rien ne serait comme avant… Durant les deux mois qui suivit cette affaire, j’étais isolé du monde, je ne recevait personne et je refusais de voir mes parents. Vint ensuite une période sombre pour moi, une période avec des visions d’horreur… J’eus crut être habité par la folie, qui me mangeait petit à petit tout ce qui restait de moi. Mais Dieu tout puissant me vit, oh oui il me vit et m’envoya mon ange à moi… Un jour de septembre, ma mère m’offrit un présent. Elle m’offrit un meuble datant du XIX siècles. Je fus véritablement passionné par cet objet. Etrange chose d’éprouver tant de sentiments pour des objets, mais celui-ci était spéciale, s’était une commode tout à fait banal pour les gens qui la voyaient, mais moi je savais qu’elle était spéciale, si spéciale que le simple fait d’être éloigné d’elle me faisait souffrire affreusement. C’est alors que j’aperçus une ouverture que je n’avais pas vus sur le meuble, je dus prendre un couteau pour pouvoir sortir la plaquette en bois pour voir ce qui s’y cachait. J’y découvris une mèche de cheveux, de couleur blond. Mon cœur accélérait comme à la découverte d’un trésor que nul être humain n’avait jamais vus de sa vie. J’étais véritablement tenté par cette mèche de cheveux. Je la prit contre mon cœur, un intense plaisir en découla. La nui venus je dormis avec, comme maintenant toute les nuits, j’en étais tellement attaché que je la prit partout ou j’allais, que se soit au bar, au cinéma ou encore au théâtre. Mais les hommes, les hommes l’ont vus, ils l’ont vus, m’ont prit pour un fou et m’ont jetés dans une prison ou plutôt une maison de santé ou je me trouve actuellement. On ma dépossédé du cadeau que le seigneur m’avait fait, on m’a volé la personne que j’aimais…Je ne peux donc plus concevoir de vivre sans, ainsi finit mon histoire étranger. Je ne suis qu’un pauvre homme, qu’on a empêché d’avoir sa bien aimée à côté de sois. »
Si vous avez lus, merci. 