Ombre et lumière
Robert Smith revisionna de nouveau les bandes. Cela faisait des heures que les écrans cathodiques de la salle des archives de la CNN montraient et remontraient les mêmes images à l’agent Smith : celle de la mort en direct du président Stenton.
Quelques jours auparavant, alors que le président s’offrait un bain de foule, celui-ci tomba foudroyé sous les cris et les yeux écarquillés de la foule, mais également devant des millions de téléspectateurs. Pourtant, malgré ce nombre incalculable de témoins, personne n’était en mesure de fournir des explications tangibles à ce qu’il s’était déroulé par cette chaude après-midi de Juin.
Marc Stenton, élu à la Maison Blanche il y avait moins d’un an inaugurait un tout nouveau complexe hospitalier. Malgré l’édifice en question, quand on amena le président dans une de salles de réanimation flambante neuve, son corps avait déjà commencé à refroidir. Sa mort avait été instantanée, cependant, ni l’autopsie, ni la sommité de spécialistes qui examina la dépouille ne put déterminer avec précision la cause de la mort. Le cadavre était exempte de blessure, de balles, de traces de poisson : aucun signe ni trace explicite.
Devant ce mystère, très médiatisé, le FBI avait ouvert une enquête très approfondie afin de savoir s’il y avait eu meurtre, et si tel était le cas, qui en était le coupable.
Robert rembobina pour la vingt-quatrième fois la cassette et en profita pour aller se faire un café tandis que les rouleaux du magnétoscope s’activaient. Un instant plus tard, l’agent Smith se laissa tomber dans un fauteuil usé et pressa le bouton « Play », vidant de moitié le contenu de son petit gobelet de plastique.
Les images se mirent à bouger et Robert regarda encore la scène macabre, dans l’espoir d’y trouver un indice. Il vit un plan éloigné de l’avenue Brightway avec le cortège présidentiel qui se stationnait juste devant le nouvel édifice. Les gardes du corps sortaient de voitures blindées pour accompagner le président jusqu’à l’entrée du bâtiment, contraignant la foule à rester à bonne distance. Stenton ne fit pas trois pas qu’il tomba à terre et les gardes du corps se jetèrent sur lui croyant en premier lieu à une fusillade.
Robert venait d’examiner la vidéo d’un œil distrait. Bien qu’étant légèrement floue, la CNN était la chaîne de télévision qui détenait un enregistrement potable, mais inexploitable. Smith ne trouvait rien et l’enquête piétinait.
Mais alors qu’il vida son gobelet, une idée germa dans son esprit fatigué. S’il ne trouvait rien au moment de la mort du président, peut être devait-il y avoir des indices avant ou après le funeste incident. Plusieurs équipes du laboratoire criminel s’étaient relayées sur les lieux sans rien trouver mais il devait peut être rester des indices tout juste après ou avant la mort du président.
Smith rembobina de nouveau les bandes pour remonter à une dizaine de minutes avant les faits. Il vit les badauds qui s’assemblaient de plus en plus le long d’un cordon de sécurité. Au premier abord, rien de spécial, mais en y regardant de plus près, un détail, ou du moins un comportement suspect alerta l’œil aiguisé de Robert.
On pouvait apercevoir un homme dans la foule qui était vêtu d’un par-dessus bleu marin avec un chapeau sombre. Il n’avait rien de particulièrement douteux si ce n’était qu’il ne cessait de regarder derrière lui, comme s’il était suivi, en prenant bien soin que personne ne l’approche. Robert avança la cassette, l’homme désirait visiblement entrer dans le complexe hospitalier mais il s’était retrouvé emprisonné par la foule, à l’ombre d’un kiosque. Le cortège du président arriva alors et les gens se pressèrent, poussant l’homme tout près du président qui s’écroula la seconde suivante. A ce moment là, la foule se dissipa, mais l’individu paraissait affolé. Robert accéléra et les des médecins sortaient de l’hôpital en courant avec une civière. L’homme entreprit de partir, et se mit alors à zigzaguer entre les gens, regardant à nouveau derrière lui.
Smith arrêta la magnétoscope et l’image se figea alors que l’individu disparaissait hors du champ de la caméra qui zoomait sur l’effervescence autour de la dépouille du président. Fait plus intéressant, il avait sa main sur une barrière de fer et avec un peu de chance l’empreinte de ses doigts s’y était parfaitement bien imprimée.
Début classique qui fait vraiment penser a la mort de JFK, mais a mon avis ça va dévier assez vite.
Sinon bon style, j´ai pas vu de fautes ni de lourdeur.
Bref: bon et classique début de polar. J´attends la suite ![]()
Un début en effet classique ; cela dit, te connaissant, j´imagine que l´histoire va vite se compliquer. Enfin, attendons la suite, on verra bien.
En revanche, j´ai remarqué quelques fautes, maladresses et répétitions que je vais m´empresser de signaler.
Je n´ai pas vu de description de l´agent Smith ni de la salle des archives, ni la moindre mention de ses sentiments après la mort du président - il pourrait être choqué ou blasé, peut importe, le problème c´est qu´on ne sait pas du tout ce qu´il pense. C´est dommage car du coup on n´a pas une très bonne idée de l´ambiance.
C´est d´ailleurs bizarre qu´il enquête seul sur les archives de CNN vu l´ampleur de l´affaire et le fait que cette chaîne est apparemment la seule à détenir une vidéo du meurtre.
Dans la foulée, j´ai noté :
"Devant ce mystère, très médiatisé, le FBI avait ouvert une enquête très approfondie"
Répétition de "très"
"Quelques jours auparavant, alors que le président s’offrait un bain de foule, celui-ci tomba " Ici, tu dois utiliser le plus-que-parfait car cette scène s´est déroulée avant le moment où se passe l´histoire. Je sais, c´est plus lourd, mais la phrase telle que tu l´as écrite choque tout autant.
Tu appelles le héros Robert ou bien agent Smith. A ta place, je me fixerais sur un des deux car même si ça permet d´éviter les répétitions, ça crée un effet bizarre, on ne sait pas si on doit se sentir proche de lui ou pas. Je m´exprime mal mais tu vois ce que je veux dire.
"Mais alors qu’il vida son gobelet". Alors que, tandis que, pendant que, sont des structures suivies de l´imparfait ou du plus-que-parfait, mais jamais du passé simple.
Voilà. Bonne continuation.
"En prenant bien soin que personne ne l´approche" alors que le personnage est dans une foule ?
A part ça, quelques erreurs sans importance et deux ou trois avec importance que KaiM a signalé pour la plupart, mais c´est tout à fait correct.
Au niveau du scénario, c´est bizarre que l´agent se retrouve seul à bosser sur l´affaire, il devrait être avec le reste de son équipe, toute l´agence bossant sur le même sujet, forcément. Et c´est également assez peu crédible qu´il soit le premier à penser à rembobiner la vidéo de 10 minutes, et que personne d´autre ne remarque le comportement suspect du type qui n´a pas l´air d´être des plus discrets...
Bien voilà, un bon début. Les autres ont relevé ce qu´il y avait à dire et je ne vois rien d´autre à ajouter sur ces points.
Le tout est bien et je ne crois pouvoir en dire plus car mon avis t´est déjà connu.
J´ai fait exprès de ne pas décrie Robert Smith car je ne veux justement pas que l´on se focalise sur le personnage mais sur le récit, qui même s´il en apparance classique, va bien se mettre en place par la suite.
Je n´ai pas dis qu´il enquêtait seul sur les videos, si ça se trouve des dizaines de personnes sont chargées d´enquêter et de travailler sur cette affaire mais comme je l´ai dis, je préfère que se soit le scénario qui prédomine dans cette nouvelle.
J´ai terminé cette nouvelle. Elle contient 7 petits chapitres et j´en posterai un chaque jour. J´ai fait avec cette fiction quelque chose de neuf en matière de scénario, l´idée m´a semblé originale et le procédé intéréssant. Et je le répète, la mort du président n´est qu´un élément mineur de l´histoire, c´est ce qu´il va se passer autour et après qui aura plus d´importance.
xbq_ Posté le 31 mai 2006 à 22:52:00
"En prenant bien soin que personne ne l´approche" alors que le personnage est dans une foule ?
Disons que les gardes du corps font en sorte que personnene bouscule le président, le piétène ou l´étouffe.
Je remercie donc tout le monde de m´avoir lu et pour les consiels que vous me donnez. ![]()
– A ta place j’attendrais les renforts, opina Tyler, le coéquipier de Smith.
Ce dernier acquiesça silencieusement : il n’avait qu’un seul suspect pour la mort du président Stenton et personne ne pouvait se permettre de bâcler cette arrestation. Il éteignit le contact de la voiture et regardant à l’angle de la rue la demeure de l’individu.
La maison était une vielle bâtisse de style victorienne presque entièrement en bois. Seulement, le temps et un manque d’entretien chronique avaient transformé le bijou architectural en une bicoque insalubre, encerclée par une jungle sans âge. Le tout contrastait étonnement avec les pelouses vertes et les pavillons clinquants de ce quartier tranquille.
L’individu se nommait Jeffrey Cladwell, retrouvé grâce à une empreinte partielle de pouce sur la barrière métallique. Si l’avait pu être retrouvé, c’était surtout parce qu’il était fiché dans les dossiers de la police pour meurtre involontaire de sa femme et ses enfants. Selon les informations, ou plutôt selon les commérages des voisins, Jeffrey vivait reclus de la société, se faisant livrer la nourriture à domicile et ne sortant jamais de chez lui, ou en de rare occasion, tuer un président en l’occurrence songea Smith en refermant le dossier.
Une dizaine de voitures de police se garèrent de l’autre côté de la rue d’où sortaient une myriade officiers venus seconder les agents Smith et Tyler. Tandis que les policiers se positionnèrent tout autour de la résidence pour contrer une éventuelle fuite, Smith tambourina à la porte en hurlant :
– FBI ! Ouvrez.
Mais la porte n’étant pas verrouillée et elle s’ouvrit d’elle-même sous les coups de Robert.
Ce dernier pénétra prudemment dans la maison, son arme en jout. Il régnait une odeur de moisissure et de graisse. Des centaines d’emballages en tout genre jonchaient le sol et les tapisseries se décollaient du mur sous l’effet de l’humidité. Smith s’apprêta à rengainer son arme croyant qu’il n’y avait personne dans cette ruine mais un mot l’en dissuada.
– Bonjour …
– Monsieur Cladwell ? s’enquit Robert en essayant d’identifier la source du son.
– Je suis dans la cuisine, dit une voix faible et tintée de chagrin.
Effectivement, Tyler appela son coéquipier qui le rejoint aussitôt. Assis à une chaise en fer rouillé, l’homme était vêtu de la même manière que sur la vidéo sauf qu’en plus, il tenait un parapluie. Il regarda les deux agents et se leva doucement.
– Je vous attendais.
Cladwell avait une mine épouvantable. Les traits tirés par des années sans aucune marque de rire ou de joie. Tyler s’apprêta à lui passer les menottes mais Jeffrey écarquilla les yeux et eut un mouvement de recul.
– Je me rends … c’est inutile de me tenir comme un animal.
– C’est la procédure, rétorqua calmement Robert.
Jeffrey se rassit sur la chaise, le visage décomposé.
– D’accord, fit-il avec une voix nouée. Mais je demande qu’une chose : couvrez moi avec mon parapluie, je suis assez sensible à la lumière.
Ce faisant, il tendit l’objet à Smith qui le prit à contrecoeur. Pour lui, ce n’était qu’un désaxé de plus, un illuminé qui avait assassiné le président dans un excès de folie. Tyler passa les menottes et tira le suspect à l’extérieur de la maison.
Dehors, le soleil inondait la rue de lumière et Jeffrey parut terrifié par tant de clarté.
– La parapluie … ! Vite ! Ouvrez-le ! s’exclama-t-il.
Seulement Tyler tira Cladwell pour descendre du perron. Smith, qui les suivait, passa derrière l’homme pour le couvrir avec le parapluie mais une violente douleur le lança à la cheville. La seconde suivante, il était à terre en train de se tenir le bas de la jambe, son visage déchiré par un rictus.
Les officiers s’occupèrent d’escorter Jeffrey dans une voiture tandis que Tyler se précipitait sur son ami.
– Ca va Bob ? demanda-t-il inquiet.
– J’ai jamais eu aussi mal de ma vie, rétorqua Smith en respirant fortement. J’ai dû rater une marche du perron et me tordre la cheville.
Il avait l’impression que celle-ci était en feu, et que ses os se broyaient d’eux-même. Il tenta de se relever pour regagner son véhicule mais la souffrance n’en fut que plus grande.
– J’appelle une ambulance, fit Tyler.
Ses doigts coururent sur le clavier de son téléphone et une fois mis en ligne avec les urgences, il détailla la situation.
Au même instant, Smith jeta un coup d’œil à la voiture des officiers pour s’assurer que le suspect était correctement appréhendé. Jeffrey était menotté à l’arrière du véhicule et semblait en proie à une profonde tristesse. Il semblait marmonné quelque chose. De part son entraînement au FBI, Robert savait lire sur les lèvres et il déchiffra alors ce que disait Cladwell.
« C’est la faute de mon ombre, c’est la faute de mon ombre, c’est la faute de mon ombre … »
"En prenant bien soin que personne ne l´approche" alors que le personnage est dans une foule ?
-> Disons que les gardes du corps font en sorte que personnene bouscule le président, le piétène ou l´étouffe.
--> Cette phrase se référait à ton "type mystérieux", pas au président.
Je ne comprends pas ce qui te gêne ...
Jeffrey Cladwell était dans la foule, avec pleins de gens autour.
Le président arrive pour aller dans l´hôpital.
Les gardes du corps retiennent la foule, dont Jeffrey Cladwell qui fait partie de cette même foule.
Les choses sont plutôt simples. Alors précise ce qui ne vas pas car je ne sais où tu veux en venir.
"– A ta place j’attendrais les renforts, opina Tyler, le coéquipier de Smith."
"Opiner", ça veut dire "être d´accord".
« Le patient présente une certaine photophobie qui se caractérise par une peur insoutenable de la lumière et des endroits présentant une trop forte clarté. Jeffrey Cladwell souffre également d’agoraphobie car il refuse tout contact avec les gens, du moins tant qu’ils se trouvent dans la lumière. La source de cette peur irraisonnée serait le choc dû à la mort de ses collaborateurs lors d’un voyage. D’ailleurs … »
Robert n’aimait pas le langage froid et impersonnel des médecins et il referma le dossier médical du Cladwell.
Smith se trouvait dans la salle d’attente du médecin traitant des agents du bâtiment fédéral. Cela faisait une semaine qu’il s’était blessé à la cheville mais même si la douleur semblait s’estomper au fil des jours, il demeurerait toujours infirme. Robert ne s’alarmait pas plus que ça, au pire il finirait cloué à un bureau et éviterait ainsi les longues enquêtes et le danger du terrain.
Il regarda l’horloge accrochée au mur de la salle blanche et stérile et constata que le médecin était en retard. Il en profita pour relire le dossier judiciaire de Cladwell.
« … très fâcheux. Monsieur Cladwell possède une formation d’anthropologue et étudiait les sociétés primitives en Afrique, dans la République du Matobo. Sa dernière expédition tourna au désastre puisque les membres décédèrent des suites d’un virus locale ; le Motaba. Jeffrey Cladwell fut le seul survivant mais ne se remit qu’après un coma profond de sept mois.
Dès lors, l’individu a présenté des troubles psychologiques (voir rapport psychiatrique ci-joint) qui ne furent qu’amplifiés par le décès de sa femme et ses deux enfants. L’enquête conclut qu’ils sont probablement morts des suites de la même maladie que les membres de l’exploration. Les spécialistes ont supposé que monsieur Cladwell avait transmis une souche dormante à sa famille, c’est pourquoi il fut acquitté.
Il s’enferma dans une maison en banlieue pour … »
– Je ne vous pas trop fait attendre ? demanda le médecin en tendant sa main.
Robert sursauta et serra la main d’un vieil homme barbu accoutré d’une blouse blanche qui comprimait un fort embonpoint. Il répondit que non et suivit le savant dans son cabinet en se déplaçant maladroitement à cause de sa béquille.
Après les formules de courtoisie, Smith se déchaussa, retira sa chaussettes et ses bandages pour présenter un pied difforme. La peau avait bruni et les muscles s’étaient racornis. Quiconque aurait pensé en voyant cette horreur que Smith s’était fait un garrot trop longtemps ou que la gangrène le rongeait. Mais il n’en était rien.
– Je suis très perplexe, dit le médecin en massant doucement le membre blessé. Et vous dites que vous sentez ?
– Effectivement, j’ai mal et les sensations sont les mêmes et pourtant je n’arrive plus à le bouger.
– Je dois vous avouer que je n’ai rien vu de tel.
Un ange passa puis le vieil homme s’expliqua plus en détail.
– Au début, j’ai cru à une entorse mais quand j’ai vu votre peau foncer, j’ai alors conclu à une hémorragie. Cependant, vos nerfs ne sont pas altérés car vous ressentez la douleur et les sensations. Et ce n’est pas une infection puisque vos analyses de sang présente un taux lymphocytaires tout à fait normal. En fait, je suis plus en mesure de vous dire ce que ce n’est pas que ce que c’est véritablement.
– Doit-on m’amputer ? demanda Robert d’un ton hésitant. Ne me cachez rien s’il vous plait.
– Non, certainement pas, rétorqua le médecin sans décrocher son regard du pied. Il n’y a pas de dégénérescence des tissus ni d’infection donc ce n’est pas mauvais pour votre organisme. On ne peut qu’attendre pour voir comment cela va évoluer, je vous préviens que les chances que vous en retrouviez l’usage sont … infimes.
La consultation se termina brièvement et le médecin prescrit quelques antibiotiques à titre préventif.
Alors que Smith se dirigeait vers la sortie de l’aile médicale, il eut une réminiscence. Il se cala contre le mur du couloir et consulta tant bien que mal le dossier de Cladwell. Il tomba sur des photos des dépouilles de sa famille. Il se figea net et chercha frénétiquement dans les feuilles pour voir les symptômes.
Il n’y avait plus de doute, il avait le virus Motaba.
Bien que j´ai déjà lu, je saurais dire que c´est bien et que le tout s´installe et l´énigme prend forme !
"j’ai vu votre peau foncer (foncé)"
Ah et j´aime bien le passage avec le dossier de Cladwell le fait d´avoir placé le truc qui parle du rapport ci-joint ajoute un certain réalisme intéressant.
"j’ai vu votre peau foncer" la phrase est correcte car si on remplça par un verbe du troisième groupe, on s´aperçoit que c´est bien à l´infinitif.
"j’ai vu votre peau mordre"
Ah je ne croyais pas que tu l´utilisais ainsi. Je pensais que c´était dans le sens une peau foncé un peu comme exemple:
la porte verrouillé
ou
le garde énervé
Enfin en croyant que la peau était foncé.
Je m´explique trop longuement pour rien moi.^^ lol
– Tu n’as pas le virus Motaba, ricana Tyler. C’est complètement absurde.
Ce dernier se remit à la lecture de son journal juste après que Robert lui eut fait part de ses inquiétudes.
– Tu as vu les clichés pourtant ? rétorqua Smith. Mon pied a les mêmes excroissances …
– Le virus a longtemps était étudié par les scientifiques, coupa Tyler, et ils ont affirmé qu’il ne se transmettait que par contact physique. De plus, si tu étais réellement infecté tu devrais déjà être à six pieds sous terre. Et puis rappelle toi le jour de l’arrestation de Cladwell, les agents de police et moi, tout le monde l’a touché pour l’emmener ou le mettre dans la voiture, sauf toi. Pense aussi à la secrétaire qui l’a bousculé dans le hall ou encore au docteur MacLay qui l’a examiné, personne n’a attrapé cette saloperie. A mon avis c’est une bête mycose …
Robert ne répondit rien et rapporta son attention sur les macabres photographies. Rien ne tournait rond dans cette affaire. Le suspect était agoraphobe mais ce jour, il avait fallu qu’il sorte de chez lui pour des raisons que tous ignoraient. L’homme se savait visiblement coupable puisqu’il attendait d’être arrêté, toutefois personne ne fut en mesure d’affirmer avec exactitude de quelle manière il avait accompli son crime, et si c’était bien lui le responsable.
Paradoxalement, il n’y avait que l’ombre qui éclaircissait tout ça car Jeffrey Cladwell de cessait de répéter que c’était son ombre qui était responsable de la mort du président Stenton. Les psychologues avaient examiné le suspect sans pouvoir définir son profil psychologique. Cladwell était donc une énigme à lui tout seul qui obnubilait l’esprit de Smith et qui déchaînaient les médias, forts satisfaits d’accuser l’incompétence des autorités.
Néanmoins, Smith n’était pas de nature à se laisser abattre par le cours des événements et pour lui il y avait toujours une piste à exploiter. Il alluma son ordinateur et se connecta aux bases de données de la police pour examiner des affaires classées. Il tapa dans le champ du nom « CLADWELL » et comme date « 1998 ».
Il y avait une myriade de Cladwell avec des délinquants sexuels, des dealers de drogues, des cambriolages ou des infractions à main armée. Il affina sa recherche en tapant dans « VIRUS » dans le champ de l’objet. Aussitôt, il ne resta plus qu’une dizaine d’articles et trouva celui qui concernait la mort de la famille du suspect. Il y avait même l’enregistrement de l’appel à la police, que Robert écouta.
« Allô ? C’est bien la police ! dit la voix implorante de Cladwell.
– Oui monsieur, que puis-je pour vous ? s’enquit l’interlocutrice.
– C’est affreux, ma femme et mes deux petites filles ! Il faut que vous m’aidiez ! sanglota Jeffrey.
– Calmez et dites moi ce qui se passe.
– Ma femme est m … elle est morte ! Et mes petites filles aussi ! Oh mon dieu c’est atroce !
– Indiquez moi votre adresse monsieur s’il vous plaît.
– Je … j’habite au 42 Skilling Street à Midletown. C’est abominable.
– Monsieur, dites moi si vous avez vu le meurtrier.
– Comment ?!
– Avez-vous vu le meurtrier ?!
– Mais c’est moi le coupable ! Je les tué, mon ombre les a tué, oh mon dieu pourquoi …
Robert écarquilla les yeux et se releva comme automate sur son siège. Il recula pour réécouter.
« Je les tué, mon ombre les a tué … »
Soudain, tout s’imbriqua dans sa tête comme un puzzle infernal.
Il mit le DVD de la mort du président dans son ordinateur et la regarda d’un œil inquisiteur. Il connaissait la scène par cœur mais il voulait absolument vérifier quelque chose. Il revit donc le président qui sortait de la limousine. Il mit le ralentit et observa Cladwell qui était tout près à l’ombre d’un kiosque. La foule se mit alors à pousser et l’homme fut bousculé près de Stenton. L’ombre du kiosque ne fit plus écran et celle de Jeffrey vint se projeter sur le président, qui s’écroula net. Les gens crièrent et Cladwell se rua sous le kiosque en même temps que les gardes du corps vers le président.
Le sang de Robert ne fit qu’un tour pour qu’il se rappelle le jour de l’arrestation quand il était en train de marcher juste derrière Jeffrey, dans son ombre …
J´aime bien, pas grand choses à dire. On comprend un peu vite le truc de l´ombre, enfin moi dès le second chapitre.
« Je les tué, mon ombre les a tué … »
Je l´ai tuée (si le "l´" représente la femme), non ?
Ah demain !
– Bonjour monsieur Cladwell, fit Robert d’un ton neutre. Je suis l’agent Smith.
L’intéressé releva la tête et esquissa un sourire avant de se replonger dans une sorte de torpeur catatonique.
– Cette affaire soulève des mystères, poursuivit l’agent, et j’aimerais que vous m’apportiez vos lumières.
Il sortit d’une serviette plusieurs clichés, celui de son pied meurtri. Jeffrey les regarda furtivement et sembla se morfondre.
– Vous voulez me torturer avec le passé, dit-il en les repoussant, à quoi ça vous sert de me montrer des photos de l’autopsie de ma femme ?
Un silence tomba et Robert les retendit à l’homme qui se tenait en face de lui.
– Ces clichés n’ont que quelques jours, c’est mon pied.
Comme s’il avait été mu par une énergie diabolique, Cladwell empoigna les photographies pour les examiner d’un air vide. Ses yeux balayaient les images en même temps que ses lèvres se contracter.
Robert laissa quelques minutes au suspect. Il regarda alors le miroir de la pièce d’interrogatoire pour signe à Tyler qui observait la scène derrière la vitre de ne pas agir. Smith avait eu bien du mal à avoir l’autorisation de questionner Cladwell mais devant sa détermination et l’inertie de l’enquête, ses supérieurs avaient accepté dans le but inavoué qu’il en découvre un peu plus car malgré les énormes moyens utilisés, l’enquête stagnait.
En effet, bien que depuis deux semaines, une multitude d’agent et de spécialiste avaient questionné Jeffrey et enquêté sur l’affaire, tout le monde le soupçonnait d’être coupable mais s’ils ne découvraient pas dans des délais courts comment et pourquoi il avait tué le président, ils devraient relâcher le pauvre homme. Ainsi, on avait donné carte blanche à Smith pour interroger Cladwell.
Ce dernier articula nerveusement.
– Et vous n’êtes pas mort ?
– Visiblement non, dit Smith avec une pointe d’ironie.
Il se leva pour faire le tour de la table et détailla un long moment l’ombre de Cladwell que projetait l’ampoule au plafond. Doucement, l’agent passa sa main dans la partie ténébreuse pour la retirer aussitôt. Robert n’avait rien senti.
– Ca ne … ça ne marche qu’avec la lumière du Soleil, soupira Jeffrey.
– Qu’est-ce qui marche ? s’enquit Robert en se rasseyant.
– La mort …
Robert savait qu’il s’aventurait dans un terrain miné et que les médecins avaient spécifié de ne pas encouragé sa folie mais la curiosité l’emporta sur la précaution.
– Expliquez moi, dites moi comment cela se fait que votre ombre tue.
Jeffrey respira profondément puis s’expliqua.
– Avant, j’étais anthropologue. J’avais découvert dans le Matobo une tribu primitive dont la société était principalement axée sur le chamanisme. Ils vouaient tous un culte à la lumière et au Soleil. Quand nous sommes arrivés, nous leur avons offert des lampes torches et le chef nous a alors reçu comme des invités de marques. Mais la soirée ne s’est pas déroulée comme prévu car les nombreux feux qu’ils avaient allumés pour la célébration de la lumière étaient en train de brûler des habitations. Moi et mes collaborateurs ont à alors tenter d’éteindre les flammes pour éviter le sinistre … ce fut le plus grave erreur de ma vie …
– Poursuivez, demanda Robert qui s’assura que le magnétophone posé sur la table fonctionnait bien.
– Ils ont interprété l’acte d’éteindre le feu comme un crime divin. Croyez ce que vous voulez mais le sorcier nous a maudit, disant que les ténèbres hanteraient nos pas et nos vies. Le résultat est que quiconque se tient dans mon ombre meurt, une ombre dessinée par la lumière du Soleil. C’est pour ça que je ne crains pas les lumières électriques. Généralement, je m’arrange pour sortir de chez moi la nuit, l’hiver quand le temps est couverts ou alors entre onze heures et 13 heures, c’est là où le Soleil est le plus haut dans le ciel et ainsi cela projette presque pas d’ombre.
– Vos collaborateurs ont-ils étaient également … maudits ?
Les yeux de Cladwell devinrent rouges, des larmes commençant à perler.
– Ils furent condamnés à marcher dans mon ombre …
– Le rapport dit que c’est un virus qui les a tué, intervint Smith, et qui vous à plonger dans le coma.
– Personne n’y était ! hurla Jeffrey. Personne ne peut savoir les horreurs que j’ai vu. Il n’y a pas de virus ! Il n’y a que la malédiction, et c’est ça qui a tué ma famille. Quant au coma, il n’y en a jamais eu également, j’étais en catatonie à cause du choc de la perte de mes amis.
Si Robert n’était pas aussi maître de soi, il aurait pu être surpris par le changement soudain, et violent, de comportement de Jeffrey. Il attendit que quelques secondes s’égrènent pour reprendre l’entretien.
– Mais je ne suis pas mort et …
– Il n’y a que votre pied qui a été touché, coupa sèchement l’homme. Je parie que vos brillants médecins ne savent pas ce que vous avez.
Robert aurait bien volontiers donné raison à Cladwell si la situation était tout autre. Mais il était là pour une raison bien précise. Smith se rappela alors ce pourquoi il était là et recommença à poser des questions plus liées à sa fonction d’enquêteur qu’à nature de simple curieux.
– Pourquoi avez-vous tué le président Stenton ?
– J’avais vu à la télévision qu’un nouveau centre hospitalier allait ouvrir, répondit plus calmement Cladwell. Il devait être spécialisé dans les maladies tropicales avec un service de virologie. J’avais encore le vague espoir que j’étais malade et non maudit …
– Vous vous y êtes pourtant rendu le même jour que le président.
– Je ne voulais pas qu’il meure, c’est pour ça que je vis enfermé dans ma maison. Mais je n’ai pas la science infuse et j’ignorais qu’il viendrait !
– Votre rencontre a été totalement fortuite.
– Oui.
– Et la mort du président un concours de circonstance malheureux.
– Oui …
– Je vous remercie pour de votre aide monsieur Cladwell, répliqua Smith en marchant vers la sortie de la salle. L’enquête a beaucoup évolué.
Sur ce, il sortit et ordonna aux gardes de ramener Jeffrey dans sa cellule.
Il se dirigea vers la sortie du bâtiment, ses sentiments lui disaient que Jeffrey était innocent tandis que l’agent du FBI au fond de lui hurlait que ce n’était qu’un malade avec une imagination très fertile.
– Est-ce que le virus Motaba peut tuer une personne instantanément ?
Le Docteur Massmer fronça les sourcils et regarda l’agent Smith, se demandant s’il s’agissait d’une plaisanterie ou si c’était sérieux.
Jack Massmer travaillait au centre de recherche en virologie de Boston. Officiellement, lui et son équipe passait tout leur temps à manipuler des souches de virus plus mortelles les unes que les autres afin de faire progresser la recherche. Mais officieusement, beaucoup de gens se demandaient si les militaires supervisaient les travaux de manière à concevoir des armes biologiques.
Il n’en restait pas moins que le docteur Massmer était un spécialiste dans ce domaine et c’est précisément pour cela que Robert sollicitait ses connaissances.
– Voilà des années que je n’ai pas entendu parlé de ce petit diable.
Le docteur fit le tour de son bureau et alla se servir à boire.
– Je vous sers quelque chose.
– Non merci répondit Robert en se demandant bien comment un si jeune diplômé avait fait pour avoir un si grand bureau.
La pièce était située en sous-sol mais ça n’enlevait rien au confort et au luxe apparent. Smith suspectait même le docteur Massmer de signer des contrats juteux avec d’importants groupes pharmaceutiques. Mais il n’était pas venu pour ça, il ne fit donc pas attention aux diplômes ni au bibelots pompeux qui prenaient la poussière mais à la photographie de famille avec Massmer sa femme et …
– Mon fils William, s’exclama le docteur. Il a à peine un an et il sait déjà lire, un vrai petit surdoué. C’est grâce à un certain docteur Miller qui …
Massmer souriait en regardant l’image de son fils mais la mine aigrie de Smith le ramena à la réalité.
– Bref … ce qui est paradoxale avec Motaba, reprit le docteur, c’est que c’est probablement le pire des virus de la Terre mais également un des moins connu par la majorité de la population.
– Veuillez répondre à ma question je vous pris, dit Smith d’un ton ferme mais certainement pas autoritaire.
– Ah oui bien évidement.
Massmer fouilla dans une armoire et en tira une liasse de feuilles froissées. Il prit place à son bureau et entreprit de lire les torchons.
– Voyons voir … J’ai trouvé ! fit-il en pointant son index fin sur des lignes en rouges. Le temps d’incubation est de 35 heures environ, passé ce délai, le patient présente des symptômes de ionisation qui se traduisent …
– De io-quoi ?
– Ionisation, c’est comme si on est exposé à des radiations, répondit le docteur. Vomissement, fièvre, et surtout, inflammation des tissus épidermiques … un peu comme votre cheville d’ailleurs …
Robert sursauta et tira fébrilement le tissu de son pantalon pour dissimuler sa cheville qui peinait à se rétablir.
– Un mauvais coup de soleil, dit-il timidement.
Massmer ne réagit pas plus et continua la lecture du rapport.
– Donc comme je le disais des brûlures et des douleurs très fortes. Généralement les patients se suicident avant même que leurs organes internes ne se soient liquéfiés tant ils souffrent, la morphine n’ayant aucun effet. La mort survient 48 heures après infection. Pas de vaccin ni de traitement.
– Il est donc impossible que quelqu’un en meurent dans la minute, où la seconde même …
– Comme je viens de vous le dire non mais il peut toujours exister des souches différentes, et puis il faut savoir que ce virus est hautement mutagène. Cela signifie qu’il peut évoluer d’une semaine à l’autre. Ainsi la période d’incubation peut se réduire à quelques heures, minutes peut être, ou dans le cas contraire à des semaines.
– C’est donc possible.
– Disons plutôt fortement improbable à cause de sa trop forte épidémicité.
Robert resta coi.
– Ah oui … comment vous dire … Si le virus tue directement son porteur, ce dernier ne peut pas infecter d’autre personne c’est pourquoi une pandémie du virus tel que vous le décrivez monsieur Smith est fortement improbable. Ou alors …
– Ou alors ? demanda Robert, avide d’information.
Massmer se renfrogna et referma le dossier. Il semblait embarrassé même très gêné.
– Vous êtes tenu au secret de part votre fonction au FBI.
– Parfaitement, assura Smith.
– Bien … il se trouve que nous travaillons dans le laboratoire et des virus sélectifs. Il ne tuerait que les gens porteur d’un ADN similaire, par exemple les membres d’une famille ou une ethnie refermée sur elle-même qui aurait développé de la consanguinité. Ainsi, le virus pourrait se transmettre à un nombre incalculable de personne en ne tuant qu’une personne bien précise.
– Dans ce cas …
– Toutefois, coupa Massmer, ce genre de virus ne peut exister dans la nature et nos laboratoires sont les mieux protégés du pays. Et en ce qui concerne nos recherches, rien n’a abouti.
Smith ne crut pas une seconde aux paroles du docteur. Il le remercia sobrement et repartit à Washington. Ce soir, il rentrait chez lui, mais demain, il devrait passer quelques coups de fils au Pentagone.
– Tu en tires une tête Bob, fit Tyler en avalant une grosse gorgée de bière.
Robert regarda son coéquipier et ami mais ne dit rien, trop de chose le préoccupait.
– J’ai une blague à te raconter, reprit Tyler. Hier pendant que tu étais à …
– Je ne veux pas savoir, trancha Robert. Je suis fatigué par cette affaire.
– Quoi ? Cladwell et son ombre tueuse ? Hahahaha ! Elle est bien bonne. Moi ça m’énerve de voir que ce type qui a déjà massacré sa famille va s’en tirer.
– Et si tout était vrai … rétorqua Robert s’en se formaliser des sarcasmes de son ami.
– La vérité c’est que le président est mort qu’un éclatement de la rate provoqué par la foule. Les scientifiques pensent qu’un virus en est peut être la cause mais rien n’est sûr. Le problème c’est qu’ils n’ont détecté aucun agent pathogène chez le suspect ni sur la dépouille de Stenton.
– Laisse moi deviner, ricana Smith, la rate s’est liquéfiée …
– Ben oui c’est ce qui se passe quand une rate éclate. Mais sinon vas-y toi, dis moi ce qui s’est réellement passé.
Robert regarda alternativement les clients du bar et Tyler pour s’assurer que personne ne l’écoutait.
– Je serais d’avis de dire que c’est bien l’ombre de Cladwell qui a tué le président.
Tyler sourit.
– Un cousin germain de Cladwell travaillait au laboratoire de Massmer. Je parierais bien ma tête qu’il a récupéré le virus quand Jeffrey est revenu d’Afrique pour en faire un virus sélectif.
– Et la femme et les enfants ?
– Ils ont été les cobayes, c’est tout. Cladwell est un malade qui a été manipulé par son cousin. Et puis tu penses bien que si ces types sont assez malins pour concevoir un tel virus, ils ont dû savoir comment se débrouiller pour faire en sorte à ce qu’il soit indétectable. Aussi, Tu savais pas que Séraphin Cladwell avait tenté de fonder une secte il y a longtemps …
– C’est un type intelligent, répondit Robert, il ne se laisserait pas berner si facilement. Pense à ma cheville et à la rapidité de la mort du président.
– Bob, enfin … ce n’est qu’une vulgaire mycose et Stenton venait de guérir d’un cancer de la rate. Et puis, admettons, si l’ombre de Cladwell tue, comment ça se fait que personne ne soit mort durant toutes ces années ?
– Quand il est revenu d’Afrique il était constamment alité donc il n’y avait pas d’ombre et après il a toujours vécu dans sa maison, enfermé sans voir personne, il a fait attention, jusqu’à l’inauguration du moins.
– Ca ne tient pas debout ! Enfin Bob ne soit pas stupide.
– Ce n’est pas aussi stupide qu’un complot visant à tuer le président avec un virus, une arme à feu aurait suffit.
– Bon j’arrête de discuter avec toi, on arrive à rien.
– Je te retourne l’argument, fit Robert en finissant sa bouteille.
A ce moment, la sonnerie du téléphone de Tyler retentit. Ce dernier répondit et son air jovial et enthousiasme fut vite remplacé par de l’embarras. Il raccrocha après quelques minutes de communication.
– Qu’y a-t-il ? s’enquit Robert.
– Cladwell est mort …
– Qu … quoi ? Mais comment !
– Les gardes du bâtiment fédéral l’emmenaient dans un bus pour le pénitencier de Rivers avec le parapluie comme il le désirait mais au moment d’entrer dans le bus… il aurait raté une marche et serait tombé en arrière, sur le dos. L’autopsie sera faite demain mais apparemment il s’est brisé la nuque.
– Ou alors il a chuté sur son ombre et …
Robert ne termina pas sa phrase. Cladwell était fatigué de la vie et Smith soupçonnait qu’il s’était suicidé. Enfin de compte, nul ne sut la vérité. Décidément, pensa Smith en trinquant avec son ami, cette affaire aura comporté beaucoup de part d’ombre.
FIN
Je viens de tout lire du début à la fin. Dans l´ensemble, c´est excellent, mais j´ai été un petit peu décu par la fin. Géne selectif ou attaque d´ombre?
Et puis le dernier jeu de mot à la fin a un peu tout cassé, mais ça reste tout aussi biens.
Voilou ![]()