Un titre simple pour une histoire d´heroic fanatsy (Encoreuhh ^^´).
Voilà, ce n´est qu´un maigre, très maigre prologue, mais ayant reçu des avis différents de chacun, je tenais à voir ce qu´en pensaient les vrais Maîtres de la Plume du forum...
Sur ce, bonne nuit, et merci de lire Catacombes quand vous en aurez le temps...
Minuit…
Les douze coups du clocher avait retenti dans la nuit silencieuse, calme. Mais personne ne s’était éveillé en les entendant. Du moins… Personne, en surface.
En effet, sous la terre, à quelques mètres en profondeur dormaient les vestiges d’une ancienne civilisation. Un peuple horrible, cruel, sanguinaire… Mais possédant malgré tout un certain charme.
Les Catacombes de la cité des Elfes Noires avaient été enterrées sous la capitale de l’empire, Ladiscale.
Les hommes avaient abandonné depuis longtemps l’idée d’aller se promener dans les souterrains des vestiges… D’une part parce que c’était trop dangereux, avec toutes les créatures qui y rôdaient, et d’autre part car l’entrée principale avait été bouchée quelques années plus tôt à l’aide d’une énorme pierre. Mesures de précaution, lançait-on dans le village.
Ces lieux avaient toujours attisé la curiosité, et du temps où l’on pouvait y circuler librement, tous ceux qui se sont aventurés trop loin dans le labyrinthe sont revenus fous ou. Bien ne sont pas revenus du tout.
Mais c’était au plus profond des ténèbres qu’il fallait aller.
Au plus loin dans le noir.
Au plus loin dans son âme.
Car les Catacombes renfermaient d’horribles et innombrables secrets. Des secrets à vous ébranler pour le reste de votre vie.
Personne n’aurait songé à ce qui se préparait au cœur des ruines.
Personne n’aurait pu imaginer qu’une ère de paix et de prospérité était en train de s’achever, en cette nuit parfaitement ordinaire.
En effet, au cœur des décombres plongés dans l’obscurité se tenait un homme. On ne le reconnaissait pas à sa tête, masquée par un capuchon, mais à son allure. Une forme massive, élancée : pas de doute, ce n’était pas une femme qui riait debout, un couteau à la main.
Oui, il riait. Pas d’un rire joyeux. D’un rire froid, rauque, dénué de tout sentiment. On aurait alors pu croire que cet homme était fou, mais il était bien loin de l’être. Au contraire, lui-même l’ignorait encore mais il avait le pouvoir de changer la face du monde s’il le désirait. Et il le désirait, justement…
Bientôt, son rire se calma, mais il résonna encore quelques secondes dans les couloirs des Catacombes.
L’inconnu souriait toujours.
Laissant échapper un cri, il se planta alors la lame qu’il tenait entre les mains dans la poitrine.
Elle était tellement aiguisée qu’elle traversa tout de suite la chair de l’homme.
Le cri continuait, mais à l’inverse de ce que l’on aurait pu croire, c’était plus un cri de joie qu’un crie de douleur.
Pourtant, n’importe quel humain normal aurait hurlé. Pas lui.
Le sang coulait à flots, se déversant sur la pierre froide du souterrain.
Enfin, l’inconnu retira la lame entièrement recouverte de son sang de sa poitrine.
Il devait avoir mal, mais ne le montrait pas.
Très vite, l’homme sortit de sa poche une fiole, avec laquelle il collecta le sang encore chaud, resté sur la pierre.
La main tremblante, il s’approcha alors du mur en face de lui, un mur à priori normal. Mais à l’intérieur de celui-ci était incrusté un flacon en cristal noir, à peine visible...
Faisant virevolter sa cape noire derrière lui, l’inconnu prit l’objet et versa tout le liquide qu’il avait ramassé, puis reposa le tout.
Aussitôt, il y eu un bruit assourdissant dans toutes les ruines : le mur descendait lentement vers le sol, laissant apercevoir un long couloir dans lequel ne filtrait aucune lumière.
C’est à ce moment-là que l’homme éclata du rire le plus sinistre qui soit.
La tête de côté, il laissa tomber son capuchon : chauve, ses yeux roulaient en tous sens. C’était bien simple, en cet instant tout le monde aurait dit qu’il avait perdu la tête. S’il avait déjà eu un semblant de pensée…