Bon, c´est l´anniversaire du forum, alors pour l´occasion je m´essaye à la nouvelle à chute. Je n´imagine pas que cette première tentative soit particulièrement réussie, mais il faut bien commencer un jour pour connaître ses défauts. Et puis comme ça, on ne pourra plus dire que je n´ai jamais rien écrit de court.
Donc, allons-y.
Le soleil se couche sur le champ de bataille. L’horizon se pare de lueurs douces et orangées qui viennent illuminer le combat autour de moi. Un combat effroyable, qui fait rage depuis plus de trois heures et dont l’issue reste encore incertaine. Je reprends mon souffle, contemplant un instant l’éblouissant spectacle que m’offre le crépuscule. Puis j’empoigne fermement mon arme et rejoins mes compagnons en pleine action.
Les créatures que nous affrontons forment une masse d’abominations innommables, de bêtes sans pitié décidées à nous tenir en échec. Hideuses, tordues, effrayantes, tatouées de signes noirs presque incompréhensibles, elles nous feront face jusqu’au bout, car elles ne connaissent pas la peur ; elle ne connaissent d’ailleurs aucune émotion. L’idée même de reculer leur est étrangère, et de toute façon elle n’en ont pas la possibilité. Leur créateur les a placées là pour nous barrer la route, tâche dont elles s’acquitteront sans la moindre hésitation.
Elles n’attaquent pas, mais se défendent de nos assauts avec une habileté hors pair, comme si elles prenaient un malin plaisir à contrer chacune de nos tentatives. Jamais je n’ai rencontré une telle résistance.
Et le temps joue contre nous. Chaque seconde perdue en une vaine attaque nous rapproche inéluctablement de la fin. A mes côtés, plusieurs de mes camarades renoncent, épuisés et découragés ; ils s’affaissent et fondent en larmes, secoués de sanglots. Et chaque fois que l’un d’eux relève la tête, la vision de l’ennemi solidement campé devant lui le replonge dans le désespoir.
Je ne suis pas de ceux-là.
Je tiens à remporter la victoire, et rien ne me fera céder.
Les créatures maléfiques se tiennent face à moi. Je fonds sur la première, et m’en débarrasse après deux minutes d’un assaut acharné. Je me lance sur la suivante, prêt à en découdre. Elle déjoue mes tentatives les unes après les autres sans jamais m’offrir d’ouverture. Cinq minutes passent sans que je parvienne à prendre l’avantage. Mon ennemie me résiste, invulnérable.
Je commence à paniquer ; mes vêtements s’imprègnent de sueur. J’ai un instant de faiblesse et ma respiration s’accélère. Je suspends mes attaques. Mais à ma droite, mon plus fidèle compagnon n’a pas encore fléchi. Je ne peux pas me permettre de le laisser seul.
Je repars à l’assaut et ferraille pendant deux minutes. Puis, soudain, j’exulte : j’ai décelé une faille dans la garde adverse ! Je m’y engouffre aussitôt et la vise sans relâche. Après cent trente secondes d’une lutte féroce, la pointe de mon arme assène le coup de grâce, laissant derrière elle une traînée de sang bleu.
Je sens que la fin approche. Le coucher du soleil nimbe les cieux d’une époustouflante lumière rouge, éclairant ceux de mes camarades qui mènent encore le combat. Le temps file, je dois me presser. Les créatures ennemies se font moins nombreuses, mais les dernières sont toujours les plus coriaces. L’expérience me l’a appris.
Je prends une grande inspiration. L’air est pur. Je dirais volontiers que c’est un beau jour pour mourir, mais je ne vais pas mourir ici. C’est totalement impossible.
Alors qu’un de mes compagnons lâche son arme, écoeuré, je me jette dans les ultimes bataillons de l’armée ennemie. Plus farouche et concentré que jamais, je les décime avec toute l’ardeur dont je suis capable. A cette vue, un autre de mes amis reprend courage et retourne au combat ; mais il est loin derrière moi, et je vais devoir affronter seul ma dernière opposante.
Elle est là, devant moi, petite et menue, presque attendrissante. Mais je ne vais pas commettre l’erreur de me fier aux apparences. Je dois mener la lutte à son terme avec une opiniâtreté extrême.
Au loin, le soleil disparaît dans une gerbe de feu pourpre. Je suis mal placé, la lumière m’éblouit. Sans me laisser abattre par cette contrariété, je charge tête baissée.
Mon arme jette un éclair doré tandis que j’arrive au contact de l’adversaire. Ma première approche, massive et directe, est aussitôt repoussée. Je me rends compte de mon erreur : j’ai mal observé mon ennemie. Elle est sournoise et perverse, placée ici pour user mes dernières forces. Elle semble me narguer, comme amusée de mon échec. Je n’ai aucune chance d’en venir à bout par un assaut de front.
Nul n’a le pouvoir d’arrêter le temps. Dommage, car c’est ce dont j’aurai besoin. La fin approche à grands pas et je ne vois vraiment pas comment percer la garde de ce monstre.
Mais enfin, ne suis-je pas un expert ? Puis-je échouer dans ce duel ? Non. Je contemple mon ennemie dans un silence de mort, sous les yeux désabusés de mes frères d’armes, qui ont tous renoncé au combat. Le poids de cette bataille pèse sur mes épaules.
Je charge la créature et lui montre ce que je sais faire. J’enchaîne les bottes et les manœuvres détournées, bien décidé à trouver l’unique faille dans les défenses adverses. Un instant, je crois entrevoir un moyen de vaincre, mais je me vois contraint de renoncer. Trop long, et je n’ai plus assez de temps.
Le hurlement strident et inhumain qui déchire soudain le silence me fait sursauter. Les oreilles bourdonnantes, je comprends que j’ai échoué. Il est trop tard. J’ai perdu.
A dix mètres de moi, un homme de haute taille se lève de son siège. Depuis quatre heures, il observe la bataille. Et il va sceller son sort. Mettre un terme au combat.
Il nous balaye d’un regard semi-circulaire aussi froid que la glace, puis prend la parole, d’une voix forte et implacable :
- C’est terminé !
Tremblant, dépité, je rengaine mon stylo vengeur et rassemble mes copies. Tant pis pour la dernière question, je n’aurai pas vingt en maths...
Et j´en rajoute une couche sur l´anniversaire du forum
dans le simple but
de faire une dernière phrase capable de cacher la fin du texte à ceux qui desendraient directement au bas de la page.
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Pas mal trouvé ta chute ^^
J´essayais d´imaginer ce que ça pouvait être au fur et à mesure de la lecture mais je n´aurais pas pensé aux armes qui symbolisent les stylos. Quoique ce soit facile à deviner en y pensant après coup ![]()
Déjà, t´aurais pas du prévenir que c´était une nouvelle a chute. Enfin bon, on s´en rend assez vite compte de toute façon, de par cette tentative de personnifier "l´ennemie" sans toutefois dire clairement qui c´est.
Sinon, le vocabulaire est plutôt bon, l´ensemble bien fluide, et la fin m´a fait décroché un sourire. J´ai bien aimé, donc:()
L´émotion, j´en rate mes smileys ![]()
Excellent.
Pas mieux que le hobbit. ![]()
Ah marrante ^^ La narration correspond bien a ce genre de nouvelles, et la chute est bien ![]()
"Pas mieux que le hobbit.
"
Je parle de mon commentaire, je dis que j´aurais pas dit mieux, je ne compare en aucun cas vos textes, que tout ceci soit bien clair. ![]()
C´était très clair, Az´.
Bon, ben merci à vous quatre. Vu qu´apparemment ça marche, je vais tenter quelque chose d´un peu plus long.
Pas mal du tout comme texte, la chute était bien, mais est-ce que certains éléments utilisé représentait bien ce qu´il devait faire.
Enfin personnellement j´ai bien aimé mais un approfondissement de certains faits aurait mieux permit de faire un lien entre la chute et le texte sans en dévoiler un seul instant la nature.
Mais un bravo à Kaim et un joyeux anniversaire au forum du même coup.
Très bien écrit. Le bac approchant j´ai deviné la chutte dès le début... ^^ A force d´en lire et d´en écrire...
Je n´avais pas vu ce texte, très intéréssant et je dois avouer ne pas m´attedre àa la chute.
Bravo !
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j´avais lu et j´avais même pas fait de commentaire ! halala bon ben je me rappelle plus les détails mais l´histoire dans sa globalité m´est revenue ^^ j´aime bien la chute mais j´avais lu le com´ de dame mistie donc même tes précautions ont fait que je la connaissais d´avance
j´ai un peu la manie de lire les com´ avant de commencer à lire quelque chose ![]()
Excellent, je dois bien l´avouer.
Outre la chute, que je n´avais pas deviné, le récit est habilement construit. Ton style est fort plaisant. C´est d´autant plus remarquable que tu devais éviter les descriptions poussées.
Pas de point négatif apparent mais le texte est court, donc difficile à critiquer.
Quoi qu´il en soit, j´ai été extrêmement surpris de la qualité de ce texte (qui plus est une nouvelle, donc moins travaillée que tes fics) et je lirai donc tes autres nouvelles fics et nouvelles mais je ne pense pas avoir le temps de m´atteler à la lecture de ton épopée.
Donc, bonne continuation...
m´attendais pas à la chute, ca change de tes fics mais c´est tjrs aussi plaisant.
Pas mal cette petite nouvelle
.
Ayant passé le brevet il y a quelques jours, j´me dis : "P***in, pourquoi j´y ai pas pensé plus tôt ?"
Bien trouvé c´te chute, écriture fluide, facile à lire...
Du tout bon ! ![]()
c´est une nouvelle assez sympa,une bonne chute (quoique pas trop cachée) fluide même si je trouve que ça manque d´un truc que je sais pas quel nom mettre dessus... Enfin bon,je trouve ça assez sympa ![]()
Soit dit en passant, je l´ai eu, ce 20 en maths.
Ah oui tiens maintenant que t´as les chiffres on les veut, tous. ![]()
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