Salut.
Voilà j´ai écrit quelque chose (ce n´est qu´un début je retoucherai) et j´aimerais que vous me donniez déjà votre avis.
La cloche retentit. Derrière le bâtiment blanc, j’écrase ma clope et je rejoins mes potes. Encore une journée pleine d’emmerdes. Je sillonne la grande cour, ayant honte de moi-même, ayant honte de ce que je suis, de ce que je peux faire comme conneries tous les jours. Je vais chercher mon sac en embrassant les gens que je connais. Moi, c’est Stéphane, j’ai quatorze ans, je suis un des ‘gamin de merde’ du lycée comme le disent si bien les pions. Dans les rangs, je raconte ma journée d’hier aux autres, faisant semblant d’être bien dans ma peau, de m’amuser tous les jours. La prof de math forme les rangs pour entrer en classe. Comme d’habitude, je m’installe à coté de Tonio et Antoine, les deux seuls gars qui me motivent à venir en cours. Pendant l’heure qui suit, comme toujours, aucun de nous n’écoute la prof et s’amuse à l’emmerder. La prof de math, c’est Mme Croupin, une passionnée de chasse, qu’on taquine toujours à propos de ça. Elle s’énerve facilement et c’est ça qui nous fait rire. Une bonbonne de gaz dans une main, un stylo dans l’autre, nous n’entendons plus rien… On « est en Chine » comme dirait Tonio. Être en Chine, c’est planer, être dans un autre monde. C’est le seul moyen de s’amuser en cours d’après nous. Je me rends bien compte que je me détruis, mais malgré les avertissements des autres, je continue.
Durant le cours, Antoine me déclare avec enthousiasme qu’il possède quelque chose qui me fera plaisir.
-« Hé Stéphane, devine ce que j’ai… » dit celui-ci tout en sortant quelque chose de sa poche.
Je suis inconscient, j’entends vaguement ce qu’Antoine me dit, le monde tel que je le vois dans cet état est merveilleux. Je ris, Antoine remarque que j’ai compris.
La fin du cours est proche, tout le monde se hâte à ranger ses affaires. La cloche sonne, c’est la récré. Tonio, Antoine et moi nous précipitions derrière le bâtiment blanc. Antoine sort quelque chose de sa poche, sans que je puisse l’apercevoir. Les effets du gaz se sont déjà estompés mais mes réflexes se font lents.
-« C’est moi qui roule » déclare Tonio
Tonio est de loin, le meilleur rouleur de notre entourage.
-« T’as du tabac ? » demande Antoine.
Tonio extirpe, non sans difficulté, un paquet de tabac de sa poche.