Quand mathématique rime avec la posie
Mieux que les haiku, plus facile que les sonnets
A priori, les mathématiques et la poésie n’ont pas grand-chose à voir. Je propose aux aspirants poètes de relever un défi improbable : rédiger six vers obéissant aux règles de la suite de Fibonacci.
En effet, c´est poème, nommé "Fib" ont tous en commun la règle qui est de suivre la suite de Fibonacci – élaborée au XIIIe siècle par le mathématicien Leonardo Fibonacci – et qui dicte le nombre de syllabes que doit comporter chaque vers.
Pas besoin d’être Einstein pour comprendre la règle du jeu : le nombre de syllabes de chaque vers est la somme des syllabes des deux vers précédents. Le premier vers doit donc comporter une syllabe, le deuxième, zéro plus un – soit une syllabe, le troisième deux syllabes, etc.
La seule exigence, c’est que le poème s’arrête après le sixième vers, qui contient donc huit syllabes. C’est peut-être de la poésie pour matheux, mais l’obligation de trouver les mots justes en restant dans ce cadre strict devraient inspirer toutes sortes de personnes.
La suite de Fibonnci débutant par : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8 ; voici un petit exemle.
Fib
Nuit
D´un jour
Pour toujours
Sans jamais finir
Ou le temps file secrètement
A votre tour. 