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Liste des sujets

Le Laboratoire

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
07 mai 2006 à 21:33:54

- Le Laboratoire -

PROLOGUE

"Il y a fort longtemps que j´ai perdu la notion du temps. Tous mes repères sont brouillés. J´ai erré des jours, des mois, des années dans cet endroit insolite sans me rendre compte que mon esprit s´émiettait, se diluant à mesure de mon exploration, s´effaçant tandis que mon savoir s´enrichissait. Je suis perdu. Perdu car je connais plus ce lieu à présent que je ne me connais moi-même.
Malgré cette ignorance, je me sais mourant. Le temps a fait son oeuvre et en dépit des fantastiques outils à ma disposition je n´ai rien fait pour endiguer l´inexorable altération de mon corps.
Je n´ai rien fait alors que j´aurais pu vivre immortel. Je n´ai rien touché, rien déplacé ni établi aucun plan alors que tout autour de moi m´aurait permis d´accéder à un pouvoir démesuré. Pourquoi ? Parce que je suis humain, et par conséquent imparfait.

Je me suis longtemps posé cette question : qu´arriverait-il à l´humanité si l´on mettait entre ses mains les instruments nécessaires pour exacerber ces défauts et démultiplier ses qualités. En résulterait-il sa propre autodestruction ou cela permettrait-il de la sublimer ? Le futur étant le plus vaste des inconnu j´ai préféré ne rien faire.

Je n´ai rien fait par peur que mon inconsciente avidité ne prenne le pas sur mes sentiments, j´ai été effrayé à l´idée que j´aurais pu accroître le mal potentiel qui habite chaque homme.

Mais la tentation augmente chaque jour qui passe et mes doutes avec. Je suis à l´intérieur d´une gigantesque boîte et comme Pandore j´hésite à l´ouvrir, la curiosité étant celle de savoir ce qu´il adviendrait de l´humanité je délivrais les merveilles que recèle ce lieu. Un endroit si grand, si fantastique mais à la fois si terrifiant de part les infinies possibilités qu´il renferme. J´écris ces lignes pour que, lors d´une prochaine ouverture, un esprit avisé les lise et fasse le bon choix. Un choix judicieux et mûrement réfléchi. Cette personne devra décider si oui ou non le monde doit être averti de l´existence de cet édifice : le Laboratoire."

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
07 mai 2006 à 21:35:29

PRECOGNITION GEOLOGIQUE

Tôt ou tard cela devait arriver. Nécessairement. Un tremblement de terre en Chine, peut-être le pire de tous les temps, fit plus de 830 000 victimes. De nouveau, le premier Novembre 1755, Lisbonne fut rayée de la carte en moins de six secondes, engendrant également la mort de milliers de personnes. Puis, le 26 Décembre 2004, près de 300 000 hommes ; hommes, femmes et enfants, furent emportés par un violent raz-de-marée, là aussi provoqué par un séisme.
A cette époque, les hommes étaient impuissants à se protéger contre l’activité géologique terrestre qui, insidieusement, façonne le monde en déplaçant les continents. Les catastrophes citées avaient fait de nombreux dégâts ; mais à la fin du XXI° siècle, il ne restait sur Terre aucune région où pouvait se pratiquer cette activité à la force indomptable ; L’espèce humaine s’était répandue d’un pôle à k’autre. Et donc inévitablement.
A 9 h 46, au matin du 12 Mai de l’été exceptionnellement beau que connut l’année 2077, la plupart des habitants de l’archipel du Japon furent réveillés par un grondement sourd venu du sol. En quelques secondes, le bruit fut plus assourdissant que la pire des machines construites par l’homme et, tandis qu’il s’intensifiait – initialement dans un calme total -, il laissait présager dans l’instant une secousse d’une force incommensurable. Ce fut au large de Tokyo que l’épicentre se manifesta pour commencer à se propager, provoquant une série d’ondes de choc d’une violence telle que plusieurs centaines de pêcheurs et autres embarcations chavirèrent pour sombrer dans des flots agités. Ceux-là eurent de la chance.
Se déplaçant à cinquante kilomètres secondes, une puissance géologique percuta toute la baie de la métropole, détruisant, en quelques secondes meurtrières, le labeur des siècles. Les villes de Yokohama, Chiba et Kanagawa furent balayées de la surface de la Terre. Et ce qui restait des gloires du palais impérial de Tokyo s’effondra à jamais en même temps que la forêt d’immeubles pour être engloutie tout juste après par les eaux de l’océan pacifique qui envahirent en tonnant les terres après ce coup de marteau venu des tréfonds de la Terre. Ce fut la catastrophe tend redoutée depuis plus d’un siècle : le Big One.
Les morts furent de 30 millions, et il y eut pour plus de dix mille milliards de dollars de dégâts. Mais la perte subie par l’art, l’histoire, la science et le manque à gagner futur déjouait toute évaluation. C’était comme si une guerre avait été livrée et perdue en un seul matin, sans vainqueurs.
Passé le premier choc, l’humanité réagit avec une détermination et un ensemble qu’aucune époque antérieure n’avait pu connaître. On savait qu’un tel désastre pouvait se reproduire avant un millier d’années, mais aussi qu’il pourrait survenir dès le lendemain. Et que la prochaine fois, les conséquences seraient peut-être encore plus graves.
Qu’à cela ne tienne : il n’y aurait pas de prochaine fois.
Une centaine d’années plus tôt, un monde beaucoup plus pauvre, doté de ressources considérablement plus faibles avait dilapidé sa richesse à essayer de détruire les armes suicidaires lancées par l’humanité contre elle-même. L’effort n’avait jamais abouti, mais les leçons apprises à cette occasion n’avaient pas été oubliées. Elles pouvaient à présent servir une cause plus noble, et sur un plan infiniment plus vaste. Aucun séisme, de taille à provoquer une catastrophe, ne serait plus susceptible de surprendre les hommes.
C’est ainsi que commença d’exister la Précognition Géologique, ou encore projet Earthguard. Cinquante ans plus tard, et dans des circonstances que n’auraient pu envisager aucun de ceux qui l’avait conçu, son existence se trouva justifié.

Saternathe
Saternathe
Niveau 5
07 mai 2006 à 22:05:10

Beh voilà, je passe par hasard, dans le coin, ma première visite depuis longtemps, et je tombe là-dessus^^!

On ne m´avait pas prévenu, j´ai lu rapidement.

Alors comme je suis fatigué et que mes synapses transfèrent moyennement les informations, je n´ai pas du tout compris à quel monde beaucoup plus pauvre tu faisais allusion.
Concentrons nous donc sur le récit lui-même.

Mon âme de lecteur a apprécié moyennement ce style grandiloquent du premier chapitre qui s´alourdit pesamment, et le fait qu´il ne soit pas découpé en paragraphes n´aide pas forcément.
Néanmoins, mon côté mégalomane et narcissique a bondi de joie!

Moins de fautes d´orthographe que d´habitude à première vue (à part le dernier mot, où l´existence est justifiéE), j´attends de voir la suite pour discuter du style.
Au niveau du scénar´, vraiment pas grand chose à dire, c´est du grand Ostramus, avec un nouveau système de prologue, qui ne fait que séduire encore plus le lecteur, en le captivant dès le départ. Ensuite, des bases scientifiques très crédibles, et un vocabulaire magnifique: "Précognition géologique", c´est vraiment fantastique!

Je suis donc impatient de me désosser quelque peu de ce mystère, en attendant la suite.
Une seule inquiétude cependant: cela ferait-il trop de projets à la fois?
A priori non, la qualité étant toujours au rendez-vous.

Je résume mon intervention:

LECTEURS VENEZ NOMBREUX!

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
08 mai 2006 à 19:40:13

Un thème intéressant qui met en perspective l´histoire immédiate de façon assez remarquable quoique complexe. Quelques maladresses de style qui dénotent avec l´ensemble plutôt sérieux, noble, et d´une grandiloquence enthousiasmante - on retrouve l´influence des films américains, à première vue -. On peut se demander raisonnablement ce qui va se passer, le narrateur fait bien son job.

J´encourage la suite.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
08 mai 2006 à 19:40:42

l´Histoire* immédiate, avec un grand H.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
08 mai 2006 à 20:07:12

C´est très intéressant cette détermination décrite dans le texte, cela représente bien celle de l´humanité dans certain cas, mais normalement aucun projet n´aboutit, l´homme a peu de patience... mais cette fois cela semble avoir changé, scénario oblige.

Reste à voir ce qui en découlera, je reste curieux à propos de ce texte et attends impatiemment la suite.

Meun
Meun
Niveau 2
09 mai 2006 à 17:55:22

J´ai hâte de pouvoir lire la suite.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
09 mai 2006 à 21:05:21

Mais encore ? Qu´est-ce qui t´as plu dans mon récit ? Comment trouves-tu le scénarion le style, les explications ?

Meun
Meun
Niveau 2
10 mai 2006 à 13:43:06

Disons qu´il faut qu´un texte m´accroche dès le début, sinon je ne me donne pas la peine de lire la suite.
Ici, ça a été le cas, et donc la suite m´a plu.

Je n´ai pas vraiment un esprit critique développé, je suis plutôt du genre "j´aime" ou "j´aime pas"

Ca me semble agréable à lire, pas de trop importants moment de description, ni rien de trop lourd à mon goût.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
12 mai 2006 à 02:22:48

Wouah ! très intéressant, extrêmement intéressant même, je ne dirai qu´un bravo et demanderai la suite, désolé je n´ai pas trop envie de commenter car ça m´a tout simplement plus, alors voilà.

Et j´apprécie particulièrement ton décrit, très bien manié d´ailleurs, de tous ces faits et aléas de la géologie.

[Supernovae]
[Supernovae]
Niveau 2
12 mai 2006 à 17:12:23

Très intérressant, longue entrée en matière, très scientifique, j´imagine que tu aimes la géologie :-)
Enfin, j´ai l´impression qu´on arrive bientôt dans l´action, dans la partie intéressante du récit. Quelques fautes d´orthographe, principalement des accords, à part ça c´est joli. C´est surtout le titre du récit qui m´a accroché, très bien trouvé et j´espère que le récit sera à la hauteur d´un tel titre :-)))

Squall46
Squall46
Niveau 21
12 mai 2006 à 17:40:05

L´histoire est intéressante ouais comme l´as dit Supernovae, faut voir si elle tiendra sur la durée et qu´elle sera pas gachée par trop d´explicité.
Sinon le style est pas mal, ca colle plutôt bien pour l´instant.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
26 mai 2006 à 06:11:32

Son propre champ gravitationnel, cela aurait un effet plus que marqué sur l´ensemble de la planète tout dépendant de l´endroit ou elle se trouve, C´est très intéressant, j´ai bien hâte d´en voir les développements et explications.

Une chose me titille quelque peu par contre. Pourquoi cette information de la sonde était-elle présenté à la population via les médias. Ce serait suicidaire sur un point de vue politique de peur de créer un vent de panique. Normalement cela n´aurait pas eu lieu, enfin peut-être la situation politique a-t-elle changé à cette époque mais je peux en douter.

"Sa surface était dense, et d’un telle solidité que la pression ne semblait nullement l’affectait (l´affecter)."

"quatre-vingt-dix pour cent de sa science reposaient" || Je suis pas certain pour un pourcentage si un doit être accordé au pluriels. J´aurais tendance à dire non.

Alors voilà une courte mais très bonne suite qui est venu apporter quelques éléments de plus. J´y ai relevé quelques faute que j´ai souligné mais sans plus.

Donc vivement la suite et voilà !

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
28 mai 2006 à 23:10:53

up pour la cause !

vierax-fan-ff
vierax-fan-ff
Niveau 10
31 mai 2006 à 13:00:08

Et bien voilà, un texte que j´ai fort bien aimé.
J´ometrai les fautes de frappes ou autres erreurs bêtes qui pullulent car je suis assez mal placé pour donner des leçons sur ce sujet.
Le vocabulaire employé est parfoits un peu trop ´scientifiques´ et je m´y perd un peu mais arès être revenut sur cela je comprends.

Pour l´instant l´histoire me plait bien, cette sphère parfaite laisse présagé du laboratoire du prologue ou peux être un indice pour y accéder car un tel secret doit être bien gardé.
Le point de vue est externe non? C´est l´impression que j´ai en lisant le texte et je dois avouer qu´il me plait bien. Le fait que ça soit raconté objectivement donne plus d´information.

Voilà, j´attends la suite.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
01 juillet 2006 à 14:12:49

5 – Le cheveu

Andrew Merthberg se rappelait avec plaisir ses premières découvertes archéologiques qui lui avait valu la renommée et la considération de tous ses collègues et autres scientifiques. Ses travaux étaient rarement contestés, ce qui prouvait son talent mais lui faisait néanmoins du tort. A cause du crédit qu´on lui portait, Andrew avait développé un caractère fort empreint de suffisance sans pour autant basculer dans l´arrogance. Ainsi, dès que son intuition lui soufflait qu’il frôlait une importante découverte ou qu´une de ses théories, même si ce n´était qu´un ébauche, pouvait représenter un quelconque intérêt, il se précipitait de publier son travail sans davantage de recherche. La providence faisait qu’Andrew se trompait rarement si ce n’était jamais, ce qui attirait parfois jalousie et admiration. Toutefois, cette mécanique s´inversa quand il découvrit quelque chose d´exceptionnel et qui n´avait nullement besoin d´étude complémentaire sans qu´il n´en touche un mot à la communauté scientifique.

Il s´installa dans les ruines d´une ancienne civilisation dans la République du Matobo dans l´espoir d´y trouver des reliques et de confirmer quelques-unes de ses idées sur le développement de culture de types occidentales sur le continent africain. La cité antique avait vu le jour après qu’une violente tempête de sable ne la fasse émerger. En effet, les ruines se situaient au fond d’une forte dépression et l’accumulation de matériaux l’avait dissimulée durant des siècles.
Andrew et son équipe creusèrent alors une grande plateforme autour d´un vestige de temple. Les terrassements se firent avec l´aide des robots qui accomplirent leur tache avec rapidité et précision. L´époque des pelles et des ouvriers était révolu depuis près de deux siècles et les techniques d´archéologie avaient évolué de pair avec les progrès de l´électronique. Les archéologues se résumaient à des personnes enfouies dans des bibliothèques à la recherche de cités perdues ou alors à des contremaîtres qui devaient organiser des excavations comme celles que préparait Andrew. Il paramétra la machine selon les relevés topographiques. Selon lui, le temple recouvrait une construction antérieure, probablement un mastaba sur lequel il comptait beaucoup afin de dénicher des indices dans une éventuelle chambre funéraire. Une heure suffit aux robots pour dégager des tonnes de gravas et de sables sans porter à l´intégrité du monument affaibli par des millénaires d´érosion.
Le temple, précédemment enseveli, culminait à présent au sommet d´un édifice massif de pierre et de granit. Andrew étudia avec ses collègues un instant les mesures et les relevés pour s´apercevoir avec un étonnement mêlé de frustration que les ruines n´étaient visiblement pas celles d´un mastaba. La maçonnerie et les formes ne correspondaient à aucun critère en matière d´archéologie ou même d´architecture. Le tout n´était qu´un carré parfait avec des contreforts droits et des cavités géométriques subtilement placées dans les murs qui créant des motifs étranges et une perspective incroyable. Bien que n´étant pas ce qu´il espérait, Andrew s´en satisfit puisque le bâtiment représentait un intérêt archéologique non négligeable.
Il s´approcha des murs de pierre pour constater que tout était d´un seul tenant, comme s´il avait suffit d´un unique bloc de pierre pour réaliser cette surprenante construction. Cette conclusion aurait tout à fait pu être acceptée si la cité antique où Andrew avait implanté son camp ne se trouvait pas isolée au milieu d´un désert de sables fins avec une absence totale de roches ou de montagnes à des centaines de kilomètres à la ronde.
Cependant cela ne choqua pas Andrew, pas plus le fait qu´il y avait des bas reliefs écrits en mayas, ni les sculptures scandinaves dont les fragments jonchaient le sol. Ce qui choqua Andrew c´est que les murs se révélaient fait d´un matériau inconnu. Une matière solide, tellement solide que les lasers des robots ne réussirent même pas à entamer la pierre. Tout ce que les yeux d’Andrew touchaient du regard n´était pas normal.
Dans un premier temps, Andrew garda cette étrange découverte pour lui seul et ses collaborateurs. Il passa un temps incalculable à répertorier les pièces de différentes cultures qu´il trouvait et à tenter de pénétrer dans le carré, sans jamais parvenir à édifier une théorie assez logique, assez élégante pour expliquer tout ce qui l´entourait.
Comment une cité millénaire, nichée au bout du monde, ayant vécue dans l´autarcie la plus totale avait bien pu concevoir une sorte de ciment assez résistant pour tenir tête à plusieurs kilojoules de lasers et avoir des reliques de presque toutes les civilisations de l’antiquité ? Andrew songea un instant aux extraterrestres mais il écarta bien vite cette éventualité en sachant qu´une telle hypothèse nuirait à sa carrière. Le temps passait et son esprit peinait à organiser ses pensées à cause de la rage qui le rongeait et de l’exaltation qui l’emplissait car Andrew savait qu’il avait fait une découverte majeure. Cependant, s’il n’arrivait pas à obtenir quelque chose de concret à propos du carré, ses travaux tiendraient plus du canular.
Tout ce qu’il avait sous la main, c’était des tablettes de pierres qui paraissaient être des calendriers, ou peut être des études astrales d’antiques astronomes, mais bien qu’écrites en grec, la langue demeurait indéchiffrable même pour Andrew qui était pourtant un des plus grands spécialistes de son époque. Tandis qu´il mentait à ses collègues de l´université de Chicago, ceux-là même qui finançaient l´expédition et qui exigeaient des résultats, Andrew eut vent d´une chose toute aussi étrange que ses ruines.

Il n’avait pas pour habitude de s’intéresser à l’actualité mais il se retrouva contraint de se renseigner après qu’il eut surpris une conversation entre deux de ses collègues. Andrew consulta les nouvelles par l’intermédiaire de son ordinateur pour apprendre que des géologues avaient découverts il y a peu une structure énorme et inhumaine sous terre. L´attention d´Andrew fut entièrement captée par cette anomalie que l´on prénommait Asismos. Il vit qu´une multitude de cylindres – que les spécialistes avaient baptisés les « cheveux » en raisons de la forme encéphalique que cela donnait à Asismos – joignait la sphère géante et les couches les plus hautes de la croûte terrestre. Rien ne permettait de l’affirmer mais beaucoup s’accordaient à dire que ces cheveux devaient être des tunnels permettant d’accéder à Asismos. Pourtant, aucun des cylindres ne remontaient suffisamment dans les couches géologiques pour qu’un puits puisse être creusé afin de rejoindre le cheveu. Toutefois, si l’on se référait aux différents relevés, nombreux d’entre eux s’élevaient et l’un d’eux se situait tout proche de la cité antique.
Le sang d´Andrew ne fit qu´un tour. Il usa de toutes ses relations et de son influence pour avoir l´autorisation d´utiliser dans les plus brefs délais un satellite, mais pas n´importe lequel. Ce genre d´appareil utilisait la résonance magnétique pour étudier le relief des montagnes, des fosses sous-marines et pour détecter éventuellement les rayonnements ionisants de produits radioactifs. Les archéologues avaient souvent recours à cette technologie afin de balayer une grande zone qui ne pouvaient pas être terrassée et cela permettait pas la suite de mettre en évidence des constructions antiques même si celles-ci se situaient à plusieurs mètres de profondeurs sous terre. En temps normal, il fallait bien compter deux mois, trois dans el pire des cas avant de pouvoir user de la précieuse machine. Andrew y eut accès dans la semaine.
Le satellite se cala sur l´orbite désirée et analysa le sol de toute la cité antique. Le résultat fut à la hauteur des espérances d’Andrew tout autant que ses pires angoisses.
Un des cheveux de la sphère remontait à la surface pour déboucher précisément à l´endroit où se tenait le carré de pierre impénétrable.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
14 juillet 2006 à 15:57:04

Je me permets de remonter ce topic car certaines personnes voulaient la suite mais visiblement personne n´a remarqué que j´ai posté la suite.

Donc valà. :)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
24 octobre 2006 à 19:55:08

:up:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
24 octobre 2006 à 22:59:05

J´en conclus que c´est un échec retentissant ... :)

J´avais dans l´idée de laisser de côté cette fiction car j´ai trop de projets en cours et l´apathie générale vis à vis de ma fiction confirme donc l´abandon officiel.

C´est bien mieux ainsi et je pourrais mieux me concentrer sur Némésis ou Lordrum. :-)

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