Bonjour a tous. Je me permet de vous postez un début d´une piéce de théatre que je suis en train d´écrire. Ceci étant le tout début (desolé de faire un texte aussi court
), mais, plus tard, je vous posterai certainement la suite. L´une des principales choses que je voudrais savoir est si l´Ambiance "mystérieuse" de la piéce se ressent ou non.
Comme vous le remarquerez certainement (eh oui ^^) il s´agit d´une transpositions d´un mythe a notre époque (comme beaucoup de textes d´anouilh et de Cocteau). La c´est sur le mythe de Noé et celui de Babel.
Sur ce, bonne lecture
Scéne 1
Noé
Décor : Ambiance grisâtre et brumeuse. Un vent cinglant se fait entendre.
Noé entre. C’est un vieillard malingre, tremblotant, la bave au bords des lèvres.
Noé "clame "; Humus sec ! Pierre silencieuse ! Regardez-moi, regardez-moi une dernière fois avant que je m’en aille au Néant ! Laissez moi vous conter l’Histoire de Noé, le fou qui eut l’Audace de croire en un Dieu de miséricorde et d’espoir !
Les projecteurs s’éteignent. On aperçoit la silhouette de Noé.
Noé " Tousse a s’en arracher les poumons, puis se reprends " : Tout a commencé voilà des lunes et des lunes, des mois et des années. J’était un jeune homme comme les autres, vivant au gré des modes et des courants, sans réaliser que j’était en train de gâcher ma belle jeunesse, celle qui vous regarde chaleureusement en souriant avant de vous répudier d’un geste sec et autoritaire. Plein d’espoir, sans projet de vie particulier, avançant sans but précis tout en sachant au fond de moi-même que je serais, un jour, un grand homme. C’est alors un jour que je rencontrât, au détour d’une sombre taverne, celui que certains ici nomment Dieu.
Scéne 2
Sem, Cham
Décor : Ambiance claire. Lumière marron. Parfois, des bruits de grincements de bois.
" Sem est assis sur une caisse. Il semble rêveur. C’est un homme blanc portant une kippa. A coté de lui Cham se tient debout. C’est un grand noir musculeux. "
Sem : Ou est père ?
Cham : Peu importe ou il est. Je n’ai pas envie de le voir, ni aujourd’hui, ni jamais. Je lui en veut trop. C’est a cause de lui que nous sommes ici aujourd’hui
Sem , " reveur " : De sa faute et de celle de Dieu…
Cham : Enfin, Sem, tu l’a vu, toi, l’Apocalypse ? Cela fait plus de trente ans que nous sommes bloqués ici, sans espoir de retour, pris dans la folie de notre père. Atrahasis est devenu malade, très malade, et nous allons tous mourir si il ne revient pas a la raison.
" Japhet entre. C’est un homme d’une trentaine d’année d’origine arabe. "
Japhet : Atraharsis est introuvable ! Il a disparu dans les relents de la grande plaine.
" Tous trois partent silencieusement et rapidement, tels des ombres."
Scéne 3 :
Le Serviteur
Décor : Lumière blanche, avec beaucoup de fumée. On entends au loin le bruit de la mer.
Le serviteur " Clamant ": Oh Esprit de Babylone ! Regarde ou le fils de Lamech nous a mené ! Ce monde n’a plus guère de sens. Oh, Babel, Tour des cieux, regarde notre déchéance et ose poser ton regards sur nous, Mortels dont rien n’est l’égal des Dieux du Cosmos ! Préserve nous des torrents furieux de la folie d’Athraharsis, le vieillard qui a voulu sauver l’humanité, et , en se faisant, a condamné sa famille et ses proches dans leur damnation éternelle. "Il se dirige vers un coffre qu’il ouvre respectueusement. Il en sort une cage ou repose une colombe blanche".
Le serviteur : "murmure soudain" Et voilà. Toi seul peut nous sauver maintenant. Je compte sur toi, Aile Blanche. "Il sort la colombe, La tiens un instant au cœur de ses mains, puis la jette soudainement dans les airs". Puisse tu trouver la Terre, Colombe. Je perds espoir jour après jour. Comme je regrette Lamech, quand nous vivions encore a Babylone ! Pourquoi cela a t-il du changer ?
Scéne 4 :
Noé.
Décor : Même que scène 1
Noé "Soupir" : Ah, pierres et vents, comme je vous envie ! Vous ne vivez que pour Lui, que par Lui, et personne ne trouve cela choquant. Sacrifier sa vie a Dieu ! Je me rappelle encore des rires et des sarcasmes de Babylone, quand ils l’apprirent ! Athraharsis, le fils du seigneur Lamech, a gagné la Foi ? Babel, Tour gargantuesque, montait chaque jour, tel un arbre sans limite, tels un vieillard sans sagesse , preuve ultime de l’arrogance des hommes, et le fils de son créateur se tournent vers Dieu ! Le tyran de Babylone a t-il des limites dans son excentricité ?
"Noé s’assoit par terre. Il semble rêver."
Noé : Cela fait maintenant soixante ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Je sortait avec des amis. Nous partions en direction d’un bar dans le seul but de boire et de sortir, de se sentir enfin libre, nous et l’alcool. Soudain, alors que nous nous arrêtions au comptoir, un enfant nous a demandé une pièce. C’était un gamin des rues, un pauvre mioche battu par son père et répudié par sa mère. Il s’est mis devant moi, le fils de Lamech, le prince de Babylone, provoquant dans toute sa pauvreté, et me demanda d’une voix tranquille, comme si il était sur de la réponse, comme si , tout simplement, il s’en foutait: « Une pièce s’il vous plait monseigneur ». Comme ça. Pas une supplication, pas un pleur, pas un sourire. Juste une fierté irradiant sa petite personne. Mes amis n’avaient pas l’air de le voir. Alors, sans être sur vraiment de ce que je faisais, comme hypnotisé, je me suis approché de lui. Puis je me suis baissé, et, le regardait dans les yeux, sentant peser sur lui toute la crasse et la pauvreté de Babylone. Alors moi, Athraharsis, le second homme le plus puissant de Babel, j’ai parlé a un enfant de la Ville Basse, un gamin emprisonné entre les murs du Ghettos et des préjugés, un innocent qui n’en était plus un. Je lui ai répondu avec indifférence. « Prends ça, petit » Et je lui glissa une minuscule pièce dans sa main tremblante de froids...
Voila, merci d´avoir tout lu
J´attends vos commentaires 