tu manque pas d´imagination
Dans les premiers rangs, Harry vit certaines connaissances qu’il appréciait, comme Ernie Macmillan, qui semblait n’avoir subi aucune blessure physique importante malgré sa robe en lambeaux et en partie calcinée, Luna Lovegood, Hannah Abbot… et tous les membres de l’A.D. qui n’avaient pas encore tout à fait terminé leurs sept années d’études à Poudlard.
– Il faut se dépêcher d’agir, dit Harry, tendu. A tout moment, Voldemort et ses Mangemorts peuvent rappliquer…
– Non, monsieur, dit Dobby. A l’heure qu’il est, plusieurs centaines d’armure ensorcelées et parfaitement résistantes aux sorts ont dû venir de tous les recoins du château pour retenir les Mangemorts dans la Grande Salle.
Après un silence stupéfait, Harry se tourna de nouveau vers McGonagall pour dire à voix basse et d’un ton désolé :
– Je vois que vous avez bien fait les choses… Excusez-moi d’avoir douté de vous, madame.
– Ne vous excusez pas, Harry, répondit faiblement la directrice. Je n’ai pas bien fait les choses. Sans cela, vos vies n’auraient pas été risquées ce soir, Macmillan n’aurait pas été presque brûlé puis torturé, et je ne serais pas dans cet état lamentable… Au double de mon âge, Albus aurait encore pu se battre, mais moi…
Elle se tut, sous les regards inquiets des autres professeurs.
– Je n’arrive pas à croire que les Mangemorts aient de nouveau réussit à rentrer à Poudlard ! couina le professeur Flitwick. Après toutes les enchantements que nous avions mis en place…
– Le plus incroyable, c’est que Nott ait réussi ce tour de force sans que nous ne nous en apercevions…, murmura Slughorn, dépité. C’est la deuxième fois en deux ans que des gens de ma maison nous trahissent avec autant de talent…
– Qu’est-ce qu’on fait ? On attend patiemment que les armures nous débarrassent d’eux ? demanda Rusard qui, étant un cracmol, ne pouvait sans doute pas changer grand-chose à la situation.
– Non, monsieur ! s’exclama Dobby, apeuré. Les armures ne peuvent que retenir les Mangemorts et protéger les élèves ! Elles ne sauraient pas vaincre ou tuer… Et mêmes si elles résistent à tous les sorts, il y en a un qui peut les vaincre, ajouta-t-il dans un frisson.
– Tu parles de l’Avada Kedavra ? demanda lentement Hermione.
Dobby hocha frénétiquement la tête, terrifié.
– De toutes façons, il n’y a pas que les Mangemorts, intervint Gobe-Planche. Il y aussi l’armada de créatures de Vous-Savez-Qui. On ne sait pas combien de temps la population de la Forêt interdite pourra les retenir.
Il y eut un silence durant lequel certains échangèrent des regards gênés. Mais Harry, lui, savait très bien ce qu’il avait à faire.
– Alors il faut que nous nous battions, décréta-t-il à voix haute, pour que tout le monde l’entende. Certains d’entre nous doivent remonter et neutraliser les Mangemorts avec la protection des armures. Si nous les avons à notre merci, on pourra les forcer à commander à leurs créatures de partir.
Pendant un très long moment, personne ne lui répondit. Presque tous échangeaient des regards effrayés, sans doute paralysés par la perspective de se battre contre un escadron de cent Mangemorts et contre Lord Voldemort lui-même…
– C’est un plan très ambitieux, Potter, commenta le professeur Vector.
– Mais il a raison : c’est notre seule et unique chance ! approuva vivement Flitwick. Nous devons nous défendre ! Nous n’avons pas le choix à moins d’accepter que Poudlard ne tombe en possession de Vous-Savez-Qui et que la moitié de nos élèves et nous-mêmes soient massacrée ! Et ça, voyez-vous, je ne l’accepterai jamais ! s’exclama le minuscule professeur de sortilèges sur un ton émotif.
– Filius, je ne sais pas ce qu’il en est des Mangemorts, mais j’ai du mal à m’imaginer que Vous-Savez-Qui se laisse…, intervint le professeur McGonagall d’une voix un peu plus ferme.
– Occupez-vous des Mangemorts, l’interrompit Harry d’un ton décidé. Moi, je me charge de Voldemort.
Il vit et sentit tous les regards se poser sur lui.
– Harry…, murmura Hermione, tu comptes l’affronter… maintenant ?
Harry se tourna vers elle.
– Tout à l’heure, il m’a fait passer un message par ma cicatrice, dit-il d’un ton très sérieux. C’est pour ça que j’ai crié comme un dingue ; je savais qu’il venait d’entrer dans le château avec son escorte de Mangemorts… Mais surtout, il m’a bien fait comprendre une chose : si son armée est venue pour Poudlard, lui est venu uniquement pour moi. Il veut me tuer ce soir, et cette fois, je ne trouverai pas de solution miraculeuse pour m’enfuir comme je l’ai toujours fait. Je vais le tuer, déclara-t-il solennellement. Ou il va me tuer. La prophétie va finir de s’accomplir ce soir.
Il ne se souciait plus de toutes les oreilles stupéfaites qui l’entouraient. Garder tous ces secrets n’avait plus aucune importance ce soir, il le savait.
– Madame, dit-il à l’adresse du professeur McGonagall, il faut que vous me donniez votre accord pour…
– Est-ce que j’ai l’air suffisamment en forme pour commander une action de cette importance ? coupa sèchement McGonagall. Ce soir, notre situation est désespérée, nous devons donc prendre des mesures désespérées comme celle que vous avez suggérée. Je vous laisse agir à votre guise, Harry. Ce soir, vous allez vraisemblablement devoir affronter le chef de nos ennemis… alors ce soir, devenez notre chef.
– Quoi ?… bredouilla Harry. Mais…
– Il n’y a pas de « mais » qui tienne, Harry, répliqua sèchement la directrice. Vous devez mener la dernière action qui pourra sauver Poudlard. Vous n’avez pas énormément d’ordres à donner, vous n’avez qu’à faire le nécessaire… C’est l’avantage d’une action désespérée…
Et elle baissa la tête en respirant faiblement, sous l’œil inquiet de Mme Pomfresh.
– Très bien, dit Flitwick après un court silence. Alors allons-y ! Qui est volontaire pour nous aider à repousser les Mangemorts ? demanda-t-il en haussant sa voix aiguë. Je précise que la connaissance du sortilège de Stupéfixion ou du maléfice du Saucisson serait la plus utile…
Certains élèves terrifiés se regardèrent sans bouger, mais d’autres, prenant un air décidé, se dégagèrent de la masse et s’avancèrent près des professeurs. Après avoir dégagé les élèves trop jeunes, ou qui n’avaient sûrement pas assez de connaissances et se feraient sûrement tuer s’ils essayaient de combattre, Harry les compta rapidement. En tout, vingt-deux élèves, tous nerveux et presque tremblants, allaient les aider. Il y avait deux groupes, presque au grand complet et en partie confondus : les septième année, à l’exception des Serpentard qui avaient rejoint Voldemort et de Pansy Parkinson, et les membres de l’A.D. encore présents à Poudlard, tout âge confondu. Malgré leur nervosité, ils s’efforçaient tous de prendre un air déterminé.
Bien entendu, Ron, Hermione et Neville se considéraient d’office comme participants à la bataille, et Ginny également…
– Ginny…
– Vas-y ! le coupa-t-elle. Donne une seule bonne raison pour que je ne me batte pas, et qui ne serait pas déjà valable pour tous ceux qui se sont portés volontaires. Je t’en prie, vas-y !
Harry abandonna.
– Sois prudente, d’accord ? murmura-t-il.
Il lui donna un baiser très bref du bout des lèvres avant de se retourner vers quelqu’un d’autre. Harry se sentait très tendu, aussi tendu que l’impliquait leur situation à tous…
– Dobby, va demander aux autres elfes de maison lesquels sont volontaires, dit-il. N’oublie surtout pas de leur dire que je leur donne l’ordre d’agir en fonction de leur propre libre-arbitre, et uniquement de ça. Précise-leur aussi que le professeur McGonagall m’a elle-même donné le pouvoir de leur commander ce soir. Et aussi…, ajouta-t-il enfin, fais attention à ce que Kreattur ne fasse pas tout rater. C’est à toi de diriger l’action des elfes, d’accord ? dit-il d’un ton ferme.
– Bien, Monsieur, répondit Dobby, l’air toujours aussi inquiet. Dobby fera comme Harry Potter l’a dit.
Une minute plus tard, tous les élèves, professeurs et elfes qui allaient monter affronter les Mangemorts se tenaient prêts. Harry avait l’impression que tous les elfes s’étaient portés volontaire. Il se demandait si Kreattur en faisait partie… Mais il cessa très vite d’y penser lorsqu’il ouvrit la porte des cuisines. Dans une tension facilement palpable, la maigre défense de Poudlard s’engagea dans le couloir souterrain.
Elle était maigre si l’on tenait compte de la présence de l’armée des monstres de Voldemort ; sinon, ils étaient au moins aussi nombreux que les Mangemorts, avec les elfes de maison. Toutefois, bien qu’ayant de puissants pouvoirs, les elfes n’avaient pas de baguettes magiques à leur disposition…
Ils remontèrent l’escalier et s’arrêtèrent devant la porte derrière laquelle se trouvait le Hall d’entrée. Divers bruits se faisaient entendre de l’autre côté : les Mangemorts devaient lutter contre les armures ensorcelées, et ils avaient au moins réussi à les repousser en dehors de la Grande Salle…
Harry se retourna et regarda les professeurs et les élèves.
– Vous êtes prêts ? demanda-t-il d’une voix tendue.
Il y eut quelques hochements de tête. Harry n’était pas vraiment rassuré mais, de toutes façons, il n’aurait pas pu l’être. Il se tourna vers Ron, Hermione et Neville.
– Bonne chance, Harry, murmura Hermione d’une voix un tantinet plus aiguë qu’à l’ordinaire, même si son visage était tout aussi déterminé que les autres.
– Courage, mon vieux, dit Ron d’une voix étrangement enrouée, comme s’il en était presque ému aux larmes, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Tu peux y arriver… N’oublie pas que tu dois venger beaucoup de gens – dont tes parents, les miens, et ceux d’Hermione. En fait, quand j’y pense, tu dois aussi venger ceux de Neville…, ajouta-t-il tristement. Bonne chance, mon vieux !
Et Ron le serra dans une accolade de frère, en lui donnant une tape des plus viriles dans le dos, puis il s’écarta en prenant un air assassin, sans doute destiné aux Mangemorts qu’il allait bientôt affronter.
– J’aimerais bien te dire que je ne t’aimerai plus si tu te fais tuer mais… je n’y arrive pas, dit Ginny, qui essayait de ne pas laisser trop transparaître son émotion malgré ses yeux rougis. Et ce serait stupide de te dire d’être prudent face à lui…
Elle s’approcha, l’enlaça et l’embrassa avec tant de fougue que, même si son appréhension ne s’était pas apaisée, Harry sentit une force immense l’envahir. C’était une force purement mentale, morale, mais c’était tout ce dont il avait besoin ce soir…
– Euh… Bonne chance, dit Neville, gêné. Je me sentirai vraiment idiot de t’avoir dit ça si tout ne se termine pas ce soir, alors essaye de le tuer… même si la priorité reste que tu revienne en vie, bien sûr, s’empressa-t-il d’ajouter.
– Merci, Neville, dit Harry sans pouvoir s’empêcher d’avoir un faible sourire. Firenze…
Il se tourna timidement vers le centaure qui s’apprêtait lui aussi à combattre armé d’une baguette magique, qu’il possédait depuis qu’il était devenu professeur. Le professeur de divination l’observa d’un air serein.
– Harry Potter, l’avenir que mes semblables et moi-même ont pu lire dans le ciel, il y a six ans, n’a pas changé, déclara-t-il. Toutefois, je me plais à croire que tu sauras le contredire, ajouta-t-il avec un léger sourire.
– Bien…, répondit Harry, en souriant faiblement lui aussi. Et maintenant…, reprit-il en se tournant de nouveau vers la porte tout en levant sa baguette, ALLONS-Y !
Il agita sa baguette et la porte s’ouvrit à la volée. Les Mangemorts et les armures étaient déjà en pleine lutte, même si un certain nombre de carcasses métalliques rouillées s’entassaient déjà dans certains recoins du sol du Hall d’entrée. La masse des elfes, menée par les élèves et les professeurs, se mit alors à charger et s’engouffra en un instant par l’ouverture pour s’incruster dans la bataille.
Un flot de jets de lumière éclaira de plus belle le Hall d’entrée, et Harry se mit à courir en repoussant ou bloquant les maléfices sur son passage, et en évitant les sortilèges de Mort. Il cherchait le visage blafard de Voldemort… A peine eut-il le temps de se concentrer sur cette pensée qu’une brève douleur au niveau de sa cicatrice l’alerta. Voldemort cherchait à le guider vers lui et, même si cela aidait Harry, ce dernier ne pouvait pas s’empêcher d’en éprouver encore plus d´inquiétude. Il se concentra sur les derniers encouragements de ses amis – en particulier celui de Ginny – pour retrouver un peu de courage, et poursuivit sa course jusqu’à la porte à double battant, qui avait été ouverte.
Harry aperçut soudain la silhouette de Lord Voldemort qui se précipitait dans le parc. Il le suivit à toutes jambes et en prenant toujours garde à se protéger des maléfices qui le visaient et, une fois dans le parc, il fut témoin d’un spectacle insolite.
Un nombre indéterminable de créatures, qui lui étaient pour la plupart inconnues – même si Harry crut apercevoir la forme d’un dragon… – se trouvaient en plein combat. Il crut également reconnaître des centaures et des araignées géantes, ainsi qu’un géant tout court… Graup était venu. En regardant le ciel, il reconnut l’habituelle masse des Détraqueurs.
Il brandit sa baguette au-dessus de sa tête et s’exclama :
– Spero Patronum ! Accio Eclair de feu !
Il venait tout juste de voir la silhouette de Voldemort qui, au loin, avait l’air d’enfourcher un balai. Celui de Harry arriva quelques secondes après qu’un essaim de chauve-souris argentées ait dégagé le ciel de l’armée de Détraqueurs.
Voldemort, lui, avait déjà décollé et devenait de moins en moins visible… Harry enfourcha son Eclair de feu et tapa furieusement du pied dans l’herbe pour décoller.
Puis il s’élança à la poursuite du Seigneur des Ténèbres dans la nuit noire.
merci mais c´est surtout l´imagination de darkdark qu´il faut applaudir
excellente suite mais c´est bizarre que voldemort s´enfui
WoW !! C´était vraiment magnifique. J´ai trop hate a la suite !
pour vos coms et bonne lecture
(ceci est un chapitre court mais entier^^) :
33
Le duel
Harry volait vers le Nord. Il suivait à toute allure la silhouette indécise de Voldemort. La douleur légère de sa cicatrice qui continuait de le brûler lui indiquait clairement que ce dernier ne cherchait pas le moins du monde à s’enfuir : il l’emmenait simplement sur le terrain de leur toute dernière confrontation. Au loin, Harry pouvait très nettement voir la Marque des Ténèbres qui dominait le village de Pré-au-Lard, la Capitale des Ténèbres… La tête de mort continuait d’observer le village de son regard vide, donnant l’impression de se moquer de la centaine d’habitants qu’il avait fallu massacrer pour la faire apparaître dans le ciel…
Au bout d’une minute ou deux, Voldemort commença à prendre de l’altitude tout en accélérant, et Harry l’imita avec plus de détermination que jamais. Ils se trouvaient désormais au-dessus de la Marque des Ténèbres, pas très loin du niveau des nuages.
« Suis-moi, Potter », dit une voix glaciale et suraiguë qui résonnait dans son cerveau.
Ils avaient atteint le village, toujours « protégé » d’un dôme de lumière verte à demi transparent. Après quelques secondes, ils survolèrent la Marque des Ténèbres. Soudain, le serpent qui servait de langue à la tête de mort s’anima, et se mit à fendre le ciel à une vitesse impressionnante, dans leur direction. Harry l’évita de justesse, mais le reptile de lumière happa Voldemort et son balai avant de reprendre sa position d’origine.
Harry immobilisa son balai, déconcerté. Pourquoi Voldemort s’était-il laissé engloutir par ce monstre ?… ce monstre qui lui appartenait ?… Mais le serpent de lumière verte s’anima de nouveau avant qu’il n’ait eu le temps de réfléchir plus et répéta la même opération, se dirigeant droit sur Harry au moment où un flash, un souvenir ressurgissait brusquement dans la mémoire de celui-ci.
C’était le soir de l’attaque des Weasley, lorsque Voldemort avait tué Arthur et torturé Molly jusqu’à ce qu’elle en perde la raison… lorsqu’il avait quitté l’allée des Embrumes pour se rendre au Terrier, le Seigneur des Ténèbres avait transplané tout en se laissant « avaler » par la Marque des Ténèbres… C’était donc cela… la Marque servait de passage aux Mangemorts lorsqu’ils voulaient entrer ou sortir des endroits dont ils avaient pris possession…
Cette fois-ci, Harry ne chercha plus à esquiver. La gueule de lumière du serpent s’ouvrit et se referma sur lui. Harry n’avait plus aucun moyen de savoir où il se trouvait. C’était comme si tout espace s’était vidé de matière et de chaleur pour se remplir uniquement d’une intense lumière verte éblouissante. Il faisait terriblement froid et, en moins d’une minute, chaque centimètre carré de sa peau allait probablement geler pour exploser en morceaux aussi durs que la pierre… Mais heureusement, cette horrible sensation se dissipa au bout de quelques secondes.
La lumière glaçante s’évanouit pour le lâcher à un mètre à peine d’un sol pavé sur lequel il fut obligé d’atterrir brutalement. Il posa son balai sur le sol et fit quelques pas en regardant autour de lui, perplexe. Il se trouvait dans la grand-rue de Pré-au-Lard, mais il ne voyait pas de trace de Voldemort, ni de qui que ce soit
– Je suis là, Potter, dit une voix suraiguë.
Harry se retourna et vit Voldemort surgir entre deux maisons pour se placer au milieu de la rue, face à lui, à une dizaine de mètres de distance.
– Nous voilà de nouveau face à face, Harry Potter, murmura Voldemort de sa voix glaciale. Comme il y a près d’un an, lorsque tu étais si rapidement et si lamentablement tombé dans cette même rue, et que j’avais pu m’amuser avec toi jusqu’à ce que tu craques enfin… tu avais vraiment été minable…
Il éclata de son rire froid sans cesser de fixer Harry, qui ne répondit pas à sa provocation. Il attendait le bon moment pour agir, et il avait le sentiment que s’il attaquait maintenant, cela ne donnerait rien de bon.
– Nous nous sommes également affrontés il y a deux ans, et l’année d’avant également, ainsi qu’à la fin de ta première année à Poudlard et, bien sûr, lorsque tu étais bébé…, continua lentement Voldemort. Les trois premières fois, tu as simplement eu de la chance, une chance extraordinaire… Mais je dois reconnaître que la quatrième fois, dans le hall du ministère de la Magie, lorsque j’ai pris possession de ton corps… c’est toi qui as gagné. Tu m’as vaincu et tu m’as forcé à m’enfuir…, admit-il d’une voix plus glacée que jamais. Seulement cela ne se reproduira plus, reprit-il après un instant de silence. Ce soir, nous allons nous battre en duel, Harry Potter, et nous allons voir qui de nous deux va l’emporter sur l’autre. Nous allons voir ce que tu vas faire de tes pouvoirs avec une baguette, face à moi. Je suis plus qu’impatient de revoir tes talents de duellistes, qui ont toujours été pitoyables à chaque fois que nous nous sommes rencontrés… Mais cette fois, Potter, il n’est plus question que quelque chose vienne te sauver la mise. Tu ne fuiras pas, et moi non plus ; j’ai tout mis en œuvre pour ça ! s’exclama Voldemort, une lueur froide et mortelle flottant au fond de ses yeux rouges aux pupilles de chat. L’un de nous va mourir, ce soir…
Il y eut un silence pendant lequel ils s’observèrent encore quelques secondes, droit dans les yeux. Harry affichait un regard ferme, décidé et déterminé, dépourvu de peur ; il comptait bien faire comprendre à Voldemort qu’il était tout aussi prêt que lui à entamer un duel à mort. Ils ne bougeaient pas et n’étaient pas encore en position de combat, mais Harry se tenait prêt à se défendre ou attaquer à tout instant.
– Saluons-nous, Harry…, murmura enfin Voldemort.
Le Seigneur des Ténèbres s’inclina très légèrement, sans cesser de garder ses yeux rouges rivés sur Harry. Celui-ci se pencha également, d’un mouvement encore plus infime, toujours prêt pour réagir au moindre mouvement du Mage noir. Mais il fut redressé avant Voldemort.
Il entendit alors la voix glaciale et suraiguë de ce dernier résonner de nouveau, directement dans son cerveau.
« Un… »
Si cela pouvait faire plaisir à Voldemort de respecter ces règles, qui n’avaient strictement aucun sens pour Harry en ce moment si décisif, ça le regardait, après tout. Harry savait qu’il avait suffisamment évolué et mûri intérieurement pour ne plus se laisser déstabiliser par tout ce cinéma…
« … deux… »
Il était prêt à affronter Lord Voldemort, il ne laisserait plus prendre par surprise…
« … trois. »
Les deux sorciers brandirent leurs baguettes magiques d’un même mouvement. Harry pensa : « Tono Fulgurem ! » et l’éclair jaune du sortilège de Foudre jaillit de sa baguette dans un bruit de tonnerre assourdissant. Mais avant d’atteindre sa cible, le jet de lumière électrique commença à se distordre d’une manière qui semblait irréelle avant d’éclater… comme une bulle de savon.
Harry fut alors saisi d’une douleur incommensurable, une douleur qu’il avait déjà éprouvée auparavant mais à laquelle on ne pouvait pas s’habituer…
Il fut à terre sans avoir eu l’impression d’être tombé. Il se convulsait sur le sol sans pouvoir se maîtriser un temps soit peu. Chaque parcelle de son corps le brûlait d’une chaleur qu’aucun feu, aussi intense soit-il, n’aurait pu produire ; chaque portion de son être se transperçait puis se déchiquetait sans cesse… sans aucun espoir de fin… sans aucun espoir… de délivrance… Cette souffrance atroce ne venait pas seulement du sortilège Doloris : elle venait également de sa cicatrice qui le brûlait et lui fendait le crâne et le cerveau en permanence…
La douleur était beaucoup trop atroce, trop insupportable… Son cerveau ne parvenait plus à saisir d’autre information que cette douleur… il n’arrivait plus à envoyer d’autres ordres que ces convulsions qui ne faisaient qu’empirer les choses… Mais malgré cela, un désir finit par remplir son cerveau : la mort… Mais il ne pouvait pas mourir, il n’avait pas le droit de mourir ; il devait vivre encore, parce que s’il mourrait, quelque chose d’horrible se passerait…
Plusieurs visages qu’il n’arrivait plus à reconnaître passèrent comme des éclairs dans son cerveau, plusieurs visages dont une bonne partie étaient constellés de tâches de rousseurs. Il devait vivre, lutter, faire n’importe quoi pourvu qu’il se débarrasse de cette douleur intolérable…
Dans un effort surhumain, il parvint à bouger la main alors qu’une nouvelle convulsion la faisait taper près de sa baguette magique tombée sur le sol pavé. Il saisit le bâton dont la fraîcheur ne soulagea que dérisoirement sa main et, en un éclair, il la pointa au hasard en concentrant toute la volonté dont il était capable, au-delà de la douleur…
Et la douleur le quitta, laissant son corps entièrement mais légèrement endolori, d’une façon insuffisante en tout cas pour l’empêcher de bouger. Il se leva et se redressa d’un bond, brandissant sa baguette, mais son adversaire n’allait pas lui jeter de nouveau sort.
Lord Voldemort était à terre, à présent. Il se convulsait et poussait d’horribles hurlements de douleur, des cris suraigus dénués de toute trace d’humanité, à donner envie de vomir… et pourtant, c’était bien un être humain qui les produisait sous l’effet de son propre sortilège de torture. Mais cela ne dura que l’espace d’une seconde.
Voldemort se retourna sur le dos ; son dos qu’il redressa en haletant d’un souffle tout aussi inhumain que ses cris de douleurs. Il leva ses yeux rouges et froids vers Harry. C’était la première fois que celui-ci voyait la sueur perler le visage du Seigneur des Ténèbres.
– Alors ? dit fraîchement Harry. Qu’est-ce que ça fait ? Qu’est-ce que ça fait d’éprouver la douleur que vous avez infligée pendant des années à toutes vos victimes ? Vous n’aviez peut-être jamais connu ça, avant, non ? Qu’est-ce que ça fait d’être dans cette situation !? s’écria Harry avec fureur.
Voldemort ne répondit pas. Il se contenta de regarder Harry d’un air tout aussi furieux que lui. Mais il s’agissait de deux fureurs différentes. Voldemort éprouvait le genre de colère qui le poussait à torturer ou à tuer les gens qu’il haïssait pour s’être mis en travers de son chemin vers le pouvoir… Harry, lui, ne ressentait que la « sainte et juste colère », comme l’avait un jour dit Bellatrix Lestrange… une colère qui ne pouvait que le faire trembler et agir stupidement, de manière totalement irréfléchie, sans aucun résultat positif.
Harry se ressaisit et se força à ne pas laisser cette rage l’envahir davantage. La colère avait toujours été sa faiblesse, ce n’était pas sa force… Mais son pouvoir, il le connaissait et il était tout à fait prêt à s’en servir.
– Vous allez devoir vous battre sérieusement si vous ne voulez pas mourir ce soir, Voldemort, reprit-il d’un ton plus calme, tandis que le Seigneur des Ténèbres se relevait lentement. Parce que je n’hésiterai pas à vous tuer !
Et il décocha un second sortilège de Foudre au moment où Voldemort se redressait complètement, brandissant lui aussi sa baguette magique. Il parvint à neutraliser le maléfice mais, sous le choc, il vacilla un instant. Puis il cracha avec fureur :
– Ce n’est pas avec ta pâle copie de Sortilège Impardonnable que tu me tueras, Potter !
Mais Harry, qui n’avait pas du tout l’intention de se démotiver, avait déjà jeté pour la troisième fois le sortilège de la Foudre. Seulement, Voldemort avait lui aussi déjà pivoté et il disparut dans un bruissement de capes avant que l’éclair ne l’atteigne.
Harry perçut alors le bruit d’une rafale de vent juste derrière lui et il pivota à son tour pour transplaner, juste avant qu’un jet de lumière verte ne le frappe en pleine poitrine.
Il réapparut juste à la droite de Voldemort, auquel il lança immédiatement un maléfice d’Entrave informulé, mais Voldemort l’esquiva d’un pas de côté et pointa sa baguette sur le ventre de Harry.
Ce dernier sentit une force indéfinissable l’agripper au niveau du nombril. Ses pieds se décrochèrent alors du sol et son corps se mit à grimper à toute vitesse dans les airs. Il fut rapidement au-dessus des toits des plus hautes maisons. Dix mètres, quinze mètres, vingt mètres, trente mètres… son altitude continuait d’augmenter à une allure alarmante.
Bien décidé à ne pas mourir avec son cadavre congelé placé en orbite autour de la terre, Harry plaça sa baguette devant son nombril. Il y sentit une sorte de décharge d’énergie glacée, ce qui indiquait que le sortilège que Voldemort lui faisait actuellement subir agissait surtout à cet endroit. Tout comme il l’avait fait contre le Doloris, il concentra toute sa volonté pour bloquer le maléfice. Il sentit alors la force mystérieuse se relâcher, et il s’arrêta brusquement de prendre de l’altitude. Il était maintenant confronté à un autre problème…
Ils vont de battre dans la salle ou il y a le genre de rideau de la mort.. non ? Vivement la suite !
SA va etre soit la soit dans la salle a profésie, sé juste fou on attend la suite avec impatience.
c´est pas possible combien de temps tu mets à ecrire un chapitre?Franchement mec deviens ecrivain ![]()
trop bien vite la suite vite
Harry se souvenait parfaitement du soir où Sirius était passé de l’autre côté de ce voile pour ne plus jamais en revenir. Depuis ce temps-là, il avait deviné que l’arcade était une sorte de « passage » vers le monde des morts… d’ailleurs, en parlant de la salle dans laquelle il se trouvait, Dumbledore l’avait nommée la « chambre de la Mort », ce qui expliquait peut-être le fait que Voldemort veuille achever leur duel à mort dans cet endroit…
Mais Harry ne voyait toujours pas le Seigneur des Ténèbres. La voix de ce dernier s’éleva à nouveau, cependant – et elle ne résonnait plus directement dans le cerveau de Harry.
– Te voilà enfin, Potter. C’est dans cette salle que je vais te tuer. Seulement, avant cela, je vais t’accorder quelques explications…, dit Voldemort d’un ton doucereux.
Sa voix se répercutait en écho sur les murs, et Harry avait du mal à déterminer d’où elle provenait réellement.
– Il y a cinq ans, mon journal t’a révélé que j’avais ouvert la Chambre des Secrets à la fin de ma cinquième année, n’est-ce pas ? Les premiers Sang-de-Bourbe qui ont vu le Basilic ont eu la chance de le voir indirectement et ils ont survécu à cause de ça… Mais au mois de juin, pendant les examens de fin d’année, l’un d’eux est mort. Comme je souhaitais passer les vacances scolaires à Poudlard, j’ai dû abandonner mes projets, mais ce n’était que partie remise. Tu sais quel moyen j’ai trouvé pour pouvoir rouvrir la Chambre des Secrets en dehors de Poudlard, n’est-ce pas, Potter ? demanda tranquillement Voldemort.
– Vous avez créé un Horcruxe, répondit Harry d’une voix assez calme tout en descendant lentement les gradins. Et alors ?
– Et alors, sais-tu où j’ai pu apprendre l’existence d’une telle possibilité, Potter ? Sais-tu où est-ce que j’ai appris la formule de ce sortilège dont aucun livre de Poudlard n’explique le principe ?
– Le professeur Slughorn…, répondit Harry d’un ton las.
Le rire froid de Voldemort retentit un court instant.
– Tout ce que je voulais apprendre de Slughorn, Potter, c’était de savoir si oui ou non, il y avait un risque à créer plus d’un Horcruxe, répliqua-t-il doucereusement. Mais, à cette époque, j’avais déjà enfermé un fragment de mon âme dans un journal intime acheté dans un magasin moldu de Londres. Je ne me doutais d’ailleurs pas que j’avais pu le faire grâce à mon cher père avec lequel je m’étais entretenu quelques jours plus tôt…
Il éclata d’un rire cruel et sonore. Harry arrivait maintenant aux derniers gradins, prêt à se servir de sa baguette lorsque Voldemort surgirait de sa cachette.
– Non, Potter, c’est de l’inventeur lui-même du sortilège de l’Horcruxe que j’en ai appris l’existence. Tu sais de qui je parle, n’est-ce pas, Potter ? Tu as discuté avec son portrait avant de détruire le mien, en septembre.
Harry s’immobilisa au pied du dernier gradin, repensant à quelque chose dont il ne s’était plus soucié depuis des mois.
– Salazar Serpentard ? murmura-t-il.
– Oui, Harry…, acquiesça Voldemort à voix basse.
Et il apparut enfin, surgissant de l’autre côté du socle de pierre, en marchant d’un pas nonchalant vers Harry.
– Tu sais que Salazar Serpentard avait enfermé, sans savoir tout ce que cela pouvait impliquer, une partie de sa propre âme dans l’œuf de son Basilic afin qu’il n’obéisse qu’à son héritier…, dit Voldemort d’une voix traînante. Et au moment de sa mort physique, afin que son esprit ne s’éteigne pas totalement, il est retourné instinctivement auprès de son Horcruxe. Et grâce à cela, mille ans plus tard, moi, son héritier, j’ai pu lui parler. Je souhaitais créer un objet qui renfermerait l’être que j’étais à l’époque, mais tu sais déjà tout ça, Harry…
Il avait stoppé sa marche.
– Serpentard m’a expliqué comment faire. Le sortilège qu’il venait de m’apprendre était une aubaine que je ne pouvais pas laisser passer, car grâce à cela, je m’assurais également l’immortalité… Toutefois, à la base, ce journal était sensé pouvoir être découvert par quelqu’un, pour que la Chambre des Secrets soit de nouveau ouverte. Il me fallait donc une autre assurance, une assurance que j’ai prise lorsque j’ai décidé de créer d’autres Horcruxes et de diviser mon âme en sept morceaux au total, comme Dumbledore l’a compris… Lorsque je suis sorti de Poudlard, toutefois, j’avais d’abord quelque chose à faire. Serpentard m’avait rendu un service, et il avait bien l’intention que je lui renvoie la pareille… Mais il n’avait pas de souci à se faire, puisque Lord Voldemort récompense toujours ceux qui l’aident…, dit Voldemort avec son sourire de serpent blafard. Mes études terminées, après avoir, comme tu le sais sans doute aussi, travaillé quelques temps dans la boutique Barjow & Beurk, je me suis mis à voyager autour du monde. Je souhaitais m’instruire en magie noire… Au bout de quelques mois, j’ai découvert l’existence d’un rituel qui, à l’aide d’une potion et de trois ingrédients bien précis, avait permis au cours des derniers siècles de retrouver leur corps et leurs pouvoirs aux sorciers qui avaient créé un Horcruxe et dont le corps était mort…
Ses pupilles verticales étaient rivées sur la cicatrice de Harry. Celui-ci faisait quelques pas de côtés, sans cesser de regarder Voldemort.
– Alors Serpentard a retrouvé un nouveau corps mille ans après la mort de l’ancien ? demanda tranquillement Harry.
– En effet… même si les ossements de son père ont dû être remplacés par les restes d’un de ses descendants, Lazare Gaunt. Un de mes fidèles Mangemorts de l’époque a gracieusement fourni sa main droite et j’ai recueilli le sang de quelqu’un qui haïssait mon célèbre ancêtre… Il m’a suffi pour cela de tuer les parents de cette Sang-de-Bourbe, morte trois ans plus tôt, et de recueillir leur sang. Personne n’a jamais pu se douter de rien, et Serpentard a retrouvé un corps… Mais cet imbécile, au lieu de se joindre à moi, a choisi de me laisser et de retourner en Grande-Bretagne. Là-bas, il s’est fait connaître pendant quelques temps sous le nom de Basilius Grindelwald. Il a rassemblé moins d’une dizaine de partisans et, avec ça, il pensait exterminer tous les Sang-de-Bourbe du pays… Mais Dumbledore a fini par le retrouver, le vaincre, et le livrer à Azkaban, dit Voldemort d’un ton glacial. Et le corps de Serpentard y est mort une seconde fois de vieillesse moins de dix ans plus tard, sans doute parce que le fait d’avoir remplacé les ossements de son père par ceux d’un de ses descendants avait atténué la puissance de la potion… Entre temps, j’ai voyagé, je me suis instruit plus que quiconque ne l’avait sans doute jamais fait en magie, et j’ai ensuite recherché d’autres objets qui auraient été dignes de devenir mes deux derniers Horcruxes…
« Au début, j’avais pensé, comme Dumbledore avait dû s’en douter, que des reliques de Rowena Serdaigle et de Godric Gryffondor complèteraient merveilleusement ma collection, mais je n’ai rien trouvé de tel en dix longues années. J’ai alors décidé de rendre une petite visite à Poudlard. Je pensais qu’en enseignant là-bas, je serais bien mieux placé pour trouver ce que je cherchais, mais Dumbledore a refusé de me donner un poste de professeur. Mais je n’étais pas venu pour rien, bien au contraire… J’ai rendu une petite visite dans la Chambre des Secrets avant de m’en aller. J’avais entendu dire que Grindelwald était mort à Azkaban et je voulais voir si l’esprit de Serpentard n’était pas retourné dans son ancienne cachette… et il se trouve que j’avais vu juste. Et la discussion que j’ai eue avec lui s’est révélée être une véritable aubaine qui dépassait de très loin mes espérances déçues par le refus de Dumbledore. Ce cher Salazar s’est beaucoup excusé pour m’avoir laissé tomber… Il a demandé mon pardon, lui qui avait autrefois été un si grand sorcier. Le fait qu’un sorcier puisse diviser son âme en plusieurs morceaux lui avait fait peur, mais la faiblesse de son esprit m’a prouvé à quel point j’avais raison dans mes convictions. Pour m’amadouer, il a décidé de me révéler tout ce qu’il pouvait encore me dire, avec son esprit moribond, et ce qu’il m’a dit se trouvait être le début d’indices qui menaient au pouvoir suprême…
Il dardait Harry d’un regard avide, à présent.
– Tu as entendu la prophétie des Sages, n’est-ce pas, Potter ? demanda-t-il d’une voix doucereuse. Cette prophétie que j’ai si généreusement laissée à ton intention dans les ruines de la maison de tes parents…
– C’était vous ? murmura Harry, interdit.
– Evidemment, Potter ; tout comme c’est moi qui aie demandé à Severus de laisser les quatre livres des fondateurs – que je lui avais remis préalablement – dans la bibliothèque de Poudlard. Et toi, qui croyais que Dumbledore les avait laissés là pour toi… Je n’ai pas cessé de te suivre, cette année, Harry… je voulais à tout prix savoir comment tu te sortais des épreuves auxquelles je t’avais soumis…
– Quelles épreuves ? demanda Harry, sans comprendre.
– La destruction de mes Horcruxes ! cracha Voldemort. Si tu savais comme te regarder était amusant… te regarder souffrir de la mort de tes amis, de ta famille de substitution… Et malgré tout, tu as réussi ton épreuve. Tu as réussi à détruire l’esprit de mon portrait, qui avait pourtant un septième de mon âme en lui, en te contentant de l’enfermer dans ta tête… je n’avais encore jamais vu ça… D’ailleurs, tu es resté un certain temps dans le coma, mais tu t’es réveillé comme si de rien était le jour de la rentrée, sans la moindre séquelle… Ensuite, tu as accompli un exploit encore plus stupéfiant : tu as survécu au poison que contenait ma coupe, et tu t’es ensuite réveillé avec suffisamment de force encore pour réduire mon Horcruxe en poussières… En revanche, tu as été absolument minable face Nagini. Tu as eu besoin du frère de Dumbledore pour utiliser le seul maléfice efficace contre lui, parce que toi, tu étais trop faible pour l’utiliser… Tu m’avais un peu déçu, mais tu t’es rattrapé en faisant un usage maladroit mais assez amusant du sortilège Inertio contre mon chevalier noir… Vois-tu, après ce qui s’est passé au ministère, j’ai décidé de te tuer moi-même, Potter…
« Mais je me suis dit qu’après tout, si tu mourais directement de ma main ou par l’intermédiaire d’un de mes Horcruxes, cela revenait au même. Voilà pourquoi, avant de t’accorder l’immense privilège de te permettre de m’affronter de nouveau en combat singulier, j’ai décidé de t’infliger ces épreuves. Je faisais aussi d’une pierre deux coups, car ainsi, je laissais quelqu’un d’autre se charger d’anéantir ces fragments inutiles de mon âme à ma place. Ainsi, aujourd’hui, je suis débarrassé de ce surplus qui a toujours fait la faiblesse des hommes… Il ne me reste plus que ma portion d’âme nécessaire, et mon cerveau doté d’une intelligence supérieure… Ainsi, je suis assuré de rester le plus grand et le plus puissant sorcier de tous les temps – chose que j’étais déjà bien avant de créer mes Horcruxes, ne te méprends pas, Potter…
– Et à quoi ça vous a servi de détruire vos Horcruxes ? Ils n’étaient pas censés vous rendre immortel ? questionna Harry, qui ne saisissait pas du tout la logique de Voldemort, ni même l’utilité de cette conversation.
– Tu n’as pas encore compris, Potter ? demanda froidement le Seigneur des Ténèbres. Ça fait des décennies que je ne considère plus les Horcruxes comme une source appropriée de mon immortalité. Ils l’ont été pendant une dizaine d’années seulement… Mais même mon journal intime, au départ, ne devait servir qu’à rouvrir la Chambre des Secrets dans un futur incertain… et après que Serpentard m’ait révélé ses informations, mes ambitions ont totalement changé. Je voulais cependant toujours créer six Horcruxes, comme je l’avais prévu au départ, parce que j’appréciais beaucoup la transformation de mon âme… Je te l’ai déjà dit : mes Horcruxes m’ont permis de m’amputer des faiblesses humaines et de conserver la grandeur de mon pouvoir, qui était de loin supérieur à aucun autre. Mais pour ce qui était de l’immortalité, j’avais un autre plan bien plus adéquat en tête… un plan qui me permettrait de devenir ce que j’avais toujours rêvé de devenir sans croire que c’était ne serait-ce que possible…
– Et quel est ce plan ? demanda sèchement Harry.
– Le plan lié à mon héritage, Potter, notre héritage…, murmura Voldemort de sa voix suraiguë. Mais l’esprit détruit de Serpentard ne m’avait révélé que des bribes d’informations, et il s’était tellement affaibli pour cela qu’il a fini par s’éteindre complètement dans la Chambre. J’ai donc dû récolter d’autres informations. J’ai recommencé à voyager autour du monde, à percer des secrets enfouis parfois depuis des millénaires dans des régions très lointaines… Il m’a fallu près de seize ans pour arriver à mon but… mais j’ai finalement retrouvé le Graal, avec en prime une connaissance exacte de ses pouvoirs, que j’avais acquise au cours de mes voyages.
« J’ai fini par le retrouver, protégé par des enchantements très anciens, dans les ruines de demeures qui avaient dû autrefois appartenir aux fondateurs de Poudlard eux-mêmes. Pendant mon exploration, je m’étais confronté à une horde de serpents, dont je me suis facilement débarrassé. C’est alors que j’ai trouvé un œuf, il y a près de trente ans… et comme il me fallait encore un Horcruxe en plus de ceux que j’avais déjà et du Graal, j’ai choisi cet œuf, d’où est né mon plus fidèle serviteur à ce jour, mon fidèle Nagini, qu’Abel a assassiné… Après cela, j’ai donc retrouvé le Graal, et j’ai décidé de m’installer dans les demeures qui l’avaient abrité, en y installant bien sûr mes propres enchantements et maléfices. Et une dizaine d’années plus tard, Severus m’a rapporté le début de la prophétie qui annonçait ta naissance, Potter…
« D’après ce qu’elle disait, j’avais le choix entre toi et un autre bébé… Mais je t’ai choisi toi, Potter, parce que je savais que celui que je devrais éliminer serait un Sage, un descendant de Merlin… Mais toi, tu étais mieux encore : tu étais un descendant de Godric Gryffondor…, déclara Voldemort avec un sourire. Godric Gryffondor qui avait autrefois habité dans une maison, sur les ruines de laquelle la maison que les Potter se transmettaient de génération en génération était construite. Ce fut le seul indice dont j’ai disposé, mais j’étais persuadé que c’était un signe du destin, Potter… Un signe du même type que la prophétie qui annonçait la naissance de Merlin, et celle de ses sept descendants ! Cette prophétie qui nous mentionne également tous les deux, Potter, parce que l’un de nous deux sera celui qui égalera le pouvoir de Merlin, comme l’a annoncé la prophétie…
– Alors c’est ça le grand but de votre vie ? lança Harry sur un ton dédaigneux. Devenir le nouveau Merlin ?
– Non, Potter, répondit Voldemort avec un sourire. Vois-tu, il arrive parfois que les prophéties soient légèrement inexactes… En l’occurrence, il se trouve que Merlin était un simple Sage, à l’instar des fondateurs de Poudlard et de Dumbledore. Pour ce qui est du pouvoir magique, toi et moi, nous lui sommes peut-être tous les deux supérieurs… Mais la prophétie reste vraie pour tout le reste. Merlin a bien eu sept descendants, les Sages, les plus puissants sorciers de tous les temps dont nous sommes les deux derniers représentants… Et entre ces sept Sages, l’un est le plus puissant sorcier de tous les temps… D’ailleurs, tu peux voir comme les Sages et leurs fidèles se sont toujours fait la guerre pour prouver qu’ils étaient les plus grands.
« On voit partout les traces de cette guerre, au cours de l’histoire, Potter : avec la compétition millénaire des fondateurs de Poudlard et de leurs élèves, la courte guerre déclenchée par Grindelwald en 1945, le duel entre Salazar Serpentard et Albus Dumbledore, le temps où je me suis fait connaître dans le monde entier et, bien sûr, la guerre actuelle, qui va se solder par notre duel… Vois-tu, cette guerre millénaire a pour noble but de désigner le plus grand et le plus puissant sorcier de tous les temps, Harry Potter. Je l’appelle la Guerre des Sages. Et cette Guerre va s’achever aujourd’hui par ta mort…, déclara-t-il, une lueur froide et mortelle flottant de nouveau dans ses yeux rouges, tout comme à Pré-au-Lard.
Il ne cessait cependant pas de sourire. Son visage avait pris une expression d’avidité meurtrière telle que Harry n’en avait que rarement vu dans sa courte vie.
– C’est bien beau, tout ça, dit Harry d’un ton presque impatient, mais ça ne m’explique toujours pas en quoi vous êtes immortel. Alors, allez-y, je vous en prie. Expliquez-moi, au lieu de tourner autour du pot avec vos histoires de luttes magiques ancestrales ! lança-t-il d’un ton glacial.
Il commençait très nettement à se lasser du grand discours du Seigneur des Ténèbres…
– Très bien, Potter, dit Voldemort en perdant son sourire. Tu veux savoir, n’est-ce pas ? Eh bien tu vas le savoir ; tu vas comprendre pourquoi ce soir, c’est toi qui vas mourir… Tout est lié au Saint Graal, Potter ; cette coupe incrustée d’une pierre magique aux puissants pouvoirs… Mais connais-tu réellement les pouvoirs du Saint Graal, Potter ?
Pendant un instant, Harry demeura silencieux. Puis il marmonna lentement :
– L’immortalité et la jeunesse éternelle.
– Exactement, Potter. Mais pour le comprendre, il faut remonter en des temps très anciens…, murmura Voldemort de sa voix suraiguë. Vois-tu, Potter, dans l’Antiquité, il existait des êtres très spéciaux… des sorciers, pour être plus exact. Ces sorciers ont pris des noms divers au cours de l’histoire, comme « prophètes » ou « messies »… Ce sont des hommes qui ont prétendu tout au long de leur vie agir au nom des dieux, en se servant de leurs pouvoirs pour réaliser des miracles sous les yeux ébahis de stupides Moldus. Ce sont ces sorciers qui sont à l’origine des religions moldues… Seulement vois-tu, Potter, ces sorciers n’ont jamais été sous les ordres des dieux.
« Il m’a fallu des années de recherches minutieuses dans des livres très anciens pour parvenir à percer le secret de leurs pouvoirs, car leurs pouvoirs dépassaient de loin ceux des sorciers normaux les plus puissants. Et grâce à moi, tu sais d’où viennent les pouvoirs magiques d’un sorcier, n’est-ce pas, Potter ? La Vie… la force qui lie l’esprit d’un homme à son corps. Et la Vie de ces sorciers était bien plus intense que celle des humains normaux…, déclara-t-il à voix basse. Une Vie si puissante, si rayonnante que, non seulement ces sorciers disposaient de pouvoirs hors du commun, mais en plus, leur corps ne subissait pas les dégâts de l’âge… Mais le pouvoir le plus extraordinaire de ces sorciers, Potter, c’était que leur Vie transcendait la simple vie corporelle…
« Leur Vie à eux, Potter, ne les liait pas seulement à leur corps, mais à l’espace physique lui-même… Ils ne pouvaient pas mourir, quoi qu’il arrive à leurs corps, et ils n’avaient pas besoin d’Horcruxes pour cela. De plus, leur Vie restait tout aussi puissante avec ou sans corps. Même sous la forme de pur esprit, eux, ils n’avaient pas à lutter pour exister… et ils disposaient encore de l’intégralité de leurs pouvoirs… En réalité, Potter, ces sorciers ont toujours été les seuls véritables dieux qui aient jamais existé dans ce monde. Et le secret de leur Vie invincible, je l’ai découvert également.
L’avidité de son expression grandissait encore ; elle se ressentait même dans sa voix.
– Les morts, Harry…, reprit Voldemort. L’esprit des morts… De là où ils sont, ils ne peuvent pas agir, comprends-tu… Ils ne peuvent rien faire parce qu’ils ont été lamentablement vaincus et bannis à tout jamais du monde physique… Mais ils peuvent influencer un tantinet les esprits qui sont très proches de la mort… ou encore très éloignés de la vie. Et c’est ainsi qu’à certains moments qu’ils jugent trop critiques de l’histoire de l’humanité, ils décident parfois, tous ensemble, d’influencer un esprit humain en formation… un esprit qui n’est pas encore tout à fait ancré dans la vie… Ils l’imprègnent de leur amour… et font ainsi d’eux des dieux, qui ont pour mission de guider les hommes… C’est la même chose qui t’est arrivée il y a plus de seize ans, Harry, à une nuance près qu’il n’y a qu’un seul et unique esprit qui t’a marqué un court instant ce jour-là, et qu’il ne t’a donné qu’une maigre protection que j’ai brisée depuis longtemps.
« Pour en revenir aux dieux… il y en a un dont le sang a été recueilli dans une coupe, il y a près de deux mille ans. Tu sais de qui je parle, n’est-ce pas, Potter ? Il est très célèbre dans le monde des Moldus, mais aussi dans le monde des sorciers… Jésus. Son sang recueilli dans cette coupe était imprégné de la force de sa Vie divine, une Vie qui permet aux dieux d’avoir une jeunesse éternelle… Bien sûr, ce sang aurait dû s’assécher en peu de temps, et perdre toutes ses propriétés magiques mais… il se trouve que le Graal est loin d’être une coupe ordinaire. Vois-tu, lorsque le sang de Jésus s’est retrouvé dans le Graal, une pierre verte et brillante était incrustée dans la coupe… Les Moldus pensaient sans doute qu’il s’agissait d’une simple émeraude, mais en réalité, c’est une substance magique très rare nommée « Pierre de Préservation ». Il s’agit d’une pierre qui conserve les pouvoirs et les propriétés magiques… et lorsque le sang de Jésus a commencé à se déssécher, la Pierre s’est imprégnée de son extraordinaire pouvoir ; elle l’a conservé en elle, et elle a pris une teinte rouge… Elle est ainsi devenue la substance magique la plus puissante qui soit, la Pierre de Sang. Pendant des siècles, les alchimistes ont tenté de recréer cette pierre, et les recherches ont donné la Pierre philosophale, dont la puissance n’est bien entendu rien comparée à celle de la Pierre originale… Les siècles ont passé, le Graal a voyagé, un fragment de la Pierre de Sang a même été arraché et a permis à Merlin de créer, bien plus tard, l’épée Excalibur…
« Il y a eu une période pendant laquelle les fondateurs de Poudlard ont recherché l’héritage de leur ancêtre. Godric Gryffondor a retrouvé l’épée Excalibur dont il a pris possession, et Rowena Serdaigle a découvert le Saint Graal qu’elle a décidé de cacher, en accord avec les autres fondateurs de Poudlard. Et moi, Lord Voldemort, j’ai découvert leur cachette et j’ai pris le Graal… Pendant des années, j’ai recherché le moyen de retirer son pouvoir de la Pierre de Sang, et un sorcier extrêmement doué a fini par me seconder…
Il s’interrompit.
– Rogue ? dit Harry avant d’avoir pu s’en empêcher.
– Le professeur Rogue, Harry…, murmura Voldemort avant d’éclater de son rire glacial. Oui, Potter, Severus était un sorcier extrêmement doué. Il était doué autant dans la pratique que dans l’étude de la magie. Il était fasciné par la magie noire et tout le pouvoir qu’on pouvait en tirer… J’ai fini par lui confier de plus en plus de secrets qu’aucun autre de mes Mangemorts n’avait jamais pu entendre de ma bouche, et j’ai fini par lui parler plus intimement de mes projets, de mes Horcruxes et du Graal, parce que j’avais besoin d’un fidèle serviteur qui puisse se consacrer entièrement à la tâche de révéler les pouvoirs de la Pierre de Sang pendant que je m’occuperais de mener mon armée… Alors est venu le moment où j’ai perdu mon corps et mes pouvoirs… Et lorsque je les ai retrouvés treize ans après, je n’ai été que trop heureux de retrouver les services de ce cher Severus. Mais pour reprendre les recherches, il fallait qu’il quitte Poudlard, et donc qu’il attire de trop grands soupçons sur lui… J’ai donc fini par lui ordonner de se dévoiler au grand jour.
« Je me doutais bien que ce lâche de Drago n’aurait pas le courage d’assassiner Dumbledore, et j’ai demandé à Severus de le remplacer. Il a ainsi pu me revenir… pendant quelques temps, il a encore un peu guidé Drago puis, lorsqu’il en est arrivé au point de se laisser si facilement vaincre par toi, je lui ai demandé de reprendre son rôle principal… Et il y a près d’un mois, il est enfin arrivé au bout de son entreprise. Il a réussi à créer l’Elixir de Divinité… Mais après qu’il me l’a apporté, j’ai décidé de me débarrasser de lui.
« Severus était vraiment un sorcier extrêmement doué, captivé par ce que vous appelez, dans votre camp, les « forces du Mal ». Il était fasciné par le pouvoir de la magie, par mon pouvoir. Le problème, c’est qu’il était tout aussi fasciné par le pouvoir de Dumbledore… Cet homme a toujours maintenu le doute dans l’esprit de Severus… mais il a fini malgré tout par me rejoindre. Malheureusement, il est arrivé un petit incident qui a empêché à tout jamais Severus de choisir véritablement son camp… Lorsqu’il a compris qui je viserai entre les Londubat et les Potter, il a d’abord tout essayé pour me convaincre de changer d’avis. Puis, lorsqu’il a compris que Lord Voldemort ne tolérerait pas son arrogance, il m’a supplié à genoux d’épargner ta mère, Potter…
– Quoi ?… fit Harry d’une voix blanche, avec une totale incompréhension.
– Oui, Potter, dit Voldemort d’une voix amusée. Figure-toi que ce cher Severus avait le béguin pour elle… pour cette sale Sang-de-Bourbe qui avait en plus enfanté un ennemi potentiel de son Maître… Severus a prétendu qu’il souhaitait simplement la torturer et la tuer lui-même, mais il n’a pas pu mentir à Lord Voldemort sur ce sujet. Il était réellement amoureux de ta mère, Potter ; et je crois bien qu’il a toujours éprouvé de la rancune à mon égard depuis le jour où j’ai finalement décidé de me débarrasser d’elle… Et il continuait de l’aimer elle… Après qu’il a rempli son rôle, je ne pouvais bien évidemment plus me permettre de garder un serviteur capable d’éprouver de tels sentiments, tout ça à cause d’une stupide Sang-de-Bourbe… alors j’ai choisi d’éliminer Severus Rogue. Mais, bien entendu, dans les derniers mois de son service, j’ai vérifié qu’il ne me trahissait pas, qu’il accomplissait correctement sa tâche…
« C’est bien la potion que je souhaitais boire que j’ai bue ce soir-là, Potter. En principe, elle appartient à une magie contraire à la magie noire, une sorte de « magie blanche »… une magie si puissamment concentrée qu’elle aurait dû me détruire… Mais il se trouve que j’avais prévu cela aussi. En faisant du Graal, et donc de la Pierre de Sang mon Horcruxe, j’ai transformé la magie blanche en magie noire… Et aujourd’hui, je suis devenu l’être que je voulais être. Avec les Horcruxes, même si les signes de la vieillesse se lisaient beaucoup plus difficilement, mon corps aurait fini par s’affaiblir et mourir, que ce soit une question de siècles ou de millénaires… Mais mon plan était bien plus intelligent, il était même parfait. J’ai le corps, l’âme, le pouvoir, la Vie et la jeunesse éternelle que j’ai toujours rêvé d’avoir, Potter… Désormais, tu peux m’appeler Dieu des Ténèbres.
Et il éclata d’un rire encore plus glacial, plus suraigu, plus sonore que les précédents. Le son inhumain de sa voix résonnait entre les murs de la chambre de la Mort. Voldemort exultait totalement, et il avait conservé son expression avide et mortelle.
Mais un éclair de lumière rouge illumina soudain la salle, fusant vers Voldemort qui cessa aussitôt de rire et plongea sur le côté avant de se relever d’un bond et de lancer un regard furieux à Harry. Celui-ci tenait sa baguette magique, le bras droit toujours perpendiculaire au sol après avoir jeté un sortilège de Stupéfixion informulé. Il en avait plus qu’assez…
– Vous allez vous taire, maintenant ? demanda-t-il d’une voix pleine de rage. Vous pensiez me faire peur avec votre très long discours sur vos plans machiavéliques ? Eh bien, c’est raté ! lança-t-il avec fureur. Je me fiche complètement de votre stupide Guerre des Sages ! Ce n’est certainement pas pour ça que je me bats contre vous ! Je ne suis même pas un descendant de Godric Gryffondor ! et encore moins un descendant de Merlin ! Je n’ai pas réussi à retirer Excalibur de la pierre, je n’ai pas fait briller la Pierre de l’épée, et je n’ai jamais su en tirer ses pouvoirs, alors que Abel, si ! Votre stupide prophétie se trompe complètement ! Et si je ne peux pas vous tuer, tant pis ! Au lieu d’essayer de vous atteindre avec un sortilège mortel, je vais tout simplement essayer de vous atteindre avec un sort qui vous mettra hors d’état de nuire ! Je ne vais pas vous tuer, je vais vous stupéfixer ! et l’éternité, vous la passerez enfermé ! Et croyez-moi, moi ou un autre, on trouvera bien le moyen de vous empêcher de vous échapper, physiquement ou mentalement !
Voldemort ne jubilait plus du tout. Son visage se tordit dans une expression pleine de colère. On aurait dit qu’il ne supportait pas la détermination complètement inchangée de Harry.
– Tu te trompes, Potter ! cracha-t-il. Je suis un dieu, désormais, alors que toi tu n’es qu’un sorcier simplement mortel ! Et je ne suis pas comme les dieux de l’Antiquité, créés par les esprits de morts bienveillants envers les Moldus ! Je ne vais jamais me laisser tuer, ou mourir de vieillesse malgré mes pouvoirs, comme ils ont tous fini par le faire ! La seule et unique barrière que je continuerai à me mettre tant que tu ne seras pas mort, c’est celle de la puissance… Je vais te tuer avec ma puissance magique de Seigneur des Ténèbres, Harry Potter, parce qu’avoir besoin de plus pour te tuer serait une insulte pour moi ! Et sache, Potter, que jamais, jamais, je ne me laisserai stupéfixer par qui que ce soit ! Mais nous allons mesurer nos pouvoirs, Potter… Ça va être amusant… Nous allons voir qui de Lord Voldemort, le Seigneur des Ténèbres, ou de Harry Potter, l’Elu, a toujours eu les pouvoirs magiques les plus puissants ! Et voici le meilleur moyen de le savoir… Inertio ! s’écria-t-il en brandissant sa baguette magique.
– INERTIO !
Bravo tres tres bon chapitre qui répond a toutes les questions que je me posais(qu´est-ce-que la guerre des sages?pourquoi etait-ce si facoile de détruite les horcruxes? ect...)et qui tient tres bien en haleine.
Bravo!Bravo!Et encore bravo!
Serieu super explication; on veut la suite et vite /non mechqment/ car je pense ne pas etre le seul a le vouloir. En passant si tu pense a ecrire un livre je serait le pre,ier en ligne pour l acheter.
effectivement tu n´est pas le seul
vite
L´amour a toujours été plus puissante que la haine.
J´ai, comme tout le monde je suppose, très hate a la suite ! ![]()
Vu que le patronous ainsi que l´enertio vient des motions(+ puissant lorsque que Harry pense a Giny donc setiment + fort) quel serait les setiments ou moment que voldy penserait. Puis de quoi aurait l´aire son patronus.
Je croit que les sentiments de Voldy serait des sentiments de ´´pouvoir´´, de se sentire plus fort que l´autre, enfin, vous savez ce que je veux dire !
peut -etre...mais peut-etre aussi qu´il pense au moment ou il dominera le monde
Ou les fois il a torturé quel qu un ou lorsqu´il a bu le liquide du saint Graal.Ten de question jai tu dit que j avais hate a la suite enfin c´est fait