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Liste des sujets

Harry Potter et la Guerre des Sages

darkdark
darkdark
Niveau 9
07 avril 2007 à 23:02:16

L´épée de legende ça ne serait pas l´épée de Godric Gryffondor par hasard ? ( C´est la seul qui m´est venu a l´esprit. ) Sinon, continue comme ça! J´adore vraiment!

cartignydu21
cartignydu21
Niveau 8
08 avril 2007 à 09:20:09

Toujours aussi passionant.

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
08 avril 2007 à 11:38:04

:merci: beaucoup.

Darkdark :d) C´est un peu plus compliqué que ça, disons :o)) .

vegetabill
vegetabill
Niveau 7
08 avril 2007 à 12:53:17

darkdark-->moi c a ça que j´ai pensé et si c´est ça alors sa veut dire que l´élu dont il est question est harry

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
09 avril 2007 à 13:51:58

Bonne lecture :ange: :

31
Légende, Epée,
Pierre et Sang

Le lendemain matin, Harry, Ron et Neville attendirent qu’Hermione descende dans la salle commune. Elle arriva en même temps que Ginny. Comme à son habitude, celle-ci embrassa Harry en guise de bonjour. Ron et Hermione, eux, se regardèrent pendant un instant, gênés. Puis, prenant les choses en main, Hermione s’approcha de lui et l’embrassa franchement. Quelques secondes plus tard, quand ils se relâchèrent, malgré les oreilles rouges de Ron et le sourire embarrassé d’Hermione, l’atmosphère fut beaucoup plus détendue. Harry pensa avec soulagement que le mystérieux problème de Ron, hier soir, était donc sans doute plus ou moins réglé. Ils descendirent dans la Grande Salle, avalèrent rapidement leur petit déjeuner, puis remontèrent dans les étages jusqu’à s’enfermer une nouvelle fois dans une salle vide du cinquième étage.
Harry raconta alors aux filles le rêve qu’il avait fait la nuit précédente.
– Voldemort a tué Rogue ? murmura Ginny après un long silence, incrédule. Et tu dis que Rogue n’a pas essayé de se défendre ?
– Oui, répondit Harry. Et ce n’est pas tout… Voldemort avait l’air très heureux. Après avoir bu la potion, il a dit que Rogue lui avait permis de goûter le pouvoir au sens propre du terme… Et puis il lui a fait une série de compliments. Il a dit que Rogue était au courant pour les Horcruxes, et même que c’était lui qui avait tué Regulus Black quand il a pris le médaillon de Serpentard… Et enfin, il a dit qu’il serait trop dangereux pour lui de garder Rogue en vie – pour une raison que Rogue connaissait, d’après ce qu’il a dit. Mais on aurait dit que Rogue n’entendait rien de ce qu’il disait… Le seul moment où il a bougé…
Il leur parla de l’expression démente sur le visage de Rogue, qu’il avait aperçue pendant une fraction de seconde. Il y eut un nouveau silence.
– Si je comprends bien, dit lentement Hermione au bout d’un moment, tu penses que cette coupe qui contenait la potion était l’Horcruxe ?
Harry hocha la tête.
– Oui. La potion n’était pas un Horcruxe : elle était tirée de l’Horcruxe. C’est pour ça que j’ai senti l’âme de Voldemort diluée à l’intérieur. Maintenant, il faut qu’on retourne tous les quatre dans l’ancien repère de Voldemort, pour aller le chercher.
– Mais on ne sait pas si elle est toujours…
– Si, Hermione, coupa Harry d’un ton sans réplique. On le sait.
Personne ne chercha plus à discuter là-dessus.
– Alors, reprit Harry d’un ton moins rigide, qu’est-ce que vous avez trouvé, à la bibliothèque, tous les deux ?
Ron et Hermione échangèrent un bref regard.
– Des choses très intéressantes, répondit Ron.
– Et peut-être de quoi appuyer ta théorie, ajouta Hermione. En tout cas, si nos déductions sont justes, il est possible que nous connaissions et le mot de passe – et donc la nature de l’objet caché là-bas – et l’identité de l’épée dont on a besoin pour franchir le mur de pierre, d’après les inscriptions.
Elle se tut un instant.
– Alors ? s’impatienta Harry.
– Alors, commençons par le début, dit simplement Hermione. Quand j’ai lu la traduction du professeur Sands, hier matin, ça m’a tout de suite évoqué quelque chose, mais je n’étais encore sûre de rien. J’ai passé un bout de temps à la bibliothèque à chercher dans divers bouquins, avant de me rappeler enfin où j’avais vu si souvent ces mots : « pierre », « sang », « saint ». Je les avais souvent lus dans les livres de Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard que je t’ai offerts à Noël, déclara-t-elle. Alors je suis montée dans votre dortoir et, comme il n’y avait personne, j’ai pu les prendre dans ta valise. Ensuite, je suis allée dans mon dortoir et je les ai feuilletés. Et toi aussi, quand tu es venu m’aider à la bibliothèque, dit-elle en se tournant vers Ron.
– Oui… c’est vrai, dit celui-ci. Donc, je les ai feuilletés aussi, et Hermione m’a fait remarquer… Enfin bref, dans chacun de ces livres, il y a un thème secondaire, et aussi un mot qui sont régulièrement répétés. Gryffondor mentionne souvent la qualité de la pureté du cœur et, par extension, de la sainteté. Helga Poufsouffle, euh… je n’ai pas très bien compris. En tout cas, elle parle souvent de ceux qui travaillent dur en sculptant la pierre. Et bien sûr, Serpentard parle de la pureté du sang, dit-il succinctement sur un ton dégoûté. Et à la fin de chacun de ces trois livres, le tout dernier mot est « saint », « pierre » ou « sang ». Ça reprend les derniers mots du texte gravé sur le mur.
– Et le livre de Rowena Serdaigle ? demanda Harry, intrigué. Il ne parle de rien, lui ?
– Si, justement, répondit Hermione, dont le ton indiquait que l’on rentrait dans le vif du sujet. Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais dans le texte des runes, il y a un espace entre le mot « Saint » et le dernier point. Je l’ai recopié sur la feuille et le professeur Sands a reproduit l’espace en traduisant. Ça m’a laissé penser qu’il y avait quatre mots importants dans ce texte, quatre mots qui provenaient chacun de l’un des livres des fondateurs de Poudlard. Et le quatrième, qui n’est pas gravé sur le mur de la grotte, c’est probablement le nom de l’Horcruxe.
– Et Serdaigle le donne dans son livre, c’est ça ?
– Pas exactement, marmonna Ron.
– Serdaigle est plus énigmatique, dit Hermione. Elle fait souvent référence à de vieilles légendes du Moyen-Âge ou de l’Antiquité, en particulier des légendes qui sont liées à deux objets bien précis.
– Quels objets ? questionna Ginny, qui semblait maintenant aussi impatiente que Harry.
– Elle ne les nomme jamais directement, mais elle y fait beaucoup d’allusions et en donne beaucoup de caractéristiques qui ne prêtent pas vraiment à confusion. Le dernier mot de son texte est simplement « objet », et elle parle donc sûrement de l’Horcruxe. L’autre, c’est une épée, et j’ai de bonnes raisons de penser que c’est « l’Epée de la Légende » dont parlent les runes.
– Quelle épée ? demanda Harry, presque surexcité.
– Tu as déjà entendu parler d’Excalibur ? le questionna Ron.
– Euh… oui, répondit Harry. J’en ai entendu parler dans certains livres, quand je vivais chez les Dursley, et aussi les rares fois où ils m’ont laissé regarder la télévision assez longtemps pour voir une émission entière… Mais attends une minute… ça n’aurait pas encore un rapport avec Merlin ? interrogea-t-il, les sourcils froncés.
– Si, répondit Hermione. D’après les livres d’histoire de la sorcellerie – qui sont plus fiables que les légendes moldues –, Excalibur est une épée que Merlin a planté dans le roc grâce à un procédé magique spécial, qui lui a permis de choisir le futur roi de la Grande-Bretagne. C’est un Moldu, Arthur Pendragon, qu’il a désigné pour pouvoir retirer l’épée – ce qu’il a fait. D’après certaines légendes du monde des sorciers, Excalibur avait des pouvoirs magiques donnés par Merlin, qui ont permis à Arthur de vaincre de nombreux ennemis. Mais en réalité, Merlin manipulait ce roi moldu pour retrouver un objet bien plus précieux – et c’est cet autre objet qui devrait être le dernier Horcruxe que nous cherchons.
– Attendez une seconde, tous les deux, marmonna Ginny en observant tour à tour les visages de Ron et d’Hermione. Vous ne parlez tout de même pas du… ?
Ils hochèrent la tête en signe d’approbation. Apparemment, ils se comprenaient, tous les trois – même Neville, à son visage stupéfait, bouche bée, avait l’air de savoir de quoi ils parlaient. Mais Harry, lui, n’en avait aucune idée.
– De quoi vous parlez ? demanda-t-il, agacé. C’est quoi, cet objet si extraordinaire ?
Ginny se tourna vers lui avec impatience et le regarda d’un œil mêlé d’exaspération et d’autre chose, qui ressemblait horriblement à de la pitié. Puis elle se décida à lui répondre.
– Harry, dit-elle sur un ton calme et posé, percé toutefois d’une certaine excitation. Ron et Hermione sont en train de te dire que l’objet qui est caché derrière ce mur aux runes, l’objet que vous cherchez – l’Horcruxe… c’est le Saint Graal !
Au visage impressionné qu’affichaient Ginny et Neville, Harry aurait dit qu’il s’agissait d’une révélation de poids. Mais même si ce nom lui évoquait vaguement quelque chose, Harry n’avait pas la moindre idée de ce que signifiait le mot « Graal ».
– Désolé, je… je ne sais pas vraiment ce que c’est, avoua-t-il, gêné de cette ignorance manifestement due à son enfance passée dans le monde des Moldus.
Son inculture magique ne s’était plus manifestée avec une telle importance depuis un temps qui lui paraissait assez long, à présent, mais c’était toujours aussi désagréable de passer pour un ignorant.
– Tu as entendu parler de Jésus, j’imagine ? dit Hermione.
– Oui, quand même…, répliqua Harry, irrité.
– Le Graal est une coupe qui aurait recueilli le sang de Jésus au moment de son dernier repas, expliqua-t-elle. Et aussi quand il était sur la croix. Après, il semblerait qu’on en ait perdu toute trace mais, de nombreuses personnes, Moldus ou sorciers, l’ont cherché dans les siècles qui ont suivi. Parce que, d’après une légende, celui qui boirait dans cette coupe retrouverait sa jeunesse et aurait la vie éternelle, voire bien d’autres pouvoirs. Cet objet est considéré comme le plus puissant, le plus précieux de tous les objets magiques légendaires. Ce ne serait pas très étonnant que Voldemort ait voulu en faire son dernier Horcruxe…
– C’est vrai mais… il y a quelque chose que je ne comprends pas. Quel est le rapport avec les fondateurs de Poudlard ? demanda Harry, les sourcils froncés.
– On y a pensé, nous aussi, répondit Ron. Il y a deux possibilités : soit Dumbledore – en supposant que ce soit bien lui qui ait laissé ces quatre livres à la bibliothèque à ton intention – avait déjà fait des découvertes à ce sujet qu’il n’a pas eu le temps de transmettre avant de mourir, soit…
– … soit Voldemort connaissait déjà ces livres avant, acheva Hermione. En fait, on dirait que le Graal est un objet qui a beaucoup intrigué les fondateurs de Poudlard de leur vivant, et ils en ont donc parlé chacun à leur manière dans leurs livres sur les sources du pouvoir magique. Dans ce cas, le Graal était un objet lié aux quatre fondateurs en même temps, ce qui expliquerait que Voldemort y donne un attachement plus particulier que les autres sorciers, et qu’il ait voulu en faire un Horcruxe. Ensuite, pour symboliser le lien avec les quatre fondateurs, Voldemort a dû créer cette énigme en reprenant le thème propre à chaque fondateur.
– Et bien sûr, ces deux hypothèses peuvent très bien se superposer…, murmura Harry. Mais il y a encore une chose que je ne comprends pas. Le Sang de Serpentard, le Saint de Gryffondor, et l’énigme du Graal de Serdaigle, d’accord. Mais pourquoi Poufsouffle et les runes parlent-elles de la « Pierre » ? Quel est le rapport avec le Graal ?
– Aujourd’hui, la plupart des gens s’imaginent le Graal comme une coupe, c’est vrai, expliqua Hermione avec patience. Mais certaines légendes le décrivent plutôt commme une pierre précieuse, une sorte d’émeraude qui aurait recueilli le sang de Jésus et qui aurait reçu, grâce à ça, des pouvoirs magiques extraordinaires.
– Mais pourtant, c’est bien une coupe, objecta Harry. Je l’ai bien vu dans mon rêve, c’était… mais une minute… Si, il y avait bien une pierre incrustée dans le pied de la coupe…, se rappela-t-il soudain à voix basse. Mais ce n’était pas une émeraude : c’était un rubis.
– Dans ce cas, ça expliquerait tout, dit Hermione avec un enthousiasme qui sonnait un peu faux.
– Qu’est-ce qu’il y a, tu n’es pas contente ? s’étonna Ron.
– Ce n’est pas ça, mais… Déjà, nous n’avons aucune idée de comment on va bien pouvoir se débrouiller pour retrouver Excalibur – en admettant que cette épée existe encore aujourd’hui. Et nous n’avons aucune idée de la nature de ce « chevalier noir » qu’on devra affronter si jamais on franchit le mur. Mais surtout… Harry a bien dit que Voldemort avait bu dans la coupe et, si jamais il s’agit bien du Saint Graal, je ne pense pas que ce soit vraiment un bon présage…

Piranha020989
Piranha020989
Niveau 2
09 avril 2007 à 15:47:22

HO non c est pas deja fini merde. Vite on veut la suite
SVP

vegetabill
vegetabill
Niveau 7
10 avril 2007 à 11:36:59

et ben tu nous gate ces jours ci merci

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
10 avril 2007 à 16:17:54

:merci:

Et bonne lecture :ange:

31
Légende, Epée,
Pierre et Sang (suite et fin du chap)

Ils volèrent pendant quelques minutes avant de retrouver la clairière au terrain parfaitement plat, au milieu duquel siégeaient toujours les restes de l’imposant manoir aux murs et au toit d’un rouge tout aussi vif que lorsqu’ils les avaient quittés. Ils se posèrent et dissimulèrent encore une fois leurs balais dans un buisson épais, en bordure de la clairière, avant de se diriger vers la porte d’entrée. Depuis leur dernière visite, la poignée d’or avait retrouvé sa forme de départ, qui ne permettait pas d’ouvrir quoi que ce soit. Hermione dut répéter la même manipulation qu’il y a deux mois et, en un rien de temps, elle redonna à la poignée d’or sa forme de lion altier, identique à celui des Gryffondor. Ils pénétrèrent ensuite à l’intérieur de la ruine.
Rien n’avait changé. Il n’y avait toujours qu’une seule pièce pour tout l’étage, dont les murs et le sol étaient toujours recouverts de poussière. Les fenêtres permettaient une visibilité très correcte et le même drap vert sale, au centre de la pièce, laissait deviner la silhouette imposante du miroir du Riséd. Ils ne s’attardèrent pas et traversèrent rapidement l’endroit pour s’engager dans l’escalier qui menait à la cabane aux dimensions confortables, suspendue dans les arbres, aux fenêtres dépourvues de vitres.
Avant de franchir la porte qui menait à la grotte montagneuse, Harry remarqua que l’ancien repère de Voldemort, à l’image du Graal, semblait avoir un lien avec chacun des quatre fondateurs. La maison rouge avec une poignée d’or en forme de lion altier rappelait bien entendu Gryffondor ; la grotte sous-marine qui dissimulait une armée de serpents sauvages symbolisait Serpentard ; la cabane dans les arbres lui évoquait légèrement Helga Poufsouffle, à cause de certains couplets qu’il avait un jour entendu chanter par le Choixpeau magique ; des couplets qui lui faisaient également faire un rapprochement entre les ruines de la tour, sur la montagne, et Rowena Serdaigle.
Et c’était dans un prolongement souterrain de cette tour qu’était probablement caché le Graal, protégé par un mur sur lequel était gravée une énigme, quand, comme par hasard, c’était dans le livre de Rowena Serdaigle que des allusions énigmatiques étaient faites sur les légendes existant autour de cet objet. Il était surprenant de voir à quel point Voldemort tenait à l’aspect symbolique des choses, à leur grandeur…, pensa Harry avec amertume.
Une fois dans la grotte, cependant, il chassa ces pensées sombres de sa tête et se concentra sur l’important. Le moment était venu d’agir. En traversant l’espace avec les autres, Harry vérifia au passage que rien d’anormal, par rapport à la dernière fois, n’était venu s’installer entre temps. Mais là encore, strictement rien n’avait changé. Le mur d’aspect circulaire n’avait pas bougé d’un caillou. Au fond, le chaudron d’argent contenait toujours le même liquide, devenu transparent après l’intervention de Harry, qui se tourna vers la paroi rocheuse où les incriptions runiques étaient restées profondément gravées.
– Allons-y, dit-il à voix basse.
Il respira profondément, puis prononça à haute et intelligible voix :
– Graal !
Mais rien ne se produisit. Il s’y était attendu, toutefois, et il sortit sa baguette qu’il pointa sur le mur de pierre. Et une seconde fois, comme s’il jetait un sortilège, il s’écria :
– Graal !
Cette fois-ci, il y eut un sifflement suraigu, si fort que Harry, ses amis et son professeur se bouchèrent immédiatement les oreilles. Une faible lumière blanche apparut alors, un peu au-dessous des inscriptions runiques. Son éclat s’affermit puis s’étendit, jusqu’à former un trait lumineux, qui dessina un rectangle d’un demi-mètre de hauteur, sur un mètre de longueur. La portion de roche délimitée par la lumière se dégagea alors du mur de la grotte en produisant un bruit d’enfer, et s’avança encore d’un bon mètre avant de s’immobiliser.
Il y eut encore un sifflement suraigu lorsqu’une lumière semblable à celle qui avait tracé le carré dessina une mince fente au centre du rectangle de pierre lisse qu’ils avaient maintenant à leurs pieds. Puis tout bruit cessa. Harry, Ron, Hermione, Neville et Abel se débouchèrent les oreilles et observèrent en silence le pavé de pierre grise.
Au bout d’un moment, Abel, qui avait porté l’épée de Gryffondor sur lui, soigneusement rangée dans un fourreau à la provenance mystérieuse, s’avança vers Harry et lui tendit l’arme par le fourreau.
– A vous l’honneur, dit-il simplement.
Harry ne répondit pas. Il saisit la poignée incrustée de rubis de l’épée et la tira de sa gaine. Comprenant ce qu’il avait à faire, il empoigna plus solidement la lourde épée et, de ses deux mains, il enfonça Excalibur dans la fente. Avec un bruit métallique, la lame d’argent se laissa glisser de moitié dans la pierre, jusqu’à ce qu’elle soit complètement bloquée.
A l’instant même où il lâchait l’épée, tout le pan de mur qui leur faisait face se volatilisa sur une dizaine de mètres de large, ne laissant que le rectangle de pierre où l’arme était toujours solidement encastrée. De l’autre côté, il y avait une seconde grotte, réplique parfaite de la première.
Harry s’avança d’un pas surexcité, suivi par ses quatre compagnons. Il était là, au centre de l’espace circulaire, exactement comme dans son rêve… L’autel de pierre, qui semblait ne faire qu’un avec le sol, se dressait à la hauteur d’un homme adulte. Au-dessus, il pouvait voir la coupe de bronze étincelante, à laquelle il ne manquait que l’éclat de la potion ingurgitée par Voldemort la nuit précédente : le Saint Graal.
Arrivé à quelques mètres, Harry leva sa baguette, visa l’Horcruxe et, commençant par le plus simple, s’exclama :
– Reducto !
Mais comme il s’y attendait, le sortilège de Réduction fut sans effet : le jet de lumière se contenta de ricocher sur le métal et s’écrasa sur le sol, creusant un cratère de bonne taille un peu plus loin. Harry s’apprêtait à se retourner vers ses amis et Abel, pour qu’ils réfléchissent ensemble à un moyen plus habile de détruire l’objet, quand quelque chose retint son attention. Une volute de fumée noire commençait à s’échapper de l’intérieur du Graal pour se stabiliser devant l’autel.
– Qu’est-ce que c’est que ça ?… murmura Hermione d’une voix peu rassurée.
Les autres se trouvaient à côté de lui et observaient le phénomène. Ron et Hermione restaient près l’un de l’autre. Ils avaient tous les cinq sorti leurs baguettes magiques, prêts à s’en servir à tout instant.
La fumée se condensait, à présent, prenant un aspect de plus en plus solide, formant une silhouette de plus en plus précise… Harry vit alors avec horreur que le gaz se solidifiait pour de bon ; et, un instant plus tard, une armure, apparemment vide, mais tenant fermement une épée tout aussi noire et solide, s’était matérialisée devant eux.
Provenant de l’intérieur de son heaume, une voix glaciale et très grave s’éleva, accompagnée d’un sifflement rauque. Cette fois, Harry comprit tout de suite qu’il s’agissait de fourchelang.
– Je vais vous tuer.
Harry, Ron, Hermione, Neville et Abel se reculèrent immédiatement, tandis que le chevalier noir, levant son arme au-dessus de sa tête, s’avançait d’un pas lent et régulier, avec un terrible calme, froid comme la mort. Ils firent pleuvoir sur lui une flopée de sortilèges, mais ils furent tous absorbés par l’armure noire, qui ne subit aucun dommage et continua se s’approcher dangereusement, à une vitesse inchangée.
Harry se retourna, prêt à s’enfuir, et vit l’épée de Gryffondor, plantée à quelques mètres de lui… Bien sûr, c’était cela… la solution paraissait tellement évidente… Il se mit à courir à toute vitesse jusqu’au rectangle de pierre sur lequel il se hissa d’un bond, puis il saisit la poignée incrustée de rubis et tira de toutes ses forces, mais l’épée ne bougea pas d’un centimètre.
Il entendit les pas de ses compagnons, ainsi que le son des multiples sortilèges inefficaces qui ne ralentissaient apparemment pas la marche de l’armure. Pris de panique, Harry serra et tira l’arme de toutes ses forces, jusqu’à s’en déchirer les mains. Désespéré, il abandonna la méthode manuelle et leva sa baguette, même s’il savait d’avance que ce serait inefficace pour tirer l’épée Excalibur…
– Poussez-vous !
Il sentit quelqu’un le bousculer et Abel le dépassa, manquant de le faire tomber au sol. Harry vit alors son professeur saisir à son tour la poignée de l’épée. Le rubis de la taille d’un œuf se mit alors à rutiler d’une intense lumière rouge et pure et, cette fois-ci, la lame d’argent se laissa dégager de son socle de pierre.
Étourdi par ce qu’il venait de voir, Harry fut alors violemment projeté au sol, tandis que l’armure noire attaquait Abel. Mais ce dernier para le coup mortel de son assaillant, et ils sautèrent au sol avant d’entamer un duel furieux.
Le chevalier noir et Abel faisaient chacun siffler leur épée avec la même rapidité, la même fluidité, la même aisance. C’était un combat extrêmement serré, d’une virtuosité et d’un niveau probablement bien supérieurs à tout ce que Dudley pourrait jamais voir à la télévision. Il semblait maintenant évident qu’Abelforth n’avait pas menti, en parlant des pouvoirs d’Excalibur entre les mains des descendants de Merlin ; mais ce qu’il y avait d’évident également, c’était que Harry, lui, n’avait jamais pu utiliser une once de ce pouvoir – pas même dans la Chambre des Secrets, cinq ans plus tôt.
Pendant un temps que Harry n’aurait pas su déterminer, les quatre élèves observèrent à l’écart le combat entre leur professeur et l’armure noire, immobiles et impuissants. Les deux adversaires luttaient d’un niveau parfaitement égal mais, chaque coup, chaque mouvement semblait pouvoir être mortel.
Ils ne pouvaient pas rester comme ça… A tout instant, Abel pouvait se faire tuer, transpercé ou même décapité… et dans ce cas, ils se feraient tous tuer, car aucun ne saurait se battre avec un tel talent, même s’ils parvenaient à reprendre Excalibur. Ils devaient l’aider, même indirectement, procurer à Abelforth un avantage qui lui permettrait de prendre le dessus, et de détruire ce chevalier de fumée… ce chevalier de magie noire…
Harry regarda longuement sa baguette. Et si c’était ça ?… La fumée qui avait constitué le chevalier noir provenait du Graal, de l’Horcruxe… Si c’était une force magique directement issue de l’âme ou plutôt, de ce morceau de l’âme de Voldemort… Aucun sortilège n’avait fait effet, mais peut-être qu’une fois encore, celui-ci pourrait…
Décidé à tenter le tout pour le tout, Harry leva une nouvelle fois sa baguette magique et visa l’armure noire, qui s’acharnait toujours à essayer de trancher le corps d’Abelforth.
– Inertio ! s’exclama-t-il
Un rayon de lumière blanche jaillit du bout de sa baguette. Le chevalier noir, qui ne cessait de bouger – tout comme Abel –, n’était cependant déjà plus dans sa trajectoire. Mais par un effort de volonté, Harry parvint à modeler le jet de lumière qui changea de direction et finit par atteindre sa cible dans le dos. Alors, le chevalier noir se figea et, Abel, profitant de l’occasion, abattit l’épée de Gryffondor de haut en bas, tranchant l’armure noire en deux aussi facilement que de la fumée.
Pendant une fraction de seconde, Harry crut qu’ils avaient gagné, que le chevalier noir était vaincu, qu’ils étaient hors de danger et qu’ils allaient pouvoir prendre et détruire l’Horcruxe. Mais tandis que les deux morceaux de l’armure noire se séparaient en deux, un flash de lumière verte illumina toute la grotte. Harry ferma les yeux et, quand il les rouvrit quelques secondes plus tard, il eut tout juste le temps de se jeter sur le côté pour éviter un coup d’épée noire qui s’abattit sur le sol dans un bruit sourd.
Harry se leva d’un bond et brandit sa baguette. Il modula de nouveau le sortilège Inertio et se créa un bouclier d’énergie magique, contre lequel le chevalier noir frappa son épée à plusieurs reprises. A chaque coup, le bouclier perdait un peu plus de sa puissance… A sa droite, Harry apercevait les visages apeurés de ses amis, reculés dans un coin de la grotte, sachant qu’ils ne pouvaient absolument rien faire même si, à leur visage crispé, on aurait dit qu’ils cherchaient désespérément un moyen auquel ils n’auraient pas encore pensé. A sa gauche, il y avait Abel, de nouveau pris dans un duel d’épéistes avec un second chevalier noir… au lieu de mourir, le premier avait dû se dédoubler quand Abel l’avait coupé en deux…
Celui qui attaquait Harry porta encore un dernier coup et le bouclier s’évanouit totalement, laissant Harry sans défense. Celui-ci fit un bond en arrière et décocha un jet de lumière magique dans le « ventre » de l’armure qui fut projetée au sol. Cédant à une soudaine inspiration, Harry modula un fouet de lumière qu’il enroula comme un serpent autour du chevalier noir, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une silhouette lumineuse. Concentrant toutes ses forces, Harry resserra à fond le fouet lumineux tout en serrant sa baguette magique de toutes ses forces.
Petit à petit, la silhouette diminua, régressa… jusqu’à devenir un point de lumière qui se volatilisa. Cette fois-ci, il avait réussi, il était parvenu à détruire le chevalier noir… Puis il entendit soudain un horrible et écœurant bruit de succion. Il se retourna alors vers sa gauche, tandis qu’Hermione poussait un cri étouffé, et que Ron et Neville hurlaient : « NON ! »… Et ce qu’il vit le pétrifia d’horreur.
Tout s’était figé. L’autre chevalier noir était debout. Il tenait fermement son épée de ses deux mains de métal noir, son épée qui venait de transpercer Abelforth, un peu au-dessous du plexus… Abel resta ainsi debout, immobile, pendant une fraction de seconde. Pourtant, il sembla rester figé ainsi durant un temps infiniment long, jusqu’à ce qu’il soit secoué d’une horrible convulsion… Il lâcha son épée, qui retomba lourdement sur le sol, et du sang coula lentement d’un coin de sa bouche, tout comme il en coulait de sa blessure mortelle… Le chevalier noir retira alors son épée, et Abelforth Dumbledore s’écroula, face contre terre, une mare de sang se formant lentement autour de lui.
Le « regard » de l’armure tomba alors sur Ron, Hermione et Neville, toujours immobiles. Mais quand il leva son épée et se mit à avancer vers eux d’un pas vif, s’apprêtant à les attaquer, Harry, furieux, pointa sa baguette sur l’épée de Gryffondor, qui se souleva lentement du sol. Puis, dans un rapide mouvement de gauche à droite, il fendit l’air de son bras, et l’épée, tranchant l’air dans un sifflement aigu, vint alors se planter dans ce qui correspondait à la poitrine du chevalier noir.
Ce dernier se figea une nouvelle fois, avant de se volatiliser dans une volute de fumée qui se décomposa dans l’air. Harry se précipita alors vers le corps d’Abelforth, qu’il retourna sur le dos.

vegetabill
vegetabill
Niveau 7
10 avril 2007 à 20:32:59

au risque de me repeter merci encore

blokman
blokman
Niveau 7
10 avril 2007 à 22:15:33

Pas capable de créer ton personnage principal

Piranha020989
Piranha020989
Niveau 2
11 avril 2007 à 16:22:03

2 mots: c est super.

darkdark
darkdark
Niveau 9
11 avril 2007 à 23:51:29

Excalibur, mais deuxième hypothèse ! Mais que ça soit la même épée, j´y aurais jamais penser !! Bravo, vraiment c´est super !

Mais, pourquoi Voldy serait heureux ?

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 avril 2007 à 14:00:22

:merci: beaucoup pour vos coms (même si je capte pas celui de Blokman) et bonne lecture :ange: :

32
Aspic et visite

Un état de choc général se répandit dans la Grande Salle, dimanche matin, quand le professeur McGonagall annonça officiellement la mort du professeur Abel au petit déjeuner. Elle était restée très vague sur les causes de la mort. Finalement, elle leur avait juste dit ce que le ministère et Ste Mangouste savaient déjà : à savoir que le professeur de défense contre les forces du Mal et directeur de Gryffondor avait quitté l’enceinte de Poudlard, la veille au matin, et qu’il avait été retrouvé mort. Elle n’avait pas jugé bon de préciser qu’Abel avait été tué par une épée et non par un sort, ni d’ajouter que les quatre élèves qui avaient été mêlés au plus grand nombre d’affaires de ce genre, cette année, avaient accompagné leur professeur à ce moment-là.
Harry, Ron, Hermione et Neville avaient été de justesse mis hors de cause, même si certains Aurors et membres de la brigade de Police magique paraissaient plus méfiants que jamais. Ils n’avaient pas l’air loin d’avoir des ennuis pour « obstruction à la justice », étant donné qu’ils avaient exploré seuls l’ancien repère de Voldemort et semblaient même y avoir modifié certaines choses. Mais Harry s’en moquait. La prochaine fois qu’il reviendrait de ce genre d’excursion, soit il serait mort, soit on considérerait quiconque voudrait le poursuivre en justice comme ayant totalement perdu la raison.
Harry avait du mal à ne pas penser à Abel, à son si triste délire, ni à ses paroles au sujet de Rogue et de Regulus Black. Mais il s’y obligea. Le lendemain, les ASPIC, qui n’avaient pas été reportés, auraient lieu comme prévu et, pour cela, pour honorer la mémoire du professeur Abel, il devrait être prêt. En effet, la toute première épreuve qu’ils allaient passer était celle de défense contre les forces du Mal.
Comme pour les BUSE, l’examen théorique aurait lieu le matin, dans la Grande Salle, avec des plumes spécialement conçues pour empêcher quiconque de tricher. L’examen pratique aurait lieu l’après-midi, et ils seraient appelés par groupe de quatre ou cinq dans la petite salle, derrière le bureau des professeurs, pour montrer leurs capacités à l’un des examinateurs. Ceux-ci étaient arrivés samedi soir, et Harry avait alors pu constater avec soulagement qu’aucun n’était encore mort, depuis sa cinquième année. La vieille Griselda Marchebank était plus sourde que jamais, même si elle restait sans doute très vive d’esprit, et Harry reconnut également le professeur Tofty, qui lui avait fait passer de nombreuses épreuves deux ans auparavant – notamment la défense contre les forces du Mal, où il avait eu la mention « Optimale ».
Harry passa presque tout son dimanche à se détendre du mieux qu’il pouvait. Il voyait Hermione, Neville et beaucoup d’autres tenter d’assimiler ou d’améliorer encore quelques connaissances supplémentaires avant que les deux semaines les plus stressantes de leur vie ne commencent. Harry et Ron, eux, avaient bien compris que cela ne servirait à rien, que ça ne rajouterait rien de plus, et que ça pourrait même faire empirer les choses : pour une fois, il n’était pas question de paresse, mais bien de sagesse.
Mais en ne faisant rien, Harry sentait qu’il risquait de sombrer de nouveau dans l’état qui avait été le sien l’an dernier, à la mort de Dumbledore. Un état qu’il avait souvent retrouvé ces derniers mois, d’ailleurs, et qu’il devait tout faire pour éviter, car c’était une de ses plus grandes faiblesses. Il savait qu’il ne devait pas non plus enfouir ça au plus profond de lui-même… oublier était de loin la dernière chose à faire. Il devait simplement vivre avec jusqu’à ce que cela soit moins dur à supporter, comme il l’avait toujours fait cette année, et ce même si la mort du frère de Dumbledore avait un sens particulier à ses yeux.
Il ne parvenait pas à oublier le terrible ton de regret de son professeur… Il n’avait pas mérité de mourir comme ça, avant d’avoir pu réellement trouver la paix… « Comme tous ceux qui sont morts à cause de Voldemort », se répéta Harry avec une conviction profonde ; « Comme Rogue », se contraignit-il également à penser. Rogue aussi avait souffert… Et Harry était bien forcé de reconnaître qu’au fond, il ne savait rien de cet homme pour qui il éprouverait pourtant toujours une profonde rancœur, même après sa mort de la main de son maître…
Mais Harry se ressaisit à temps pour passer une journée qui avait véritablement quelque chose d’agréable. Ginny, qui avait suivi ses conseils, passa la fin de son après-midi avec lui, et Harry pensa qu’il pouvait même considérer sans se mentir qu’il avait réussi à être heureux, le lendemain de la mort d’Abel, et la veille du début des examens qui lui permettraient d’entrer d’une façon encore un peu plus concrète dans le monde des sorciers adultes, des sorciers de second cycle, même s’il se disait qu’il avait déjà fait un grand pas dans cet univers-ci bien avant d’y appartenir.

Lundi matin, Harry se réveilla à sept heures précises, tout comme le reste des élèves de septième ou cinquième année. En fait, la plupart des élèves de Poudlard se levèrent puis se préparèrent avec tout autant d’assiduité, car ce second lundi de juin annonçait le début des examens, tous niveaux confondus. La Grande salle fut beaucoup moins bruyante que d’habitude. Compte-tenu de la mort récente d’un professeur, l’atmosphère était encore plus spéciale qu’elle n’aurait dû l’être, mais il aurait été impossible de s’en apercevoir pour un observateur extérieur et ignorant. Le petit déjeuner fut pris silencieusement et, une heure plus tard, Harry et ses camarades de même année étaient tous assis devant des tables individuelles alignées côte à côte, qui avaient remplacé les quatres grandes tables habituelles, tout comme lorsqu’il avait passé ses BUSE, deux ans plus tôt.
Lorsque le professeur Slughorn leur donna le feu vert pour commencer, Harry examina le plus calmement possible son questionnaire, même s’il ne pouvait s’empêcher d’éprouver un certain trac, maintenant qu’il se trouvait réellement – et pleinement – dans l’épreuve. Harry commença à répondre aux questions. Au fur et à mesure qu’avançaient les deux heures que durait l’examen, il s’aperçut avec soulagement qu’il savait répondre sans difficulté – et avec plus ou moins d’habileté – à la plupart, voire à toutes les questions posées. En réalité, c’était de loin beaucoup plus facile que tout ce qu’Abel leur avait fait faire au niveau théorique, pendant toute l’année. Harry eut une pensée pour son feu professeur lorsqu’il remit sa copie à Slughorn, deux heures plus tard.
L’épreuve pratique se déroula avec tout autant de succès – en tout cas c’était l’impression qu’il avait eue. Il s’était souvenu de tous les maléfices, contre-maléfices ou sortilèges défensifs que lui avait demandés le professeur Marchebank, et n’avait eu aucun problème pour les jeter, avec ou sans la formule. La présidente de l’Académie des Examinateurs magiques l’avait même félicité pour « l’efficacité hors du commun de ses sortilèges », selon ses propres termes.
Ses épreuves pratiques de sortilèges et de métamorphose se déroulèrent avec presque autant de brio, même s’il ne pouvait pas en dire autant des épreuves écrites. Mais il ne pouvait pas dire qu’il s’était mal débrouillé non plus.
Comme à son habitude, chaque matin, chaque soir, et chaque midi, Hermione leur faisait part de ses inquiétudes paniques, prétendant qu’elle avait complètement raté à la sortie de chaque examen, prétextant une petite imperfection qu’elle avait sans doute été la seule à remarquer, comme l’avait fait observer Ron. Bref, le comportement d’Hermione indiquait qu’elle avait très certainement obtenu des « Optimal » à chaque épreuve, avait-il rajouté, même en défense contre les forces du Mal, étant donné l’entraînement d’enfer que leur avait fait subir le professeur Abel… Cela avait bien sûr déclenché la colère d’Hermione, puis finalement une de leurs habituelles disputes sans conséquence.
Durant les quatre jours qui suivirent, ils alternèrent repos et révisions intensives. Puis la seconde semaine d’examens débuta. Cette fois-ci, Harry avait beaucoup plus d’appréhensions. Il ne s’agissait plus de matières nécessitant l’usage de baguette ni même de pouvoirs magiques. Lundi et mercredi, ils allaient passer les épreuves de botanique et de potions, cette dernière étant celle que Harry redoutait le plus, tout comme la plupart de ses camarades de septième année.
Les épreuves théoriques et pratiques de botanique se déroulèrent sans trop de difficulté, même si la Tentacula vénéneuse dont il dut s’occuper essaya de l’étouffer à plusieurs reprises dans la serre numéro trois. A la fin de la journée, Neville, qui avait passé ses trois matières et avait vraisemblablement très bien réussi la botanique, était d’une excellente humeur – meilleure qu’Hermione, en tout cas. Mardi, celle-ci passait l’épreuve d’arithmancie le matin, et celle d’étude des anciennes runes l’après-midi. Elle revint de cette dernière épreuve au bord des larmes, et Ron eut beaucoup de mal à la calmer – surtout qu’Hermione semblait tout faire pour entamer une dispute.
Quand il vint s’asseoir dans un fauteuil défoncé, près de Harry, Ginny, Neville et Colin Crivey, Ron leur raconta qu’Hermione avait simplement eu du mal à cerner le sens exact de certains mots étranges, et qu’elle craignait donc que sa traduction n’ait finalement aucun sens. A ce moment-là, ils se regardèrent tous dans un long silence éloquent, avant d’être tous les cinq pris d’un fou rire tel que Harry n’en avait pas connu depuis longtemps. C’était un rire certes un peu nerveux, en cette période tendue de l’année scolaire mais, comparé à tout ce que, pour certains d’entre eux, ils avaient pu vivre de véritablement grave cette année, Harry ressentait une sorte d’agréable insouciance.
Il savait qu’il vivrait bientôt d’autres moments bien plus sérieux, bien plus pénibles, bien plus décisifs mais, en attendant, il allait encore passer un examen, comme un étudiant ordinaire du collège Poudlard. Un examen suffisamment stressant pour lui faire oublier ce qu’il avait à faire pour quelques temps encore.
Le lendemain, le rituel se répéta, pour la dernière fois de leur vie. Harry, Ron et Hermione, encouragés par Neville, entrèrent dans la Grande Salle et s’installèrent. C’était Flitwick qui surveillerait l’épreuve.
Lorsque le minuscule professeur de sortilèges annonça qu’ils pouvaient commencer, Harry retourna son questionnaire qu’il survola immédiatement, son cœur battant plus fort qu’à l’ordinaire dans sa poitrine. Il lui sembla qu’il pourrait répondre quelque chose pour à peu près toutes les questions, mais il était loin d’être rassuré pour autant.
Deux heures plus tard, Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent à la sortie de la Grande Salle. Ils échangèrent des regards un peu tendus, avant de prendre la direction de la salle commune. Harry pensait que ce qu’il avait écrit n’était peut-être pas trop mal, mais il n’aurait pas pu affirmer avec certitude qu’il était parvenu à atteindre le niveau « Effort Exceptionnel ». Pendant le déjeuner, Neville essaya sans succès de les rendre plus joyeux. Sa tentative de parler d’autre chose que les ASPIC ne donna pas de résultat très brillant, et il finit par les consoler en leur rappelant que dans moins de trois heures, tout serait terminé.
Harry donna un maximum de sa concentration pour préparer son antidote. L’épreuve pratique, particulièrement difficile, consistait à concevoir un antidote pour un poison inconnu, dont on leur présentait un flacon unique. Il n’y avait aucune possibilité, ni de prendre trop exemple sur un voisin, puisqu’ils avaient tous un poison différent, ni de savoir si sa potion était réussie ou non en fonction de sa couleur, puisqu’il n’y avait pas de modèle de départ. Il s’agissait d’une totale improvisation.
Harry estima qu’il avait au moins fait quelque chose de convenable – en admettant que la potion violette qu’il avait préparée ne soit pas du poison, et ait même une quelconque utilité – étant donné que, contrairement à certains – qui n’étaient heureusement ni Ron ni Hermione –, il n’avait provoqué aucune explosion, ni même aucun panache de vapeur douteuse.
Ce soir-là, ils ne furent pas très bavards au dîner, et une sorte de dépression légère due aux examens se prolongea les deux jours suivants. Mais vendredi soir, Seamus, Dean, Parvati et Lavande improvisèrent une petite « boum » dans la salle commune pour fêter la fin des examens pour tous les élèves du château. Cette fête avait une connotation particulière pour les septième année qui, comme Harry, allaient définitivement quitter Poudlard.

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 avril 2007 à 14:01:20

Ginny et Hermione s’amusèrent beaucoup à faire danser leurs petits amis sur les musiques très entraînantes des Bizarr’Sister, qu’une radio magique posée sur un fauteuil, le son réglé au maximum, diffusait aléatoirement.
A une heure du matin, cependant, une McGonagall furieuse entra dans la salle commune et les obligea à tout arrêter. Elle passa un bon quart d’heure à rappeler dans un sermon sévère leurs devoirs au préfèt et à la préfète de Gryffondor, ainsi qu’à Hermione qui, étonamment, avait visiblement oublié qu’elle était encore préfète-en-chef jusqu’au 30 juin. Honteuse, Hermione rejoignit ensuite directement son dortoir, sans même embrasser Ron qui parut un peu déçu.
Les jours suivants, Harry les passa à se détendre et à s’amuser en compagnie de ses amis ou camarades de Gryffondor – ainsi que certaines connaissances des autres maisons, comme Luna Lovegood ou Ernie Macmillan. Il pouvait également passer du temps avec Ginny, dans le parc ensoleillé ou dans le château. Il ne restait plus qu’une dizaine de jours à passer à Poudlard – le week-end, la semaine suivante, encore un lundi puis, le mardi 30 juin au matin, ils prendraient tous la poudre de Cheminette pour rentrer chez eux.
Harry profitait de cette période libre de devoirs et de missions concernant les Horcruxes pour profiter pleinement de la vie, avant de prendre la dernière ligne droite qui menait à l’objectif qu’il s’était fixé un an plus tôt. Malgré le vague pressentiment qu’il avait eu dans la grotte, il avait la certitude absolue que d’une part, les six « objets » qui avaient été trouvés – le journal intime, la bague, le portrait du médaillon, la coupe, le serpent et le Saint Graal – avaient bien été des Horcruxes, et d’autre part, que les parcelles de l’âme de Voldemort qu’avaient contenues ces Horcruxes avaient été totalement anéanties. Voldemort était donc mortel… Et dès qu’il quitterait Poudlard, Harry partirait en quête de la dernière pièce du puzzle. Il irait trouver Voldemort et il l’affronterait pour la toute dernière fois…
Il ne pouvait pas dire qu’il avait peur – et pourtant, il n’aurait pas osé prétendre le contraire non plus. Une chose était certaine, il s’était suffisamment préparé. Il ne pensait pas pouvoir faire mieux, à moins de subir un entraînement encore plus intensif en duel, un très long entraînement à la fin duquel Voldemort aurait déjà trop pourri le monde des sorciers et des Moldus pour qu’il vaille la peine de l’éliminer… « Il faudra une habileté et un pouvoir hors du commun pour parvenir à tuer un sorcier tel que Voldemort », avait dit Dumbledore. Le pouvoir, Harry pensait sincèrement l’avoir. Il l’avait même toujours eu, il n’avait simplement compris que très récemment comment on utilisait l’amour pour se battre. Et pour ce qui était de l’habileté… il en avait, c’était certain. Et il savait qu’en duel, il aurait pu battre à plate couture à peu près n’importe quel élève de Poudlard. Mais serait-ce suffisant face à Lord Voldemort ?…
Plusieurs fois, il se força à chasser ses doutes de son esprit. S’il échouait après avoir donné tout ce qu’il avait maintenant et, bien entendu, après avoir effacé toute acceptation de l’échec de son esprit jusqu’à ce qu’il soit totalement vaincu – c’est-à-dire mort et enterré –, il ne pourrait pas s’en vouloir. Et il savait au plus profond de lui-même qu’il devait se lancer maintenant, car après il serait trop tard.
La Gazette du Sorcier continuait inlassablement de rapporter tous les événements de l’extérieur, et la moitié des faits énoncés avaient un rapport avec des crimes commis par les Mangemorts : cela pouvait parler de gens soumis à l’Imperium, ou qui avaient subi le Doloris, mais il s’agissait la plupart du temps de meurtres. En deux ans à peine, le nombre de morts et de disparitions approchait d’une façon à la fois dangereuse et sinistre le triste record qui avait mis onze longues années à se construire dans la terreur, lors de la première guerre. Et la terreur actuelle qui régnait à l’extérieur, et qu’ils allaient très bientôt tous retrouver, avait de très loin dépassé celle que Voldemort avait pu inspirer, près de dix-sept ans auparavant.
Samedi soir, Harry s’attendait donc, comme tout le monde, à voir des centaines de hiboux arriver, apportant comme d’habitude des nouvelles de leur maison à ceux qui avaient encore une famille – entière ou non –, et les habituels numéros de divers journaux, comme le Sorcier du soir. Mais à la surprise générale, strictement aucun courrier n’arriva de toute la soirée, et ce pour aucun élève de Poudlard assis dans la Grande Salle. Et, hormis les quelques oiseaux venus pour chercher quelques caresses ou pour picorer un peu le dîner de leur maître – comme Hedwige et Coquecigrue –, aucun hibou ne vint troubler la vision du plafond magique, qui renvoyait ce soir-là l’image d’un ciel sans nuage et constellé d’étoiles très brillantes.
A la fin du dîner, Harry vit les professeurs chuchoter entre eux, l’air très préoccupé. Les élèves aussi se mirent à murmurer d’un ton angoissé, lorsqu’à dix heures le lendemain, ils n’aperçurent toujours aucune trace de courrier, que ce soit dans le ciel ou sur les tables voisines.
– Qu’est-ce qui se passe, bon sang ? finit par demander Ron d’une voix anxieuse. C’est comme si…
Mais il s’interrompit. Hermione acheva à sa place, l’air songeur :
– C’est comme si Voldemort avait pris le pouvoir…
– Impossible, dit aussitôt Harry. On le saurait si…
– Pas forcément, coupa Hermione. Mais, à moins que toute la population ait été décimée hier soir, ou que tous les parents d’élèves se soient mis d’accord en même temps pour ne plus écrire à leurs enfants, je dirais que la seule explication, c’est que le courrier est bloqué par une institution importante – une institution qui en a tout le pouvoir.
– Tu penses au ministère de la magie ? demanda Ginny, qui prenait son petit déjeuner avec un groupe d’amis assis à côté d’eux.
– Oui, répondit Hermione, soucieuse. Mais je ne vois pas pourquoi Scrimgeour bloquerait le courrier.
– Il a peut-être fait une grosse bêtise et il veut étouffer l’affaire, suggéra Colin Crivey.
– Mais Scrimgeour n’est quand même pas un tyran, rappela Hermione, les sourcils froncés. Il ne s’amuserait pas à troubler le bon fonctionnement de la société, surtout en ce moment… Pour moi, la seule explication, ce serait que Voldemort se soit emparé des moyens dont dispose le ministère de la magie. Et pour ça, il faudrait que…
– Que le ministère de la magie ait été pris par son armée, tout comme Pré-au-Lard, Azkaban et l’Allée des Embrumes…, marmonna lentement Harry.
Hermione hocha sombrement la tête.
– Mais Voldemort pourrait bien avoir trouvé seul le moyen de bloquer le courrier, non ? objecta Ginny. Ça ne doit pas être bien difficile, pour lui, avec tout le pouvoir qu’il a pris ces derniers temps…
– Non, c’est vrai, admit Hermione, songeuse. Tu as raison… En tout cas, tout ça ne me dit rien qui vaille…
Dépité, Harry leva la tête et observa les visages inquiets des autres élèves, aux autres tables. Et soudain, pendant une fraction de seconde, il crut croiser le regard de Théodore Nott. Mais ce dernier se tourna aussitôt pour entrer en grande conversation avec Blaise Zabini. Harry n’avait pas eu le temps de voir ce qu’avaient exprimé les yeux de Nott mais, au-delà de toute logique, il avait la certitude que cela lui aurait très fortement déplu ; et cela lui donnait un très mauvais pressentiment…
Le midi et le soir, le même phénomène se répéta et, après le dîner, la nervosité ambiante devint quasi palpable. En sortant de la Grande Salle, c’est d’un pas empressé que Harry, Ron, Hermione et Neville grimpèrent au septième étage pour assister à la réunion de l’Ordre du Phénix qui avait lieu chaque dimanche.
Mais ils ne trouvèrent personne dans la Salle sur Demande. Ils s’installèrent, anxieux. Dix minutes plus tard, le professeur McGonagall entra et claqua la porte derrière elle. Puis elle s’installa en face de ses trois élèves et dit d’un ton un peu crispé :
– Bien, nous pouvons commencer la réunion.
Un silence de mort accueillit ces paroles.
– Mais…, bredouilla Hermione, professeur… Les autres…
– … ne viendront pas, Hermione, l’interrompit McGonagall d’un ton sec, avant d’annoncer plus gravement :
– Depuis hier après-midi, vers quatre heures environ, nous avons perdu tout contact avec l’extérieur et, d’après les dernières informations que j’ai pu récolter à ce moment-là, ce n’est pas en passe de s’arranger.
– Tu avais raison, Hermione…, dit Ron d’une voix blanche à l’adresse de sa petite amie, après un instant de mutisme.
– Qu’allons-nous faire, professeur ? demanda Harry d’une voix tendue. Qu’est-ce que vous comptez faire… pour Poudlard ?
– Je vous ai déjà dit, Harry, que Poudlard dispose de quoi faire face au danger, répliqua McGonagall. Et Poudlard est désormais sujette à une menace majeure, ajouta-t-elle très sérieusement. Il est bien possible que cet endroit représente la dernière grande place magique du Royaume-Uni sur laquelle Vous-Savez-Qui n’a pas encore pris le pouvoir. Nous risquons donc de subir une attaque de grande ampleur d’ici peu de temps ; je dirai même une attaque de force majeure, même comparée à celles de Pré-au-Lard et d’Azkaban, étant donné que Vous-Savez-Qui peut désormais se permettre de concentrer toute la force de son armée sur nous. Heureusement, ils ne pourront pas transpercer la protection magique qui agit partout à l’intérieur de l’enceinte de Poudlard avant très longtemps – nous avons donc encore des semaines, voire des mois devant nous, si nous avons de la chance, les rassura-t-elle.
– Alors… que comptez-vous faire, professeur ? Vous avez déjà un plan ou vous pensiez en concevoir un avec nous ce soir ? interrogea timidement Hermione.
Harry, Ron et Neville la regardèrent, avant de se tourner de nouveau vers le professeur McGonagall, attendant résolument sa réponse.
– Pour l’instant, je pense que le mieux est d’attendre mardi matin avant d’annoncer quoi que ce soit aux autres élèves, déclara la directrice sur un ton convaincu. Demain soir, nous décernerons la Coupe des Quatre Maisons – je vous rappelle qu’elle n’a plus été remise depuis déjà quatre ans. Nous allons terminer l’année scolaire et nous aviserons à ce moment-là. D’ici là, ni Vous-Savez-Qui, ni ses Mangemorts, ni aucune de leurs créatures ne pourront nous faire aucun mal, assura-t-elle.
Harry, Ron, Hermione et Neville hochèrent lentement la tête, dans un geste très contracté.
– En attendant, essayez de profiter encore un peu du début de vos vacances d’été, suggéra McGonagall dans un soupir plein de lassitude. Je déclare cette réunion de l’Ordre du Phénix… terminée.

Le lendemain, Harry, Ron, Hermione, Neville et Ginny passèrent la journée à enchaîner très mollement les parties d’échecs, siestes au bord du lac, et discussions sur le Quidditch – cette dernière occupation fut particulièrement pénible pour Hermione. Ils ne parvevaient pas à chasser de leur esprit la pensée que Voldemort avait peut-être pris tout pouvoir, en dehors de l’école, ni que ses yeux rouges devaient maintenant être rivés sur Poudlard, sa prochaine cible.
Bien entendu, la veille au soir, avant de se coucher, Harry avait répété à Ginny tout ce qui avait été dit au cours de la plus courte réunion de l’Ordre du Phénix à laquelle il ait jamais participé. Et maintenant, ils restaient tous les cinq ensemble, partageant secrètement de quoi confirmer les inquiétudes des autres élèves, dont les murmures tendus semblaient remplir chaque couloir – secret ou non – et même chaque espace du château.
Harry se doutait que Ron et Ginny, bien que silencieux, se faisaient énormément de souci pour Bill, Fleur, Fred et George – voire pour Percy, sachant qu’il travaillait au ministère de la magie. Heureusement, en principe, Charlie devait toujours se trouver en Roumanie. Mais Harry, lui, s’inquiétait beaucoup du sort de Ste Mangouste. Et si l’hôpital était lui aussi tombé sous l’emprise de Voldemort ? Et si tous ceux qui avaient pu réchapper de justesse aux attaques des Mangemorts avaient été tués ? Mrs Weasley, à laquelle ils n’avaient pas rendu visite depuis un certain temps déjà, s’y trouvait toujours ; et elle restait incapable de se défendre, vu son état mental, qui s’était tout juste amélioré récemment. Dans les dernières lettres qu’il avait pu envoyer, Bill avait indiqué que sa mère se nourissait d’elle-même à présent, et avait même un peu commencé à parler, malgré le fait qu’elle ne reconnaisse toujours aucun membre de sa famille… Et bien entendu, Neville devait également se faire un sang d’encre pour sa grand-mère.
En observant les visages angoissés des autres élèves, Harry finit par remarquer – non sans surprise – que ceux qui avaient sans doute l’air le plus mal à l’aise, c’étaient les Serpentard. La seule et unique personne à afficher un visage parfaitement détendu était Théodore Nott. Ce dernier arpentait les couloirs du château d’un pas nonchalant, en esquissant sans cesse un sourire narquois et insupportable…

vegetabill
vegetabill
Niveau 7
12 avril 2007 à 16:33:08

Blokman---> t´a vraiment que ça a dire

jimpotter---> super comme d´hab.continue a écrire des suites aussi vite se serait cool

Piranha020989
Piranha020989
Niveau 2
12 avril 2007 à 21:24:19

Sourtout tarette pas c est super bon. Sa .intrigue l affaire avec Voldy.

darkdark
darkdark
Niveau 9
12 avril 2007 à 23:15:42

Harry doit lever une armée !! Tous les élèves de poudlard contre Voldy ! C´est leur dernière chance !! :lol:

Toujours super ! :ok:

Piranha020989
Piranha020989
Niveau 2
13 avril 2007 à 18:10:07

Sérieu l´histoire de l´armé sa serait nice gros.

vegetabill
vegetabill
Niveau 7
13 avril 2007 à 18:33:17

c´est clair se serait cool

darkdark
darkdark
Niveau 9
13 avril 2007 à 23:23:51

Ça s´appellerais l´A.P., l´armée de poudlard ! Harry serait leur chef et il les entrainerais mieux que n´importe qui ! Ensuite il pourrait se lancer a l´attack des places forte de Voldy et cela se terminerait en duel avec Harry et Voldy !

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