Bonjour à tous ! J´espère que cela vous plaira et si non, laissez couler ce topic...
La Montagne Noire
Introduction
Eryon était un jeune garçon de 14 ans aux cheveux châtains et aux yeux verts. Il vivait avec sa famille dans le petit village de Hernhall dans une région lointaine nommée Le Plateau des Roches. Cette contrée était appelée ainsi pour cause qu’elle était parsemée de roches et de montagnes. La plus petite colline devait atteindre environ quarante-cinq mètres d’altitude alors que la plus haute montagne abordait les sept mille mètres. Le village se situait en bordure d’une forêt de conifères au sud. Le coté nord se trouvait contre la montagne, dont une partie dans une grande caverne.
La maison d’Eryon était placée à la lisière de la forêt. Elle était construite en pin pour les murs et tout l’intérieur alors que le toit était construit en métal provenant de vieille mine au fin fond de la montagne. C’était un village indépendant, possédant sa propre armé, n’échangeant que quelques marchandises avec les grandes villes et, la terreur des Skulls. Les Skulls étaient des monstres dépourvus de peau. Ils donnaient la mort à de nombreux villages tentant de leur résister. Hernhall parvenait depuis des siècles à les repousser aux sommets des montagnes, là où il y avait de la place pour des centaines de créatures sanguinaires.
Chapitre 1 : Le Joyau
Le soleil pointait à peine dans le petit village de Hernhall, plus précisément, dans le Quartier du Roi, où se trouvait le palais. A l’intérieur, le souverain et ses conseillers parlaient d’une affaire de haute importance.
- Mes amis, nous ne pouvons pas nous permettre de rester dans cette situation, disait Olak. Nous restons depuis bien longtemps là, à repousser l’armée des Skulls ! Nous devrions nous rendre vers les Hauts Sommets pour les exterminer !
- Non, répondit le roi. Les Skulls ne nous ont pas attaqués depuis six mois. Peut-être ont-ils abandonné ?
Les conseillers n’étaient pas de cet avis. Selon eux, les Créatures-Sans-Peau, comme les appelaient certains villageois, pouvaient surgir à tout moment donc il fallait absolument entreprendre la route vers les Hauts Sommets et les détruire.
- Vous avez raison, se résolu le roi. Réunissez cent cinquante guerriers et partons sur le champ…
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Des monstres, une gigantesque armée de Créatures-Sans-Peau… Ils se préparaient, ils attendaient le moment propice, ils voulaient à nouveau goûter le sang des habitants de ce petit village, ils voulaient de la chaire fraîche, ils voulaient du combat. Ils voulaient ressentir le plaisir de trancher la gorge de leurs ennemis…Tous portaient des armures noires, des sabres accrochés à leurs ceinture, des boucliers de métal. Une créature montait sur une pierre. Une fois en haut, elle parla. « Allons-y mes amis, nous n’avons que trop attendu ! Dans un mois, le village ne sera plus que vent et poussière! » Un rire maléfique éclata…
Eryon se réveilla en sursaut. Il se leva précipitamment, s’habilla et dévala les escaliers. Dans la cuisine, sa mère Trinata, son père Garl et sa grande sœur Anaïl l’attendaient. Trinata était assez petite. Ses cheveux et ses yeux étaient noirs. Elle portait une robe rouge sang. Un vautour aurait sûrement plongé sur elle à cause de cela mais la plupart qui s’aventuraient au-dessus du village terminaient écrasés sur des toits ou sur la route car les chasseurs n’hésitaient pas, il fallait faire des provisions pour l’hiver qui approchait à grands pas. Eryon expliqua en détail son rêve, les créatures, l’attaque, le temps qui leur restait. Mais personne ne le cru. Ils pensaient que ce n’était qu’un rêve comme ceux que l’on fait chaque nuit. Mais l’adolescent n’était pas de cet avis. Cela avait l’air tellement réel, il y avait tellement de détails que ça ne pouvait être que la réalité.
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Tout le palais était en effervescence. Tous les majordomes, les servantes et les gardes se préparaient à quitter le château en compagnie du Roi pour combattre les Skulls. Trois jours, ils partiraient trois jours plus tard avec cent cinquante guerriers armés jusqu’aux dents.
- Votre Seigneurie, si je puis me permettre, disait un garde. Nous n’aurons pas assez de soldats pour venir à bout des Skulls. Il nous faut demander des renforts aux villages voisins !
Le roi resta impassible.
- Vous savez très bien que notre village n’a pas d’amis… Et c’est comme ça ! Nous les avons repoussé tant de fois que cela va être un jeu d’enfant de les tuer tous sans exception !
Le roi repartit en sens inverse. Il allait chercher dans sa chambre son sceptre. La chose à laquelle il tenait le plus au monde… Lorsqu’il passa la porte, il vit une chose qui l’horrifia. Sur le socle destiné à son sceptre, il n’y avait qu’une lettre sur laquelle était écrit :
Nous avons pris votre fortune, ce qui vous maintenait au trône ! Venez seul ce soir sur La Crête du Djinn avec votre épée et un bouclier… Personne ne doit vous accompagner…
Pour seule signature, une griffe plantée en travers du parchemin.
Le crépuscule arriva… Le roi, seul sur son étalon noir, une épée à lame rouge dans son fourreau accroché à sa ceinture, un magnifique bouclier de métal orné de filigranes d’or. Il portait une armure d’argent, comme son cheval. On appelait La Crête du Djinn comme cela car cent ans auparavant, un Djinn de Vent l’arpentait de long en large. Ne pouvant la quitter, un jeune magicien scella sa puissance dans une tablette de pierre. N’importe qui brisant cette relique libérerait la puissance du Djinn qui, de sa fureur, créerait un ouragan détruisant tout sur son passage. Le monde deviendrait alors chaos. Un homme en armure noire attendait le roi.
- Tu es venu… Tant mieux pour toi et tes proches !
Il sortit le sceptre d’un sac qu’il portait dans son dos.
- Rends-moi mon sceptre sinon tu en payeras de ta vie !
L’étranger dégaina son épée et courut avec une vitesse inhumaine vers le roi. Ce dernier parvint de justesse à parer le coup. Il repoussa l’inconnu et chargea à son tour. Son adversaire bloqua l’épée sans aucune difficulté. De toute évidence, il était très fort… Dix minutes plus tard, le roi se trouvait à terre.
- Meurs ! s’exclama l’étranger avant de révéler son identité.
Une femme, une femme d’une beauté infinie se trouvait devant le roi. Ce n’était cependant pas n’importe quelle femme…
- Diane…
Elle brisa le sceptre contre la tablette qui se brisa sur le coup. Le Djinn sortit de sa tanière et projeta Diane contre un rocher, sa vie se termina sur le coup… La perte du sceptre causa un arrêt cardiaque au roi… Ainsi mourut Calas, fils de Angrod et souverain du village de Hernhall…
Le Djinn du Vent ramassa le sceptre et le renvoya au village par une légère brise glacée.
A l’aube, plusieurs habitants virent le Joyau brisé arriver par la voie des airs. Il se posa sur les marches du palais avec délicatesse.
Sur le sable des deux petites fontaines, un message se dessina. « Votre Roi est mort, son sceptre à été brisé, son agresseur a été balayé » La nouvelle se répandit vite dans les villages alentours. Un nouveau roi devait être désigné. L’assaut de la Montagne Noire avait été annulé. Durant la nuit qui suivit, Eryon refit un rêve étrange.
Pars...
Pars avec tes amis,
Pars vers la Montagne Noire,
Sinon tu seras anéanti,
Au sommet de la montagne tu dois aller,
Le Joyau tu dois apporter,
L’enchantement tu dois briser,
Pour que le monde puisse reposer…
Trois heures, l’heure à laquelle Eryon s’était réveillé… Quels étaient ses rêves qui le hantaient ? Pourquoi est-ce que cela lui arrivait à lui ? Au loin, un hurlement de loup retentit. Un hibou hulula. Eryon se leva puis se dirigea vers sa fenêtre. Un loup courrait dans la direction de sa maison. Son pelage était gris argenté et il portait un bâton d’or. A mesure qu’il se rapprochait, le jeune homme parvenait mieux à distinguer l’objet. A son extrémité, un morceau de cristal brisé luisait à la lueur de la lune.
- Le sceptre ! s’exclama Eryon.
L’animal s’arrêta devant sa porte, s’assit puis attendit. Il regardait le jeune homme avec instance, il semblait vouloir dire : « Viens, c’est pour toi ! » Eryon descendit les escaliers en prenant bien soin de ne pas réveiller qui que se soit dans la petite maison. Il se glissa dehors en jetant un coup d’œil à l’intérieur pour s’assurer que personne ne le suivait. Le loup déposa lentement le sceptre aux pieds de Eryon puis tenta de dire : « Maintenant que tu l’as rêvé, fais-le… » L’adolescent ne comprit pas tout de suite.
- C’est… C’est ça le Joyau ?
Le matin arriva. Le loup suivait Eryon partout où celui-ci allait. Ils pouvaient se parler comme deux humains en face de l’autre. Ils sentaient les sentiments de chacun d’eux.
- Comment t’appelles-tu ?
« Sky, le Djinn de la Terre, c’est comme ça que l’on m’appelait autrefois… »
- Autrefois ? Et puis, tu es un loup non ?
« Vois-tu souvent des loups s’exprimer comme des humains ? »
Après un moment de réflexion, le jeune homme répondit.
- Tu as raison… Les humains sont plus intelligents que les animaux…
« C’est vrai, il n’y a que les humains pour penser à faire la guerre entre eux… »