je poste ici le texte d´une amie qui n´a pas voulu le faire elle-même
J’y croyais tellement, tu sais. J’y ai tellement cru. J’en ai tellement rêvé… tout ça me paraissait tellement réel que je m’en étouffais, je m’en asphyxiais de tout ce ça. J’étais juste un peu paumée, une ado complètement perdue dans une masse infecte et pourrie. Là où l’hypocrisie prône et où l’intolérance règne en force parmi la décadence de cette société, je me suis souvent demandé ce que je foutais là, et d’ailleurs j’ai toujours pas trouvé la réponse. Je vis en riant, en souriant pour les autres, qu’ils sentent la joie et qu’ils transpirent de bonne humeur, que je me sente à mon tour heureuse. Ephémère la joie, et illusoire l’euphorie, pourvu que je me sente bien, pourvu qu’on me prête attention, pourvu qu’on y croit tous encore tant qu’on peut encore y croire. J’ai simplement trop espérer je crois… je songeai à tout ce qu’on aurait pu faire et ne pas dire, à tout ce que j’aurai pu dire et refaire. A toutes ces manies et habitudes qui reviennent sans qu’on s’en aperçoive vraiment, à tout ce tout qui fait qu’on pas à pas à le paraitre pour être heureux. J’ai beau te regarder, t’écouter parler et te convaincre en attendant le retour des beaux jours, ça me fend tellement le cœur quand tu rêves d’elle et de cette vie, ailleurs. Et parce que c’est toi, et parce que c’est un fait qu’on ne change pas, je te suivrai quoi que tu puisses faire, quoi que tu puisses m’infliger. Ca me faisait rire quand tu t’immisçais dans ma vie, cherchant sans cesse à ce que je te la conte, comme on le fait à quelqu’un en qui on a confiance, comme on conte de belles histoires aux enfants pour qu’ils s’endorment, croyant pour un instant encore que les atrocités n’existent que dans la télévision. Seulement tout n’était qu’un leurre, tu n’étais qu’une illusion qui a pris fin à l’arrivée des beaux jours… A croire que rien n’est vraiment grave pour les êtres incapables d’aimer finalement. A croire que tu ne m’as jamais aimée. A croire que ces souvenirs de nous deux ne seront qu’un futur qui n’arrivera jamais. A toi que j’ai aimé mais qui n’étais qu’un doux rêve éphémère. A toi qui me manque plus que quiconque maintenant. A ce nous désormais envolé.