Apologue: récit allégorique,une histoire en vers ou en prose, qui met en scène des animaux, des végétaux, parfois des humains ou même des des notions (La mort)et dont le lecteur peut tirer une leçon morale, un enseignement.
Il y a plusieurs genres qui font sont compris dans les apologues comme les fables, les contes...
Je vous propose le mien, n´hésitez pas à le juger!
Le Chêne,les Bûcherons et la Fauvette
Autrefois,lorsque vous empruntiez le sentier balisé qui longe la rigole de la Forêt de la Loubatière,une promenade de cinq kilométres vous menait au pied d´un majestueux chêne vert.Son feuillage abondant,son écorce sculptée et sa splendeur lui valaient l´admiration des passants;pour son malheur, ces atouts furent également la cause de sa fin.
Un bel hiver, curieux de voir de le leurs propres yeux cet arbre dont on louait la beauté dans toute la région alentour, deux bûcherons prirent le chemin de la rigole et vinrent l´dmirer. Arrivés devant l´arbre innocent, tous deux s´accordèrent pour dire qu´ils n´avaient jamais vu arbre plus splendide.Toutefois, en vrais bûcherons qu´ils étaient, ils ne pouvaient louer un arbre sans penser au bois qu´il produirait; l´avidité ne fut donc pas longue à l´emporter sur l´admiration: il s´ensuivit une querelle, chacun voulant porter le premier coup de hache au tronc du malheureux chêne.
De son nid perché au sommet de l´arbre, Dame Fauvette observait la scène avec inquiétude.
<<Pourquoi trembles-tu ?> > lui demanda un des six oisillons qu´elle protégeait sous ses ailes; mais la mère ne voulut pas leur dévoiler cause de ses angoisses. Fort heuresement, il lui sembla que ses craintes n´avaient plus lieu d´être lorsqu´elle vit les deux bûcherons s´éloigner.
Pauvre Dame Fauvette! Comment pouvait-elle se douter de la suite des événements ? La même nuit, un des deux hommes revint seul au pied du Chêne Vert de la Loubatière et se mit en tête de détrôner le majestueux centenaire.
Avec l´arbre, il détruisit le nid de Dame fauvette. ET les oisillons ? Incapables de voler, le bûcheron les abandonna au milieu du sentier; privés de la chaleur du plumage maternel, de celle du nid et de l´hospitalité du chêne vert, ils errérent quelques jours avant d´être privés du dernier bien qui leur restait; la vie.
<<Hélas, on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands ! >>
P.S : Le vocabulaire employé est volontairement courant pour rendre accesible au plus grand nombre cette "Fable".