Krööd über Alles. La première nuit, des chaises enragées m’avaient sautées dessus. Je m’en étais sortir avec trois fractures.
Pardonnez moi, avant de commencer il vaudrait peut être mieux que je me présente. Krööd, homme de classe moyenne, taille moyenne et vie moyenne. Mon existence moyenne, je vais vous la conter, car vous êtes des personnes qui, et je ne sais pourquoi, sont en train de parcourir ses quelques lignes du regard. Je suis une sorte de dieu pour vous, vous voulez s’avoir mon histoire, vous êtes fasciné par ma personne, vous avez envie de connaître l’histoire d’une autre vie que la votre. Vous cherchez à vous échapper de votre existence encore plus minable que la votre. Car c’est toujours mieux ailleurs. Vous ne trouverez pas ici les raisons de l’existence, vous n’avez qu’à les chercher seul. Vous ne trouverez pas non plus une personne qui cherche à se faire aimer. Si j’écris cela, c’est pour vous prouvez que ce qu’il m’arrive est plus intéressant que ce qu’il vous arrive à vous. Vous êtes en quête de découverte, de sensation, de rêve, que ce que vous foutez là, alors ? Arrêtez de lire ce que j’écris ça m’énerve.
J’avais décidé de tuer ma femme depuis longtemps. Et puis un jour, j’ai décidé de le faire. Apres une quinzaine d’années commune, la lassitude c’était installé, je m’ennuyais. Je choisis le bon moment pour la faire sortir de ma vie. Une fois par semaine, elle nettoyé le sol. Elle aimait se mettre nue et lécher le sol avec sa langue, cela ne servait bien évidemment à rien, sauf à la faire jouir. Je m’étais assis derrière elle, pendant qu’elle prenait du plaisir à nettoyer notre douce maison, et je la regardais faire. Où est passé le temps où la voir s’affairer à cette tâche déclenchait chez moi une folle passion. Maintenant, je n’avais plus qu’une envie. La tuer avec la cuillère que j’avais dans la main. De ma place, je ne voyais que son postérieur, je me mit debout et e rapprocha d’elle. Elle ne m’entendit pas, elle été ailleurs, dans sa jouissance. Je la massacre à coup de cuillère, je m’arrête au bout d’une heure de lui taillader la chaire. Je contemple le tas de viande devant moi qui ne ressemble plus à rien. Je mange la cuillère, et commence à ramasser la viande qu’il y a à mes pieds. Je découpais ensuite chaque morceau de viande, en forme rectangle, pour que ça soit bien plus joli.
Trois jours plus tard, je m’envolais pour l’autre bout du monde, avec mes 48 valises, dont 32 hermétiques, pour que la viande reste au frais. Etant très riche et très puissant, je m’envolais avec un avion qui m’appartenait. La scène était plutôt comique, j’étais seul dans l’avion entouré de mes 48 valises. Je m’endormis.
A mon réveil, nous n’étions qu’a la moitié de notre voyage. Je sortit une cuillère de ma poche et alla voir le pilote. Je le tuai, trois coups secs dans le crâne. Je ne savais pas piloter et l’avion perdait de l’altitude de minute en minute. Je prit un parachute sous le siège du défunt pilote et me jeta dans le vide, face à la mer.
Je viens de reprendre conscience il y a quelques instants. Je n’ai qu’une folle envie d’écrire. Je regarde autour de moi, e voila dans la position d’un personnage de fiction stupide, perdu sur une île déserte.
Par chance, une vingtaine de valises se sont échoués sur le rivage.
Je sens votre envie, oui, je la sent, ici assis sur ce rocher qui est en train de se faire bouffer par des crabes en pierre, je votre envie d’être à ma place.