; donc un p´tit truc pour Azerty, j´ai lu t´as nouvelle que tu m´as conseillé sur la fic ( ou nouvelle ) de chris 12, donc j´aime bien. je lirais les autres plus tard ( je poste ca ici, pour pas "polluer" sur le sujet de chris. )
Voici ma p´tite nouvelle qui, j´espere vous plaira
Nouvelle : Le jeu de la mort
-N’oublie pas, celui qui perds meurt, dis-je d’un coup.
L’homme me regarda, il hocha la tête, s’assit en face de moi. Je me mis moi aussi sur la chaise libre. Ca commence. Il entame la partie, joli coup, bon début. Je mets moi aussi en place une attaque. Jolie parade, décidemment pour un humain, il est fort. J’en profite pour l’observer plus précisément. Il porte une chemise blanche, un pantalon gris clair avec une ceinture décoloré, surement brune avant. Il avait un visage rond, des joues gonflées, ce qui lui donnait une tête plutôt épaisse, par rapport à son corps, plutôt maigre et petit. Yeux bleus, petit nez pincé, cheveux noirs, en bataille. La pièce ou nous nous trouvons et blanches, une ampoule pendue à des fils rouges, verts et noirs, diffusant une lumière crue sur les murs sans couleurs. Eclaire notre lieu de combat.
-C’est à vous, lâche-t-il, me sortant de mon inspection.
Belle défense, mais je m’y connais en attaque, et je commence l’assaut, un bon coup. Il semble désemparé, clignant des yeux. Il se reprend vite, trop à mon gout, j’aurais préféré qu’il continue, qu’il se batte mal. Mais aussitôt sortit de sa brève torpeur, il prépare un bon coup, mais reste sur ses gardes. Décidemment il se contrôle, voyons voir ce qu’il va dire de ce coup. Il le prend sans broncher, et repart tout de suite à l’attaque. Je vérifie, pour le moment on dirait qu’il n’a rien en tête, ah si, la sur la droite. Je me positionne, il regarde hoche la tête, comprenant que j’ai contrecarré son plan. Continue sur sa lancée défensive. Il m’énerve, toujours se protéger, je préfère l’assaut de front, avec un coup bas derrière. Il sourit. Merde, aurait-il vu qu’il m’influence ? Surtout me contrôler. Je me place, pouvant le prendre sur ses deux cotés. Toute sa défense tombe à l’eau. Il regarde le coup avec indifférence. Mais je vois que quelque chose a changé sur sa tête, son visage se crispe. Il se remet en position. A nouveau, j’empêche l’exécution de son idée. Cette fois, l’homme change nettement d’expression. Ses yeux cherchent une faille dans mon coup. Il commence même à trembler, son expression se mélange entre la peur et l’énervement. Il combat de plus en plus mal. C’est bientôt fini. Il le sent, toute la pièce le ressent, bien que nous soyons seul, les murs semblent le comprendre, avoir peur avec lui, la lumière paraît s’éteindre, tout comme son espoir de s’en sortir. Il fait un mouvement défensif, hésitant, qui va l’emmener à sa perte. Il ne le sait pas, mais il vient d’ouvrir la brèche, j’avance, porte la dernière attaque. Je m’exclame, joyeux, fier de l’avoir vaincu, me sentant invincible :
-Echec et mat !
Il semble ne pas en croire ses yeux. Pourtant toute la vérité s’installe sur l’échiquier. Rien à faire, il est pris, j’ai gagné, comme tous les autres humains, il a succombé. Il me regarde, ses yeux agrandit par l’effroi, si il croit que je vais avoir pitié, il se trompe j’ai tellement l’habitude, si confiant lorsqu’il arrive puis implorant lorsque la mort va les saisir. Malheureusement pour lui, les règles sont les règles, la vie est la vie. Il tombe sur le jeu d’échec, faisant voler les pièces au quatre coins de la pièce, du sang coule de sa bouche ainsi que de son nez. Dans quelque minute il sera complètement vidé. Je regarde le sang couler, imprégnant mes pièces noires de rouges foncées, les rendant plus ténébreuses, plus horrible. Tandis que ses pions blancs s’imprègnent de rouges, les souillant. Je lui souffle à l’oreille ces mots :
-Tu es finalement le meilleur humain que j’ai rencontré. Mais aucun ne peut gagner, je suis crée pour ça.
Il semble tressaillir. Enfin, je me lève, lui prend la main, la serre, puis la laisse retomber. Je pars, arrive dans la pièce suivante, la ou un autre homme m’attend. Lui aussi est confiant, trop assuré. Dans quelque coup il ne le sera plus.