réecriture :
Nouvelle la mort en face de soi
J’ouvre les yeux. Je vois flou, du rouge se mélangeant avec du noir. Je ferme les yeux, puis les ouvre à nouveau. Cette fois tout est clair. Je marche pied nu sur de la cendre et des braises, qui sont, pour certaines encore chaudes. J’avance, soudain à côté de moi, un jet de flamme sort d’une ouverture, tel un geyser. Je porte ma robe de chambre turquoise, celle avec laquelle je me suis couchée. Me serai-je réveillé dans ce monde ou ceci n’est qu’un mauvais rêve ? Finalement j’avance, les geysers se déchainent autour de moi formant un dôme de feu. Je vois au bout du passage une étrange lueur bleutée, portée par un socle noir, avec au milieu du gris et du vert. J’avance tout en me demandant ce que ça pouvait bien être. Finalement je vois ce que porte piédestal, un cristal bleu avec au milieu une forme ronde entourée de vert. Je m’avance encore. Lorsque je ne suis plus qu’à quelque pas, je comprends d’un coup ce que c’est : un crane. Alors que mon corps est paralysé de peur, mes jambes avancent, presque toutes seules, sans que je le veuille. La bouche du crane s’ouvre, révélant une dentition parfaite, sauf une molaire manquante, sur le coté droit. Soudain ma main se porte à ma bouche, encore sans que je ne le veuille, comme si j’étais possédé. Ma main atteint ma bouche, touche le coté droit, pour découvrir qu’il me manque à moi aussi une molaire, ce crane serait… mon crane ?! Je regarde le crane, cherchant une erreur, il doit forcément avoir une erreur, ça ne peut pas être mon crane ! J’avance, je touche le cristal, et, j’appuie. Alors, étrangement, ma main traverse le cristal. Je m’arrête, regardant ce faux cristal, qui ne serait qu’une illusion, alors cette fumée verte, nauséabonde, serait elle aussi qu’une illusion ? Je me retourne, et là, j’aperçois avec horreur, que les geysers ont formé une porte, avec au milieu, une tête de mort, bouche ouverte et évidemment, une molaire sur le coté droit inexistante, là où j’étais passé. Je suis enfermé dans une pièce avec des murs en flammes, une illusion et mon crane ! Alors, pris de folie, je décide de récupérer ce crane, qui est mon crane ! Je plonge la main dans l’illusion. Au moment où le bout de mes doigts touche la fumée, il se décompose, stupéfait je laisse ma main droite, qui se consume, en craquant. Je ne ressens aucune douleur, mais retire vivement ma main. Alors pris d’une crise de colère, je hurle et lance mon bras gauche, qui se décompose, mais finalement, après avoir perdu tout mon avant bras, je réussis à faire tomber le crane. Alors que je veux le ramasser, des yeux apparaissent dans les orbites du cranes. Je retire vivement ma main. Le crane ne bouge pas, alors j’avance ma main à nouveau. Alors que j’avance mon bras droit sans main, le crane, lorsque mon avant bras est assez proche, la tête me mord vivement. Je me réveille en sursaut, trempé de sueur dans mon lit, alors une phrase s’impose dans mon esprit : « Aurais-je si peur de la mort ? »