Pour revenir à la poésie ^^ même si ça peut être un peu spécial pour certains...
Eros Thanatos
J´arpentais sans relache ces planétes hurlantes
Visitant cathedrales lubriques et plaines sanglantes
Les creatures naissaient et mouraient sur la scéne
Absorbées par la folie , dans des poses obscenes
J´etais tout , j´etais Dieu , j´etais elles , je m´oubliais
Ce train de demence sexuelle ne s´arretait jamais
Je dictait des lois changeantes , des régles insensées
Melangeait foutre , fusil , femelles et chairs brulées
Des croisements monstrueux et inédits chaque jour
Punitions , destructions , il etait si loin l´amour
Société d´amazones cruelles et tendres a la fois
Que je modelais , carressait ou ecrasait avec joie
Mille et une histoires sordides , guerrieres , ignobles
Massacrer ces meutes en rut comme on dechire des robes
J´etais tout à la fois , homme , femme , bourreau , sauveur
Pitoyable , chienne , mercenaire , Walkyrie , titan , tueur
Petrissant des seins , etranglant de petites biches perverses
Dechirant des corps faméliques sur des pieux et des herses
Le sang , le foutre , la boue , coulant en un seul fleuve rouge
Entassement surrealiste de cadavres , ou plus rien ne bouge
Prisonnieres , esclaves , guerrieres , elles etaient toutes à moi
Guerre de sexes , ou violence et innocence livraient combat
Des paysages de chairs , des élévages de femelles - animaux
Des tours , des labyrhintes , des complexes aux murs vaginaux
Et pines dorsales , fosses puantes remplis de chair crasse
Humilier , ridiculiser , nier l´individualité fondu en masse
Denaturer , caricaturer , réduire a des fonctions , des uniformes
Mordre et bruler l´acier , le latex , les corps lisse , la graisse informe
Batailles , gemissements , terreur , flammes , uterus
Palper , forcer , combattre , diriger , vendre , annihiler Venus
Toutes les images , les visions se recoupant en un vent furieux
J´offensais Athena , je salissais les jouets fragiles des Dieux
J´étais le maitre autant que l´esclave des ces furies , de ces folies
Victime de ma faiblesse , de ma concupisence mentale , de cette hysterie
Ces jouissances honteuses , j´envoyais ça ... aux etoiles
Tout en sentant monter mes larmes , j´etais si seul , si sale
Les sources de mes fantaisies , papier glacé , pixels lubriques
M´appellaient pour que je me perde dans ces delires nevrotiques
Aujourd´hui , la princesse , la seule pure , je l´ai trouvée enfin
Celle que je delivrais dans mes reves , des chaines des putains
Sait elle que des bras innombrables me raclent le cerveau
Pour me ramener dans ces contrées ou l´on torture le beau
Pourrais je un jour te regarder sans offense , sans honte ?
Je ne suis pas fou , seulement d´amour , c´est ce qui compte
C´est ce putain de cerveau disjoncté , cette espéce de tumeur
Que je ne laisserais jamais deborder pour salir mon coeur