En voilà d´anciennes balivernes, depuis que les drapeaux sont en bernes,
Les hommes dans leurs cavernes pleurent, et vulgaires sont leurs cernes,
Quand ils se sentent humiliés, alors que si un nom fut bafoué, ils sont liés
Encore et toujours. Car alliés non pas par des mots, mais par un collier
D’amour, de pensées, et d’avenirs, les hommes peuvent bien faire bénir
Leurs trésors, essayer de bannir leurs beaux sentiments, ou même honnir
Leurs ancêtres et leurs idéaux. Nos anges gardiens nous offre des cadeaux
Qui nous semblent fardeaux, et nous pouvons toujours leurs tourner le dos,
Ils n’auront de cesse de supporter nos plaintes, et toujours à notre portée
Ils se tiendront pour nous escorter vers l’avenir rêvé. Et les espoirs avortés
Renaîtront de leurs malédictions, et les hommes oublieront leurs fictions.
Honteux, ils boiront les potions du rédempteur, qui de hyène devient lion,
Quand l’amour, ce dieu humain, n’a plus de frontière, que celui de demain
Et celui d’hier main dans la main, avance vers un avenir passion carmin.
Mais ça ce n’est que les hommes, si on en reste là quel joyeux capharnaüm.
La solution pour moi, on chôme plus, deux lueurs d’espoir suffisent en somme
Pour mener à bon port les navires, quand la nuit pleine monstrueuse vire
En un noir glacé. Et le cœur d’Elvire pourtant, avec Adam, jamais ne chavire