Je trouve ta poésie magnifique, Lana.
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Pourquoi ne pas mourir, une fois, pour rire ?
La mort, fin inéluctable pour nous tous. Je ne sais qui elle est, mais je voudrais la connaître. Beaucoup l’ont abordée, mais si peu de leur plein gré. Pourquoi la décrier, la persifler ? Moi, j’aimerais lui tendre la main. Signe d’acceptation, tout comme signe d’amitié, de tolérance. Elle qui a fait bondir plus d’un cœur. Elle est une mer de larmes à elle toute seule. Mais quoi de plus beau qu’une larme ? Larme qui étincelle au soleil, au reflet plus pur que l’oxygène. Elle qui, seule, vraie, signifie quelque chose. Cette substance si spéciale et surtout si inestimable. Une larme s’offre, une larme ne se vit pas. Une larme est un cri. Mais est-ce un cri de malheur ? Ou est-ce un cri de réconciliation, d’entraide, d’écoute mutuelle ? Toute larme est méritée, est et se doit d’être. La larme est au deuil ce que le champagne est à la coupe. Quelqu’un a-t-il déjà tenté un chant de larmes, ou un champs de larmes ? Quelle puissance cela pourrait-il avoir ? Une vision de la planète main dans la main ? Oui, cette main que je veux tendre à la mort. Cette mort qui a tant pris et tant donné. Plus que la vie ? Il me semble, quand j’y pense. J’aimerais devenir une étoile parmi les autres étoiles, ou un bien pensant volage, ou encore s’incorporer au néant. Ce néant sans bornes mais qui m’accueille. Ce néant, chose qui nous regroupera tous, enfin serons-nous unis. Plus d’injustices, nous formerons ce vide, cet espoir vain, cette vie après la vie. Ou alors resterai-je parmi ces autres que l’on a tirés. Ces autres qui n’ont pas comme moi vécu jusqu´à son apogée leur vie.
Cet enfant, là, me regarde. Ses yeux pétillants m’appellent. Il me tend un dessin… un bateau.
Mer, ô mer, tu es parfois si calme, après si tempétueuse. Quel espoir te guide, quel dessein mènes-tu à terme ?
Mais il me faut partir. J’avance, j’avance mais ce petit garçon me hante. Je reviens sur mes pas. Il faut qu’il soit là, il le faut ! Mais que faisait-il là ? Fruit inestimable d’un amour sans frontières, fruit de l’injustice, exemple. Que faisait-il sur mon sombre parcours ? Je le revois. Cette fois, ses yeux sont baignés de larmes, telle la mer déchaînée. Qu’as-tu petit garçon ? Aucun espoir de réponse n’ose me parcourir, pourtant, l’enfant sèche son visage. Il me tend la main, m’emmène vers son monde, son horreur, son injustice, notre injustice. Cet enfant n’a rien à faire là ! Moi je n’ai pas à exister, je ne devrais pas être tel que je suis.
Je lui tends la main mais d’autres me retiennent. Qu’est ce qui me retient ? Moi ou les autres ? Ai-je besoin des autres ou est-ce eux qui ont besoin de moi ? Faible espérance, ce dilemme s’estompe. Ni l’un ni l’autre. Ils goûteront aux larmes. Larmes, si belles, j’ai goûté aux larmes d’injustice, ils goûteront à celles d’incompréhension.
Je tends la main à la mort, elle me prend dans ses bras, me dorlote, m’emmène... MERCI.
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J´espère que la mienne n´est pas hors sujet ?
Elle est sous forme de prose, on peut ne pas y voir de poésie, pour moi, elle est représentative. Désolé si j´abuse.