Je n’ai plus beaucoup de poèmes, la plupart, datant d’une période sombre durant la fin de mes années scolaires, ont été jetés de mon plein gré. Il ne m’en reste que quelques-uns que j’ai gardé comme souvenirs de mon passé scolaire tantôt difficile, tantôt joyeux. Voici l´une de mes créations favorites.
« Ne suis-je réellement qu’une ombre ? »
Je suis ton ombre, ton double en sombre.
Quel que soit ton désir, je le comble.
Où que tu sois, j’y suis.
Quoi que tu fasses, je te copie.
Je sais ce que tu penses de moi,
Je puis lire tes pensées au plus profond de ton émoi.
Dis ce que tu voudras et advienne que pourra
Si tu ne crois en mon amitié envers toi.
Mais je te suivrai partout, je suis ton ange gardien.
Et jamais, au grand jamais, tu ne manqueras de rien.
Tu dors, je veille. Je serai toujours là
Et ne disparaîtrai que lorsque de vie à trépas tu passeras.
Je suis le guerrier du noir.
N’aie de peur, je ne fais que mon labeur.
N’oublie jamais, je suis ton frère
Et que ce soit en automne ou en été,
Fier ou inconscient face au danger,
Je ne te laisserai jamais tomber.
Je ne suis un mauvais tour de ton imagination,
Je suis bien réelle et compte le rester pour de bon.
Je t’en conjure, ne prends pour injures que d’autrui sa vanité.
Et tu feras de toi un grand homme comptant aux yeux de l’humanité.
Poème écrit un soir de Printemps 1999.