Prudente servante de la gentillesse
J’y cache derrière mes noirs regrets
De ne pas connaître hardiesse
Et d’avoir trop espéré
Et quand le désespoir m’effleure en une caresse
Je pense à tout ce que la vie m’a donné
Alors aux niveaux infernaux je m’abaisse
Les démons peuvent enfin reprendre tout ce que je leur ai volé
Je suis entourée de mille personne, mais solitaire
Enfermée dans ma bulle de souffrances et de vide
N’en pouvant plus de hurler, de pleurer et de me taire
Mais le pire, ce sera au moment de mes rides
Vieille femme cassée, desséchée et sans illusions
Retorse, exécrable, désespérée et folle
Tremblant aux souvenirs des anciens démons
Son esprit emporté par Eole
Vieillesse ennemie que j’abandonnerai, enfin
Quitter, sans lui dire adieu, cette vie
Plus de souffrances, plus de folie, plus de lendemain
Juste les ailes des mes rêves qui m’emporteront aux cieux dans ma dernière nuit