Je suis Jean_Dezert. J'ai changé de pseudo car blablablablabla et donc j'ai changé de pseudo 
Un petit poème de dix-huit heures.
Il y avait, me fixant, de grandes paupières
Dans la nuit délavée.
En haut de la façade, en haut du mur de pierres
Tous ces gens qui rêvaient.
La lumière traversait, venue du fond des âges,
Minuit comme un mistral.
La fenêtre était claire, il y avait un passage,
Un horizon astral.
Plus loin le TGV, fuguant hors de la ville,
Projetait l’encre bleue
De ses roues grésillantes sur les rails immobiles.
Et je regardais le
Toit sombre de l’immeuble, la rue déserte, vide
Comme un cendrier neuf.
J’embrassais la ville, la ville était livide ;
Et je n’étais plus veuf.
Je flottais dans le temps comme un songe languide ;
Invisible fantôme.
J’attendais patiemment que la nuit se dévide
Que rampent les atomes.
Je veille sur les mondes ; les mondes sont très bizarres ;
Je chante dans le temps.
J’aperçois tout au fond le temple des mémoires,
Je cours et puis j’attends
Que doucement se fixe
Dans son cristal qui songe
L’éternité lumière appuyant son regard
Sur le mien qui est fixe,
Sur le sien qui est noir ;
Sur la nuit qui me ronge.