lestat : Itou. J'aime beaucoup mon premier quatrain et le deuxième tercet, mais le quatrain et le tercet du milieu ne me plaisent pas trop 
Pour te donner une idée de mon état d'avancement, ces deux poèmes, je les ai écrit à quinze ans. J'en ai maintenant dix-sept, et j'écris des poésies moins convenues, plus libres, avec un soupçon de surréalisme et un gros penchant mallarméen.
Sinon, Jean-Mohamed m'a dit sur un autre topic que mes rimes étaient pauvres, mes vers boîteux, ma prononciation fautive. Mais c'est un parti pris que ces rimes pauvres ou suffisantes, ces erreurs de prononciation, pour mettre en relief le côté bancal, boîteux, désespéré de ce poème. Comme dans le fameux "Pluviôse" de Baudelaire, qui se termine par une erreur de grammaire ; "amours défunts", quand il conviendrait de dire "défuntes".
J'en poste tout de même une autre, pas bien plus gai, toujours assez "baudelairien", mais qui ne correspond pas à une forme fixe.
"Les aubes du printemps se turent en sombres mares,
Et me voilà au soir déchiré par le coeur
Sur l'autel de la fin. Les mauvais mots menteurs
Me promettent léger et me flinguent, connards !
Oui, je m'emporte quoi ? Il est déjà loin le
Murmure môme fou sous le bon ciel jauni
Vaguelette mignonne qui picotait aux cieux,
Momentané azur embrassé, c'est fini !
La pauvre nuit se tasse, le soir est vicieux,
C'est fini, tout s'enfuit, fini le murmure bleu.
A la nuit grimaçante je ne souriais plus.
Pauvre, j'allais mourir ; alors vivaient mes lèvres
Et bougeait mon stylo. Comme j'avais de la fièvre,
Sans azur, avec peine, cette vie m'avait déplu."