Jadis, j’avais rêvé de bleus sentiers,
Où chanteraient les marins enivrés,
De poussières enchantées sous nos pieds,
D’une robe satin enchevêtrée,
Fils argentés de nos doigts égarés.
Chuchotaient mes pas, sifflait tes rondes,
En ces blanches nuits. Loin, bien loin du monde,
Des bateaux aux phares urbains amarrés.
Mais les larmes sont l’unique chemin,
Que nous ne foulerons main dans la main.
Les anges se sont tus, Saints du ciel
Aux cris amers, putains viles et envieuses,
Langues cocufiées emplies de fiel,
Aux robes grises des maisons pieuses.
Mais qui pourra jamais voler l’instant ?
Ni les aveugles emportements des foules,
Ni les brusques gestes des âmes saoules,
Car un jour, toujours conjugua le temps.
Rouges sont les nuits à l’avenir effacé,
Et brimés les mains du destin annoncé.
C’est le cœur qui pleure les écrits dépassés,
Du passé, en fin de larmes, renoncé.
Oranges étaient les fleurs de notre candeur,
Et plaisantes les douceurs de notre ardeur.
Déjà se dessinait l’ombre de nos malheurs,
A la lueur de la pureté de nos cœurs.
Jaunes furent les éclats de notre succès,
Et réunis les miettes de notre espoir.
Pourtant parut la vanité de nos déboires,
Quand survivait l’excellence de nos excès.
Verts seront les fruits des printemps assassinés,
Et pillés les étoiles des âmes bien nées.
Alors pleureront en cascades nos aînés,
Et en chute d’eau votre jeunesse fanée.
Bleues ont été les jours, au présent, animés,
Et chaleureuses les caresses des amants.
Car deux ont été main dans la main à s’aimer,
Sous les regards frémissants des anciens romans.
Indigos avaient été les vieux encriers,
Et gravés dans les eaux les écumes rêvées.
Tant avait divagué les esprits déliés,
Par l’amour envolés, et la mort enlevés.
Violette eut alors coulé notre jeunesse,
Parfumant délicatement nos faiblesses.
Enfin nous eûmes laissé dans notre sillage,
Des chevaux indomptables, les divins ravages.
Tel l’arc-en-ciel né de l’averse, l’illusion
Du plus grand des astres aura touché nos destins,
D’une image étincelante. Toujours plus loin,
Et plus belles, les sept futures déceptions.
Mais de notre histoire, par ces couleurs, hantée,
Que tous disent qu’au moins ils auront tout tenté.
En voilà un nul mais bon:
La vie:
I Son commencement :
Si jamais je n´avais vécu, je ne t´aurais jamais connu.
Si jamais je n´avais saigné, je ne t´aurais jamais aimé.
Si jamais je n´avais eu soif, je ne t’aurais jamais bu,
Et si jamais je n´avais espéré, tu ne m´aurais jamais blessé.
Seuls ceux qui ont besoin de devenir forts, le deviennent.
Ma vie fut rude, ma vie fut douloureuse, puis ma vie fut tienne.
Dans tes bras, je n´avais plus besoin d´être fort, je le croyais.
Mais tu m´as oublié, j´étais devenu faible, maintenant je le sais.
Que vais je faire aujourd´hui, moi qui avançait droit dans la vie,
Moi qui oubliait tout soucis. Que vais je dès lors devenir?
Doit je me faire haïr, pour retrouver celle qui m´habitait? L´Ire,
Qui se révoltait face à la décadence, celle qui toujours ravit.
II Son apprentissage :
Et c’est toujours les mêmes souvenirs qui m’arrêtent,
La même appréhension qui gâche toutes mes fêtes.
S’ils suffisait d’avancer, peut-être alors…Mais non.
Il faut encore rester droit, perpétrer ce douloureux pardon.
Au quotidien, sourire à tous ces visages de femmes,
Où s’impriment tes lèvres, tes yeux, et même ton sourire.
Car c’est toi qui habitais le regard de toutes ces âmes,
Elles passaient, tu restais, je te pleurais, à n’en plus finir.
Mais tu n’étais plus là, alors je leur souriais, cela arrive.
Je leur souriais, mais mes yeux dans l’ombre brillaient.
Et l’étincelle de mes souvenirs parfois encore ravive
La flamme de ces passions qu’en dormant j’oubliais.
III Sa fin
Hier j’ai pensé à toi, quand je l’ai vu. J’ai pensé à toi,
Et j’ai souri. J’avais envie de te voir, juste de te revoir.
Le passé est devenu passé, et trépassé le noir du soir.
L’aurore illumine son visage, ce visage qui n’est pas toi.
Aujourd’hui l’inconstance du cœur touche mes ardeurs,
Elle proclame toujours, et surmonte toutes ces peurs,
Elle crie : Jamais ! Elle crie : Elle ! Je parle de demain.
Je décline au futur, les mots qui glissent de mes mains.
Mais je le sais déjà, si la fin est ici, le ridicule aussi,
Il y côtoie pourtant le sublime, et marchent à ses cotés
Vers un nouveau commencement. Cependant n’ôtez
Pas le charme, et l’intensité d’un éphémère si réussi.
IV : Conclusion hypothétiquement fantasque et inutile :
Mais malgré la boucle, le passé toujours plaisant,
Le futur toujours avenant, qu’adviendra-t-il du présent ?
Peut être son éternité, si le commencement prend fin,
Si l’apprentissage entre, et que la fin perdure enfin.
J´voulais m´essayer à la poésie. Malheureusement, je n´avais pas d´idée de sujet et les vers ne venait pas. Le texte est donc presque médiocre mais j´ai quand même voulu le poster pour voir ce que vous en penseriez.
Enjoy or not
L’oiseau atterrit sur la branche de gui
Son œil gris posé sur le couple transi
Il les regarde s’embrasser fougueusement
Oubliant les autres, mystifiés par le moment
Plusieurs de leurs semblables traînaient dans le parc
Tous plongés dans cette intimité de Monarque
Tous seuls au milieu de la foule
S’aimant jusqu’à en être saoul
Un spectacle incongru interpella le volatile
Assis sur un des bancs, se trouvait un couple tranquille
Leurs mains se touchaient timidement
Leurs yeux s’évitaient pudiquement
Il l’avait emmenée ici pour l’ambiance
Il espérait qu’il entrerait dans une transe
Il avait voulu paraître branché
Et le voilà complètement paumé
Il la regarda pour la première fois
Et vit ses yeux larmoyant, emplis d’effroi
Il regretta son acte irréfléchi
Lui prit doucement la main et s’enfuit
Ils avaient encore le temps
Leur amour était puissant
Ces choses-là devaient venir après
Jusque-là, sa présence lui suffirait
Regarde, situe-toi à ces merveilles,
oublis tout, car rien ne sera pareil,
écris la dernière page de ton roman et,
répare ce qui s´est cassé auparavant.
Colorie tes désirs, ton bonheur,
collectionne tes rires et tes pleures,
apporte-les à cette douce poésie,
jouis de ces paroles qui t´ont attendri.
Cueille la fleur de ton esprit,
redéfinis les couleurs de ta vie,
rêve, insousciant et éphémère,
être à qui l´on a voler la mère.
Si tu te demande le sens de ce texte,
je te répondrais que la liberté était mon seul prétexte,
que dans ce monde l´on te persécute,
pour que tes envies tu éxécutes.
Tout être, tout animal, tant que ceux-ci ne seront pas jouissant d´une liberté propre, la Terre ne connaîtra son âge d´or...
Gare à l´amour...
Arrivés sur ce quai de gare,
essoufflés d´avoir tant couru,
quelque chose dans son regard
me dit que tout n´est pas perdu.
On rêve et on espère
mais rien ne nous prépare
à une histoire d´amour sincère
ici, là ou sur un quai de gare.
Le train s´apprête à partir
et c´est l´instant de vérité.
J´ignore ce qu´elle veut me dire
mais il est temps de se décider.
J´hésite à faire ce choix
alors qu´elle me regarde dans les yeux
et me dit "Approche-toi de moi"
"Une vie à deux, tu sais, c´est mieux".
Nos lèvres s´unissent soudain
et, emportés par un désir fou
nous nous abandonnons enfin
à cette possible idée d´un "nous".
Lui, ce jeune homme qui ne m´aimait pas
Qui ne pensais qu´à elle,
Elle, souvent près de moi,
Mais il ne regardait que la plus belle.
Lui, cet étranger, inconnu pour moi,
Qui a réussi à gagner mon coeur,
Malgré le fait que je ne le connaissais pas,
Il a réussi à me faire peur.
Lui, ce beau garçon qui m´avoué une chose,
Le fait que mon amie
Etait sa raison qu´il ose,
Me parler ainsi.
Lui, qui s´est enfin rendu compte de l´amour
Que je lui porte,
Et que pour toujours,
Je le regarderais de la sorte.
Lui, qui m´a finalement acceptée
Dans ses bras,
Et qui, à jamais,
Restera à côté de moi.
Seni seviyorum achkem.
Petit poème pour une fille qui ne m´aime pas
D´un regard je vous toisai,
Un rictus improvisé,
Sur quel zéphur voulez-vous valser?
Joli rêve d´une sérénade agrémentée.
Le temps d´un rien, vous me fûtes tout,
Instant serein qui crut d´un nous.
Je tens une main, idylle d´un fou,
Une toile d´étain et d´encre floue
La voûte céleste nous contemplait
D´un simple geste je succombais
Sous le poids de vos lèvres sucrées
Et d´un baiser... d´éternité.
Bravo à ceux qui ont de l´inspiration, pour ma part elle est toujours pas revenue...
FFrules ça fait plaisir de te revoir ici!
Bienvenue Charly, Rikku, Azaphel et les autres nouveaux, c´est plaisant de vous lire, mais je me sens pas inspirée pour les commentaires non plus veuillez m´en excuser
J´en profite pour souhaiter une splendide année à chacun de vous qui fréquentez ce forum et ce topic en particulier
Soyez toujours inspirés et vivez heureux!!
![]()
Zech aussi ça fait plaisir de te revoir au fait! ![]()
Merci redsissi, bonne année à toi aussi, plein de bonheur ![]()
Je crois pas qu’une nuit me suffira ma belle,
Une vie c’est possible à la rigueur, peut-être !
Le mieux serait pourtant que ce soit éternel.
Imagine la lune le jour apparaître,
Et l’ombre de mes ailes sur ton corps si doux.
Je pense à ce que tu m’as dis, et je deviens fou.
Et peut être de toi. Tu les veux donc ces preuves.
Tu veux pas que je les crie ? Tu les veux discrète !
Aimer je sais pas comment on le prouve en fait.
Il est chiant ton programme, une vraie épreuve.
Mais je vais y arriver je suis sur, je t’aime.
Et puis ce sera tout les jours pas qu’au carême
?!
De mes mains je sens tes frémissements
Qui parcourent ton corps brûlant;
J´aimerai te serrer contre mon coeur
Pendant des jours, des heures.
Cet amour fou est seulement pour toi
Tu seras la reine je serais ton roi;
Tu es près de moi dans mes rêves
J´aimerai qu´ils soient sans trêve.
Je suis tes courbes sinueuses
En douceur de ma folie heureuse;
Elle coule comme la rivière
Sur ton corps telle un chant de prière.
Sentir de toi cette infinie douceur
Tendres caresses qui atteignent mon coeur;
Elle ne s´arrêtera pas demain
Je n´en ai pas assez pour ma faim.
Te regarder dans les yeux inconscient
Ma tendresse sera dans ce silence;
De ce temps te dire "je sui fou de toi"
Sans autre forme ni même poids.
Merveilleux ces moments de bonheur
Où dans le creux de tes mains tombent mes pleurs.
Il est tard, ou très tôpt c´est selon. Et dans un moment d´égarement, je m´octroie le 3500° message. ![]()
tu m´étonnes tiens... ![]()
c´est à peu près tout ce que tu sais poster ici!
aucun talent pour la poésie?
(oh je sais... j´ai jamais dit que j´en avais moi-même hein!)
j´ai bien aimé ton texte Cryalone
keep it on....
Le Tableau
Il m´est arrivé une chose bien étrange
Alors que je m´abandonnais à un doux sommeil
Morphée me porta dans un lieu inhabituel
De prime abord,je ne distinguais rien dans ce songe
Je ne faisais que marcher mû par une dévorante curiosité
Dont la source restait sournoisement dissimulée
De temps à autres des murmures déchiraient le silence
Mais de tout cela je n´en avait en fait guére conscience
Tant mon attention était accaparée par une unique idée
Celle de progresser coûte que coûte dans ce lieu inconnu
Je parvins à une piéce qui me donnait une impression de déjà-vu
Tout y était terne et morne et semblait étrangement figé
Mon regard fut attiré par un tableau en apparence anodin
Il représentait un lutin au nez pointu et au corps trop fin
Affublé d´un bonnet à l´image de son nez
Vétu d´un veston sombre et bien découpé
Au loin s´étendait une vaste plaine recouverte de vignes
Il gravissait d´un air accablé une surprenante colline
Son corps était ployé sous le poids d´un macabre fardeau
Qu´il portait difficilement sur ses frêles épaules
Son ombre dessinait l´image d´un squelette portant un cercueil
Sur un sol recouvert d´un manteau de jeunes feuilles
Il portait au cou un collier relié à une forte chaîne
Un désespoir muet et résigné se dégageait de la scéne
Un voile rouge tomba sur cette triste toile
Eclairée par une vacillante lumiére pâle
Ce fut une bien étrange rêverie
Qui me hante encore aujourd´hui
J´ai lu, c´est très beau, j´aime la rythmique de ton poème ![]()
merci malsy5 ça fait trop zézir comme dirait l´aure :p
Allez viens suis moi
Jusque là-bas,
Je vais te montrer
Tout ce qui nous fait rêver.
Allez viens avec moi
Et tu verras…
Donne moi la main,
Serre moi bien,
Marchons plus vite,
Suivons les rites :
Serre moi plus fort,
Embrasse moi encore.
Je n’ai plus qu’une envie,
Dans mon esprit :
Etre contre toi,
Vivre avec toi.
Non, non jamais
Je te quitterai !
Avançons dans le bois sombre
Où il y a seulement deux ombres :
Les nôtres, mon amour,
Les nôtres, pour toujours.
Dansons, chantons
Notre chanson
Celle qui raconte notre douce histoire,
Puis contons la aux enfants plus tard
J’en suis sure, ils seront heureux
De voir notre destin fabuleux
Puis le leur à leur tour
Celui qui viendra un beau jour.
Oh oui, mon petit cœur
Allez viens ça y est, c’est l’heure,
L’heure de partir
Emportons avec nous notre sourire,
De toute façon, tu sais pour vivre
Je n’ai besoin que de te suivre
Dans notre monde imaginaire
Où nous vivions encore par terre,
Mais maintenant dans la réalité
Nous pouvons nous relever,
Vivre au jour le jour
Cette belle histoire d’amour.
A l´origine c´est une chanson, dédiée à mon amour ![]()